La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

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La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Mar 13 Juil - 11:18


La Thèse officielle actuelle
n'était pas admise à Nuremberg !





Il est vrai que l'histoire officielle prétend expliquer ce vide documentaire.
Se fondant directement ou non sur les "aveux" ébouriffants du premier
commandant d'Auschwitz Rudolf Höss, les historiens du "Génocide"
nous racontent des histoires dans lesquelles tout se fait sans ordres écrits
venus du haut et sans directives, des histoires dans lesquelles des
chambres à gaz homicides sortent de terre, construites par des équipes
de néophytes agissant dans la plus totale anarchie.
Le spécialiste du genre fut Jean-Claude Pressac qui, dans les années 90,
raconta comment à Auschwitz, les Allemands auraient hâtivement bricolé
d'inoffensives fermettes, des morgues et des salles de douche pour les
transformer en locaux de mort. *
De son côté, Raul.Hilberg développa une thèse selon laquelle l' "Holocauste"
avait pu arriver grâce à une

" incroyable rencontre des esprits,un consensus dans la divination télépathique
au sein d'un vaste appareil bureaucratique".
**

Je note simplement qu'aux différents procès de Nuremberg, certains juges
et certains procureurs semblaient plus raisonnables.
Citons par exemple le magistrat américain Harold S.Sebring qui,
au "procès des médecins nazis" (décembre 1946-août 1947),
affirma nettement qu'un local d'asphyxie ne pouvait être construit sans plans
ni spécifications donnés par un ingénieur ou une équipe d'ingénieurs compétents.
Un an auparavant,lors du premier procès de Nuremberg, l'avocat général
soviétique le colonel L.N.Smirnov avait lancé:

" Il est évident que ce sont les techniciens de la chaleur, les chimistes,
les architectes, les toxicologues, les mécaniciens et les médecins allemands qui,
obéissant à des ordres reçus du Gouvernement criminel de Hitler et
du Haut Commandement de l'Armée allemande, se sont employés à cette
rationalisation du crime collectif"
(TMI, VII, 444).

De son côté, le procureur général britannique Sir Hartley Shawcross avait précisé:

" La conduite du Gouvernement dans l'Etat nazi (...), les atrocités:
toutes ces choses n'arrivent pas spontanément et sans la plus étroite collaboration entre les dirigeants des différents services de l'Etat.Les hommes (...)
ne construisent pas des chambres à gaz, ne rabattent pas les victimes,
s'ils n'ont pas été organisés et si on ne leur a pas donné l'ordre de le faire."

(TMI, XIX, 539-40).

* Voy.J.C.Pessac,Auschwitz.Technique and operation of the gas chambers
(Beate Klarsfeld Foundation,New York,1989).

** Voy.R.Hilberg,La destruction des juifs d'Europe, Paris, Fayard,1988


Une bureaucratie qui aurait dû conserver des traces.

C'était le bon sens même ! A cela, il faut ajouter qu'en Allemagne,
une énorme bureaucratie avait été mise en place, au sein de laquelle toutes
les communications se faisaient par écrit.Le 5 février 1946 à Nuremberg,
le procureur général adjoint français Edgar Faure déclara:

" L'élimination des adversaires étant recommandée par la doctrine (nazie),
elle sera réalisée en fait par le fonctionnement normal et régulier de l'appareil
administratif.Si le nazisme a une philosophie de l'action criminelle.
La volonté qui inspire cette action se transmet de l'un à l'autre des centres
principaux et secondaires de l'organisme étatique.Chacun des forfaits ou chacune
des séries de forfaits dont on vous a parlé ou dont il vous sera encore parlé,
suppose une suite de transmissions:les ordres, qui vont des supérieurs
aux inférieurs, les demandes d'ordre ou les comptes rendus, qui vont
des inférieurs aux supérieurs, et enfin les liaisons qui sont assurées entre
échelons correspondants de différents services."

(TMI, VII,30-31).

Dès lors, rien que dans sa phase de préparation, une entreprise de destruction
visant plusieurs millions de personnes aurait dû laisser de multiples traces
documentaires:des ordres préliminaires, des nominations dans le cadre
de la formation d'une équipe dirigeante, des plans, des projets, des budgets,
des échanges de courriers, des comptes rendus de rencontres entre techniciens,
des rapports d'expériences ou de contrôles...
Ces milliers de papiers, disséminés dans de multiples services et instituts publics
ou privés, il aurait été impossible de tous les détruire.
Je note d'ailleurs que le procureur général adjoint soviétique lança triomphalement:

" La victoire militaire des puissances démocratiques a révélé les secrets
les plus cachés des archives hitlériennes."

(TMI, VII, 363).


Des archives en grande partie intactes.


Il est vrai que, contrairement à une légende tenace, les Allemands n'avaient pas
détruit leurs archives, y compris les plus compromettantes, ce qui permit
aux vainqueurs de découvrir de nombreux documents à charge.


La lutte contre les partisans.

Prenons par exemple la lutte à l'Est contre les partisans et contre les saboteurs.
Au printemps 1941, face à l'inquiètante concentration des forces soviétiques
le long de la frontière orientale de l'Allemagne, Hitler décida de déclencher
une guerre préventive contre l'URSS. *

Le premier ordre du Führer.

Connaissant les méthodes bolcheviques, il craignait qu'une fois l'invasion
commencée, une intense guérilla ne soit organisée derrière la ligne de front
afin de frapper dans le dos les armées allemandes.**
Voilà pourquoi le 13 mai 1941, en pleins préparatifs, un décret confidentiel
du Führer fut distribué, qui concernait "l'exercice de la juridiction militaire"
dans les futurs territoires soviétiques conquis. ***
La courte introduction précisait que jusqu'à la "pacification élémentaire"
de ces territoires, la juridiction militaire se restreindrait
" à ses tâches principales",laissant ainsi les troupes prendre
"d'elles-mêmes des mesures impitoyables contre toute menace de la population
ennemie"

Ces" mesures impitoyables" étaient les suivantes:


1.La troupe doit liquider les partisans de façon radicale, qu'ils combattent
ou qu'ils soient en fuite.

2. De même, toute attaque de civils ennemis contre les militaires et assimilés
de la Wehrmacht, doit être immédiatement réprimée par l'Armée grâce
à l'emploi de méthodes impitoyables entraînant l'anéantissement des auteurs
de l'agression.

3. Dans les régions où ces mesures ont été négligées ou impossibles à prendre,
les personnes soupçonnées d'actes criminels comparaîtront immédiatement
devant un officier.Cet officier décidera si on doit les fusiller.
Sur l'ordre d'un officier ayant au moins le grade de chef de bataillon,
des mesures collectives énergiques seront prises sans retard contre
les localités d'où proviennent les attaques sournoises et criminelles
contre la Wehrmacht, si les circonstances ne permettent pas une identification
rapide des coupables en particulier.

4. Il est expressément interdit d'interner les suspects pour les faire comparaître
devant les tribunaux, après le rétablissement de ces juridictions.

5. Les Commandants en chef des groupes d'Armées peuvent, d'accord avec
les chefs de la Marine et de l'Aviation, compétents, rétablir la juridiction
militaire pour les civils, dans les zones qui sont suffisamment pacifiées.
Pour les zones soumises à l'administration politique, cet ordre sera donné
par le chef du Haut Commandement de la Wehrmacht.(doc.C-50).

La deuxième partie de l'ordre prévoyait une relative impunité pour les soldats
qui agiraient dans le cadre de la lutte contre les partisans,
"même si l'acte commis (était) en même temps un crime et un délit militaire"
(Id.)
Seules devraient être soumises aux juges les infractions mettant en péril
"le maintien de la discipline et de la sécurité des troupes",c'est-à-dire:

les infractions importantes provenant d'un manque de contrôle de soi
en matière sexuelle ou d'une disposition qui impliqu(aient) une menace
de perte de contrôle sur les troupes.
(Id.).

En revanche, une moindre sévérité serair demandée pour des faits qui
auraient entraîné "la destruction sans nécessité de logements,
d'approvisionnements ou de matériel ennemi capturé, aux dépens de nos armées"

(Id.).

Un ordre discutable.

On le voit, il n'était pas question de livrer les futurs territoires conquis
à l'arbitraire du vainqueur.
Le viol et le meurtre crapuleux étaient ainsi interdits sous peine de sanctions.
Toutefois, ce décret posait de graves questions vis-à-vis du Droit international
alors en vigueur.
L'article I.2 prévoyant le recours exclusif à des cours martiales
établies sur-le-champ par un officier et l'article I.5 interdisant de faire
des prisonniers (les suspects devant être immédiatement jugés) étaient discutables.
Mais surtout, l'article I.4, qui donnait la possibilité à un officier de fusiller
de simples suspects ou d'ordonner des "mesures collectives (...) contre les localités"
violait les règles communément admises.Peu après la guerre de 1870, ainsi,
le professeur de Droit public Heinrich Geffcken avait clairement déclaré:

"Il faut reconnaître que les commandants allemands ont outrepassé
les nécessités de la guerre, en rendant responsables (...) les communes
où ces infractions furent commises."
****

Dans son art.50, d'ailleurs, la Convention de La Haye du 18 octobre 1907
concernant les "lois et coutumes de la guerre sur terre" précisait nettement:

Aucune peine collective, pécuniaire ou autre,ne pourra être édictée contre
les populations à raison de faits individuels dont elles ne pourraient être
considérées comme solidairement responsables.


La tentative de justification d'H.Göring.

A Nuremberg, Hermann Göring justifia cet ordre en affirmant qu'il visait
uniquement les coupables.Voici ce que l'on put entendre le 21 mars 1946:

- Général Rudenko: "Vous pensez qu'un officier a le droit d'établir
sur-le-champ un tribunal ?"

-Accusé Göring:
"Il est prévu par les us et coutumes de la guerre qu'un officier,
dès qu'il commande une unité, peut établir une cour martiale où et quand
il le juge bon"


- Général Rudenko:
"Mais vous êtes d'accord avec moi qu'il ne s'agissait même pas ici d'un tribunal ?
Il est dit que cet officier décide seul personnellement."


-Accusé Göring:
"Il pouvait prendre une décision seul ou instituer une cour martiale.
Il lui suffisait de s'adjoindre deux personnes et,en quelques minutes,
il pouvait prendre une décision si les faits étaient prouvés".


- Général Rudenko:
" En quelques minutes, dites-vous, et ensuite c'était l'exécution ?"

-Accusé Göring:
"Si je surprends quelqu'un en flagrant délit qui, d'une maison, tire sur mes troupes
dans le dos, la cour martiale peut liquider l'affaire le plus rapidement du monde.
Toutefois,on ne peut agir ainsi s'il n'y a pas de preuves.
Mais il s'agit ici d'une attaque directe et des mesures à prendre."


- Général Rudenko:
"Accusé Göring, cela suffit sur cette question.Je voudrais seulement indiquer
une fois de plus que cette directive fut donnée par le Haut Commandement
de la Wehrmacht le 13 mai 1941 et qu'elle donnait le droit à un officier
de fusiller un homme, sans enquête ni jugement.Je pense que vous ne le niez pas.
Continuons."


-Accusé Göring:
"Mais oui, je le nie absolument.Il n'est dit en aucune façon qu'un officier
a le droit de fusiller quelqu'un directement.Permettez-moi de préciser:
"Dans le cas d'impossibilité de prendre des mesures de ce genre,
les éléments suspects...." et il ne s'agit ici que des "éléments suspects",
"doivent être amenés davant l'officier le plus ancien de l'unité présent
et c'est lui qui prendra une décision".
Autrement dit, il n'est pas indiqué que tout officier peut décider du sort
de n'importe qui ".
(TMI, IX,677-8 .

L'argumentation de l'accusé n'était certes pas dénuée de valeur.
Cependant, lorsque la directive permettait à l'officier de décider du sort
des "personnes soupçonnées" si les mesures directes de rétorsion
avaient été "négligées ou impossible à prendre", il est clair qu'il s'agissait
alors de juger après coup, c'est-à-dire une fois l'attaque passée
et les coupables enfuis.Or, un suspect n'est pas nécessairement un coupable
et on se demande comment, sans moyens d'enquête approfondie, l'officier
pouvait prouver la culpabilité du ou des hommes amenés devant lui.
Qu'on le veuille ou non, donc, le texte ouvrait la porte à l'arbitraire que
le Droit international voulait justement bannir.
Sachant en outre que le danger n'était plus imminent
(puisque l'attaque était passée), ces cas auraient justement dû être réservés
aux juridictions militaires dotées de tous les moyens d'enquête.
Voilà pourquoi même s'il n'était pas intrinsèquement criminel, le décret s'écartait
du Droit international.

Les Allemands cachent l'ordre du Führer.

Les Allemands devaient d'ailleurs en être conscients car, le 27 juillet 1941,
un ordre signé W.Keitel commanda d'en détruire les copies afin qu'aucune
ne tombe entre des mains ennemies.On lisait:

"En vertu du règlement sur les documents confidentiels, toutes les copies
qui ont été faites du décret du Führer du 13 mai 1941 devront être détruites par:
a) Tous les services jusqu'aux commandements généraux inclus,

b) Les commandements de groupes blindés,

c) Les commandements d'armées et les services de rang égal, s'il y a danger
inévitable que ces documents tombent aux mains de personnes non autorisées.
La validité du décret n'est pas affectée par la destruction des copies.*****

Un deuxième ordre de l'OKW.

Quoi qu'il en soit, dès les premières semaines de guerre, les craintes d'Hitler
se révélèrent fondées.A Nuremberg, le procureur général adjoint américain
Telford Taylor reconnut qu'à l'Est:

"les forces allemandes combattirent parmi une population hostile et durent
faire face à des activités étendues de partisans, derrière leurs lignes."

(TMI, IV,471)

Lors d'un entretien avec le maréchal Kvaternik (vice-président de l'Etat croate
indépendant), le 21 juillet 1941, le Führer lança:

"Les Russes ne sont pas des soldats, mais des bêtes.Ils n'ont ps l'ombre
d'un code d'honneur militaire"
******

Telle fut la raison pour laquelle deux jours plus tard, le Haut Commandement
des Forces armées allemandes publia une instruction d'Hitler qui confirmait
le décret du 13 mai.L'article 6 stipulait:

En raison de la vaste étendue des territoires conquis à l'Est,
les forces disponibles chargées d'assurer la sécurité de ces régions
ne pourront assumer cette tâche que si, au lieu de punir toute résistance
par la condamnation des coupables par un tribunal, les forces d'occupation
pratiquent un système de terreur qui, seul, permettra d'écraser toute volonté
de résistance parmi la population.
Ce n'est pas en réclamant de nouveaux éléments de sécurité, mais au contraire
en employant des mesures, en appliquant des mesures draconniennes
correspondantes que les commandants en chef auront la possibilité d'assurer
la sécurité dans leur région.
*******


* Sur les dernières concentrations militaires soviétiques,voyez notamment
le rapport de Keitel à Ribbentrop en date du 11 mai 1941, le rapport de Keitel
au Gouvernement du Reich en date du 11 juin 1941, publiés dans
Proclamation du Führer au peuple allemand et note de Ministère
des Affaires étrangères au Gouvernement soviétique, avec annexes (s.l.n.d)
pp.61 et ss
. A Nuremberg, W.Keitel confirma:

"Halder rapportait la présence de 150 divisions soviétiques le long
de la ligne de démarcation.Il y avait aussi ces photographies aériennes
montrant un grand nombre d'aérodromes.Bref, on pouvait constater
un certain degré de préparation de la Russie soviétique qui pouvait ainsi,
d'un moment à l'autre, entreprendre une action militaire."

(TMI, X,550-51).Sur ce sujet, voyez aussi la déposition du général Jodl
à Nuremberg (TMI, XV,409-12) et Joachim von Ribbentrop
De Londres à Moscou.Mémoires (éd.Grasset,1954),pp.184-6.
On y apprend que la décision finale d'attaquer l'URSS fut prise après les évènements
de Yougoslavie, c'est-à-dire en avril 1941.

** "L'expérience du Führer lui faisait pressentir qu'une menace immédiate
surgirait des territoires (conquis) de l'Est "

(déposition d'H.Göring à Nuremberg:TMI, IX,677)

*** Voyez le doc.C-50, TMI, XXXIV,249-55.

**** Voy.A.G.Heffter,Le Droit international de l'Europe
(A.Cotillon et Cie, Paris,1883), p.288,note 7 rédigée par H.Geffcken.

*****(Doc C-51, TMI XXXIV,p.257.J'ajoute qu'une ordonnance d'Himmler
datée du 12 novembre 1941 interdit les photographies d'exécutions,
sauf si, pour des raisons de service, certaines devaient être prises.
Dans ce cas, tout le matériel photographique devait être envoyé aux archives
(doc.URSS-297, TMI,VII, 537)

****** Voy.Andréas Hillgruber,Les entretiens secrets de Hitler
(éd.Fayard,1969),p.616

******* Doc.C-52,TMI,XXXIV,259.Le même document apparaît également
sous la cote PS-459 (voy.TMI,XX,672-3 et VII,484).
A Nuremberg, le général Jodl justifia cet ordre en affirmant lui aussi qu'il ne visait
que les coupables:
- Accusé Jodl:
"Il ne s'agit pas d'innocents.Il est dit expressément "qu'il supprimera toute velléité
de résister".Il s'agit de ceux qui résistent, c'est-à-dire des partisans."

(TMI, XV,498).Mais là encore, les mesures collectives qu'un officier pouvait
appliquer allaient fatalement toucher des innocents....


A suivre....

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on y trouve souvent des pages de l'Histoire arrachées,
raturées,cachées,souvent dérangeantes...


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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Mar 13 Juil - 11:27


La directive compromettante de W.Keitel.


Le 16 septembre 1941, W.Keitel signa un autre document très compromettant,
dans lequel il était précisé qu'à l'Est,
" une vie humaine (valait) moins que rien".
La première partie évoquait " la rébellion ouverte et la guerre de bandes
étendues"
qui se développait " en tous lieux dans les territoires (russes)
occupés par l'Allemagne."
*
La deuxième constatait l'échec relatif des mesures prises par les Allemands
pour pacifier les territoires conquis.**
L'auteur continuait ainsi:

" Le Führer a ordonné que désormais on intervint de partout avec les moyens
les plus sévères pour écraser le mouvement le plus rapidement possible(...)

3. A cet effet on usera des directives suivantes:

a) (...)


b) Pour étouffer les menées dans l'oeuf, on devra, à la première occasion,
faire usage des moyens les plus sévères, afin d'assurer l'autorité des forces
d'occupation et de parer à une extension nouvelle.
De plus, il ne faut pas oublier que dans les pays en question, une vie humaine
vaut moins que rien et qu'un effet d'intimidation ne peut être atteint que
par une rigueur inaccoutumée.En représailles de la mort d'un soldat allemand,
on doit, dans ces cas, d'une façon générale, considérer comme adéquate
la peine de mort infligée à 50 ou 100 communistes.
Le mode d'exécution accroîtra encore l'effet d'intimidation."
(Id.)

L'affirmation selon laquelle à l'Est, une vie valait "moins que rien"
renfermait certes une part de vérité.Mais l'écrire noir sur blanc dans une directive
qui prévoyait des représailles collectives pouvait être source de graves ennuis
si le document venait à être connu.

Des mesures inefficaces.

Sans surprise, les rétorsions allemandes se révélèrent globalement inefficaces.
A Nuremberg, le général Jodl expliqua:

"Ces partisans étaient des fanatiques uniquement, des "durs", des lutteurs
et pour la plupart du temps des Russes Blancs.
"(TMI,XV,426)

Quelques semaines plus tard, un auteur belge qui avait étudié la guerre à l'Est
confirma en parlant des:

"francs-tireurs civils, membres du parti et du komsomol (jeunesse communiste),
groupes fanatisés à l'extrême et particulièrement impitoyables dans leur action
répressive.De nombreux criminels de droit commun avaient quitté le bagne
contre promesse de combattre l'occupant pour se "racheter".
" ***

Avec l'arrivée de l'hiver, leur activité redoubla,immobilisant même les troupes
chargées d'assurer la sécurité. ****
Se référant aux années 1942-1943, un colonel allemand déclara:

"Les opérations des partisans, pendant longtemps,ont menacé de couper
les lignes de communication et les routes des transports nécessaires
à la Wehrmacht.Par exemple, un compte rendu mensuel sur les attaques
contre les lignes de chemin de fer de la Russie occupée révéla que,
dans la seule zone russe, 800 à 1 000 attaques se produisaient chaque mois
pendant cette période, causant entre autre la perte de 200 à 300 locomotives.
"
*****

Le témoin poursuivait ainsi:

"Il était de notoriété publique que la guerre des partisans était menée de la façon
très cruelle de part et d'autre, que des représailles étaient infligées à des otages
et aux communes dont les habitants étaient soupçonnés d'être des partisans
ou de les soutenir.C'était également un fait bien connu que Hitler croyait que
la seule méthode par laquelle on pouvait mener avec succès une guerre contre
les partisans était celle qui consistait à employer des sanctions cruelles à titre
préventif."
(Id.,)

Une nouvelle directive très compromettante.

W.Scheidt disait vrai.A l'époque, malgré la directive du 13 mai 1941,
certains Allemands responsables de bavures dans la lutte contre les partisans
avaient été traduits devant des juridictions militaires.Lorsqu'il l'apprit, Hitler
réagit et le 13 décembre 1942, W.Keitel signa une nouvelle directive portant
la mention "Très secret".Elle assurait aux soldats l'impunité dans la lutte
contre les partisans,même s'ils avaient pris des mesures "à l'encontre de femmes
et d'enfants"
.Le texte commençait ainsi:

Le Führer a été informé que certains membres de la Wehrmacht, ayant pris
part à la lutte contre les bandes de guérillas,avaient été l'objet de poursuites
disciplinaires.
(Doc.URSS-16,voy.TMI, VII,491).

Plus bas, on lisait:

En conséquence, le Führer a ordonné:

Si cette lutte contre les bandes de guérillas, aussi bien à l'Est que dans les Balkans,
n'est pas menée de la façon la plus brutale, il en résultera que, dans un temps
très proche, les forces que nous avons à notre disposition vont s'avérer insuffisantes
pour avoir raison de cette peste.Dans cette lutte, les troupes ont donc le droit
et le devoir de procéder par tous les moyens quels qu'ils soient, même à l'encontre
des femmes et des enfants, pour atteindre le but.
Toute considération, quelle qu'elle soit, serait un crime envers le peuple allemand
et envers les soldats du front, qui doivent supporter les conséquences de l'activité
partisane et qui ne pourraient comprendre pourquoi ces bandits ou leurs complices,
seraient épargnés.Ces principes doivent servir de base à la lutte contre les bandes
de guérillas à l'Est.
Aucun Allemand participant aux opérations militaires contre les guérillas ne doit
être sujet à des poursuites disciplinaires ou judiciaires, à cause de sa conduite
pendant le combat contre les partisans et leurs complices.
Les commandants en chef des troupes conbattant les guérillas sont tenus de porter
cet ordre, immédiatement et catégoriquement, à la connaissance de tous les officiers
des unités qui leur sont subordonnées, de mettre sans tarder leurs conseillers
juridiques au courant de cet ordre et de veiller à ce qu'aucun jugement contraire
à cet ordre ne soit prononcé.
(Id.).

W.Keitel réduit au mensonge.

A Nuremberg, W.Keitel tenta de minimiser la portée de l'ordre en assurant
qu'il s'agissait uniquement de "retirer les femmes et les enfants du théâtre
de l'activité des partisans"
:

- Général Rudenko :"Je vous demande accusé Keitel,maréchal de l'ex-armée
allemande, si vous considérez que cet ordre est juste et si vous estimez qu'on
peut à volonté prendre des mesures contre les femmes et les enfants ?"


- Accusé Keitel :"Oui, tant que ces mesures consistent à retirer
les femmes et les enfants du théâtre de l'activité des partisans.Non, quand
ces mesures consistent à les exécuter"
.

- Général Rudenko:"Vous n'avez pas répondu à ma question.
Estimez-vous que cet ordre, visant les femmes et les enfants, est juste ou injuste ?
Répondez par oui ou par non.Est-ce juste ou non ?
"

- Accusé Keitel:"J'ai considéré que cet ordre était justifié dans la mesure
où je l'ai admis.Je n'ai jamais approuvé les mesures d'exécution.
C'étaient des crimes.

- Général Rudenko :
"Toutes sortes de mesures" Cela comprend aussi le meurtre."

- Accusé Keitel: "Oui, mais pas des femmes et des enfants."

- Général Rudenko :"Oui, mais il est dit "toutes sortes de mesure
contre les femmes et les enfants"


- Accusé Keitel :"Non, il n'y a pas "toutes sortes de mesures".
Il y a:"Ne pas se refuser à prendre des mesures contre les femmes et les enfants"
Jamais un soldat ou un officier allemand n'eut l'idée de tuer une femme ou
un enfant."
(TMI, X,643).

Je le dis franchement:l'argumentation du feld-maréchal Keitel était mensongère.
Il est vrai que dans une directive générale datée du 30 juillet 1944 et concernant
la lutte contre les partisans, le Führer précisait:

"Leurs complices,spécialement les femmes qui n'ont pas participé directement
au combat, doivent être mis au travail.Les enfants doivent être épargnés."

(Doc.D-766, TMI, XXXV,503.Voy.aussi TMI, X, 650-1.)

Mais l'ordre de 1942 était suffisamment clair: il assurait l'impunité aux soldats qui,
dans le cadre de la lutte contre les partisans, auraient tué, je ne dis pas:
assassiné, des femmes et des enfants.
La preuve en est d'ailleurs apportée par le compte rendu des discussions
qui eurent lieu au Quartier Général du Führer le 1er décembre 1942,
c'est-à-dire deux semaines avant la parution du décret.
A Nuremberg, ce document n'était pas à la disposition de l'Accusation.
Le procureur y aurait trouvé de quoi contredire W.Keitel.
Car s'exprimant à propos dudit décret, A.Hitler lui-même avait déclaré:

"(...) le principe est que, dans la lutte contre ces bandes tout ce qui
conduit au succès est bon.Voici ce qui importe avant tout:
si tel ou tel fait une chose qui ne corresponde pas aux instructions données,
mais peut exciper d'une réussite absolue, ou bien si quelqu'un se trouve acculé
à une situation à laquelle il ne puisse faire face que par les solutions les plus
radicales,alors, tous les moyens sont bons qui, permettent de réussir.
Le but doit être d'anéantir les bandes et de faire régner l'ordre.
En définitive, par conséquent,tout ce qui aura contribué à l'anéantissement
des bandes sera considéré comme bon, et, au contraire, sera considéré comme
mauvais tout ce qui ne servira pas à cet anéantissement.
De cette manière, chacun aura sa liberté d'action.Comment voulez-vous,
autrement qu'il (le soldat) se tire d'affaire, dans de nombreux cas ?
Quelle conduite à tenir, si ces salauds se font précéder de femmes et d'enfants ?
C'est une expérience que j'ai moi-même vécue à Chemnitz,où ces cochons
de marxistes nous crachaient à la figure,tout en plaçant des enfants devant eux.
Nous étions totalement désemparés, et malheur à nous si nous avions touché
à ces enfants ! Il en va de même en ce qui concerne la lutte contre les partisans.
Si ces gens-là poussent devant eux des femmes et des enfants, il faut que l'officier
ou le sous-officier ait la possibilité de tirer dessus sans aucun ménagement.
La seule chose essentielle est qu'il s'ouvre un passage et qu'il extermine la bande.
Il faut que le militaire se sente absolument garanti.
On peut lui donner des instructions d'ensemble,mais pour le reste,il faut de toute
nécessité le couvrir, pour que le pauvre diable ne soit pas obligé de se dire:
"Ensuite, c'est encore moi qu'on rendra responsable ! "
Que fera-t-il lorsque ces salauds se barricadent dans une maison où il y a aussi
des femmes et des enfants ? Lui sera-t-il permis ou non de mettre le feu
à la maison ? Si oui, il livrera aux flammes des innocents pêle-mêle avec les autres.
Eh bien ! il ne doit pas y avoir de problème:il a l'obligation de mettre le feu
par principe, il faut inscrire là-dedans que lorsque l'homme croit devoir user
des moyens les plus énergiques dans l'exécution de son devoir, il est absolument
dans son droit et qu'il sera ensuite couvert dans tous les cas."
******

Lors de ces conversations, W.Keitel était présent. (Ibid.,p.40).
Par conséquent, il ne pouvait ignorer le véritable sens du décret
qu'il allait signer le 16 décembre 1942.



* " Depuis le début de la campagne contre la Russie des Soviets,
des mouvements communistes d'insurrection ont éclaté en tous lieux
dans les territoires (russes) occupés par l'Allemagne.
Partant des mesures de propagande et d'attentats contre les ressortissants
isolés de la Wehrmacht, les formes de ces agissements se sont développés
jusqu'à la rébellion ouverte et la guerre de bandes étendus."

(voy.le doc.C-148, TMI, XXXIV, 501)

** "Les mesures entreprises jusqu'ici pour remédier à ces mouvements
d'insurrection se sont révélées insuffisantes."
(Ibid.,p.502)

*** Voy.Europe-Amérique, 22 août 1946, article de Jean Wolf intitulé:
" L'histoire authentique d'une croisade",p.24,col.B

**** "Dès le début de la campagne de Russie, et surtout à la fin de l'automne
1941 et jusqu'au printemps 1942, les mouvements de résistance,
d'actes de sabotage et tout ce qui s'y rapporte se multiplièrent de plus en plus
dans tous les territoires occupés, sur le plan militaire, il en résultait que les troupes
destinées à maintenir la sécurité étaient entravées et immobilisées du fait
de ces troubles."

(déposition de W.Keitel à Nuremberg:TMI, X,563)

***** Affidavit du capitaine Wilhelm Scheidt,produit à Nuremberg
sous la cote PS-3711:TMI, IV,484.

******
(Voy.Hitler parle à ses généraux.Comptes rendus sténographiques des rapports
journaliers du Q.G du Führer,1942-1945
(éd.Albin Michel,1964) pp.37-40.

A suivre....

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Jo la fouine

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Mar 13 Juil - 11:35

Des rapports prouvant l'horreur de la lutte.

Certains rapports rédigés par les hommes qui agissaient sur le terrain
ne laissent d'ailleurs aucun doute sur le caractère impitoyable des mesures
prises dans cette lutte à mort.
Le 19 mars 1943, ainsi, celui qui dirigeait le Sonderkommando 4a,
le SS-Sturbannführer Christensen, écrivit:

" La tâche de la Police de sûreté et du SD (service de sûreté) est de découvrir
tous les ennemis du Reich et de les combattre dans l'intérêt de la sécurité,
et surtout de garantir la sécurité de l'Armée dans les zones d'opérations.
Outre l'anéantissement (Vernichtung) des adversaires actifs et avoués,
il faut prendre des mesures préventives pour l'élimination des personnes qui,
en raison de leurs convictions ou de leur passé, pourraient, à la faveur
des circonstances, devenir des ennemis effectifs.La Police de sûreté exécute
cette mission avec toute la dureté nécessaire, en accord avec les directives
générales du Führer.Ces mesures énergiques sont particulièrement nécessaires
dans les territoires menacés par l'activité des bandes de partisans.
Les mesures prises ces derniers temps par la Police de sûreté sur une vaste échelle
sont, à mon avis, indispensables pour les deux raisons suivantes:

1: La situation du front dans mon secteur était devenue si sérieuse que
la population, en partie influencée par les Hongrois et les Italiens,refluant
en désordre, prenait ouvertement parti contre nous.

2. Les importantes opérations de partisans, qui venaient plus particulièrement
de la forêt de Bryansk, en étaient une autre raison.
En outre, d'autres groupes de partisans se formèrent spontanément et
apparurent comme des champignons dans tous les secteurs.
Les approvisionnements en armes ne constituaient manifestement aucune
difficulté. *
C'eut été un non-sens d'observer toute cette activité sans aucune réaction.
Il est évident que toutes ces mesures entraînèrent quelques rigueurs.
Je veux souligner l'essentiel de ces mesures rigoureuses:

1. Exécution des Juifs hongrois,

2. Exécution d'agronomes,

3. Exécution d'enfants (Die Erschuessung von Kindern)

4. Incendie total des villages,

5. Exécution au cours de tentatives d'évasion des prisonniers détenus
par le SD.

Le chef de l'Einsatzgruppe C a confirmé une fois de plus le caractère approprié
des mesures prises et a exprimé sa reconnaissance pour cette action énergique."

(Doc.PS-3012, TMI, XXXI, 493-4).

Les Russes premiers responsables.

Après la guerre, un ancien membre de l'Etat Major personnel de commandement
d'Himmler, le SS-Brigadführer Ernst Rode, rejeta la faute sur les Russes
en déclarant:

"La sévérité et la cruauté de la guerre de partisans, essentiellement diabolique,
menée par les Russes, avait eu pour résultat des lois draconniennes de Hitler
pour sa conduite."
**

L'étude objective de l'histoire de la guerre à l'Est lui donne raison:
elle démontre que l'aggravation des mesures prises par les Allemands ne fut
qu'une réponse à l'activité croissante et toujours plus violente des partisans.
Une réponse qui, bien souvent, fut trop féroce et, faute de discrimination
nécessaire, toucha de nombreux innocents.

L'aveu de R.Jackson à Nuremberg.

Mais c'est tout le problème des politiques adoptées et appliquées dans l'urgence.
Ainsi, dans les premiers mois qui suivirent l'écrasement du Reich,la politique
de dénazification adoptée par les vainqueurs frappa beaucoup trop de monde.
A Nuremberg, le procureur général américain Robert Jackson le reconnut lorsque,
le 28 février1946, il déclara:

"Les mesures temporaires prises par les autorités d'occupation ont pu,
par nécessité (...) avoir été plus arbitraires et appliquées avec moins
de discrimination qu'il n'aurait convenu à une politique de longue durée.
Par exemple, d'après la politique de dénazification actuelle, aucune personne
ayant appartenu au parti nazi ou a des organisations affiliées ne peut être
employée dans aucune entreprise à un poste autre que celui de travailleur
manuel, à moins qu'elle n'ait été nazie que de nom.
Le Conseil de contrôle a maintenant reconnu, comme le firent les auteurs
de ce Statut, qu'un programme permanent, établi à longue échéance,
devrait être basé sur une discrimination plus prudente et s'attacher à l'étude
des cas individuels d'une façon plus serrée qu'il n'a été possible de le faire
avec des mesures provisoires rapides."

(TMI, VIII, 357).

Or, je souligne qu'en Allemagne à partir de 1945 et sauf exception,
les Alliés firent face à un peuple soumis.Malgré cela, la politique de dénazification
fut, dans les premiers temps, trop arbitraire.Dès lors, qu'en aurait-il été si,
dans toute l'Allemagne, des bandes de partisans s'étaient levées pour frapper
dans le dos les armées d'occupations ?


Des documents compromettants qui ne furent pas détruits.

Telle est la raison pour laquelle j'estime malhonnête de prétendre que
la politique féroce adoptée en Russie contre les partisans serait une preuve
de la "barbarie nazie".
Là comme ailleurs, les Allemands n'ont fait que répondre dans l'urgence
à des coups qui leur étaient donnés dans le cadre d'une lutte à mort.
Le 29 janvier 1943, d'ailleurs, le gauleiter des Pays-Bas, Arthur Seyss-Inquart,
avait clairement déclaré:

"au moment où nos hommes, maris et fils, font face à leur Destin à l'Est
avec une volonté inébranlable et accomplissent leur devoir suprême
sans faiblir et sans fléchir, il est impossible de tolérer des conspirations
qui voudraient affaiblir l'arrière de notre front de l'Est.
Ceux qui l'osent doivent être supprimés.Nous devons être de plus en plus durs
à l'égard de nos adversaires.Tel est l'ordre impérieux que nous donne
le déroulement implacable des événements, c'est peut-être un pénible devoir,
mais c'est notre devoir sacré.Nous restons humains, en ne torturant pas
nos adversaires, mais il faut être durs et les supprimer."

(Doc.PS-3430, TMI, V,356).

C'était incontestablement vrai.Mais il n'en reste pas moins qu'en cas de défaite
et de comptes à rendre, les Alliés avaient annoncé publiquement leur volonté
de traduire en justice les futurs vaincus, les documents relatifs à cette politique
anti-partisans seraient très compromettants.
Malgré cela, ils n'ont pas été détruits.

L'extermination des "commandos".

- Une méthode de guerre nouvelle...

La lutte contre les partisans ne fut pas la seule source de pièces à charge.
Pendant la guerre, les Britanniques inaugurèrent l'utilisation de "commandos".
Il s'agissait de groupes qui étaient introduits en territoire ennemi
(par avion, par bateau ou parachutés) afin, la plupart du temps, d'y accomplir
des missions de sabotage.Rien d'illégal à priori. ***

....et discutable.

Cependant, du point de vue du Droit international, leur utilisation posait
plusieurs problèmes:

- Ces commandos devaient la plupart du temps détruire ou endommager
des objectifs mi-civils, mi-militaires, comme des voies de communication,
des centrales électriques, des unités de production dans les usines,
des entrepôts...Certes, de telles destructions pouvaient fortement gêner
l'ennemi, mais dans de nombreux cas, il ne s'agissait pas d'objectifs vitaux.****
Or, l'article 23 § g de la Convention de La Haye sur les "lois et coutumes
de la guerre sur terre" interdisait
"de détruire des propriétés ennemis,sauf
les cas où ces destructions seraient impérieusement commandées par
les nécessités de la guerre"
.
Y avait-il devoir impérieux ? C'était souvent très discutable,

- Afin de pouvoir passer inaperçus à l'approche de l'objectif ou de faciliter
leur fuite, les membres des commandos étaient parfois pourvus de vêtement civils
qu'ils portaient sous l'uniforme, ce qui violait l'article 1§ 2 de la Convention
de La Haye exigeant du combattant "un signe distinctif fixe et reconnaisable
à distance"


- Certains membres des commandos avaient une arme secrète:un pistolet caché
sous l'aisselle et qui tirait automatiquement au moment où l'homme levait
les bras pour (faire semblant de) se rendre (Id).
Ce fait violait l'article 1 § 3 de la Convention de La Haye selon lequel un combattant
devait "porter les armes ouvertement" et l'article 23 § qui interdisait
"de tuer ou de blesser par trahison",

- Mais surtout, ces commandos ne pouvaient prendre en charge d'éventuels
prisonniers (les sentinelles, les gardiens ou même des civils rencontrés par hasard).
Ils ne pouvaient pas non plus prendre le risque de les laisser s'échapper,
sous peine de compromettre leur mission.
En conséquence, ils les ligotaient de façon cruelle, les enchaînaient ou même
les tuaient, en totale contradiction avec l'article 4 de ladite convention
"les prisonniers doivent être traités avec humanité"


Le message du 7 octobre 1942.


Dans les premiers temps, Hitler ne réagit pas.Mais les incidents pénibles s'étant
multipliés, le 7 octobre 1942, la radio allemande diffusa le communiqué suivant:

"Tous les groupes terroristes et de sabotage anglais, ainsi que tous leurs complices,
qui ne se conduisent pas comme des soldats mais comme des bandits, seront
à l'avenir traité comme tels par les troupes allemandes et seront tués sans pitié
dans le combat, quel que soit le lieu où on les découvrira."

(Doc.PS-1266,TMI, XXVII,87).

Ce message n'énonçait rien qui fut contraire au Droit international,
puisqu'il s'agissait de tuer "dans le combat".


L'ordre secret du Führer.


Onze jours plus tard, cependant, Hitler alla beaucoup plus loin.
Dans un ordre secret diffusé en douze exemplaires seulement,
après avoir rappelé les mauvais traitements infligés aux prisonniers
par les commandos ainsi que le message allemand radiodiffusé,il écrivit:

"3. En conséquence, j'ordonne:

Dès maintenant, tous les adversaires placés en face des troupes en Europe
ou en Afrique au cours des soi-disants entreprises de commandos, même
s'il s'agit extérieusement de soldats en uniforme ou de troupes de destruction
avec ou sans armes, doivent être abattus jusqu'au dernier homme au combat
ou en fuite.Même si ces personnes, lorsqu'elles sont trouvées, ont apparemment
fait le geste de se rendre comme prisonnier, on doit formellement leur refuser
toute grâce.Dans chaque cas particulier, un rapport détaillé doit être adressé
à l'OKW:publication sera faite dans le communiqué de l'Armée.

4. Si certains membres de semblables commandos, en tant qu'agents, saboteurs,
etc., tombent par une autre voie, par exemple par la Police, dans les régions
occupées par nous, entre les mains de l'Armée, ils doivent être immédiatement
remis au SD.
Toute mise sous protection militaire, par exemple dans les camps de prisonniers,
etc., est strictement défendue, même provisoirement.

5.(....)


6. Je rendrai responsable devant le Conseil de guerre, pour la non-exécution
de cet ordre, tous les chefs d'unité et officiers qui auront négligé leur devoir
d'instruire la troupe de cet ordre, ou auront agit contre cet ordre dans
son exécution."

Adolf Hitler.

(Doc.PS-498, TMI, XXVI, 101).

Le cinquième paragraphe prenait soin d'énoncer toutes les catégories de soldats
ennemis non concernées par cet ordre: hommes capturés lors de
"combats ouverts au cours d'actions normales (grosses opérations de débarquement, grandes entreprises de parachutage) ", marins capturés
"après des combats en mer", pilotes "essayant de sauver leur vie en sautant
en parachute au cours de combats aériens
" (Id.).


Une directive contraire au Droit international.


Malgré ces restrictions légitimes, cette directive du 18 octobre 1942 heurtait
de plein fouet l'article 23 § c et d de la Convention de la Haye interdisant:

"de tuer ou de blesser un ennemi qui, ayant mis bas les armes ou n'ayant plus
les moyens de se défendre, s'est rendu à discrétion",

" de déclarer qu'il ne sera(it) pas de quartier"



Certes, on pourra répondre que les méthodes des "commandos" violant
le Droit international, leurs membres ne pouvaient plus prétendre s'abriter
derrière les différentes conventions.Seulement, tous les "commandos"
avaient-ils reçu les mêmes instructions ? On l'ignorait.
Et même à répondre affirmativement, comment devaient être traîtés ceux
qui se seraient rendus sans avoir utilisé leur vêtements civils et sans avoir
molesté un seul ennemi (soit qu'ils n'aient pas eu le temps, soit qu'ils aient
voulu respecter les lois de la guerre) ? Faudrait-il les fusiller alors que,
dans les faits, ils n'auraient rien commis de répréhensible ?
L'ordre ne faisant aucune distinction, la réponse était positive.
C'est cette absence de distinction qui rendait la directive du 18 octobre 1942
contraire au Droit international.




* Il y avait là rien d'étonnant, puisque les Alliés parachutaient des armes
et des agents sur toute l'Europe occupée (voy.la déposition de W.Keitel
à Nuremberg:TMI, X,566)

**:Affidavit d'E.Rode, produit à Nuremberg sous la cote PS-3715,TMI,IV,488.

***: "Je considère la destruction d'un objectif par une troupe de sabotage
comme parfaitement admissible du point de vue du Droit international"

(déposition du général Jodl à Nuremberg, TMI, XV,502.

**** : Sauf, par exemple,lorsque des troupes eurent pour mission de faire sauter
la seule usine d'aluminium dont les Allemands disposaient (TMI, X,567)


A suivre....

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Mar 13 Juil - 11:48


Hitler veut que les Alliés sachent....



La meilleure preuve fut apportée par....Hitler en personne.
Ce même 18 octobre, il rédigea un ordre supplémentaire qui justifiait
la première directive en ces termes:

"Je me suis vu dans l'obligation de donner des ordres rigoureux pour la destruction
des troupes de sabotage ennemies et de déclarer que la non-exécution de
ces ordres entraînerait un châtiment sévère.
J'estime qu'il est nécessaire de porter à la connaissance des chefs d'unités
et des commandants intéressés, les raisons de ce décret.
Dans aucune autre guerre antérieure, n'avait été mise au point, comme dans
celle-ci, une méthode impliquant la perturbation des communications à l'arrière
du front, l'intimidation de la population travaillant pour l'Allemagne, ainsi que
la destruction d'établissements industriels importants pour la guerre dans
les territoires occupés par nos soins.
Ces activités ont des conséquences d'une portée considérable.
Or, cette sorte de guerre est complètement dépourvue de danger pour l'adversaire.
Etant donné qu'il envoie ses troupes de sabotage en uniforme, tout en leur
fournissant des vêtements civils, ces hommes peuvent, suivant les nécessités,
prendre l'aspect de soldats ou de civils.
Alors qu'eux-mêmes ont l'ordre d'exterminer impitoyablement tous les soldats allemands et même les indigènes qui se mettent au travers de leur route,
ils ne courent aucun danger de subir des pertes sérieuses au cours de leurs
opérations, puisque, au pis aller, s'ils sont pris, ils peuvent immédiatement
se rendre et pensent ainsi tomber, en principe, sous la protection des clauses
de la Convention de Genève.
Il n'y a néanmoins aucun doute que c'est là une utilisation abusive des conventions
de Genève, d'autant plus qu'une partie de ces éléments sont des criminels libérés
des prisons qui peuvent se réhabiliter en participant à ces actions.
L'Angleterre et l'Amérique trouveront donc toujours des volontaires pour ces sortes
d'opérations, aussi longtemps qu'elles pourront leur assurer sincèrement qu'ils
courent aucunement le risque de perdre la vie.En mettant les choses au pire,
ils n'ont tout simplement qu'à se livrer avec succès à leurs attentats contre
les gens, contre les moyens de communication ou autres installations et
à se rendre s'ils rencontrent l'ennemi.
Si l'on veut que l'Allemagne n'ait pas, au cours de cette guerre, à supporter par
suite de ces actions, de sérieux dommages, il faut faire clairement comprendre
à l'adversaire que toutes les troupes de sabotage seront exterminées sans
exception, jusqu'au dernier homme.
Cela signifie que leur chance de donner leur vie est nulle.En conséquence, en
aucune circonstance on ne doit permettre qu'une seule unité de dynamitage,
de sabotage ou de terrorisme s'attende, si elle se laisse capturer, à être traitée
conformément aux règles de la Convention de Genève.
Ces unités doivent, quelles que soient les circonstances, être impitoyablement
exterminées.
Tout compte rendu d'opérations de ce genre, paraissant au communiqué
de la Wehrmacht, devra brièvement et laconiquement relater qu'une unité
de sabotage, de terrorisme ou de destruction a été découverte et exterminée
jusqu'au dernier homme.
(.....)
Si l'on doit, afin de les interroger, épargner sur le moment un ou deux hommes,
ils doivent être fusillés immédiatement après leur interrogatoire."

(Doc.PS-503, TMI, XXVI, 117-121).

La volonté d'Hitler était claire:

" il faut faire clairement comprendre à l'adversaire que toutes les troupes
de sabotage seront exterminées sans exception ".


Le meilleur moyen d'y parvenir aurait été de diffuser publiquement
la directive du 18 octobre 1942.


....mais cache sa directive.

Or, c'est le contraire qui advint: non seulement sa diffusion resta secrète;
mais en outre, la destruction des copies fut exigée.Ainsi, lors de sa diffusion
au sein de l'Armée de terre, le général Jodl précisa au nom de l'Oberkommando
de la Wehrmacht:

" Aux commandants: cet ordre est uniquement destiné aux commandants
et ne doit en aucun cas tomber entre les mains de l'ennemi."
(TMI, X,663).

Plus net encore: le 28 octobre 1942, le commandant en chef de la Marine
allemande, l'amiral Erich Raeder, fit parvenir un exemplaire de ladite directive
aux commandants subalternes.Un mémorandum l'accompagnait,qui déclarait:

" Cet ordre ne doit pas être transmis sous forme écrite par les chefs des flottilles
ou de groupes ou par les officiers du même grade.
Après transmission orale aux échelons inférieurs, les officiers ci-dessus
mentionnés doivent remettre l'ordre à l'échelon immédiatement supérieur,
qui est responsable de son retrait de la circulation et de sa destruction."

(Doc.C-179, TMI, XXXIV, 772-3).


Un secret qui résonne comme un aveu.


A Nuremberg, le substitut du procureur général britannique lança:


"Il n'y a pas d'instruction du commandement de la Marine qui, indirectement,
reconnaisse plus clairement le caractère criminel des "meurtres" ordonnés
par Hitler."
(TMI, V, 283).

On ne peut qu'acquiescer.Cette volonté de cacher la directive du 18 octobre 1942,
alors qu'en même temps, Hitler voulait faire savoir aux Alliés que les "commandos"
seraient exterminés jusqu'au dernier homme, démontre que l'ordre en lui-même
était inavouable, parce que contraire à la Convention de La Haye.
Dès lors, le recours aux communiqués laconiques devient parfaitement
compréhensible: le Führer voulait avertir les Anglo-américains du destin fatal
de leurs "commandos", mais sans leur révéler les circonstances exactes de leur
mort (meurtre d'individus désarmés), ce qui aurait entraîné le dépôt de plaintes.


Un document allemand confirme.


Un document allemand confirme d'ailleurs cette conclusion.
Des malentendus étant survenus, relatifs à la portée de l'ordre d'Hitler,
le 11 février 1943, l'Etat-Major de la Marine diffusa un mémorandum
qui dans lequel on lisait:

" Dans le premier ordre du Führer du 18 octobre 1942 n'était qualifié
de très secret que le seul exposé des motifs, parce qu'on y précisait:

1. Que, selon l'opinion du Führer, le développement des organisations
de sabotage militaire à l'Est et à l'Ouest pouvait avoir des graves répercussions
sur notre conduite des opérations et

2. Que l'on devait procéder à l'exécution de prisonniers ayant opéré en uniforme
et obéi à des ordres militaires, même après qu'ils se soient volontairement
rendus et aient demandé grâce.
Par contre, l'anéantissement des groupes de sabotage au combat ne doit
en aucun cas être tenue secret, mais au contraire doit officiellement figurer
dans les communiqués de l'OKW.
L'effet d'intimidation que l'on attend de ces mesures ne serait pas atteint
si les ennemis qui prennent part à ces opérations de commando n'apprenaient
pas qu'une mort certaine les attend et non une captivité sans risque.
Comme les saboteurs doivent être exterminés immédiatement, sauf quand
pour des raisons stratégiques on a besoin sur le moment de leurs déclarations,
il est donc nécessaire non seulement de donner des instructions à tous
les membres de la Wehrlacht sur le front pour que toutes les catégories
de saboteurs, même portant l'uniforme, soit exterminés, mais aussi que
tous les services des bureaux du territoire ayant à s'occuper d'affaires
de ce genre soient informés de la ligne de conduite qui a été prescrite."

(Doc.C-178, TMI, XXXIV, 771)

là encore, l'accusateur qui, à Nuremberg, présenta ce document conclut
avec raison:

"Cela montre clairement que l'on se rendait parfaitement compte que cet ordre
était une violation flagrante des conventions de Genève et de La Haye."

(TMI, IV, 462).


Un ordre qui entraîne des crimes de guerre.


Sans surprise, l'ordre impitoyable du Führer entraîna l'exécution de saboteurs
qui n'avaient pas commis ou n'avaient pas eu le temps de commettre,un seul délit.
Fin octobre 1942, par exemple, six Anglais et quatre Norvégiens parvinrent
en vue des côtes norvégiennes afin de commettre un attentat contre
le cuirassé Tirpitz.Ils devaient lancer contre lui deux torpilles guidées.
L'entreprise échoua parce que, dans la tempête, celles-ci se perdirent
avant même d'avoir pu être utilisées.Un marin britannique fut capturé
alors qu'il tentait de passer en Suède.
Il s'agissait de Paul Evans, alors âgé de 20 ans.Le rapport allemand déclare:

"Evans avait sur lui un étui à révolver semblable à ceux que l'on emploie
lorsqu'on porte une arme sous l'aisselle et un coup de poing américain.
Aucun acte de violence contraire au Droit international n'a pu lui être
imputé (Völkerrechtswidrige Gewalttaten konnten ihm nicht nachgewiesen werden).
Il avait fait des révélations très détaillées sur l'opération projetée.
Conformément à l'ordre du Führer, il a été fusillé le 19 janvier 1943."

(Doc.UK-057, TMI, XXXIX, 123).

Le 20 novembre 1942 à l'aube, un avion britannique et le planeur qu'il remorquait
s'écrasèrent non loin d'Egersung, sur le sol norvégien.
L'équipage de l'avion périt mais, dans le planeur, quatorze hommes en réchappèrent,
six d'entre eux souffrant de graves blessures.
Un premier rapport allemand racontait:

" Tous portaient des uniformes anglais kaki sans insigne sur la manche.
Le planeur transportait des fusils, des mitrailleuses légères, des mitraillettes
en nombre inconnu."

(Doc.PS-508,TMI, XXVI, 123).

Un deuxième précisait:

" Outre les 17 occupants (du planeur), on a trouvé un important matériel
de sabotage et un équipement de travail.En conséquence, l'intention
de saboter est absolument prouvée.La 280è division d'infanterie a ordonné
l'exécution du détachement, conformément à l'ordre du Führer.
L'exécution a eu lieu dans la soirée du 20 novembre.
Certains prisonniers portaient sous leur uniforme kaki des costumes bleus
de ski qui n'avaient aux manches aucun insigne.
Au cours d'un bref interrogatoire, les survivants n'ont révélé rien d'autre
que leurs noms, grades et numéros de matricules."
(Ibid.,pp.123-4).


Le 8 décembre 1942, deux Britanniques en uniforme furent arrêtés alors
qu'ils allaient commettre un attentat dans la zone portuaire de Bordeaux.
Après trois jours d'interrogatoire, ils furent fusillés.En guise de commentaire,
l'Etat-Major de la Marine de guerre allemande écrivit:

" La mesure, bien qu'elle soit conforme à l'ordre du Führer, n'en présente pas
moins un précédent en Droit international du fait que ces soldats étaient
en uniforme."
(Doc.D-658,TMI, V, 285).

Le lendemain 11 décembre, à Bordeaux, plusieurs navires allemands furent
endommagés par des mines adhérentes fixées sur les coques au-dessous
de la ligne de flottaison.De façon évidente, les deux hommes arrêtés et fusillés
la veille faisaient partie d'une équipe plus grande.Dans les heures qui suivirent,
six saboteurs furent arrêtés alors qu'ils tentaient de fuir vers l'Espagne:
cinq Britanniques et un Irlandais, tous des marins, le plus haut gradé étant
lieutenant.Le corps d'un septième, noyé, fut également découvert.
Le rapport allemand précise:

" Les saboteurs portaient un uniforme spécial vert olive.
Après avoir accompli leur mission, ils coulèrent leurs canots
et tentèrent de s'enfuir en Espagne en habits civils, avec l'assistance
de la population française.On ne découvrit pas d'action criminelle
commise au cours de l'expédition.(Besondere Straflaten auf der Flucht
sind nicht festgerstellt worden).
Conformément aux ordres, le 23 mars 1943, on fusilla tous ceux qui
avaient été arrêtés."
(Ibid.,p.124).


Le 13 décembre 1942, le commandant en chef de l'armée d'occupation
en Norvège demanda si l'exécution de membres de "commandos" fait
prisonniers devait être retardée afin de permettre un interrogatoire.
Sans attendre, l'OKW répondit:

" Conformément au dernier paragraphe de l'ordre du Führer du 18 octobre,
les saboteurs individuels peuvent être momentanément épargnés en vue
de leur interrogatoire.L'importance de cette mesure a été prouvée dans
le cas du Glom fjord, de la torpille biplace de Drontheim et du planeur
Stavanger, où les interrogatoires ont procuré des renseignements
fort intéressants sur les intentions de l'ennemi.
Du fait que dans le cas d'Egersund les saboteurs ont été exécutés
immédiatement et que l'on n'a pu obtenir aucune indication,
le commandant de la Wehrmacht rappelle la dernière phrase de l'ordre
du Führer, prescrivant de ne procéder à l'exécution qu'après un court
interrogatoire."
(Doc.PS-512, TMI, XXVI, 130-1).


Le 6 avril 1943, un communiqué de la Wehrmacht annonça:

" Dans le nord de la Norvège, une unité de sabotage ennemie
a été repérée et détruite, en vue de la côte."

(Doc.PS-526, TMI, IV, 465).


Tout laissait donc penser que l'équipage avait été tué dans la bataille.
Or, le rapport allemand du 10 mai 1943 expliquait ce qui s'était vraiment
passé:repérée, la vedette venue de Scalloway (Shetland) avec
une tonne d'explosif à son bord avait été détruite par son propre équipage,
entraînant la mort de deux hommes.
Les dix autres avaient été capturés.Le rapport précisait:
"Ordre du Führer exécuté par le SD".( TMI, XV, 507).
Bref, les ennemis désarmés avaient été assassinés.


Des documents qui n'avaient pas été détruits.



Tous les documents que je viens de citer ont été utilisés à Nuremberg
afin de charger les accusés.
Preuve que les Allemands ne les avaient pas détruits alors qu'ils étaient
très compromettants, puiqu'il s'agissait soit d'ordres contraires au Droit
international, soit de correspondances évoquant des incendies de villages entiers,
des assassinats de soldats en uniforme ou contre lesquels aucune action criminelle
n'avait pu être retenue, des meurtres à titre préventif, des fusillades en masse
de civils, des exécutions d'enfants....Faut-il imputer cette non-destruction
à un manque de temps ou de moyens ? Non, car je rappelle que les copies
de la directive très secrète du 13 mai 1941 (Doc. C-50)
et de l'ordre des "commandos" (Doc.PS-498) avaient été détruites peu après
leur diffusion en 1941 et 1942.
Dès lors, même à supposer que quelques-unes aient été conservées
dans des dossiers spéciaux, il aurait été possible, jusqu'au dernier moment,
de les faire disparaître en même temps que les originaux.
J'ajoute que cette mesure aurait été illusoire, car les archives fourmillaient
de télétypes, de rapports et de correspondances très clairs,sans langage codé.
On y parlait ouvertement des ordres donnés, des fusillades massives,
des exécutions d'enfants, etc.
Par conséquent, même sans les ordres originaux, il aurait possible de reconstituer
les évènements et d'établir une chronologie assez précise.
Ayant découvert tous les documents nécessaires, l'Accusation à Nuremberg
put exposer les évènements de façon claire, dans leur genèse et tous
leurs développements ultérieurs.
Le rôle d'Hitler et celui des différents accusés put être clairement démontré,
pièces à l'appui, sans qu'il soit besoin de recourir à des suppositions.


A suivre....

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Jo la fouine

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Mer 14 Juil - 11:39


HOLOCAUSTE:


Le vide documentaire constaté dès 1945.

R.Jackson présente l'"Holocauste" à Nuremberg.


Quelle différence avec l'"Holocauste" ?

A Nuremberg, le génocide des Juifs fut présenté pour la première fois,
l'après-midi du 21 décembre 1945.L'orateur était celui qui,de facto,
présidait le Ministère public, je veux parler du redoutable procureur général
américain Robert H.Jackson.Certes,, il faudra attendre le 13 décembre
pour son acolyte William F.Walsh entre dans les détails et précise l'acte
d'accusation, mais cet exposé préliminaire était d'une grande importance
car pour brosser un premier tableau, R.Jackson allait naturellement exposer
les principales "preuves" à la disposition du vainqueur.
Dans une courte introduction, d'ailleurs, il afficha nettement son objectif,lançant:

"Les crimes les plus nombreux et les plus sauvages conçus et commis par
les nazis ont été perpétrés contre les Juifs (...).
Mon intention est de vous exposer le plan et le projet auxquels les nazis
étaient fanatiquement attachés en vue d'anéantir tout le peuple juif.
Ces crimes étaient organisés et dirigés par la direction du Parti, exécutés et
garantis par les personnalités nazies, comme nous le prouverons par les ordres
écrits émanant des services de la Police secrète d'Etat eux-mêmes."

(TMI, II, 127).

Des "ordres écrits" commandant une extermination systématique à l'échelle
de l'Europe ! Voilà les preuves documentaires que l'on attendait, à commencer
par un ordre d'Hitler lui-même.


Des textes archiconnus et nullement démonstratifs.


Mais ce n'est pas ce qui vint.
Dans un exposé très décousu, R.Jackson déclara tout d'abord:

" L' Acte d'accusation lui-même contient nombre de preuves des persécutions
antisémites"
(Ibid.,p.129).

Et de citer, références à l'appui, quelques propos enflammés de l'antisémite
Julius Streicher, exemple:

" la question juive sera difficile à résoudre aussi longtemps qu'il y aura
des juifs dans le reste du monde".


Et deux déclarations isolées du gouverneur de Pologne Hans Frank:

" Les juifs sont une race à éliminer.Toutes les fois que nous en attrapons un,
cela signifie sa fin."


"Il est certain que je ne peux éliminer tous les poux et tous les juifs
dans une seule période d'un an."
(Id.)

Puis il mentionna les lois de Nuremberg (15 septembre 1935) et les lois
de proscriptions qui suivirent.
(Ibid.,pp.129-130).Mais ces textes, archiconnus en 1945,
ne démontraient pas l'existence d'un "Holocauste" qui aurait été ordonné,
planifié et méthodiquement ordonné.


Le document PS-212.

R.Jackson brandit ensuite le document PS-212.Mais là encore, ceux qui
attendaient l'ordre exterminateur d'Hitler ou un document qui y aurait fait
référence durent être déçus.Car il s'agissait de la simple copie non signée
et non datée d'une lettre exposant les mesures antijuives à prendre
dans les territoires occupés.(donc postérieurement à juin 1941).
Loin d'évoquer une entreprise systématique d'anéantissement physique,
le texte expliquait:

" Le premier but principal des mesures allemandes réside dans la séparation
stricte de la juiverie du reste de la population.
Pour l'exécution de cette disposition, il y a avant tout la discrimination
de la population juive, par l'introduction d'un ordre de recensement
et d'autres mesures semblables appropriées.
Puis immédiatement, le port du signe distinctif consistant en une étoile jaune,
doit être institué et tous les droits de liberté doivent être supprimés pour les juifs.
Ils doivent être placés dans des ghettos et en même temps séparés par sexe (...)
des endroits doivent être choisis qui rendent possible l'exploitation totale
de la main-oeuvre juive en cas de besoin...
Toute la propriété juive doit être saisie et confisquée à l'exception de strict
nécessaire à l'existence (....).
Toute activité culturelle sera complètement défendue aux juifs.
Cela comprend la proscription de la presse, des écoles et des théâtres juifs.
L'abattage des animaux selon les rites juifs doit être également défendu...

(Ibid., p.130)


La preuve de pogroms locaux....


Revenant subitement en arrière, R.Jackson évoqua la Nuit de Cristal
(9-10 novembre 1938) pour prouver l'existence d'une " campagne antisémite
(...) forcenée"
en Allemagne après l'assassinat à Paris, du conseiller
de la légation allemande von Rath (Id.).
Puis, faisant un nouveau bond de trois ans dans le futur, il cita le rapport
d'un chef de brigade SS (Doc.L-180) concernant des pogroms, qualifiés
d'actions "d'auto-assainissement" survenus en Lituanie peu après
l'arrivée des troupes allemandes (donc en juin-juillet 1941).
Il y était question de 2 800 juifs à Kovno (Kaunas) et d' "actions similaires",
bien que "de plus petite envergure",organisées dans d'autres parties
du pays.L'auteur concluait:

" Ces opérations d'auto-assainissement allèrent sans heurts parce que
les autorités militaires, qui avaient été tenues au courant, montrèrent
de la compréhension pour ce procédé.Dès le début, il était évident
que l'occasion de procéder à des pogroms ne s'offrirait que dans les premiers
jours de l'occupation.Après le désarmement des partisans, les opérations
d'auto-assainissement prirent nécessairement fin.
Il fut bien plus difficile de mettre en mouvement des opérations semblables
en Lettonie...."
(Ibid.,pp131-2).

Tout ce que cette pièce pouvait démontrer, c'était que dans les premiers temps
de l'occupation, les Allemands avaient sinon organisé, au moins encouragé
des pogroms locaux, responsables de la mort de quelques millers de personnes.
Mais c'était sans rapport avec un massacre de masse ordonné à l'échelle
européenne...


L'aplomb de R.Jackson.


R.Jackson revint à nouveau sur la Nuit de Cristal en évoquant la destruction
de synagogues (Doc.PS-1721), le saccage de magasins et l'arrestation
de milliers de juifs (Doc.PS-3051) ainsi que l'amende colossale infligée
à la communauté juive allemande (Reichsgesetzblatt, 1938,pp.1579-1582).

On notera que, jusqu'à présent, le procureur général américain n'avait cité
aucun document qui aurait commandé une extermination systématique,
que ce fut en Allemagne ou en Europe. Malgré cela, il continua ainsi:

" Quand les frontières de l'Allemagne s'étendirent du fait de la guerre,
la campagne contre les juifs s'étendit aussi.Le plan nazi ne s'était jamais
borné à l'extermination en Allemagne.Il envisagea toujours l'extermination
des juifs en Europe et souvent dans le monde.
A l'Ouest, les juifs furent tués et leur propriétés saisies.Mais la campagne
atteignit son paroxysme à l'Est."
(TMI, II, 132).


Le "plan nazi" d'extermination ? Quel "plan nazi" ?
Dans les annales des fausses démonstrations, cet exposé mérite de figurer
parmi les premières places.


Des massacres locaux qui ne démontrent rien.


R.Jackson poursuivit en revenant sur les pogroms organisés de juin à octobre 1941
dans les Etats Baltes.D'après un rapport de l'Einsatzgruppe A, daté du 15 octobre
1941, ils avaient fait plus de 100 000 victimes en Lituanie et en Lettonie
(Doc.L-180, TMI, II, 133).
Le procureur américain cita ensuite un rapport du 30 octobre sur le
" nettoyage" de la ville de Sluzk (non loin de Minsk).
Rédigé par le commissaire de la ville qui se plaignait de la violence
du " nettoyage", on lisait notamment:

" Il est exact qu'une partie des Juifs fut éliminée par la constitution de ghettos
où beaucoup furent envoyés et de plus divisés en groupes par mes soins,
mais, sans autre délai, une grande partie fut directement chargée dans
des camions et exterminés hors de la ville...."
(Id.)

Certes, ces actions qui touchaient des innocents devaient être considérées
comme criminelles.Au mois de mars 1945, d'ailleurs, H.Göring déclara à son aide
de camp, Karl Bodenschatz, que " de nombreux juifs avaient été mis à mort
et que cela nous coûterait cher"
*
Mais à supposer que ces meurtres aient été perpétrés dans le cadre
d'un génocide total et planifié,tous les juifs de Sluzk auraient été massacrés.
Or, il était bien spécifié que "beaucoup" avaient été envoyés dans des ghettos,
ce qui était en accord avec la politique antijuive prônée dans le document PS-212,
une politique qui ne prévoyait nul génocide.De même, s'appuyant sur le document
R-102, R.Jackson précisa:



* Déposition de K.Bodenschatz à Nuremberg, 8 mars 1946:TMI, IX,21.
Lors de son interrogatoire, H.Göring ne démentit pas ces propos.
Je les suppose donc véridiques.

" Dans les territoires à l'Est de Dnieper, le problème juif a été "résolu"
par la liquidation de 4 891 juifs et l'enrôlement du reste dans des compagnies
de travail comprenant jusqu'à 1 000 personnes."
(Id.)

Là encore, pourquoi ne pas avoir tué tout le monde, préférant adopter la politique
du document PS-212 qui prévoyait l'exploitation de la main-d'oeuvre juive ?
Quant à l'Estonie, s'appuyant sur le même document, le procureur précisa:

" Tous les juifs furent arrêtés immédiatement après l'arrivée de la Wehrmacht.
Les hommes et les femmes au-dessus de 16 ans capables de travailler furent
envoyés au travail forcé.Les juifs furent soumis à des restrictions de toutes
sortes et toutes les propriétés juives furent confisquées."
(Id.)

Cette fois, il n'était plus question de pogroms.De façon évidente, la politique
antijuive à l'Est dans les premiers mois de l'occupation avait été conforme
aux directives publiées dans le document PS-212.
Dès lors, il fallait s'interroger: pourquoi parallèlement à cette politique,
avait-on commis des massacres certes de plus ou moins grande envergure,
mais toujours limités ?


Deux documents capitaux qui expliquent les massacres locaux.


Deux documents capitaux auraient permis d'apporter une réponse claire.
Le 10 octobre 1941, le Feldmarschall von Reichnau, commandant la 6ème armée
allemande qui opérait alors sur le front de l'Est, avait écrit à l'adresse de
ses soldats:

" L'Armée doit viser à la répression des révoltes qui se produisent à l'arrière
et qui, comme l'expérience le prouve, ont toujours été provoquées par les juifs."

(Doc.D-411 ou UK-81, "Comportement des troupes dans les territoires de l'Est"
TMI, XXXV, 85.

Neuf mois plus tard, dans une lettre intitulée:

" Lutte contre les partisans et actions contre les juifs dans le district
général de Ruthénie blanche".
, le commissaire général pour la Ruthénie blanche,
Wilhelm Kube, avait déclaré:

" Au cours de toutes les rencontres avec les partisans en Ruthénie blanche,
il a été établi que le judaïsme est le principal instigateur du mouvement
des partisans."
(Doc. PS-3428,TMI, XXXII, 280).

L'auteur évoquait ensuite les actions entreprises pour endiguer ce fléau:

"(...) nous avons liquidé en Ruthénie blanche, en l'espace de dix semaines,
environ 55 000 juifs (...10 Wochen rund 55 000 Juden liquidiert).
Dans le territoire de Minsk-campagne, le judaïsme est totalement extirpé,
sans nuire au recrutement des travailleurs.Dans la région de Lida,
en majorité polonaise, 16 000 juifs et à Slonim 8 000, etc, ont été liquidés.
Nos arrières, sans prendre contact avec moi, ont liquidé 10 000 juifs dont
l'élimination était de toute façon prévue par nous.
A Minsk-ville, le 28 et le 29 juillet, environ 10 000 juifs ont été liquidés,
dont 6 500 juifs russes, en majorité des vieillards, des femmes et des enfants
(...rund 10 000 juden liquidiert worden, davon 6 500 russische Juden,
überwiegen Alte, Frawen und Kinder)
(Id.)


Des estimations sujettes à caution.


Soulignons en passant que tous ces chiffres sont sujets à caution.
L'exemple de Lida est assez révélateur.D'après l'encyclopédie Wikipedia,
un seul massacre de masse y aurait été perpétré, le 8 mai 1942,
5 670 juifs auraient été emmenés sur un terrain militaire des environs
pour y être fusillés. 1

Dans le Livre de la Mémoire juive,cependant, cette tuerie n'est pas
mentionnée.On y apprend toutefois que le 10 juin 1942, 1 200 juifs
auraient été [i]" massacrés au cours d'une Aktion de deux jours "

et que le 25 juin, " après le massacre de 5 000 juifs, la grande Aktion
déclenchée à Lida"
par les SS et les volontaires lituaniens aurait cessé. 2
J'ignore si les 1 200 juifs allégués du 10 juin figurent parmi ceux du 25.
Mais quelle que soit la version choisie, la thèse officielle contradictoire sur les dates,
évoque tout au plus 6 200 victimes.
On est loin des 16 000 mentionnées par W.Kube !
A son procès, le commandant de Einsatzgruppe D, Otto Ohlendorf, certifia
que les estimations consignées dans les rapports allemands avaient
été grossièrement exagérées. 3

Un an plus tôt, témoignant à Nuremberg, il avait lâché:

"Je crois que, dans les autres Einsatzgruppen, les chiffres ont été,
dans une grande mesure, exagérés."
(TMI, IV, 326).


Des massacres en lien direct avec la lutte contre les partisans.


Cela dit, revenons au sujet central.Le message du Feldmarschall von Reichenau
et la lettre de W.Kube démontrent que ces massacres de juifs à l'Est furent
une conséquence tragique de la guerre contre les partisans.
D'où leur caractère essentiellement limité (même s'ils touchèrent de très nombreux
innocents), alors que s'ils avaient été perpétré dans le cadre d'un génocide total,
tout le monde serait mort...


L'Accusation se contredit elle-même.


Sans surprise, R.Jackson omit de citer ces deux documents.
Mais ceux qu'il produisit allaient tout de même confirmer cette thèse.
On y apprenait par exemple que dans une cité de Ruthénie blanche,
337 juives avaient été fusillées pour avoir fait preuve d'une "attitude provocante"
et que dans une autre ville, 380 juifs avaient été fusillés
"pour avoir diffusé de la propagande subversive" (Ibid.,p.134).
Venaient ensuite le massacre de Kiev "en représailles d'incendies qui avaient été
allumés dans la ville"
, les fusillades de Jitomir "l'expérience ayant appris
qu'il fallait les considérer (les=les juifs) comme des agents de la propagande bolchevique"
, les exécutions de Cherson "en représailles d'actes de sabotage"
(Id.)
Plus loin, le document R-135 déclarait nettement:

"Paysans, femmes et enfants sont fusillés, sous prétexte qu'on les soupçonne
d'appartenir à des bandes."
(Id.)

Trois mois plus tard, l'Accusation soviétique produisit un rapport allemand
sur la liquidation du ghetto de Pinsk, les 29 et 30 octobre 1942,
une opération qui aurait coûté la vie à 26 200 juifs
(URSS-199a,TMI, VIII,298-300).

En 1963, certains membres du bataillon 306 qui avaient participé à cette opération
furent jugés.
On apprit alors que le ghetto avait été liquidé non dans le cadre d'une extermination
des juifs, mais parce qu'il était considéré comme "le centre de l'activité des gangs"
dans la région, une activité qui menaçait directement la ligne Brest-Gomel,
c'est-à-dire l'une des principales voies utilisées pour le ravitaillement des troupes. 4

Quand on sait cela, on comprend pourquoi, à Nuremberg, le général Jodl déclara:

"Je puis vous dire d'une façon certaine que je n'ai jamais vu un ordre qui contint
autre chose que l'assurance que ces troupes de Police (les Einsatzgruppen)
avaient été envoyées dans la zone d'opération pour assurer la tranquillité
et l'ordre, pour éviter les émeutes, et éventuellement pour lutter contre l'activité
des partisans.Je n'ai jamais vu ni un ordre ni un compte rendu disant autre chose."

(TMI, XV,424).


Une confusion volontairement entretenue.


Malgré ce vide documentaire, l'Accusation n'hésita pas à déclarer par la voix
du commandant américain Warren Farr:

" Avec le déclenchement de la guerre et la marche des armées nazies
à travers l'Europe, les SS participèrent à cette solution de la question juive
dans tous les pays d'Europe.
Cette "solution" n'était rien d'autre que l'extermination.La plupart des massacres
furent camouflés sous le nom d'action "contre les partisans" ou "contre les guérillas"

(TMI, IV,219).

On le voit:le Père Desbois avec sa " shoah par balles" n'a rien inventé.
Sa thèse est née à Nuremberg où, faute de documents qui auraient
clairement démontré l'existence d'un génocide total et planifié,
l'Accusation confondit lutte anti-partisans et "Holocauste".


Les "camions à gaz".


R.Jackson évoqua ensuite les "camions à gaz". Il cita deux courts fragments
du fameux "document Becker" (PS-501) qui évoquait en premier lieu les difficultés
d'utilisation de ces véhicules.Or, même à supposer que ces camions aient existé,
rien, absolument rien ne permettrait de conclure qu'ils auraient été utilisés
pour la perpétration d'un génocide.
En particulier, le "document Becker" ne mentionnait jamais les juifs.
L'auteur parlait uniquement de "gens à exécuter", de "gens" et de "prisonniers".
(Doc.PS-501, TMI, XXVI, 103-5).

Il pouvait donc s'agir de partisans, d'otages ou de civils tués en représailles
d'attentats.L'asphyxie dans des camions aurait alors constitué un mode
d'exécution particulier utilisé dans la guerre contre les partisans, à côté
de la fusillade et de la pendaison.

Plus tard, certes, le témoin à charge Otto Ohlendorf déclara que ces véhicules
gazeurs avaient été utilisés pour tuer les femmes et les enfants juifs sans avoir
à les fusiller. 5
Mais sa déposition desservit finalement l'Accusation, car à la question:

"Combien de personnes furent-elles exécutées dans ces voitures ? "

Il répondit:

"Je ne peux pas donner de chiffres exacts, mais le nombre était relativement
très faible, peut être quelques centaines."

(TMI, IV, 340).

Face à des estimations si dérisoires,il devenait évident que les "camions à gaz"
ne pouvaient être invoqués pour démontrer l'existence d'un génocide planifié
et perpétré à grande échelle.


R.Jackson invoque le ghetto de Varsovie.


Sans doute conscient qu'il n'avait jusqu'à présent rien démontré, R.Jackson
annonça qu'il allait achever son exposer par la production d'un "document écoeurant"
preuve du "caractère organisé et systématique des persécutions juives" 6

Allait-on enfin découvrir l'ordre exterminateur d'Hitler ou un historique complet
adressé au Führer et retraçant l'extermination systématique des juifs ? Nullement !
Le procureur américain montra et résuma le rapport du général Stroop sur....
la destruction du ghetto de Varsovie (PS-1601).
Puis il lança en guise de conclusion:

" Nous déclarons que toutes les atrocités commises contre les juifs
(lors de la destruction du ghetto) furent l'extérioration et le point culminant
du plan nazi, auquel a collaboré chacun des accusés présent.
La détermination de détruire les juifs fut un lien puissant qui, en tout temps,
unit les éléments de cette conspiration.
Sur bien des points de politique intérieure, il y eut des divergences parmi
les accusés.Mais il n'y en a pas un qui n'ait répondu au cri de ralliement
du nazisme: Deutschland Erwache, Juda Verrecke ! (Allemagne réveille-toi,
et toi, Israël, crève ! )
(Ibid., p.136).


L'Accusation n'avait finalement rien trouvé.



Ce fut tout.On en déduit que l'Accusation à Nuremberg n'avait trouvé
aucun document administratif qui aurait fait allusion à une extermination planifiée:
ni ordre, ni projet, ni plan, ni budget, ni compte rendu de réunion,
ni correspondances.....Rien. R.Jackson n'avait mentionné ni Auschwitz,
ni même les chambres à gaz !
Quand on compare avec tous les documents très clairs, à commencer par les ordres
d'Hitler lui-même ! concernant l'effroyable lutte contre les partisans et l'extermination
des "commandos", ce vide documentaire est frappant.....

study scratch

1 http://fr.wikipedia.org/wiki/lida

2 Voy.Simon Wiesenthal,Le Livre de la Mémoire juive
(éd.Robert Laffont,1986),pp.143-153

3 Voy.la déposition de Mark Weber au deuxième procès d'Ernst Zündel
en 1988 Did Six Million Reallie Die ? 'Samisdat Publishers Ltd,Toronto,1992)
p.191, col.B.

4 Voy. Tikva Fatal-Knaani," The Jews of Pinsk,1939-1943, Through
the Prism of New Documentation"
, p.30.
Disponible sur:
http://1.yadvashem.org/download/about_holocaust/studies/FatalENGPRINT.pdf.

5 " Dans les zones d'opérations des Einsatzgruppen, en territoire russe,
les juifs et les commissaires politiques devaient être liquidés"

(déposition d'O.Ohlendorf à Nuremberg:TMI, IV, 323)
"Selon un ordre formel de Himmler, les femmes et les enfants ne devaient pas
être soumis à la torture des exécutions (par fusillade), de cette façon,
les hommes des kommandos, qui étaient pour la plupart mariés, n'étaient pas
obligés de mettre en joue des femmes et des enfants"
(Ibid., p.340).

6 "Je n'insisterai plus sur ce sujet que pour citer un autre document
écoeurant qui prouve le caractère organisé et systématique des persécutions
juives."
(TMI, II, 135).


A suivre....

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Jeu 15 Juil - 16:36


TRICHERIES ET ANALYSES RIDICULES.







Un discours tronqué d'Hitler.


Certes, trois semaines plus tard puis à plusieurs reprises encore pendant le procès,
l'Accusation revint sur "l'Holocauste".
Mais si elle appronfondit l'exposé de R.Jackson, elle n'en changera pas la structure
et ne put apporter aucune "preuve documentaire" à l'appui de laquelle les
" conspirateurs nazis" avaient ourdi un plan d'extermination des juifs.
Le vide étail tel que le commandant Walsh en fut réduit à tricher honteusement
pour prétendre impliquer Hitler dans "l'Holocauste".
Du Führer, il ne cita qu'un très court extrait du discours du 30 janvier 1939,
celui où l'orateur avait lancé:

" Au cas où la finance judéo-internationale des pays européens et extra-européens
réussirait encore à précipiter les nations dans une guerre mondiale, celle-ci
se terminerait non par la bolchévisation et, en conséquence, par la victoire
du judaïsme, mais bien par l'anéantissement de la race juive en Europe
(die Vernichtung der jüdischen Rasse in Europa)".

(TMI, III, 533, doc.PS-2663 publié dans TMI, XXXI, 65).

Le substitut du procureur général américain avait soigneusement caché
la suite immédiate de l'allocution, une suite capitale puisque Hitler
y expliquait le sens à donner à sa prophétie:

" En effet, le temps n'est plus où les peuples non juifs étaient sans défense
dans le domaine de la propagande.L'Allemagne nationale-socialiste et l'Italie
fasciste possèdent à présent des institutions qui leur permettent le cas échéant,
d'éclairer le monde sur la nature d'une question dont bien des peuples ont
une notion instinctive, mais qui leur paraît obscure au point de vue scientifique.
Pour le moment, la juiverie peut, dans certains Etats, mener sa campagne
avec le concours d'une presse qui est entre ses mains, du cinéma,
de la radiophonie, du théâtre, de la littérature, etc.
Cependant, pour le cas où les juifs réussiraient à nouveau à inciter des millions
d'êtres humains à une lutte insensée en ce qui les concerne, et ayant pour
unique objet la défense des intérêts juifs, on verra se manifester l'efficacité
d'une propagande éducatrice qui, en Allemagne même, a réussi en quelques années
à terrasser la juiverie."
1

On le voit, il n'était pas question d'un anéantissement physique par l'assassinat
systématique, mais d'un anéantissement social (expulsion de la vie économique)
grâce à une propagande éducatrice orchestrée en direction des goyim.
C'est effectivement ce qui s'était passé en Allemagne à partir de 1935,
avec les lois de Nuremberg et les décrets d'aryanisation de l'économie.
Le 30 janvier 1939, donc, Hitler avait exprimé l'espoir qu'en cas de guerre,
bien d'autres pays excluraient les juifs de la vie socio-économique, voire
du pays tout court.Ce fait fut confirmé par l'ancien gauleiter des Pays-Bas
Arthur Seyss-Inquart, ayant parlé avec Hitler de la question juive en 1943,
celui-ci avait admis " qu'il songeait à une évacuation définitive des juifs,
si possible, de tous les pays de l'Europe avec lesquels l'Allemagne voulait
rester en relations amicales."
(TMI, XVI, 8.
En omettant ce passage explicatif du discours, l'Accusation avait tout
simplement trahi la pensée d'Hitler afin de lui imputer,à tort, des visées criminelles.


L'Accusation se réfute elle-même.


Mais immédiatement après, le commandant Walsh se réfuta lui-même.
Car il continua ainsi:

Le rédacteur en chef de l'organe officiel des SS Das Schwartze Korps
exprimait le 8 août 1940, des sentiments semblables.
Je dépose comme preuve le document PS-2668 (USA-270) et je cite
la traduction complète de la page 2 de l'original:

"De même que la question juive ne sera pas résolue pour l'Allemagne
tant que le dernier juif n'aura pas été expulsé, 2
de même le reste de l'Europe réalisera que la paix allemande tant attendue
doit être une paix sans juifs."


Les personnalité officielles du Parti et de l'Etat n'étaient pas les seules
à émettre de semblables opinions.Je cite un passage de Weltkampf,
revue dans laquelle écrivait l'accusé Rosenberg.
Je présente comme preuve la page 71 des cahiers 1 et 2 (avril-septembre 1941):

"(Pour l'Europe), la question juive ne saura pas résolue tant que le dernier
juif n'aura pas quitté le continent européen.
" 3


Le Tribunal se rappellera que M.Justice Jackson avait mentionné la note d'excuse
contenue dans le journal de Hans Franck, je la cite, à la page 1 de la traduction
du document PS-2233(c) (USA-271):

" Il est certain que je n'ai pas pu me débarrasser de toute la vermine
et de tous les juifs en une seule année.Mais avec le temps, et surtout
si vous voulez l'aider, j'y arriverai
" (TMI,III,533-4).

Et le commandant Walsh de conclure:

"Nous voyons que le parti nazi et l'Etat placé sous son contrôle ont exprimé
clairement, par écrit et oralement, par décrets et par actes officiels:
les juifs doivent être éliminés"
(Ibid.,p.534).

Cette conclusion était acceptable, à condition toutefois de donner au terme
"éliminés" son sens exact.
Or, aucun des quatre documents produits par le substitut du procureur américain
ne permettait de conclure que les Allemands auraient souhaité
une élimination physique. Bien au contraire: Das Schwartze Korps et Weltkampf avaient clairement parlé d'une expulsion des juifs d'Europe.
C'est sur cette ambigüité dans les termes que se développa l'accusation de Génocide.


E.Faure admet qu'il n'existe aucun document.

L'aveu loyal qu'il n'existait aucun document vint d'un procureur général adjoint
français, le fameux Edgar Faure.
Le 5 février 1946, dans son réquisitoire introductif, il annonça son objectif:

"fournir la preuve de la réalisation d'une entreprise criminelle, qui a consisté
en l'extermination des juifs, en France et dans les pays de l'Ouest
"
(TMI, VII, 33)

Dans un premier temps, il résuma la législation anti-juive d'occupation.
Puis il déclara (je souligne):

"Je dois maintenant faire cette remarque: l'ensemble de ces textes (législatifs)
créait pour les juifs une condition très diminuée.
Cependant, il n'existe pas de texte légal qui ordonne la déportation générale
ou l'assassinat des juifs.
"
(Ibid., p.34)

La fameuse lettre d'H.Göring à R.Heydrich.

Face à ce vide béant, l'Accusation fit flèche de tout bois afin de tenter
de sauver la thèse officielle.
Avide de "prouver", elle n'hésita pas à recourir aux raisonnements et
aux analyses les plus ridicules.
Le procureur adjoint américain Ralph G.Albrecht, par exemple, produisit
contre H.Göring sa fameuse lettre à R.Heydrich datée du 31 juillet 1941
et dans laquelle on lisait:

"Complétant la tâche qui vous a été assignée le 24 janvier 1939,
à savoir la solution du problème juif sous forme d'une émigration
ou d'une évacuation dans les meilleures conditions compatibles
avec les conjonctures actuelles, je vous charge par la présente
de faire tous les préparatifs nécessaires en ce qui concerne les questions
matérielles pratiques et d'organisation pour une solution totale du problème juif
à l'intérieur de la zone d'influence allemande en Europe."

(Doc.PS-710, TMI, XXVI, 266-7)


Loin de prôner une extermination physique, cette lettre soulignait au contraire
que la solution totale du problème juif résidait dans l'émigration ou l'évacuation.
Dès lors, comment lui conférer un sens criminel ?
Le moyen trouvé par R.Albrecht fut assez simple.Il lança aux juges:

"Il n'est pas besoin de faire un effort d'imagination pour comprendre la raison
pour laquelle (cette lettre) fut adressée au fameux Heydrich, prédécesseur
de l'accusé Kaltenbrunner.
" (TMI, IV,577)

Le "raisonnement" était donc le suivant: le RSHA, commandé d'abord par
R.Heydrich puis, après l'assassinat de celui-ci, par Ernst Kaltenbrunner,
a participé à l'extermination des juifs.Donc, si, le 31 juillet 1941, H.Göring
s'est adressé à R.Heydrich, c'est que la "solution finale" de la question juive
évoquée dans sa lettre signifiait l'anéantissement physique.
Il fallait donc croire qu'en écrivent: "la solution du problème juif sous forme
d'une émigration ou d'une évacuation
",H.Göring faisait un clin d'oeil
à R.Heydrich et lui disait télépathiquement:
"Ce que j'écris, c'est pour les non-initiés au cas où la lettre tomberait
entre leurs mains.Mais toi, tu as bien compris ce que je veux dire..."

C'était si ridicule qu'on comprend pourquoi le procureur adjoint américain
n'osa pas formuler explicitement son raisonnement.
Mais lors de son contre-interrogatoire par R.Jackson, H.Göring n'eut aucun mal
à se justifier.Voici ce que l'on put entendre le 20 mars 1946:

M.Justice Jackson: Cette lette a été adressée au chef de la Police
de sûreté et des services de sécurité, SS-Gruppenführer Heydrich.
C'est bien cela, n'est-ce pas ?


Accusé Göring :C'est exact, mais je voudrais donner une explication.

M.Justice Jackson: Bien.

Accusé Göring :La raison pour laquelle je lui ai adressé cette lettre
était que Heydrich ou peut être Himmler, par décret du 24 janvier 1939,
avait été chargé de l'émigration des juifs.C'était donc le service intéressé
et c'est le service auquel avait été confiée cette tâche que j'avais à m'adresser
pour toutes les questions matérielles et économiques qui se posaient.

M.Justice Jackson: Oui.Et vous avez ordonné à tous les autres services
du Gouvernement de coopérer avec la Police de sûreté et les SS pour
la solution finale de la question juive, n'est-ce pas ?


Accusé Göring : Il n'est pas question ici des SS mais seulement
de la Sicherheitspolizei ou service d'Etat.Le fait que Heydrich était
SS-Gruppenführer n'a rien à voir dans la question car l'ordre s'adressait
au chef de la Police de sûreté, indiquant son grade comme SS-Gruppenführer Heydrich
.

M.Justice Jackson:Et la mention de son grade dans les SS est superflue
et n'a rien à faire dans ce cas ?


Accusé Göring :Je vais donner une explication.Par exemple, si je m'adresse
au Commandant en chef de l'Armée, j'écris: au Commandant en chef de l'Armée,
général ou Feldmarschall von Brauchitsch, et si je m'adresse au chef de la Police
de sûreté, SS-Gruppenführer Heydrich.C'est son titre et son grade.
Cependant, cela ne signifie pas que les SS eussent à voir quoi que ce fût
dans cette affaire.
(TMI, IX,55-3)

R.Jackson n'insista pas et passa à autre chose.On verra cependant plus loin
comment les juges trichèrent pour retenir ce document contre l'accusé.


E.Faure recourt au "faux dilemme".

Un autre exemple d'analyse complètement fausse fourni par E.Faure
lorsqu'il lança (je souligne):

"Etant donné que les Allemands ont professé de toutes manières,
leur désir de se débarrasser des juifs, on pourrait logiquement penser
qu'ils envisageaient d'une façon favorable cette solution qui était
leur émigration.
Au contraire, nous allons voir qu'ils interdisent l'émigration, et ce par voie
de mesure permanente et générale.
C'est donc là une preuve de leur volonté d'extermination des juifs
et une preuve de la férocité de leur action."
(TMI, VII,p.35)


Le procureur général français recourait ici au "faux dilemme".
Car il feignait d'oublier qu'entre l'émigration (c'est-à-dire le départ volontaire
vers un pays de son choix) et l'extermination physique, il existait bien d'autres
alternatives, dont l'isolement (la mise dans des ghettos) et l'expulsion
(c'est-à-dire le départ forcé vers une destination le plus souvent imposée).


Un document capital finalement occulté.


La malhonnêteté d'Edgar Faure était d'autant plus patente que moins d'un mois
auparavant, le 16 janvier 1946, l'Accusation avait produit un document allemand
qui expliquait pourquoi l'émigration juive avait pris fin. (TMI, V,326)
Daté du 9 octobre 1942, on lisait sous la plume de Martin Bormann:

"En raison de l'espace vital très limité se trouvant à la disposition du peuple
allemand, on espérait que ce problème (juif) pouvait être résolu principalement
par une accélération juive accélérée.
Depuis la déclaration de la guerre, en 1939, les possibilités d'émigration ont
de plus en plus diminiué.D'autre part, outre l'espace vital du peuple allemand,
son espace économique s'accroît rapidement si bien que, en raison de grand
nombre de juifs résidant dans ces territoires, une évacuation totale des juifs
par l'émigration n'est plus possible."
(Doc.PS-3244)

Et d'expliquer:

"A commencer par le territoire du Reich, pour continuer dans les autres
territoires d'Europe compris dans le plan définitif, les juifs seront progressivement
déportés dans de grands camps, déjà établis ou en passe de l'être de l'Est,
où ils devront travailler, et d'où ils seront déportés plus loin vers l'Est.
" (Id.)

On ne pouvait être plus clair: la fin de l'émigration juive n'avait pas marqué
le début de leur extermination physique, mais celui de leur déportation vers l'Est
via des camps de transit.Notons que, comme par hasard,
ce document capital qui, finalement, desservait l'Accusation, n'est pas reproduit
dans les comptes rendus du procès (tomes XXV à XXXIX)
Il figure en revanche dans l'ouvrage La Persécution des juifs dans les pays de l'Est présentée à Nuremberg . 4


L'analyse ridicule d'un discours de W.Funk.


Je signalerai enfin cet exemple révélateur d'analyse parfaitement ridicule:
le 11 janvier 1946, dans son réquisitoire introductif contre Walter Funk,
un substitut du procureur général américain, le lieutenant Bernard D.Meltzer,lança:

"Peu de temps après la promulgation du décret du 12 novembre 1938
(prévoyant "l'élimination des juifs de la vie économique allemande"),
l'accusé Funk prononça un discours sur la question juive.
Il indiqua clairement que le programme de persécution économique
faisait partie d'un programme plus vaste d'extermination, et il se félicita d'avoir
ainsi assuré l'élimination complète des juifs de l'économie allemande."

(TMI, V, 162)


L'ancien ministre de l'Economie nationale allemande qui, dès novembre 1938,
aurait clairement révélé l'existence d'un plan d'extermination physique
des juifs !
Enfin, on détenait une preuve solide.Mais lorsque l'accusateur américain lut
la partie accusatrice du discours, la baudruche se dégonfla.
Voici ce que W.Funk avait déclaré le 15 navembre 1938:

"L'Etat et l'économie constituent un tout.
Ils doivent être régis d'après les mêmes principes.
La meilleure preuve en est donnée par le récent développement
du problème juif en Allemagne.On ne peut pas exclure les juifs
de la vie politique et les laisser cependant vivre et travailler
dans le domaine économique (Man kann nicht die Juden aus dem
Staatsleben ausschalten, sie aber in der Wirtschaft leben und arbeiten lassen)"

(TMI, V, 163) Pour la phrase en allemand, voy.Doc.PS-3545, TMI,XXXII,380.


Il va de soi que, dans le contexte, l'expression "laisser vivre et travailler dans
le domaine économique"
(in der Wirtschaft leben und arbeiten lassen) devait
être prise comme un tout, c'est-à-dire avec le sens de "vivre dans le domaine
économique"
et "travailler dans le domaine économique".
Seul l'aveuglement ou une terrible mauvaise foi pouvait faire dire qu'en prononçant
ces mots, W.Funk aurait révélé qu'on allait tuer les juifs pour qu'ils ne puissent plus
oeuvrer dans l'économie.
Interrogé plus tard sur ce discours, l'accusé n'eut d'ailleurs aucun mal à réfuter
l'interprétation du lieutenant Meltzer.Le 6 mai 1946,il expliqua:

" De toute ma vie, je n'ai jamais, ni oralement, ni par écrit,
préconisé l'extermination ou l'anéantissement des Juifs,
ou fait la moindre déclaration à ce sujet.
C'est là une déclaration du Ministère Public qui, à mon avis,
ne peut procéder que de la fantaisie ou de l'état d'esprit avec lequel
il a lui-même abordé ces questions."
(TMI, XIII,131-2)

C'était si évident que dans son jugement, le TMI écrivit à propos de W.Funk:

Il prononça, le 15 novembre 1938, un discours dans lequel il affirmait aussi
que l'exclusion totale des juifs de toute activité économique devait logiquement
découler de leur exclusion de la vie politique.
(TMI, I, 326)

Les juges avaient donc fort bien compris que, pour W.Funk, il s'agissait
d'exclure totalement les juifs de la vie économique, pas de les exterminer
pour qu'ils ne puissent plus travailler dans le domaine de l'économie.


Un événement qui a eu lieu à grande échelle laisse des traces.


Cette petite anecdote est aujourd'hui bien oubliée, puisque d'après la thèse officielle,
la décision d'exterminer les Juifs aurait été prise au cours du deuxième semestre
en 1942.Il ne pouvait donc en être question dès novembre 1938.
Elle reste cependant très intéressante car elle confirme le vide documentaire
auquel faisait face l'Accusation.
En effet, si les vainqueurs avaient trouvé des preuves manifestes d'un "plan nazi"
exterminateur (un ordre écrit d'Hitler, des comptes rendus de réunions entre
les accusés...), ils n'auraient pas eu besoin de scruter de banals discours
et de les analyser de façon fantaisiste...Je rappelle par exemple que de très
nombreux documents allemands furent découverts, qui décrivaient les mesures
prise par le Gouvernement national-socialiste pour spolier les juifs.
Dans son réquisitoire définitif, le procureur général britannique,
sir Hartley Shawcross déclara:

"Nous savons maintenant par les documents sur la saisie des maisons appartenant
aux juifs, qui ont été déposés par Neurath et Rosenberg, pourquoi les ordres
recommandaient de s'attacher aux plus riches (document PS-1759).
Ces événements n'étaient ni secrets ni cachés.
Les ministres correspondaient entre eux et en discutaient."
(TMI, XIX,467)

A supposer qu'Hitler ait donné l'ordre d'exterminer les juifs, les hauts dignitaires
nationaux-socialistes en auraient aussi parlé entre eux, des rapports auraient
été envoyés, des élucidations demandées, des réponses formulées qui auraient
laissé des traces dans les archives, tout comme dans le cas de la lutte contre
les partisans ou de l'extermination des "commandos".




1 Voy. la traduction du discours paru dans La Documentation Catholique,
n° 895, 20 avril 1939, col.502.

2 Le compte-rendu en français du procès utilise le mot "déporté",
mais l'original en allemand est : "sobald der letzte Jude ausgetrieben wurde"
(TMI, XXXI,67)

3 : La phrase de l'original est: " Für Europa ist die Judenfrage erst
dann gelöst, wenn der letzte Jude den europäischen Kontinent verlassen hat."

( TMI, XXXI,67) (NdA).

4 Recueil de documents publiés sous la direction de Henri Monneray
(éd.du Centre, 1949) pp.91-62.


A suivre....

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Sam 17 Juil - 19:35


Les "témoins" sans valeur de l'Accusation.



Cette absence cruelle de documents en amont aurait pu être compensée
si l'Accusation avait démontré l'existence de chambres à gaz homicides
dans les camps allemands.
Mais là encore, le vide se révéla patent.
Aucune photo, aucun plan, aucun croquis même d'une quelconque chambre
à gaz ne fut produit au cours des audiences.
Dans les 17 tomes de documents publiés après la fin du procès
(environ 10 000 pages),on ne trouve aucune représentation
de cette arme diabolique sans précédent dans l'Histoire.
Preuve que dans les tonnes d'archives saisies, les vainqueurs n'avaient
rien trouvé,rien.


Quelques témoins à écarter d'office.


Voilà pourquoi l'Accusation en fut réduite à citer des "témoins".
Mais au sujet des gazages homicides proprement dits, ceux-ci restaient
toujours très évasifs, voire totalement insignifiants.
Je passerai rapidement sur quatre anciens déportés appelés à déposer
par l'Accusation française:

Paul Roser, ancien déporté à Rawa-Ruska, dont tous les récits horrifiques
étaient de deuxième main ("Nous savions vaguement à l'époque que....",
" Ceux de nos camarades qui sont sortis ce jour-là pour le travail nous
ont rapporté avoir vu...." "Je n'étais pas personnellement à Lemberg,
mais plusieurs médecins (...) m'ont raconté cette scène."
"Ce soldat, dont j'ai oublié le nom, m'a dit..."
: TMI, VIII, 305 et 306)

Victor Dupont, ancien interné à Buchenwald, qui ne put rien apporter
sur les prétendus gazages.
Tout ce qu'il prétendit, c'est qu'au "cours de l'hiver 1944",
des enfants Tziganes avaient été envoyés de Buchenwald à Auschwitz
"en vue d'y être gazés" (TMI, VIII, 253)

François Boix, ancien interné à Mauthausen, qui évoqua juste une fois
des prisonniers Russes "passés à la chambre à gaz", sans aucune autre
précision. (Ibid.,p.287)

Jean-Frédéric Veith, ancien interné à Mauthausen, qui alla jusqu'à
prétendre que "toutes les nuits", les gens des alentours pouvaient voir
"une flamme d'un mètre sortir d'une cheminée", celle du crématoire
(Ibid.,p.250).


L'ancienne déportée à Auschwitz, S.Shmaglevskaja.


Les "témoins" de l'Accusation soviétique ne furent guère meilleurs.
Voici, par exemple, ce que l'on put entendre lors de l'interrogatoire
de l'ancienne déportée à Auschwitz.
Severina Shmaglevskaja:

Colonel Smirnov:Avez-vous vu de vos propres yeux des enfants
envoyés dans les chambres à gaz ?


Témoin Shmaglevskaja : Oui, je travaillais très près d'une voie ferrée
qui menait au four crématoire.Le matin, quelquefois, je me trouvais près
des latrines allemandes d'où je pouvais observer l'arrivée des transports.
J'ai vu ainsi qu'avec les juifs on amenait au camp beaucoup d'enfants,
parfois des familles comptant plusieurs enfants (...) les femmes qui avaient
des enfants sur les bras ou poussaient des voitures et celles qui avaient
des enfants un peu plus gés étaient envoyés directement avec leur enfant
au crématoire.
On séparait les enfants des parents devant le four crématoire et on les conduisait
séparément dans la chambre à gaz.
A l'époque où l'extermination des Juifs dans les chambres à gaz fut poussée
au maximum, parut un ordre suivant lequel les enfants devaient être jetés
dans le four crématoire ou bien dans les tranchées avoisinantes sans être
asphyxiés au préalable.


Colonel Smirnov: Je ne vous comprends pas.Ces enfants étaient-ils
jetés vivants ou étaient-ils tués au préalable par un moyen quelconque ?


Témoin Shmaglevskaja : On les jetait vivants dans les tranchées et
on entendait leurs cris dans tout le camp.
Il est difficile de préciser le nombre de ces enfants qui sont morts ainsi.


Colonel Smirnov: Pourquoi agissait-on ainsi ?
Les chambres à gaz regorgeaient-elles de monde ?


Témoin Shmaglevskaja :Il est difficile de répondre à cette question.
Je ne sais pas si les Allemands voulaient économiser du gaz ou s'il n'y avait pas
de place dans les chambres à gaz.

(TMI, VIII, 320-1)
Bref, tout ce que S.Shmaglevskaja avait vu, c'était les déportés qui arrivaient
sur la rampe de sélection.Pour le reste, son témoignage ne valait rien...

L'ancien déporté Samuel Rajzman.

Sur Treblinka, l'ancien déporté Samuel Rajzman fut encore moins précis.
A propos des "gazages" , il se contenta de déclarer:

"Les déportés devaient aller tout nus jusqu'aux chambres à gaz."
(Ibid.,p.325)

"Le déshabillage et le trajet vers les chambres à gaz duraient dix minutes
pour les hommes et quinze minutes pour les femmes.Pour les femmes, c'était
un quart d'heure, parce qu'avant de les emmener aux chambres à gaz,
on leur coupait les cheveux."
(Ibid.,p.326)

"Ils étaient tout de suite conduits par cette "route du ciel"
vers les chambresà gaz".
(Ibid)

"Dans l'hôpital furent tués toutes les femmes faibles et tous les enfants
qui n'avaient pas eu assez de force pour arriver, par leurs propres moyens,
aux chambres à gaz"
(Ibid.,p.327)

Colonel Smirnov:Combien de chambres à gaz servirent à ces massacres ?

Témoin Rajzman:
"Au début, il n'y avait que trois chambres à gaz, par la suite on en construisit
encore 10.Le plan prévoyait 25 chambres à gaz à Treblinka"
(Ibid.,p.329)

Colonel Smirnov :D'où tenez-vous qu'on voulait porter le nombre
à 25 chambres à gaz ?


Témoin Rajzman :" Parce que tous les matériaux de construction
avaient été amenés dans le camp.J'en demandai la raison puisqu'il n'y avait
plus de Juifs.On me répondit: "Après vous, il y en aura d'autres, et il y aura
encore beaucoup de travail."

(Ibid.,p.329) du 27 février 1946.

Le "témoin" n'avait même pas été invité à désigner le gaz utilisé pour asphyxier...
Il est vrai que deux mois auparavant, le commandant Walsh avait eu l'imprudence
de produire le document PS-3311,c'est-à-dire l'acte d'accusation dressé par
le Gouvernement polonais contre Hans Frank.
A propos de Treblinka, on lisait:

"A la fin d'avril 1942, l'érection des trois premières chambres était achevée
dans lesquelles des massacres en masse devaient avoir lieu au moyen de la vapeur.
Peu après fut achevé le vrai "bâtiment de mort" avec dix chambres de mort.
Le tout fut ouvert pour les massacres de masse au début de l'automne 1942.
Toutes les victimes devaient retirer leurs vêtements et leurs chaussures,
qui étaient rassemblés plus tard, alors que toutes les victimes, femmes et enfants
d'abord, étaient amenées aux chambres de mort.Les petits enfants étaient
simplement jetés à l'intérieur.Après avoir été complètement remplies,
les chambres étaient fermées hermétiquement et la vapeur introduite.
En quelques minutes, tout était fini."

(Doc.PS-3311, TMI, XXXII, 155 et 157)

On comprend donc la gêne de l'Accusation face à ce S.Rajzman qui,
n'ayant pas accordé son violon, parlait de gaz.
Il est cependant dommage que la Défense n'ait pas souhaité contre-interroger
ce témoin afin de révéler le peu de sérieux du Ministère public.


L'ancienne déportée M.C Vaillant-Couturier.


Finalementn le seul témoin qui décrivit un gazage homicide fut
Marie Vaillant-Couturier,née Claude Vogel.Mais là encore,
si elle avait effectivement vu des sélections,sa description des gazages
homicides était de deuxième main, avec de nombreuses
erreurs.Voici ce que l'on put entendre le 28 janvier 1946:

M.Dubost : Etes-vous témoin direct de la sélection à l'arrivée des convois ?

Madame Vaillant-Couturier:

"Oui,parce que quand nous avons travaillé
au bloc de la couture en 1944, notre bloc où nous habitions était en face
de l'arrivée du train.On avait perfectionné le système:au lieu de faire la sélection
à la halte d'arrivée, une voie de garage menait le train presque jusqu'à la chambre
à gaz et l'arrêt, c'est-à-dire à 100 mètres de la chambre à gaz était juste devant
notre bloc.
Ceux qui étaient sélectionnés pour les gaz, c'est-à-dire les vieillards, les enfants
et les mères, étaient conduits dans un bâtiment en briques rouges qui portait
les lettres "Bad", c'est-à-dire "bains" (bain sans "s" serait plus exact).
Là, au début, on les faisait se déshabiller, et on leur donnait une serviette
de toilette avant de les faire entrer dans la soi-disante salle de douches.
Par la suite, à l'époque des grands transferts de Hongrie, on n'avait plus le temps
de jouer ou de simuler.On les déshabillait brutalement et je sais ces détails car
j'ai connu une petite juive de France (...) seule survivante d'une famille de neuf
qui était employée pour déshabiller les bébés avant la chambre à gaz.
On faisait pénétrer les gens une fois déshabillés, dans une pièce qui ressemblait
à une salle de douches et par un orifice dans le plafond on lançait les capsules
de gaz.Un SS regardait par un hublot l'effet produit.
Au bout de cinq à sept minutes, lorsque le gaz avait fait son oeuvre, il donnait
le signal pour qu'on ouvre les portes.Des hommes avec des masques à gaz,
ces hommes étaient des détenus, pénétraient dans la salle et retiraient les corps.
Ils nous racontaient que les détenus devaient souffrir avant de mourir, car
ils étaient agrippés les uns aux autres en grappes et on avait beaucoup de mal
à les séparer."
(TMI, VI, 223-5)

"Je sais qu'à Auschwitz, les gaz (utilisés pour tuer) étaient les mêmes que ceux
employés contre les poux et ils laissaient comme trace de petits cristaux verts pâles.
Je sais ces détails parce que les hommes utilisés à la désinfection des blocs contre
les poux étaient en contact avec ceux qui gazaient les êtres humains et ils leur dit
que c'était les mêmes gaz qui étaient employés."
(Ibid., p.233)

C'est clair, Madame Vaillant-Couturier n'était pas un témoin oculaire.


Les erreurs manifestes du témoin.


Afin, toutefois, de donner du crédit à sa déposition, elle déclara peu après:

" je n'ai jamais cité quoi que ce soit qui n'ait été vérifié aux sources
et par plusieurs personnes."
(Ibid., p.238).

L'ennui est que sa description des gazages dans le crématoire II (ou III),
car c'est de lui qu'il s'agissait, étant proche de la rampe de sélection,
contenait des erreurs manifestes:

- le Zyklon B ne se présentait pas sous forme de "capsules" mais de granulés,

- il ne laissait pas comme traces des "cristaux verts" mais des taches bleues
dans les murs,

- d'après la thèse officielle, le toit de la chambre à gaz n'était pas pourvu
d'"un orifice" mais de quatre dispositifs d'introduction,

- toujours d'après la thèse officielle, les granulés n'étaient pas "lancés"
par les orifices, ils étaient placés dans des sceaux grillagés que
l'on descendait le long des colonnes perforées.


Une seule "chambre à gaz" !


Il y avait plus grave encore; à trois reprises, le "témoin" avait parlé
d'une chambre à gaz:

-"une voie de garage menait le train presque jusqu'à la chambre à gaz",

- "l'arrêt, c'est-à-dire à 100 mètres de la chambre à gaz, était juste
devant notre bloc."
,

- " Ceux qui étaient sélectionnés pour les gaz(...) étaient conduits dans
un bâtiment en briques rouges."


Or, à Birkenau, le crématoire II était situé juste en face du crématoire III
et d'après la thèse officielle, les deux auraient été utilisés à peu près
dans la même mesure.
Dès lors, on ne voit pas pourquoi Madame Vaillant-Couturier ne se serait jamais
aperçue de l'existence d'un deuxième bâtiment abritant une deuxième
chambre à gaz.
Cette seule erreur suffisait pour discréditer son "témoignage" sur le chapitre
des gazages homicides.
L'ancienne déportée avait peut être vu des sélections, mais certainement pas plus...


Les "sources" du témoin.


Une autre erreur flagrante concernait le nombre de juifs hongrois arrivés à Auschwitz:

" 700 000 environ " d'après Madame Vaillant-Couturier (TMI, VI, 233)

Lors du contre-interrogatoire mené par l'avocat de Julius Streicher,
Me Hans Marx, le dialogue suivant s'instaura:

Dr Marx :Comment pouvez-vous expliquer que vous ayez ainsi
des connaissances statistiques tellement exacte ? Par exemple vous parlez
de 700 000 juifs qui seraient arrivés de Hongrie.


Madame Vaillant-Couturier: Je vous ai dit que j'avais travaillé
dans les bureaux, et en ce qui concerne Auschwitz, que j'étais amie
de la secrétaire de la Oberaufseherin dont j'ai indiqué le nom et l'adresse
au Tribunal.


Dr Marx : On prétend cependant qu'il y aurait eu 350 000 juifs
seulement venue de Hongrie, ceci d'après les indications du chef de service
de la Gestapo Eichmann.


Madame Vaillant-Couturier: Je ne veux pas discuter avec la Gestapo.
J'ai de bonnes raisons pour savoir que ce qu'elle déclare n'est pas toujours exact.

(TMI, VI, 238)

Hélas, pour Madame Vaillant-Couturier, 440 000 juifs hongrois furent déportés,
qui ne furent pas tous dirigés sur Auschwitz. 1
La Gestapo était donc bien plus proche de la vérité que l'ancienne déportée,
ce qui en dit long sur la valeur de ses prétendus vérifications
"aux sources et par plusieurs personnes"...
Ces "témoins" des chambres à gaz produits par l'Accusation à Nuremberg
étaient de toute évidence sans aucune valeur.

Je note d'ailleurs que dans l'ouvrage de R.Hilberg, les noms de Severina
Shmaglevskaja,de Marie Vaillant-Couturier et de Samuel Rajzman
n'apparaissent pas une seule fois même en note.


1 : Se fondant sur des statistiques allemandes, R.Hilberg parle
de 437 402 déportés (voy.R.Hilberg,op.cit., p.738)


A suivre...

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Dim 18 Juil - 18:07

L'Accusation française tente vainement de combler
le vide documentaire.


Une traduction gravement erronnée.


Quant aux documents qui seraient venus démontrer des assassinats massifs
par gaz, le Ministère Public ne put en produire aucun.
Seul l'Accusation française s'y risqua.Elle possédait en effet les factures
de livraison de Zyklon B à Auschwitz et à Oranienburg que Kurt Gerstein
avait données lorsqu'il s'était rendu.Les documents portaient à chaque fois:
"Entwesung und Entseuchung",termes très voisins,l'un des deux ayant
été traduit en français par "extermination" (TMI, VI,345)
Le Ministère Public français était donc sûr de son fait:il détenait la preuve !
Cependant, quelqu'un fit remarquer que la traduction était gravement fautive,
car les deux mots allemands signifiaient en réalité
"désinfection et décontamination".


Aplomb monumental.


Alait-on devoir abandonner cette "preuve" ? Non, car deux jours avant
la présentation des documents, le "témoin" M.C Vaillant-Couturier expliqua,
quelle heureuse coïncidence, que les gaz employés contre les poux avaient
aussi été utilisés pour gazer les êtres humains.
Le 30 janvier 1946,donc, le procureur général adjoint Charles Dubost présenta
ainsi les factures:

" En ce qui concerne l'extermination brutale par les gaz, nous avons enfin
les factures de gaz asphyxiant, destinés à Oranienburg et à Auschwitz,
qui sont déposés au Tribunal sous le n° RF-350 (PS-1553).
Le Tribunal en trouvera la traduction page 27 du deuxième livre de documents
(la traduction en français de ces factures, c'est un souci de loyauté qui
nous le fait déclarer,n'est pas absolument conforme au texte allemand.
Ne lisez donc pas "exterminationé mais "assainissement").
Le témoignage de Madame Vaillant-Couturier nous a appris que ces gaz,
utilisés pour la destruction des poux et autres parasites, ont été aussi utilisés
pour l'anéantissement des êtres humains."
(TMI, VI,345)


L'ennui était cependant le suivant: puisqu'il s'agissait du même gaz et puisque,
sur les factures, seules étaient mentionnées "désinfection et décontamination",
quelle preuve avait-on que le Zyklon B livré aurait servi à des fins homicides ?
Il y avait certes la parole du "témoin" Vaillant-Couturier, mais sachant que,
sur ce point comme sur bien d'autres, son récit était de seconde main, il n'avait
guère de valeur.
L'Accusation française était parfaitement consciente du problème.
Aussi C.Dubost s'empressa-t-il de développer un autre argument en ces termes:

" D'ailleurs, la quantité de gaz livrée et la fréquence à laquelle ces envois
étaient faits, ainsi qu'en témoigne le grand nombre de factures que nous
versons aux débats, prouvent que ces gaz étaient à double fin."
(Id.)

On notera ici l'incroyable aplomb du procureur.Car pour apporter la preuve
d'une utilisation homicide, il aurait fallu:

- étudier les livraisons de Zyklon B dans les différents camps de concentration
ou de travail (et peut être aussi dans les stalags, les oflags, les casernements
divers....), ce qui aurait permis de:

- déterminer la quantité moyenne de Zyklon B utilisée (sans but homicide)
par semaine et pour mille personnes en temps "normal", avec des variations
possibles suivant la saison, la catégorie de déportés, la localisation du camp
et le type d'activité qui y était organisé,

- déterminer cette moyenne en temps d'épidémie.

Par la suite, il aurait fallu comparer ces estimations avec les chiffres d'Auschwitz,
ce qui aurait peut-être permis de déceler une utilisation "anormale" du gaz
dans ce camp.
Tout cela aurait donc nécessité une étude statistique minutieuse, réalisée
par des gens compétents et munis de toutes les données nécessaires.
Mais l'Accusation française s'en moquait.Elle apportait quelques factures banales et,
sans autre analyse, concluait que les quantités livrées et la fréquence de livraisons
prouvaient la double utilisation du gaz.
Dans les annales des fausses démonstrations....


L'Accusation bat en retraite.


L'affaire ne s'arrête cependant pas là.Contre toute attente, le Tribunal rejeta
ces factures,pour des raisons purement procédurales:il manquait une simple
déclaration sous serment identifiant les documents (Ibid.,pp.346-7)
Après avoir déclaré qu'il demanderait cet affidavit, C.Dubost, déclara que,
de toute façon, ces factures n'étaient pas utiles:

" Cette volonté d'extermination"
dit-il," n'a pas besoin d'être prouvée
par ce document"

(Ibid.,p.347).Et d'expliquer:

" elle est établie amplement par les témoignages que nous avons apportés
au Tribunal:c'est le témoin Boix qui nous a rapporté ces paroles:
"Personne ne doit sortir vivant d'ici....il n'y a qu'une sortie,c'est la cheminée
du crématoire"
(Id.).

Bref, l'Accusation battait en retraite:elle n'avait aucun document.
Mais elle avait des "témoignages" des centaines de "témoignages"...


Rien sur "l'extermination brutale".


Le procureur français lut ensuite quelques fragments de témoignages
consignés sous la cote F-321. Puis il lança:

" Cette destruction, cette extermination des internés se fit sous deux formes
différentes:l'une progressive,l'autre brutale."
(Id.).

Afin d'illustrer la première, il cita la rapport de la délégation parlementaire
britannique sur Buchenwald (L-78) puis celui du comité fondé par Eisenhower
sur Buchenwald, Dora et Dachau (L-159).Il mentionna ensuite, lapidairement
et en vrac, des documents indiquant le nombre de coups de bâton pouvant
être administrés aux déportés, les conditions de vie au camp de Dora,les internés
"Nacht und Nebel" (F-278), quelques fragments de témoignages sur les conditions
de vie dans les camps (F-121, F-321)....L'énumération était si fastidieuse qu'après
une courte suspension d'audience, le Président du Tribunal y mit fin.
S'adressant à C.Dubost, il déclara:

" Monsieur Dubost, le Tribunal a considéré la question des preuves que
vous avez présentée sur les camps de concentration et il est d'avis
que vous avez prouvé l'accusation pour le moment, sous réserve
de témoignages qui pourraient être présentés de la part des accusés
et sous réserve aussi de votre droit, en vertu de l'article 24 du Statut,
de présenter une réplique si le Tribunal pense qu'il est bon d'introduire
cette réplique.
Nous pensons, par conséquent, qu'il n'est pas dans l'intérêt du Procès
que le Statut oblige à être expéditif, que de nouvelles preuves soient
présentées au point où nous en sommes, sur les camps de concentration,
à moins qu'il n'y ait des questions nouvelles concernant les camps
de concentration sur lesquelles vous n'ayez pas encore attiré notre attention."

(Ibid.,pp.351-2).

Le procureur français promit d'aborder quelques points supplémentaires après
la suspension d'audience de midi.Sachant qu'il n'avait évoqué que
"l'extermination progressive", on s'attendait à ce qu'il revienne sur
"l'extermination brutale", c'est-à-dire l'extermination des juifs (et des tziganes)
dans les chambres à gaz.Il n'en fut rien.
L'après-midi, C.Dubost évoqua rapidement:

- les expériences médicales du Dr Rasher (Ibid., pp.391-3),

- le compte rendu d'une entrevue entre Josef Goebbels et le ministre
de la Justice Thierack, entrevue durant laquelle le ministre de la Propagande
avait proposé d'exterminer certaines catégories d'asociaux (dont les juifs
condamnés) en les faisant travailler jusqu'à l'épuisement (PS-682).

- le témoignage d'un ancien déporté à Mauthausen affirmant que les civils
des environs avaient connaissance des atrocités commises dans ce camp (F-662).

La seule tentative de démontrer, par des documents allemands d'époque,
des assassinats massifs par gaz avait donc lamentablement échoué,
et cela même si le Tribunal avait fini par accepter les factures de Zyklon B
(Ibid., pp.377).

Mais cet échec lamentable ne troubla personne....

Le 29 avril 1946, l'accusé Julius Streicher eut donc raison de lancer:

" Aujourd'hui encore je ne puis croire que 5 000 000 de juifs aient été tués.
Du point de vue technique, je considère cela comme impossible.
Je n'y crois pas.Je n'en ai, jusqu'ici, aucune preuve."

(TMI, XII,381).

L' "Holocauste" dans le jugement final.

Invocation du discours tronqué d'A.Hitler....


Le jugement final confirme cette absence de documents.Pour "l'Holocauste",
la partie capitale commence à la page 263 avec ce passage:

Cependant, au cours de l'été 1941, des plans furent établis pour
la "solution finale" de la question juive en Europe.
Cette "solution finale" signifiait l'extermination des juifs, dont Hitler avait
prédit, au début de 1939, qu'elle serait une des conséquences de la guerre,
une section spéciale de la Gestapo, suis les ordres d'Adolf Eichmann,
chef de la section B4 de cette police, fut créée pour atteindre ce résultat.

(TMI, I, 263).

On le voit, le seul document retenu par le Tribunal était le fameux discours
prononcé par Hitler le 30 janvier 1939, un discours qui, nous l'avons vu,
ne prédisait nulle extermination physique.
Quant aux prétendus "plans" établis au cours de l'été 1941, le Tribunal
ne donnait ni une citation, ni même une simple référence...


...et de la lettre d'H.Göring à Heydrich.



Un seul document datant de cet été fut retenu: la lettre de H.Göring à Heydrich
en date du 31 juillet 1941.
Mais pour le rendre à charge, il fallait omettre le fragment qui parlait explicitement
d'une solution à obtenir par la voie de l'émigration ou de l'évacuation.
Les juges le firent, sans vergogne,écrivant:

Bien que Himmler fût chargé de l'extermination des juifs,Göring,
malgré ses protestations à l'audience, était loin, en cette matière,
d'être indifférent ou inactif.Par décret du 31 juillet 1941, il ordonna
à Himmler et à Heydrich d'aboutir à une "solution finale de la question juive
dans la sphère d'influence allemande en Europe"
(Ibid.,p.299).

Il est difficile de faire plus malhonnête et plus cynique....


Einsatzgruppen:aucun document probant.


Sans surprise, les juges évoquèrent les Einsatzgruppen ainsi que d'autres unités
prétendument impliquées dans "l'Holocauste".


Ce fut à des Einsatzgruppen (....) formés pour briser, sur le front oriental,
la résistance des populations derrière les Armées allemandes,que l'on confia
la tâche d'exterminer les juifs (...).
L'extermination des juifs était aussi confiée à des unités de la Police de sûreté
et du SD qui se trouvaient dans les territoires de l'Est, soumis à une administration
civile.
(Ibid.,p.263).

L'utilisation de formules vagues ("que l'on confia", "était aussi confiée")
est révélatrice.
Car si le Tribunal avait disposé d'un ordre, d'un seul ordre précis, il aurait pu
préciser qui avait confié et quand la tâche avait été confiée....
Dans l'affaire des "commandos", par exemple, le jugement déclarait:

Au cours de la guerre, un grand nombre de soldats alliés qui s'étaient rendus
aux Allemands furent immédiatement fusillés, souvent en application d'une
politique délibérée et calculée.Le 18 octobre 1942, Keitel mit en circulation
une directive approuvée par Hitler, laquelle ordonnait que tous les membres
d'unités alliées de "commandos", même en uniforme, armés ou non, devraient
être "exécutés jusqu'au dernier homme", dans le cas où ces unités tomberaient
aux mains des autorités (...) (Ibid.,p.240).


De même, concernant la lutte contre les partisans, les magistrats avaient
explicitement cité le document C-52, c'est-à-dire la directive de W.Keitel
en date du 23 juillet 1941 (Ibid.,p.248).

Quand on compare ces parties du jugement avec les formules vagues utilisées
pour les Einsatzgruppen et les unités du SD, on comprend que, sur "l'Holocauste"
à l'Est, le Tribunal ne disposait d'aucun document probant: ni ordre,ni directive,
ni compte rendu qui aurait mentionné de façon explicite une politique de destruction
systématique des juifs pour le seul motif qu'ils étaient juifs.


Le jugement invoque le "Rapport Stroop".


Afin de démontrer "la nature organisée et systématique des persécutions de juifs"(comprenez, dans le sens du Tribunal:de l'extermination), les magistrats
s'attardèrent sur....la destruction du ghetto de Varsovie(Ibid.,pp.263-4).
Mais s'ils citèrent quelques extraits du "Rapport Stroop" (le général SS
qui avait été chargé de cette mission), ils omirent soigneusement de remettre
cette liquidation dans son contexte, c'est-à-dire de rappeler que l'action
entreprise en avril-mai 1943 visait les derniers juifs qui, ayant refusé d'évacuer
le ghetto, s'y étaient retranchés avec armes et munitions.
C'est contre eux, et contre eux seuls, que les Allemands avaient dû prendre
les grands moyens.
Ceux qui avaient évacué le ghetto conformément aux ordres donnés n'avaient
subi nulle violence.


Les dépositions convergentes écartées par le Tribunal.


La liquidation du ghetto de Varsovie, même si elle s'était achevée dans le sang,
n'était pas la preuve d'une quelconque extermination.
Quand on sait que les Allemands voulaient expulser les juifs hors de la sphère
d'influence allemande (donc hors de la Pologne occupée), le transfert des juifs
de Varsovie plus loin vers l'Est ne surprend pas.
A Nuremberg, d'ailleurs, l'ancien collaborateur du gauleiter de Pologne,
Joseph Bühler, déclara:

Lorsque leurs ghettos furent vidés, j'ai supposé qu'on les avait transférés
vers le nord-est de l'Europe.Le chef du RSHA m'a dit, au cours de la conférence
(de Wannsee), que c'était là son intention."
(TMI, XII, 107).

Je rappelle qu'à Nuremberg, les accusés et de nombreux témoins qui avaient
occupé des postes élevés dans le Gouvernement national-socialiste précisèrent
n'avoir jamais rien su d'une entreprise d'extermination.
Certains avaient entendu parler d'expulsion et si des rumeurs de meurtres
ystématiques leur étaient parvenues, ils n'avaient jamais pu les confirmer.
Mentionnons par exemple H Göring, Hans Lammers (chef de chancellerie du Reich),
Arthur Seyss-Inquart (gauleiter des Pays-Bas,qui enquêta sur le sort des juifs
hollandais déportés), Paul Körner (secrétaire d'Etat au ministère d'Etat de Prusse
qui, pendant la guerre, avait oeuvré à la reconstruction des territoires occupés),
Bernhard von Brauchitsch (général en chef, premier aide de camp d'H.Göring),
Karl Bodenschatz (général, aide de camp d'H.Göring) et Albert Kesselring
(ancien commandant en chef d'une flotte aérienne sur le front de l'Est
de juin à novembre 1941,puis commandant en chef d'un groupe d'armées).
Voici ce que l'on put entendre au cours des débats:

Dr Thoma :Avez-vous su que Hitler ait décidé de règler la question
juive par une solution définitive, c'est-à-dire par l'anéantissement des juifs ?


Témoin Lammers :Oui, je sais beaucoup de choses à ce sujet.
La solution finale adoptée pour la question juive me fut connue pour
la première fois en 1942.J'ai alors appris que le Führer,soi-disant par l'intermédiaire
de Göring avait chargé l'Obergruppenführer SS Heydrich, de résoudre la question
juive (...).Mais, quand j'ai eu besoin de savoir quelque chose, j'ai pris, bien entendu,
contact avec Himmler et lui ai demandé ce qu'il fallait entendre par solution de
la question juive.Himmler a répliqué qu'il avait reçu mission du Führer de mener
à bien le problème juif, que Heydrich et son successeur en étaient également
chargés et que la solution envisagée était essentiellement celle de l'expulsion
des juifs d'Allemagne.(...) j'ai voulu m'informer directement, en 1942,
j'ai demandé audience au Führer.
Celui-ci me confirma qu'il avait chargé Himmler de l'évacuation, mais que,
pendant la guerre, il n'accorderait plus d'audience à ce sujet (...).
Finalement, en 1943, la rumeur se répandit qu'on tuait les juifs (...).
Chacun disait qu'il avait entendu dire par un autre, mais aucun ne voulait donner
une assurance formelle.Mon opinion est que cela provenait de l'écoute d'émissions
étrangères et que les gens ne voulaient pas l'avouer.Cela m'encouragea à faire
une nouvelle démarche.Mais comme je ne pouvais pas empièter sur les attributions
de Himmler, c'est donc à lui que je m'adressai une fois de plus.
Himmler nia toute exécution et me dit qu'il s'était référé à l'ordre du Führer
d'expulser les juifs, que, naturellement, au cours de telles expulsions, des malades,
des vieillards étaient morts, que des accidents se produisaient, de même que
des attaques aériennes.Il ajouta même que des révoltes avaient lieu,qu'il avait
fallu réprimer avec rigueur, pour l'exemple.
Pour le reste, les gens étaient parqués dans des camps.Puis, à l'aide de nombreuses
photographies et d'albums, il me montra le travail accompli dans ces camps par
les juifs,pour les besoins de la guerre, des ateliers de cordonnerie et de tailleurs
(...).Néanmoins, j'ai voulu, encore une fois, en parler au Führer, qui m'a fait
la même réponse que Himmler.
Il me dit: "Je déciderai plus tard de la destination,pour l'instant,ils sont bien
où ils sont"


Dr Thoma : Himmler vous a-t-il jamais dit que la solution finale du problème
juif consistait à exterminer les juifs ?


Témoin Lammers :
" Il n'en a jamais été question.Il a seulement parlé d'expulsion".

Dr Thoma : Il a seulement parlé d'expulsion ?

Témoin Lammers :"Oui, d'expulsion."

Dr Thoma :Quand avez-vous entendu dire que ces 5 000 000 de juifs
avaient été tués ?


Témoin Lammers :"C'est ici seulement que je l'ai entendu dire,
il y a peu de temps."
(TMI, XI, 56-9).

A suivre....

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J'adore fouiller dans les poubelles de l'Histoire,
on y trouve souvent des pages de l'Histoire arrachées,
raturées,cachées,souvent dérangeantes...


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Jo la fouine

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Lun 19 Juil - 17:28


Accusé Seyss-Inquart
:


(...) Cela a dû se passer en 1942,je crois,lorsque Heydrich a formulé
de nouvelles exigences à savoir l'évacuation des juifs (de Hollande).
Il justifiait cette exigence en disant que la Hollande,
tôt ou tard, deviendrait un théâtre d'opérations, et qu'alors on ne pouvait
y laisser une population hostile.Il a mentionné également qu'il était
responsable de la sécurité du Reich en tant que policier, et qu'il ne pouvait
assumer cette responsabilité si les juifs restaient en Hollande (...).
A la fin, Heydrich m'a fait présenter un ordre du Führer, aux termes duquel
il était investi de pouvoirs illimités pour l'exécution de toutes les mesures,
dans les territoires occupés.J'ai fait demander par Bormann ce que cela signifiait
exactement, et on m'a alors confirmé cet ordre.
Là-dessus a commencé l'évacuation des juifs.
J'ai alors essayé d'en avoir le coeur net sur le sort de ces juifs, et il m'est pénible
maintenant d'en parler parce que cela à l'air d'une plaisanterie.
On m'a dit que les juifs étaient envoyés à Auschwitz.
J'ai fait en sorte d'envoyer des gens des Pays-Bas à Auschwitz, et ils sont revenus
en disant que c'était un camp destiné à abriter 80 000 personnes,
qu'il était assez spacieux, et que les gens allaient relativement bien.
Il y avait, par exemple, un orchestre composé d'une centaine de personnes.

(TMI, XV, 691).

(...) Auschwitz m'avait été signalé comme un camp de rassemblement où
les juifs resteraient jusqu'à ce que la guerre prenne fin ou qu'une autre décision
soit prise.
(TMI, XVI, 84).

(...) Dans le courant de l'année 1943, j'ai eu des conversations à ce sujet
avec Hitler, et j'ai attiré son attention sur ce problème dans les Pays-Bas.
Il m'a assuré de la manière si persuasive qui était la sienne et il a tout de même
admis en même temps qu'il songeait à une évacuation définitive des juifs,
si possible, de tous les pays avec lesquels l'Allemagne voulait rester en relations
amicales.
Il avait l'intention de veiller à ce que les juifs fussent établis à la frontière
orientale des zones d'intérêt allemandes, dans la mesure où l'on ne pourrait pas
les faire émigrer dans d'autres parties du monde.
Au début de 1944, j'ai eu une conversation avec Himmler que j'avais rencontré
en Bavière méridionale.Je lui demandai d'une façon résolue ce qu'étaient devenus
les juifs néerlandais(...).Himmler me répondit à peu près:
"Ne vous tourmentez pas.Ce sont nos meilleurs ouvriers".
Je ne pouvais pas m'imaginer que, d'une part, les juifs capables de travailler
travaillassent et que, d'autre part, leurs parents fussent exterminés.
Je croyais que dans un pareil cas on ne pouvait qu'imaginer que chaque juif
sauterait à la gorge d'un Allemand pour l'étrangler (...).
(Ibid.,pp.8-9)


Dr Hansel :Avez-vous parlé avec Hitler de ce problème juif avant 1943 ?

Accusé Seyss-Inquart :Je me suis trouvé occasionnellement là lorsqu'il
en a parlé.Cela faisait toujours partie de ses directives de séparer les juifs
du peuple allemand et de les envoyer quelque part hors de l'Allemagne.


Dr Hansel : Mais on n'a jamais parlé d'anéantissement ?

Accusé Seyss-Inquart : Absolument pas.
(Ibid.,p.27).


Sir David Maxwell-Fyfe :Vous ignoriez l'étendue de ces faits,
mais vous saviez qu'il existait une politique qui visait à l'extermination des juifs ?


Accusé Göring :
Non, une politique d'émigration et non pas d'extermination des juifs.
(TMI, IX, 655).

Dr Laternser : Pouvez-vous dire si les grands chefs militaires savaient
que Hitler ou Himmler avait l'intention d'exterminer les juifs ?


Accusé Keitel :A mon avis, ils ne le savaient pas.Personnellement,
je n'en ai pas été informé.

(TMI, X, 615).

Dr Laternser : Avez-vous eu connaissance des juifs à l'Est ?

Témoin Kesselring : Non.

Dr Laternser : Avez-vous appris quelque chose de l'activité
des "Einsatzgruppen" SS ?


Témoin Kesselring : Non.Je ne connaissais même pas le nom de ces unités.
(TMI, IX, 202).

Témoin von Brauchitsch : J'ignorais tout des campagnes entreprises
contre les juifs, telles qu'elles ont été présentées ici et dans la presse.


M.Justice Jackson : Je ne veux pas vous interroger sur ce qu'il y a dans
la presse, mais comment voulez-vous que le Tribunal croie que vous ignoriez
les campagnes menées contre les juifs en Allemagne ?


Témoin von Brauchitsch : Je sais seulement que quelques juifs avaient
été mis dans des ghettos.Je ne connaissais rien, cependant, des atrocités
commises contre les juifs telles qu'elles ont été dévoilées maintenant
dans la presse.

(TMI, IX, 158-9).


Dr Stahmer : Au quartier Général, lors des conférences du Führer
ou à d'autres occasions, a-t-on parlé des camps de concentration ?


Témoin Bodenschatz : Je n'ai jamais entendu le Führer en parler
à son Quartier Général.Il n'en a jamais dit un mot en notre présence.


Dr Stahmer : Y a-t-on parlé de l'extermination des juifs ?

Témoin Bodenschatz : Non.Il n'a pas parlé de l'extermination des juifs,
pas avec moi en tout cas.


Dr Stahmer :Même dans les discours sur la situation militaire ?

Témoin Bodenschatz : Non.Je ne me souviens pas qu'on ait abordé
la question de l'extermination des juifs en ma présence.


Dr Stahmer : D'autres personnes en ont-elles parlé ?

Témoin Bodenschatz Non.

Dr Stahmer : Himmler ?

Témoin Bodenschatz :Göring n'en a pas non plus parlé avec Himmler,
j'ai seulement entendu dire, au cours de ma captivité, que certaines personnes
ont posé la question à Himmler.Il aurait alors répondu : "Ce n'est pas exact,
ce que vous entendez dire est faux".

(TMI, IX, 20-1).

Général Rudenko :Vous ne saviez pas que des millions d'hommes
furent exterminés par les autorités allemandes d'occupation ?


Témoin Körner :Non, je n'en savais rien.

Général Rudenko : Réellement, vous n'en saviez rien.

Témoin Körner : Je viens seulement d'en entendre parler.

Général Rudenko :A l'instant seulement ?

Témoin Körner : Oui. (TMI, IX,189).1


Les fosses de Bergen-Belsen comme "preuves".


Naturellement, tous ces témoignages ne troublèrent pas le Tribunal.
Car outre le "rapport Stroop" sur Varsovie, les juges déclaraient avoir d'autres
preuves de "l'Holocauste".
Il s'agissait des...fosses communes de Bergen-Belsen et des entassements
de cadavres à Dachau ou de Buchenwald.Dans le jugement, on lit:

Enfin,on a projeté devant le Tribunal des films qui montrent les fosses communes
découvertes par les Alliés, contenant des centaines de victimes et qui constituent
autant de preuves d'assassinats massifs de juifs.

(TMI, I ,264).

Le fait que les cadavres n'aient été ni identifiés ni autopsiés ne gênait
absolument pas les juges.
Un mort trouvé dans un camp en 1945 ne pouvait être qu'un juif exterminé !


Les juges invoquent les "aveux" de R.Höss.


Aux témoignages des accusés et des témoins à décharge, les juges préférèrent
les "aveux" de Rudolf Höss, que les vainqueurs avaient eu la chance d'appréhender
et à "faire parler" en avril 1946.
Dans un mémorable passage, les magistrats écrivirent:

Comme moyen d'aboutir à la "solution finale", les juifs furent réunis dans les camps
où l'on décidait de leur vie ou de leur mort selon leur condition physique.
Tous ceux qui le pouvaient encore devaient travailler, ceux qui étaient hors d'état
de le faire étaient exterminés dans des chambres à gaz, après quoi l'on brûlait
leurs cadavres.Certains camps de concentration, tels Treblinka et Auschwitz,
furent principalement choisis à cette fin.
En ce qui concerne Auschwitz, le Tribunal a entendu le témoignage de Höss,
qui en fut le commandant du 1er mai 1940 au 1er décembre 1943.
A son avis, dans ce seul camp et pendant cette période, deux millions
cinq cent mille personnes furent exterminées et cinq cent mille autres
périrent de maladie ou de faim.

(TMI, I ,264).

Les juges citèrent ensuite deux fragments des "aveux" de R.Höss:

le premier concernait les "sélections" à Auschwitz et le deuxième les gazages
proprement dits.
Mais sur ce sujetn l'ancien commandant d'Auschwitz n'avait pas été meilleur
que les "témoins" à charge entendus lors du procès.On lit:

Quant aux exterminations mêmes, (R.Höss) les décrivit en ces termes:

"Il nous fallait trois à quinze minutes pour tuer les victimes dans la chambre
de mort, le délai variant suivant les conditions atmosphériques.
Nous savions qu'elles étaient mortes quand elles cessaient de crier.
En général, nous attendions une demi-heure avant d'ouvrir les portes
et d'enlever les cadavres, que nos commandos spéciaux dépouillaient
alors de leurs bagues et de leurs dents en or"
(Ibid.,p.265).

A aucun moment le Tribunal ne se demanda en quoi les "conditions atmosphériques"
pouvaient influer sur un gazage pratiqué dans une pièce soigneusement close
et remplie par 2 000 personnes qui y avaient été entassées. 2
Il ne parut pas non plus surpris de l'emploi d'un gaz foudroyant alors qu'il
aurait été beaucoup plus simple, beaucoup moins dangereux et à peine
plus long de laisser les victimes entassées s'auto-asphyxier dans la chambre
de mort.

Le Tribunal ne demande rien aux Soviétiques.

Quant à demander aux Soviétiques qui avaient libéré Auschwitz, un plan ou
une photographie de ces "chambres à gaz" uniques dans l'Histoire,
les juges s'en abstinrent.
Il est vrai que l'affaire de Katyn leur avait appris la méfiance.
Je rappelle que le 14 février 1946, l'Accusation soviétique avait produit
un volumineux rapport d'enquête qui "démontrait" la culpabilité allemande
dans le massacre des officiers polonais. 3
Au terme de l'article 21 du statut du Tribunal, ce rapport,
déposé sous le n°URSS-54, avait été admis comme "preuve authentique" 4
Mais lorsque,plus tard, un avocat allemand lança au Président:

"Monsieur le Président, je vous prie de me permettre de poser encore
une question.Je voudrais demander au Ministère Public à qui doit être
imputée l'affaire de Katyn ?"
(TMI, XVII,293),

la réponse suivante tomba, qui résonnait comme un aveu:

"Je n'ai pas l'intention de répondre à des questions de ce genre" (Id.).

Le Tribunal savait donc pertinemment que, dans cette affaire, les Soviétiques
mentaient et qu'ils étaient capables, pour soutenir leur mensonge,de produire
un rapport d'enquête à priori très objectif.
Dès lors, que valaient toutes leurs allégations sur Auschwitz, allégations publiées
dans un autre rapport d'enquête, lui aussi à priori objectif et déposé
sous le numéro URSS-008 ?
Ne risquait-on pas, en approfondissant, de découvrir, là aussi, la supercherie ?
Mais alors qu'en adviendrait-il des "aveux" de R.Höss qui étayaient les allégations
soviétiques et qui fondaient l'accusation ?
On comprend donc la prudence du Tribunal qui, dans son jugement, s'en tint
aux déclarations du commandant d'Auschwitz, sans chercher à les illustrer...


L'origine du chiffre des "six millions".


Les magistrats évoquèrent enfin, et très rapidement, les expériences
médicales et l'exploitation des corps des victimes (récupération des cheveux,
des dents en or, des vêtements, utilisation des cendres en guise d'engrais...).
Ils allèrent jusqu'à écrire que "dans certains cas, on avait fait des essais
en vue de se servir de la graisse des victimes pour la production industrielle
de savon"
(TMI,I, 265-6).
Ils terminèrent ainsi leur exposé:

Adolf Eichmann,que Hitler avait chargé de ce programme, a estimé que
cette politique avait causé la mort de six millions de juifs, dont quatre
millions périrent dans les camps d'extermination.
(Ibid., p.266).

Cette dernière affirmation était à l'image du reste.
Car à Nuremberg,aucune étude sérieuse n'avait été produite qui aurait tenté
d'établir le nombre approximatif de victimes juives.
Les estimations les plus diverses furent avancées, preuve de leur manque
de solidité.En voici deux exemples flagrants.

Un "rapport polonais" sans valeur.

Le 14 décembre 1945, dans son exposé sur "l'Holocauste",
le commandant Walsh déclara:

"dans le camp d'Auschwitz,en juillet 1944, les Allemands ont tué environ
12 000 juifs par jour.Cette information figure dans le document L-161 (...).
C'est un compte rendu officiel polonais du camp de concentration d'Auschwitz,
daté du 31 mai 1945.Je choisis un extrait de ce compte rendu marqué sur l'original...
Je cite:
"Au cours du mois de juillet 1944, on liquidait 12 000 juifs hongrois par jour.
Les fours crématoires ne pouvaient en absorber un tel nombre, beaucoup de corps
furent jetés dans de grands trous qu'on recouvrait de chaux vive."

(TMI,III,570).

Un "compte rendu officiel polonais", voilà qui faisait sérieux.
Cependant, l'estimation ne provenait pas d'une enquête matérielle,
mais du simple interrogatoire d'un "étudiant français" resté anonyme. 5
Comme "preuve", il y a mieux ! Notons d'ailleurs que la thèse des fosses
remplies de chaux vive est aujourd'hui complètement abandonnée....



Les décomptes fantastiques de R.Vrba introduits subrepticement.


Peu après, le commandant Walsh dit:

"Je présente maintenant comme preuve le document L-22 (...).
C'est un rapport officiel du Gouvernement des Etats-Unis émanant du Bureau
exécutif du Président des Etats-Unis, Service des Réfugiés de Guerre,
concernant les camps de concentration allemands d'Auschwitz et de Birkenau,
daté 1944.A la page 33 de ce compte rendu on montre que beaucoup de juifs
furent tués par les gaz à Birkenau en 2 ans, d'avril 1942 à avril 1944.
On m'a affirmé que le chiffre figurant ici n'est pas une erreur:il est bien
de 1 765 000."
(TMI, III, 571).

Un "rapport officiel du Gouvernement des Etats-Unis émanant du Bureau
exécutif du Président des Etats-Unis"
, voilà qui faisait très,très sérieux.
Mais là encore, l'estimation donnée ne résultait pas d'une enquête.
En vérité, le nombre 1 765 000 avait été donné sans aucune justification
par l'ancien déporté à Auschwitz Rudolf Vrba 6.
A Nuremberg, ce fait fut caché jusqu'au bout:du document L-22,seul
fut publié,sans autre mention d'origine, le tableau intitulé:

"Estimation minutieuse (Careful estimate) du nombre de juifs gazés
à Birkenau entre avril 1942 et avril 1944 (d'après leur pays d'origine)"


Ainsi voulait-on faire croire qu'une étude minutieuse avait été menée...


Qui dit mieux ?

Parfois, c'était à qui donnerait le plus grand nombre.
Pour Auschwitz, l'Accusation soviétique avait produit le document URSS-008
selon lequel plus de quatre millions de personnes avaient été assassinées
dans ce camp. 7
C'était déjà énorme.Mais le 29 janvier 1946, le procureur général adjoint
français C.Dubost lança:

"La première page du document F-140 indique, je cite pour ne plus à y revenir,
dans le quatrième paragraphe qui a trait à Auschwitz:
"Environ 7 000 000 de personnes sont mortes dans ce camp"

(TMI, VI,336).


"Six millions":une estimation infondée.


Finalement, le chiffre total de six millions fut retenu.
Le Tribunal le présenta comme une évaluation fournie par A.Eichmann.
A supposer que ce fût vrai, encore aurait-il fallu établir la pertinence
de cette estimation.Mais en vérité, A.Eichmann n'était pour rien dans cette affaire.
Le Tribunal s'était fondé une simple "déclaration sous serment" d'un certain
Wilhelm Höttl, ancien membre du RSHA.
Voici ce que l'on put entendre le 14 décembre 1945 à Nuremberg:

Commandant Walsh : Je vais vous présenter (...) un document,
une déclaration qui établit la mort de 2 000 000 de juifs par la Police d'Etat de l'Est,
formant un total de 6 000 000.
Document PS-2738 (USA-296).Les chiffres cités émanent d'une déclaration
d'Adolf Eichmann, chef de la section juive de la Gestapo faite par le Dr Wilhelm Höttl,
chef adjoint de groupe de la section étrangère de la section de sécurité,
AMT VI du RSHA.
Le Dr Wilhelm Höttl fit la déclaration suivante sous forme d'affidavit et je cite:

"(Eichmann) exprima sa conviction que l'Allemagne avait perdu la guerre et que
lui personnellement n'avait plus aucune chance.Il savait qu'il serait considéré
comme Grand Criminel de guerre par les Nations alliées puisqu'il avait des millions
de vies sur la conscience.Je lui en demandai le chiffre.Il me répondit que bien
que le chiffre fût un très grand secret, il me le dirait parce que, comme historien
cela m'intéressait également et que, vraisemblablement, il ne reviendrait pas
de son commandement en Roumanie.
Peu de temps auparavant, il avait fait un compte rendu à Himmler qui voulait
savoir exactement le nombre de juifs qui avaient été tués.
(Se fondant sur ses informations,il en avait déduit que:)
"Environ 4 000 000 de juifs ont été tués dans les divers camps de concentration
et 2 000 000 ont trouvé la mort autrement, la plus grande partie fusillée par
les détachements de la Police de sûreté pendant la campagne de Russie."
8

Il ne s'agissait donc pas d'une estimation fondée sur une étude statistique
sérieuse, mais de chiffres avancés par un homme qui aurait entendu
un homme lui dire que...
Malgré cela, l'Accusation présenta l'affidavit de Höttl (doc.PS-2738)
comme une "statistique".
C'était le 26 juillet 1946.Le procureur général britannique lança:

"L'extermination des deux tiers des juifs d'Europe,plus de 6 000 000, d'après
les propres statistiques des assassins (document PS-2738).
Des assassinats réalisés à la chaîne, dans les chambres à gaz et les fours d'Auchwitz,
Dachau,Treblinka,Buchenwald,Mauthausen,Majdanek et Oranienburg."

(TMI, XIX, 456).

Sans surprise, les juges reprirent ce chiffre, comme s'il avait été établi solidement.
Ainsi s'achevait leur exposé sur la "persécution des juifs".
Dans ce jugement de 115 pages (exclusion de la partie intitulée:
"Responsabilités individuelles") moins de deux avaient été consacrées à "l'Holocauste",
deux pages sans aucun document probant, émaillés de formules vagues, de tricheries,
et de recours à des affidavits sans valeur.
Quand on les relit, on mesure le cynisme du procureur général français Auguste
Champetier de Ribes qui, le 29 juillet 1946, avait déclaré:

"Monsieur le Président, Messieurs.

Au moment de présenter le réquisitoire du Ministère Public français,
je demande au Tribunal de dire l'admiration et la reconnaissance de mon pays
pour l'objectivité et la sérénité avec lesquelles ces débats ont été conduits.
Depuis neuf mois, plus de quinze ans d'histoire sont évoqués à cette barre.
Les archives de l'Allemagne, celles que les nazis n'ont pas pas brûleravant
leur défaite, nous ont révélé leurs secrets.
Nous avons entendu de nombreux témoins,dont les souvenirs,sans ce Procès,
auraient été perdus pour l'Histoire.
Tous les faits ont été exposés avec une objectivité rigoureuse qui n'a jamais
laissé place à la passion, ni même à la sensibilité, tout ce qui aurait pu être
dicté par l'esprit de vengeance.
C'est que l'intérêt de ce procès est avant tout celui de la vérité historique."

(TMI, XIX, 556).



1 Paul Köner.Pendant la guerre, il participait à la reconstruction
économique des pays de l'Est.
A Nuremberg, il certifia n'avoir jamais entendu parler de massacres de masse.


2 Voy.l'affidavit de R.Höss,PS-3868:TMI,XXXIII,277.

3 Ce rapport est publié dans TMI, XXXIX,290-332.

4 "Ce document a été présenté par le Ministère Public soviétique
sous le numéro URSS-54, le 14 février 1946, et a été accepté par le Tribunal,
et d'après l'article 21 du Statut, il ne saurait faire l'objet de contestations
"
(Intervention du général Rudenko à Nuremberg,3 juin 1946,TMI, XV,300).

5 Voy.le Doc.L-161:TMI, XXXVII,626-7.On lit:
"Interrogatoire de : - étudiant français, né le 15 mai 19.. à Saint-Nazaire,
qui a rejoint l'Angleterre via Odessa le 17 avril 1945"


6 Le menteur R.Vrba fut démasqué en 1985 au procès d'E.Zündel

7 Doc.URSS-008:TMI, XXXIX, 261.

8 :TMI, III, 572-73.La phrase mise entre crochet apparaît dans le document
original mais n'a pas été traduite par le commandant Walsh.

A suivre.....

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J'adore fouiller dans les poubelles de l'Histoire,
on y trouve souvent des pages de l'Histoire arrachées,
raturées,cachées,souvent dérangeantes...


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Jo la fouine

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Mar 20 Juil - 17:29


-LES "AVEUX" ET LES "TEMOIGNAGES" D'APRES-GUERRE. -


Les dossiers de Nuremberg étant vides, on comprend pourquoi R.Hilberg
voulut chercher ailleurs des documents. En a-t-il trouvé ?
Sachant que tout ce qui avait survécu avait été saisi par les vainqueurs,
la réponse ne peut être que négative.
La lecture de son ouvrage le confirme.La version française publiée en 1988
chez Fayard compte 1 099 pages.
On n'y trouve ni plan explicatif, ni photo légendée,ni même un simple croquis
d'une quelconque chambre à gaz allemande.
Pourtant, il s'agit de la principale arme du crime sans précédent dans l'Histoire.
Dans un livre qui prétend :
"expliquer exhaustivement le comment de la Solution finale" 1,
ce manque d'explication est un aveu.
On me répondra peut-être que, tout au long des pages, R.Hilberg cite
une pléthore de documents précis concernant le génocide.
Sans doute, mais s'agit-il de documents d'époque et dont la valeur serait indéniable ?
Assurément non.La plupart du temps, il s'agit de "témoignages" ou d' "aveux"
recueillis lors des très nombreux procès d'après-guerre.
Pour en avoir étudié de nombreux ("grand" procès de Nuremberg,
procès des "médecins nazis", procès de Bergen-Belsen,
procès de la "Gestapo française", procès des Waffen-SS d'Oradour,
procès de Paul Touvier,Procès Maurice Papon), je sais qu'il faut se méfier
de tout le matériel accumulé lors de ces procédures pour "crime de guerre"
ou "crime contre l'humanité".


Ce que fut le procès de Nuremberg.



Des renards pour juger la poule.


La raison est simple: si, en 1943, les Alliés avaient décidé qu'une fois
les hostilités terminées, un tribunal neutre serait chargé de juger impartialement
les différentes parties en présence, chacune d'entre elles étant invitée à déposer
librement ses documents sur la table, le projet aurait pu être conforme à l'idéal
de Justice.Mais il n'en fut pas ainsi.
Bien que l'Accord de Londres sur la formation d'un Tribunal Militaire International
ait été signé par vingt-trois pays appartenant aux Nations Unies,dont l'Inde,
l'Ethiopie, Haïti, le Paraguay...le Statut de ce tribunal prévoyait que
les quatre juges seraient désignés par les quatre "Puissances signataires"
à la date du 8 août 1945, c'est-à-dire par les USA,l'Angleterre, l'URSS et
la France. 2
Et sans surprise, chacune d'entre elles envoya sièger l'un de ses ressortissants:
les USA choisirent l'Américain Francis Biddle, l'Angleterre l'Anglais Lord Lawrence
(qui sera fait Président du tribunal), la France le Français Henry Donnedieu
de Vabres et l'URSS le général soviétique I.T Nikitchenko.
Oublié, donc, le proverbe anglais selon lequel:

"Le renard doit être récusé dans le jury qui juge la poule",

au terme d'une terrible guerre, le vainqueur allait juger le vaincu avec un droit
et un tribunal nouveaux, respectivement créés et composés sur mesure
pour l'occasion.


En contradiction avec les usages.


Face à ce déni de justice, le 19 novembre 1945, la Défense des accusés
à Nuremberg présenta une requête qui se terminait ainsi:

(...) les avocats considèrent que leur devoir de mettre en lumière une autre
particularité de ce Procès qui s'écarte des principes communément reconnus
par la jurisprudence moderne: les juges ont été exclusivement désignés par
les Etats ayant formé l'un des partis belligérants.
Celui-ci est tout en un: créateur du Statut du Tribunal et des règles de droit,
procureur et juge.La conviction juridique commune voulait qu'il n'en fût pas ainsi.
De même, les Etats-Unis d'Amérique, en tant que champions de l'institution
d'une juridiction et d'un arbitrage internationaux, ont toujours réclamé que
des neutres, amenés par des représentants des parties en cause,occupassent
le siège des juges.Ce principe a été réalisé d'une façon exemplaire par la Cour
permanente de Justice Internationale de la Haye.
En considération des difficultés soulevées par la complexité de ces questions
de droit, la Défense dépose la requête:
Que le Tribunal pourrait puiser dans les avis émanant des spécialistes
universellement réputés en matière de droit international les bases juridiques
de ce Procès fondé par le Statut du Tribunal.

(TMI, I, 180).

L'argumentation de la Défense était inattaquable:en 1840, déjà,
dans son ouvrage intitulé: Saggio teoritico di Dritto Naturale,
Taparelli d'Azeglio avait écrit:

On nous demandera peut-être comment on pourra reconnaître la vérité,
l'évidence du dommage et du droit, quand l'une des deux nations affirme
ce que l'autre nie, et que l'affirmation et la négation semblent fondées
sur un droit égal: nous pouvons répondre que c'est précisément l'égalité
des parties qui rend l'arbitrage nécessaire, les parties sont obligées pour vider
leur querelle de recourir à des juges impartiaux qui pourront donner une décision
équitable.Cette obligation confère à la société neutre une certaine supériorité
de droit et la constitue presque juge naturel des parties.
3

En 1856, le traité de Paris avait posé les bases de la "médiation internationale"
(art 8/, c'est-à-dire du recours à des tiers pour résoudre des litiges entre
puissances. 4
Dans les années suivantes, un tribunal arbitral siégeant à Genève avait vu le jour,
qui était parvenu à résoudre pacifiquement l'épineuse question de l'Alabama
dans laquelle l'Angleterre était partie.En 1899, le principe des bons offices
prodigués par des tiers avait été rappelé et une Cour permanente d'arbitrage
fondée, qui allait sièger à la Haye. 5
Sept ans plus tard, l'existence de cette Cour avait été réaffirmée et
ses statuts modifiés afin de les rendre plus efficaces. 6
A l'époque, certes, les personnes choisies pour trancher n'étaient pas
forcément des neutres.En 1879, ainsi, la Cour de cassation française
avait été établie comme tribunal arbitral dans un différent entre
le gouvernement français et celui du Nicaragua.7
Mais les arbitres et les règles d'arbitrage, devaient être alors acceptés
par toutes les parties en présence.Il n'était donc nullement question
qu'une Puissance imposât ses juges et son tribunal à une autre....
Dans les années qui suivirent, en outre, la préférence pour les médiateurs
neutres fut soulignée.
Fin 1932, un avant-projet de convention instituant un
"organe mondiale de conciliation" fut publié sous les auspices
de la fondation Carnegie.L'article 65 stipulait:

Les ressortissants des Parties en litige ne peuvent, en aucun cas,
faire partie de l'organe conciliateur.
8


Un tribunal déclaré irrécusable.


La Défense à Nuremberg avait donc raison de souligner que le procès
des hauts dignitaires nationaux-socialistes
" s'écartait des principes communément reconnus" en droit international.
Finalement, la démarche des avocats était claire:en demandant au Tribunal
de s'interroger sur " les bases juridiques de ce Procès", ils récusaient
l'institution mise en place par les vainqueurs au motif que :
le renard ne pouvait prétendre juger la poule.
Que répondit la Cour sur le fond ?
Rien, car les vainqueurs avaient pris les devants.Prévoyant que les vaincus
refuserait une telle mascarade judiciaire.
Dès le Ier siècle avant J-C, Publilius Syrus avait écrit:

"Quand l'accusateur est aussi juge, c'est le triomphe de la force et non
de la loi"
,
ils avaient inséré dans le Statut du TMI un article 3 qui précisait:

Ni le Tribunal, ni ses membres, ni leurs suppléants ne pourront être récusés
par le Ministère public, par les accusés ou par les défenseurs.

(TMI, I, 11).

En conséquence, le 21 novembre 1945, à l'ouverture de l'audience,
le président du Tribunal se contenta de dire:

"Une requête a été déposée.Le Tribunal l'a prise en considération.
Dans la mesure où elle constitue une exception d'incompétence opposée
au Tribunal, elle entre en conflit avec l'article 3 du Statut et ne peut,
de ce fait, être retenue."
(TMI, II, 103).

Ce fut tout, et les débats biaisés, purent commencer.


R.Jackson révèle le véritable objectif du procès.


Dès le début, le procureur général américain Robert Jackson révéla
le véritable objectif du "procès".Le 21 novembre 1945, il lança:

"La véritable partie plaignante à votre barre est la Civilisation
(TMI,II,166)

Les crimes que nous cherchons à condamner et à punir ont été si prémédités,
si néfastes et si dévastateurs que la Civilisation ne peut tolérer qu'on les ignore,
car elle ne pourrait survivre à leur répétition (...).
Au banc des accusés sont assis une vingtaine d'hommes déchus (...).
Ce sont les symboles d'un nationalisme et d'un militarisme farouches,d'intrigues
et de guerres qui ont jeté la confusion en Europe, génération après génération,
écrasant ses hommes, détruisant ses foyers et apprauvrissant sa vie.

(TMI,II, 107).

Aucune considération charitable ne peut masquer le fait que les forces
que ces accusés représentent (...) sont les plus sombres et les plus sinistres
de la société: dictature et oppression, méchanceté et passion, militarisme
et arbitraire.
C'est par leurs fruits que nous les connaissons mieux.Leurs actions ont plongé
le monde dans le sang et fait rétrograder la civilisation d'un siècle.
Elles ont soumis leurs voisins européens à tous les outrages et à la torture,
au vol et aux privations que seules pouvaient infliger l'arrogance, la cruauté
et la cupidité
. (TMI,II,165).

La Civilisation ne peut pas admettre de compromis avec les tendances sociales
qui verraient leurs forces se renouveler si nous traitions d'une manière équivoque
ou indécise ces hommes en qui ces forces survivent encore temporairement."

(TMI,II, 107).


Procès ? Non, mise à mort du vaincu.


On ne pouvait être plus clair:les vainqueurs s'étant autoproclamés
champion de la Civilisation face à la Barbarie, leur mission était de tuer
les barbares afin d'en délivrer le monde.
Dès lors, ce "procès" n'était rien d'autre que le dernier acte
d'une guerre à mort.
Cette vérité, R.Jackson l'exposa également avec franchise lorsque, le 26 juillet 1946
(trois jours seulement avant le discours lénifiant du procureur français !),
il expliqua:

"L'Allemagne s'est rendue sans conditions, mais aucun traité de paix n'a été signé
ou décidé.Les Alliés sont encore techniquement en état de guerre contre
l'Allemagne, quoique les institutions politiques et militaires de l'ennemi aient
disparu.
En tant que Tribunal Militaire,nous poursuivons l'effort de guerre des nations alliés."

(TMI,XIX,415).

Cinq mois auparavant, le procureur général soviétique R.A Rudenko avait été
encore plus net.Visiblement énervé par certains arguments de la Défense,
il s'était écrié:

"Notre devoir est de n'épargner aucun effort pour écraser le système criminel
qui fut dirigé par les organisations fascistes contre l'Humanité."

(TMI, VIII,472).


Bref, Nuremberg n'était rien d'autre que la mise à mort publique du vaincu,
un peu comme, dans l'antiquité, le chef malheureux était égorgé après le combat.
A l'époque, cependant, le vainqueur ne prétendait pas agir au nom de la Civilisation.
Le perdant était éliminé, point final...Mais vingt siècles de Civilisation
et la prétention d'agir pour elle ne permettrait pas un assassinat si brutal.
Il fallait y " mettre des formes".Telle fut la raison profonde du "procès"
de Nuremberg.
Quand on sait cela, l'article 18a du Statut du TMI s'éclaire:

"Limiter strictement le procès à un examen rapide des questions soulevées
par les charges."
(TMI, I, 16) signifiait qu'il fallait faire apparaître
le vaincu comme un barbare, sans entrer dans des considérations susceptibles
de modifier cette vision et afin de pouvoir l'exécuter le plus rapidement possible
en y mettant les formes.
Voilà d'ailleurs pourquoi le 6 mars 1946, répondant à l'avocat de l'amiral Raeder
qui voulait faire venir plusieurs témoins, le Président déclara:

"Comme je vous l'ai déjà dit, il y a 20 ou 21 accusés sur les bancs des accusés
et nous devons faire ce Procès le plus rapidement possible.
Nous ne pouvons donc pas leur permettre d'appeler autant de témoins
qu'ils veulent."
(TMI, VIII, 571).


Une instruction menée uniquement à charge.


La première conséquence fut une instruction uniquement menée à charge,
afin de faire apparaître les vaincus comme d'horribles barbares.
Les Alliés qui avaient saisi les archives allemandes les survolèrent rapidement
pour en extraire les documents les plus compromettants,sans se soucier
d'examiner en profondeur les questions auxquelles ils se rapportaient. 9
Ce fait apparut en pleine lumière le 18 février 1946, lorsque l'un des avocats
généraux soviétiques, le colonel Smirnov,présenta la copie d'un rapport allemand
concernant des atrocités commises à l'Est par des policiers allemands
(TMI, VII,36).
Le Président demanda quelle était l'identité de l'expéditeur, quelle était celle
du destinataire et, surtout, si une réponse avait été apportée à ce rapport.
Car il est évident qu'en pleine guerre, des atrocités peuvent être commises,
l'important est de savoir ce qui les a provoquées et si elles ont été condamnées
par l'échelon supérieur.
L'avocat général fit cette réponse savoureuse:

Colonel Smirnov :"Monsieur le Président, je ne pourrai répondre
à ces questions que dans quelques jours.Ces sujets me sont inconnus
et doivent tout d'abord être étudiés plus à fond.
Je ferai entreprendre des recherches sur la question et donnerai au Tribunal
une réponse, de même que je lui fournirai les documents correspondants."

(TMI, VII , 536).

Le lendemain, L.N. Smirnov revint sur le sujet.
A propos d'une éventuelle réponse, il ne put que déclarer:

(...) je me suis adressé à Moscou où se trouve cette correspondance.
Il n'y a dans les archives que des extraits de cette correspondance,
le reste se trouve dans d'autres archives.Nous les avons fait rechercher et,
dès que nous aurons obtenu des renseignements précis, j'en ferai part
au Tribunal.Cela pourra prendre un jour ou deux
. (TMI, VII , 563-4).


C'était avouer qu'on avait "piqué" un ou deux documents accusateurs
sans chercher à connaître ni le fond de l'affaire, ni surtout, son dénouement.
J'ajoute que dans les jours qui suivirent, l'avocat général soviétique garda
le silence sur cette question qui, finalement, tomba dans l'oubli.
Telles étaient les méthodes utilisées à Nuremberg.

Notons d'ailleurs que le principe d'une instruction uniquement à charge
fut revendiqué haut et fort par R.Jackson.Après que plusieurs avocats
eurent protesté sur la façon dont étaient présentées les accusations,
documents lus de façon fragmentaire afin de leur donner un sens sinistre,
faits et documents à décharge occultés...., le procureur général américain
rétorqua:

" d'après le Statut, notre devoir est de présenter les charges de l'accusation.
En aucun cas je ne servirai deux maîtres".
(TMI, III , 555).


L'ancien ministre des Affaires étrangères d'Hitler, J.von Ribbentrop
avait donc raison lorsque, peu avant d'être exécuté en octobre 1946,
il écrivit:

"Le ministère public n'a fait état que des documents à charge et il les a utilisés partialement, par contre, il a sciemment passé sous silence les documents
à décharge et ne les a pas communiqués à la défense."



La Défense gravement handicapée.


Cette façon d'agir aurait pu se comprendre si les documents saisis
et tous les autres entre les mains des vainqueurs, avaient également
été mis à la disposition de la Défense et si cette dernière avait bénéficié
des mêmes moyens que l'Accusation pour les étudier.
Or, c'est tout le contraire qui advint:

A) Toutes les archives restèrent à la disposition exclusive des vainqueurs
et seuls les documents choisis par l'Accusation furent transmis aux avocats.
L'article 16a du Statut du TMI prévoyait en effet:

L'acte d'accusation comportera les éléments complets spécifiant en détail
les charges relevées à l'encontre des accusés.
Une copie de l'Acte d'accusation et de tous les documents annexes, traduits
dans une langue qu'il comprend, sera remise à l'accusé dans un délai
raisonnable avant le jugement.
(TMI, I , 15-6).

Le 20 novembre 1945, le Président confirma en déclarant:

"Le Tribunal a appris avec satisfaction les mesures prises par les Procureurs
Généraux pour permettre aux avocats de prendre connaissance des documents
sur lesquels est basée l'accusation, afin que les accusés aient toute facilité
pour se défendre équitablement."
(TMI, II , 36).


Certes, l'article 16a donnait le droit aux prévenus "d'apporter au cours du procès
(...) toutes preuves à l'appui de leur défense"
(TMI, I , 16),
ce droit impliquait celui de demander tous les documents voulus qui étaient
alors entre les mains des vainqueurs.Cependant:

- certains documents capitaux pouvaient être ignorés des accusés qui,
dès lors, n'avaient pas idée de les demander.
Seule une recherche dans les archives aurait permis de les découvrir,

- des milliers de questions étant abordées par l'Accusation, il aurait fallu
au prévenu une mémoire hors du commun pour se rappeler tous les documents
utiles dans le cadre des réponses à formuler,

- suite aux saisies et aux destructions, de nombreux documents avaient été perdus,

- de nombreux documents alliés ne furent pas produits malgré la demande
des avocats.Citons par exemple la note polonaise du 28 août 1939
au gouvernement britannique ainsi que les directives adressées à la même
époque par ce gouvernement à son ambassadeur à Varsovie.
Deux documents capitaux pour éclairer les responsabilités dans le déclenchement
de la guerre.
A Nuremberg, les défenseurs de J.von Ribbentrop demandèrent en vain
leur production. 10

On le voit: le droit concédé aux accusés était, dans une large mesure,
parfaitement illusoire.Quand on a vécu une période de sept ans (1933-1939)
si riche en évènements et que l'on a ensuite connu six ans de guerre,dont
trois particulièrement épouvantable (1943-1945), on ne peut se souvenir
ni de tout ce qui s'est passé, ni de tous les papiers qui ont été rédigés.
Seule une étude de plusieurs années, avec des équipes compétentes,
aurait permis de mettre à profit les archives, saisies ou non, afin de reconstituer
une chronologie objective des événements.
Mais les avocats n'avaient pas accès aux pièces...


B) J'ajoute, et c'est là mon deuxième point, que même s'ils y avaient eu accès,
l'équité n'en aurait pas pour autant été rétablie.
En effet, de mai à septembre 1945, les Alliés avaient disposé de plusieurs
mois et d'équipes compétentes pour fouiller dans les liasses de documents
afin de préparer l'acte d'accusation.
Les avocats allemands, pour leur part, agissaient seuls (ou parfois avec
un collaborateur) et n'étaient arrivés que très peu de temps avant l'ouverture
du procès.Ils devaient donc mener leurs recherches en solitaire alors que
la plupart de leurs journées étaient prises par les audiences et les entretiens
avec leurs clients.Autant dire que même s'ils avaient pu accéder à toutes
les archives, leurs possibilités d'enquêtes auraient été passablement réduites.
Cette inégalité dans l'accès aux archives et dans la possibilité d'enquêter
apparaît nettement lorsque l'on se reporte aux listes des pièces présentées
par les différentes parties pendant le procès.
Alors que l'Accusation put produire plus de 10 000 documents,
la Défense en présenta moins de 3 000. (TMI, XXIV,373...).

1) R.Hilberg,La destruction des juifs d'Europe (éd.Fayard,1988),
quatrième de couverture.

2) Voy. TMI, I,11, "Statut du Tribunal Militaire International", art.2.

3) Cité par Mgr de Solages dans La Théologie de la Guerre Juste
(éd.Desclée de Brouwers,1946),p.88.

4) Notons que le principe de médiation n'était pas nouveau:
chez les Grecs, Thémistocle avait été élu arbitre dans un litige entre
Corinthe et Corcyre, Thucydide considérait comme un crime de tuer
un ennemi disposé à accepter un arbitre.
Chez les Romains de la première époque, l'arbitrage portait le nom de
"reciperatio".Au Moyen-Age, Louis XI fut plusieurs fois arbitre,
tout comme les docteurs des universités italiennes dans les disputes
des Etats italiens.Citons également le pape Alexandre VI qui, par sa fameuse
sentence prononcée le 4 mai 1493, clôt la querelle entre le Portugal et l'Espagne
à propos des terres découvertes dans le Nouveau Monde.

5) Voy."Convention (I) pour la résolution pacifique des disputes
internationales"
, La Haye,29 juillet 1899, art.2-8 (bons offices et médiation),
art.20 et ss.(Cour permanente d'arbitrage).

6) Voy. "Convention (II) pour la résolution pacifique des disputes
internationales"
, La Haye,18 octobre 1907, art.41 et ss.

7) Voy. A.G.Heffter,Le Droit international de l'Europe
(A.Cotillon et Cie, Paris,1883),p.238,note 7.

8) Voy. Victor M.Maurtua, James Brown Scott et Jean Efrem off,
Nouvelles tendances de Conciliation Internationale (Centre Européen
de la Dotation Carnegie,Publications de la Conciliation Internationale,1933,
"Avant-projet de convention instituant un organe mondial de conciliation",p.166.

9) "Le ministère public n'a fait état que des documents à charge
et les a utilisés avec partialité."

(Voy.Joachim von Ribbentrop,De Londres à Moscou.Mémoires
(éd.B.Grasset, 1954),p.228.


10 Voy.J.von Ribbentrop,op.cit., p.228.

A suivre....

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Jo la fouine

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Jeu 22 Juil - 11:16


La Défense ne peut réfuter de fausses accusations.




En conséquence, l'Accusation put à bien des reprises formuler de
fausses accusations que, faute de moyens, la Défense ne put réfuter.
Un exemple typique concerne l'ultime tentative de médiation italienne
pour sauver la paix, en septembre 1939.
Résumé des faits: le 31 août 1939, Bénito Mussolini proposa à la France
et à l'Angleterre la réunion d'une conférence pour trouver une solution
au différent germano-polonais.
Dans ses pourparlers secrets avec la France, l'Angleterre déclara
avec cynisme qu'elle ne pouvait certes pas refuser une telle proposition pacifique,
mais qu'elle exigeait la démobilisation préalable des troupes
, une condition
qui ne serait certainement pas acceptée par Hitler et donc qui ferait échouer
le projet mussolinien.


(Bénito Mussolini. Sa dernière tentative pour sauver la paix
en septembre 1939 fut torpillée hypocritement par l'Angleterre.)

Le 1er septembre 1939, malgré l'entrée des troupes allemandes en Pologne
et la mauvaise volonté anglaise, le Duce maintint son offre.
Fidèle à sa ligne de conduite, l'Angleterre déclara qu'il fallait répondre
avec assez de finesse pour que la proposition soit rejetée mais

"sans qu'on ne pût reprocher aux puissances démocratiques d'avoir écarté
trop brutalement une solution pacifique
".

De son côté, la France se déclara prête à soutenir le projet italien
à deux conditions:

1) Que la Pologne soit invitée à la conférence,

2) Que les négociations soient assez larges pour assurer une paix durable.

Le 2 septembre au petit matin, B.Mussolini soumit à Hitler son projet
avec trois conditions:

1) Armistice germano-polonais laissant les armées sur leurs positions actuelles,

2) Convention rapide d'une conférence entre l'Italie, l'Allemagne,la France,
l'Angleterre et la Pologne,

3) Solution du différend germano-polonais laquelle, dans l'état actuel
des choses, serait certainement favorable à l'Allemagne.
La première condition, on l'aura noté, était l'actualisation de celle posée
par l'Angleterre l'avant-veille (démobilisation des troupes).

Peu avant midi, à la surprise générale, Hitler se déclara prêt à accepter
le projet de conférence. C'est alors que l'Angleterre jeta le masque.
Sa première condition n'ayant pas suffi à torpiller le projet, elle en ajouta
soudainement une nouvelle:

" que les troupes allemandes se retirent du territoire polonais".


C'était du jamais vu dans les annales de la diplomatie et le ministre
des Affaires étrangères italien, G.Ciano, répondit que jamais Hitler
ne pourrait l'accepter.Dans ses conversations secrètes avec la France,
l'Angleterre, redoublant de cynisme, avoua sa crainte de voir Hitler,
une fois Dantzig et le Corridor repris par ses troupes, proposer la paix
à la Pologne et aux Puissances occidentales.
Voilà pourquoi elle ne voulait plus perdre de temps avec un projet
de conférence et souhaitait déclarer la guerre le plus vite possible.

Face à l'intransigeance anglaise, l'Italie abandonna l'idée d'une conférence
et téléphona à Berlin pour l'en informer.
Le 3 septembre dans la soirée, après que la France et l'Angleterre eurent
notifié au Reich l'état de guerre qui existaient désormais entre elles et lui,
Hitler envoya à Mussolini un télégramme qui le remerciait pour ses ultimes
efforts et qui soulignait que, la guerre étant inévitable, mieux valait qu'elle
ait lieu maintenant que dans un ou deux ans.

Sachant qu'à Nuremberg, l'Allemagne était accusée d'avoir, dans le cadre
d'un complot pour une hégémonie mondiale, mené des guerres d'agression,
cet épisode de notre Histoire était capital.
Car le Droit international avait toujours été très clair.
D'accord avec des théologiens comme saint Augustin, saint Thomas d'Aquin
ou François Vittoria selon lesquels une guerre était juste quand elle était
conduite pour réparer une grave injustice subie. 1
Le Droit international moderne précisait:

Le véritable agresseur n'est pas celui qui attaque le premier,
mais celui qui rend la guerre inévitable.
2

Or, ne pouvait-on pas dire qu'en torpillant l'ultime offre de médiation
italienne les 1er et 2 septembre 1939, l'Angleterre avait rendu la guerre inévitable,
se révélant donc l'agresseur dans cette affaire ?


(L'ancien ministre des Affaires étrangères d'Hitler,J.von Ribbentrop,
photographié à Nuremberg.Les archives alliées étant interdites d'accès,
il ne put réfuter la version mensongère des faits exposés par l'Accusation)

Afin que personne ne soit tenté de conclure ainsi,l'Accusation évoqua
à sa façon ces journées cruciales.
Le 6 décembre 1945, le substitut du procureur général britannique,
le lieutenant-colonel Griffith-Jones,produisit deux documents réunis
sous la cote PS-1831: le télégramme du 2 septembre dans lequel
Mussolini exposait à Hitler son projet de médiation en trois points
(armistice,réunion et solution avantageuse du différend germano-polonais)
et la réponse d'Hitler le 3 septembre dans la soirée (TMI, III ,269-72).
Cette façon de présenter les évènements occultait toutes les manoeuvres
de l'Angleterre entre le 31 août et le 2 septembre pour torpiller cette ultime
tentative de médiation.Elle laissait au contraire croire que 24 heures après
l'invasion de la Pologne, Mussolini avait soudainement voulu ramener Hitler
à la raison mais que celui-ci avait refusé.
Nauturellement, les manoeuvres britanniques avaient été connues en Allemagne.
Dans un livre paru sous l'Occupation et intitulé:
Le Livre Jaune français accuse ses auteurs,le professeur allemand
de Droit international Friedrich Grimm avait écrit:

"Finalement, le projet de conférence italien fut torpillé par l'Angleterre
qui exigea le retrait des troupes de Pologne.
A cet égard le comte Ciano avait déclaré qu'il ne s'estimait pas en mesure
de transmettre à l'Allemagne une semblable demande.Ce qui était également
l'avis de Mussolini."
(Livre Jaune, N°363, p.342) 3

Tout était donc parfaitement connu des Allemands.Cependant,
des accusés présents à Nuremberg seul Joachim von Ribbentrop
avait été mêlé, d'assez loin, à ces discussions.
La lecture de ses Mémoires confirme qu'il n'en savait quasiment rien,
seules six lignes y sont consacrées au chapitre intitulé:
"la déclaration de guerre" (p.158).
En conséquence, à Nuremberg, l'ancien ministre des Affaires étrangères
allemand n'éleva aucune objection et, faute de documents pour la réfuter,
l'Accusation put imposer sa version mensongère des faits.


La magie de l'article 21.


Mais il y avait plus grave encore, l'article 21 du Statut du Tribunal énonçait:

Le Tribunal n'exigera pas que soit rapportée la preuve de faits
de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis.
Il considérera également comme preuves authentiques les documents
et rapports officiels des Gouvernements des Nations-Unies, y compris
ceux dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés
pour les enquêtes sur les crimes de guerre ainsi que les procès-verbaux
des audiences et les décisions des tribunaux militaires ou autres tribunaux
de l'une quelconque des Nations.
(TMI, I, 17).

L'Accusation pouvait donc citer une myriade de "rapports" et de "jugements"
émanant des "commissions" ou des "tribunaux" les plus divers et
accusant les Allemands de tout et n'importe quoi.
Grâce à la magie du Statut du TMI, les (prétendus) faits rapportés
devenaient aussitôt "prouvés".

L'article 21 du TMI.Une pierre philosophale qui allait permettre de fabriquer
des "preuves authentiques" à la chaîne.


L'Accusation soviétique utilise l'article 21.


Le Ministère Public soviétique fit largement usage de cet article.
L'après-midi du 14 février 1946 fut, à ce titre, mémorable.
L'avocat général soviétique le colonel Smirnov déposa des documents
en rafales, censés prouver la "bestialité des fascistes hitlériens".
Citons, entre autres, le rapport d'une Commission extraordinaire d'Etat
pour la recherche des crimes commis par les Allemands dans la région de Lwow.
(URSS-6b).
On y apprenait que des petits enfants Soviétiques auraient été mis à la disposition
des Jeunesses hitlériennes afin de servir de "cibles vivantes" dans le cadre
d'entraînement aux tirs.(TMI, VII, 452).

Au camp de Janov, les prisonniers auraient été immergés dans des tonneaux
remplis d'eau froide jusqu'à ce que mort s'ensuive, réduits en pièces
par des chiens féroces, choisis pour servir de cibles vivantes, pendus
par les pieds puis écartelés, les enfants d'un mois à trois ans auraient
été noyés, les femmes déhabillées et pendues par les cheveux jusqu'à
ce qu'elles en meurent. (Ibid.,pp.453-4).
Dans ce rapport, on lisait également:

Le commandant du camp de Janow, l'Obersturmführer Willhaus,
avait l'habitude de tirer avec un pistolet automatique du balcon
de son bureau sur les prisonniers travaillant dans les ateliers,
par amour du sport et pour amuser sa femme et sa fille.
Parfois, il donnait le pistolet à sa femme qui tirait à son tour sur les prisonniers.
De temps en temps, pour faire plaisir à sa petite fille de 9 ans, Willhaus donnait
l'ordre de lancer en l'air des enfants de deux à quatre ans et tirait sur eux.
Sa fille applaudissait en criant :"Encore,pape,encore" et il recommençait.
Les détenus étaient exécutés sans raison, souvent à la suite d'un pari.
Un témoin, Madame Kirschner, raconta à la Commission d'enquête que
le commissaire de la Gestapo, Wepke, fit avec les autres bourreaux du camp
le pari qu'il couperait un jeune garçon en deux d'un seul coup de hache.
Ceux-ci ne voulurent pas le croire:il attrapa dans la rue un petit garçon de dix ans,
le força à se mettre à genoux, lui dit de se cacher la figure dans les mains.
Il fit semblant de donner le coup, pour s'essayer, rectifia la position de la tête
de l'enfant et le coupa en deux d'un seul coup de hache.
Les hitlériens le félicitèrent chaleureusement et lui serrèrent la main.
En 1943, au 54ème anniversaire de Hitler, le commandant du camp de Janow,
Willhaus, choisit 54 prisonniers de guerre qu'il abattit lui-même.
(Ibid.,p.455).


Le colonel Smirnov cita ensuite un rapport de la Commission extraordinaire
soviéto-polonaise pour la recherche des crimes de guerre commis par les Allemands
dans le camp de Majdanek (URSS-29). Les SS, y disait-on, tuaient leurs victimes
"d'un coup de crosse dans la nuque, d'un coup de pied dans le ventre, ou
dans l'aine."
(Ibid.,p.456).
Autre méthode: la noyade "dans l'eau sale qui venait des salles de bain
par un étroit canal.La tête de la victime était plongée dans l'eau sale
et un SS la maintenait sous sa botte jusqu'à ce que mort s'ensuive."

(Ibid.,p.456).
A signaler aussi les déportés pendus à des crochets situés à 2 m du sol
jusqu'à ce que mort s'ensuive.(Ibid.,p.457).Quant aux enfants,
on les exterminait ainsi: " On prenait un petit enfant par une jambe,
on maintenait l'autre avec les pieds, puis on déchirait l'enfant."
(Ibid.,p.457).

Un extrait de l'exposé réalisé par l'Accusation soviétique à Nuremberg
(TMI, VII, 452).On cite la déposition "contrôlée" (comment ?)
d'une femme dont on ne sait rien et qui ne pourra jamais être contre-intérrogée.
Mais en vertu de l'article 21, son témoignage devient une "preuve authentique".

Dans la foulée, l'avocat général produisit une note du Commissaire du Peuple
pour les Affaires étrangères (URSS-51).
Les Allemands y étaient accusés de meurtres brutaux un peu partout,
comme à Lwow (massacres puis exposition publique des victimes, le clou
de cette exposition étant une femme avec son enfant fixé sur elle à l'aide
d'une baïonnette), à Krasnoya-Polyana (affamement de la population),
à Byely-Rast (un adolescent de 12 ans criblé de balles, une femme avec
ses trois enfants assassinés par des soldats ivres),
à Slobin (un enfant de deux ans tué parce que ses pleurs troublaient le sommeil
des Allemands), à Semionovskoye (une femme enceinte violée et égorgée après
avoir eu les seins percés), etc...(Ibid.,pp.458-60).
Avec un cynisme révoltant quand on songe aux viols commis sur les Allemandes
à partir de 1944, le colonel Smirnov poursuit:

"Les violences sauvages commises partout contre les femmes témoignent
de la profonde corruption morale des criminels.Je cite le passage de la note
que le Tribunal trouvera à la page 4 du livre de documents.
"Les femmes et les jeunes filles sont sauvagement violentées dans tous
les territoires occupés.Dans le village ukrainien de Borodayevka (...),
les fascistes violèrent les unes après les autres toutes les femmes et
les jeunes filles.
Dans le village de Beresovka des soldats allemands ivres violèrent toutes
les femmes et les jeunes filles entre 16 et 30 ans.
A Smolensk, le commandement allemand ouvrit sans un des hôtels de la ville
une maison de tolérance pour les officiers où furent traînées par les cheveux
des centaines de femmes et de jeunes filles.
Partout, les sauvages bandits allemands font irruption dans les maisons,
violent les femmes et les jeunes filles sous les yeux des parents et de
leurs enfants et les assassinent sur place.
(...) En Russie Blanche, près de la ville de Borossov, 75 femmes et jeunes filles,
fuyant l'approche des troupes allemandes, tombèrent cependant entre leurs mains.
Les Allemands violèrent et tuèrent sauvagement 36 d'entre elles.
Une jeune fille de 16 ans, LI.Melchukova, fut, sur l'ordre de l'officier allemand
Hummer, conduite dans les bois par des soldats qui la violèrent.
Quelques temps après, d'autres femmes amenées elles aussi dans le bois
purent voir voir Melchukova clouée sur des planches près d'un bosquet.
Les Allemands lui coupèrent les seins sous les yeux de ces femmes".

(Ibid.,pp.461).

Puis il cita le rapport de la Commission extraordinaire d'Etat pour la ville
de Kiev, accusant les Allemands d'avoir tué 100 000 personnes à Babi-Yar
(Ibid.,pp.462).

Les documents se suivaient donc, exposant des faits le plus souvent
invérifiables faute d'informations assez précises ou faute de moyens d'investigation.


L'hypocrisie révoltante du Tribunal.


Voilà pourquoi le lendemain matin, alors que le procureur soviétique allait
reprendre sa litanie, l'avocat de l'accusé Kaltenbrunner se leva et protesta.
S'adressant aux juges, il lança:

"Première demande: je voudrais qu'on interdise, conformément à l'article 21
du Statut, la lecture des déclarations qui ne contiennent aucune indication
concernant les sources des faits exposés.
Deuxièmement, je demande qu'on interdise la lecture des déclarations qui
ne contiennent que des indications sommaires et qu'on autorise seulement
cette lecture quand l'autorisation du témoin est possible."
(Ibid., p.465).

Le Président rejeta cette demande et s'expliqua ainsi:

" Les avocats auront la possibilité, au moment opportun, de critiquer toutes
les preuves qui auront été déposées par le Ministère Public.
Ils pourront signaler si, selon eux, telle preuve a été apportée par haine,
ils pourront critiquer comme ils le voudront les preuves soumises,
mais en temps voulu.
L'article 21 est parfaitement clair et enjoint le Tribunal d'accorder une valeur
probatoire à tous les documents qui sont cités et cet article fait allusion
aux procès-verbaux et aux conclusions des tribunaux militaires ou autres
de l'une quelconque des Nations-Unies.
Il s'agit ici d'un procès-verbal et des conclusions d'un tribunal militaire soviétique.
C'est pourquoi le Tribunal a le devoir exprès que lui dicte l'article 21, de leur accorder
une valeur probatoire.Rien n'empêche les avocats de la Défense, lorsqu'ils feront
leurs plaidoiries, de critiquer les preuves sur lesquelles sont établis ce procès-verbal
et ces conclusions, mais dire que ces preuves ne devraient pas être admises
me paraît à moi, et je crois aux autres membres du Tribunal,non valable."

(Ibid., p.466-7).

Sachant qu'il ne pourrait s'opposer à cette décision, l'avocat Me Kaufmann,
se contenta de répondre:

"Je vous remercie"(Ibid., p.467).

Mais en rejetant sa demande, le Tribunal montrait sa duplicité.
En effet, un avocat pourrait toujours dire que, selon lui, telle
ou telle preuve avait été apportée par haine.
Cela n'aurait strictement aucune valeur.Le seul moyen de
"critiquer les preuves soumises" était, dans chaque cas, d'envoyer
une commission d'enquête sur le terrain afin de vérifier.
Or, à Nuremberg, c'était impossible pour deux raisons:

1) - les avocats n'avaient pas les moyens de réunir des équipes
d'enquêteurs pour les envoyer en URSS à des fins de contre-expertise,

2) -les eussent-ils eus, les faits étaient beaucoup trop nombreux
pour pouvoir être vérifiés dans le cadre d'un procès "expéditif".

En conséquence, le droit donné aux avocats de
"critiquer,comme ils le voudraient les preuves soumises"
était totalement illusoire.
Comment, par exemple, démontrer que les viols prétendument commis
dans la région de Borissov n'avaient jamais été perpétrés ?
Comment démontrer qu'à Janov, le commandant n'avait pas tué des bébés
pour faire plaisir à sa fille ?
Comment démontrer que l'histoire des 100 000 massacrés dans le ravin
de Babi-Yar était un mensonge ?
Sans enquête sur le terrain, sans contre-expertise et sans contre-interrogatoire
des témoins, c'était rigoureusement impossible.


L'Accusation soviétique en profite.


Le procureur soviétique put donc poursuivre sa production de documents.
Il commença par mentionner les "aveux" faits par un soldat allemand
devant un tribunal de campagne militaire soviétique.Celui-ci racontait
qu'à ses "moments perdus", il fusillait "pour son propre compte
des prisonniers de l'Armée Rouge ainsi que de paisibles citoyens soviétiques
"
et que pour cela,il avait été récompensé en devenant caporal-chef un an
avant la date prévue.(Ibid., p.467-8 .
üis vint le URSS-87,le verdict d'un autre tribunal soviétique qui avait jugé
dix soldats allemands.Il reprenait les résultats d'une "enquête médico-légale"
selon laquelle dans la région de Smolensk, 80 fosses avaient été ouvertes
contenant "135 000 cadavres de femmes, d'enfants et d'hommes soviétiques"
massacrés par les Allemands: trente fois Katyn (Ibid., p.468 !
Parmi les accusés, le soldat Mueller fut reconnu coupable d'avoir tué 96 citoyens
soviétiques, violé 32 femmes dont "quelques jeunes filles âgées de quatorze
à quinze ans"
(Ibid., p.470).

Au cours de cet exposé, de vieux bobards issus de la première guerre mondiale
ressortirent, comme celui des enfants aux mains coupés.
S'appuyant sur une note du Commissaire du Peuple pour les Affaires étrangères
en date du 27 avril 1942, le document URSS-6c déclarait:
"Des enfants étaient coupés en deux avec des scies rouillées"(Ibid., p.544).
Plus loin, il précisait:

"Parmi les cent enfants blessés et mutilés par les tortures,
actuellement en traitement à l'hôpital Roussakovski à Moscou
et qui avaient été victimes de la terreur hitlérienne dans la région
maintenant libérée de Moscou, se trouvent par exemple:un garçon de 14 ans,
Vanya Gromov, du vollage de Novinka, à qui les nazis avaient coupé la main
droite avec une scie rouillée après l'avoir attaché à une chaise avec des courroies.
Vania Krnkov, 12 ans, du village de Kryukovo, région de Koursk, auquel ils ont
coupé les mains et qu'ils ont chassé vers les lignes russes, perdant abondamment
son sang."
(Ibid., pp.544-5).

Le colonel Smirnov produisit également le document URSS-9,
un rapport de la Commission extraordinaire d'Etat qui prétendait donner
les estimations du nombre des victimes de la " barbarie nazie"
dans la région de Kiev.
Il y était question de 195 000 personnes assassinées dont 100 000 à Babi-Yar,
68 000 prisonniers de guerre et civils à Darnitza, 25 000 civils dans une seule
tranchée anti-char près du camp de Syretzk, 800 malades mentaux dans
un hôpital psychiatrique, 500 "paisibles citoyens soviétiques"
au monastère de Pechersk et 400 "paisibles civils" au cimetière
de Loukeanov.(Ibid., pp.557).


Grâce à la magie de l'article 21 du Statut du TMI, tous ces faits devenaient
"prouvés" et toutes ces estimations devenaient "exactes".
Oui, quand ils ne se battaient pas, les soldats allemands passaient leur temps
à assassiner de paisibles citoyens, à violer, à clouer sur des planches,
à percer les seins, à couper les mains des enfants avec des scies rouillées,
à multiplier les Katyn par six, seize, voire par trente.
Face à un tel déluge d'accusations, que pouvaient faire les avocats ?
Rien...

La porte ouverte à tous les faux témoins.


On ne sera donc pas surpris que dans tous ces procès d'après-guerre,
que ce soit à l'instruction ou lors des audiences, de nombreux "témoins"
soient apparus qui, par ressentiment, par haine ou par désir de vengeance,
mentaient afin de noircir les accusés et, à travers eux, un régime honni.
Ils savaient pouvoir bénéficier d'une totale impunité.
Les cas de J.M.Veith et de Mme Vaillant-Couturier à Nuremberg sont loin
d'être isolés.
Témoignant devant la commission d'instruction du procès de Bergen-Belsen,
une ancienne déportée polonaise à Auschwitz, Regina Bialek, déclara:

"Le 25 décembre 1943, j'étais atteinte du typhus et j'ai été choisie
en compagnie d'environ 350 autres femmes lors d'une sélection
par les docteurs Mengele et Tauber.J'ai été déshabillée et prise par un camion
jusqu'à la chambre à gaz.Il y avait sept chambres à gaz à Auschwitz.
Celle-ci était au sous-sol et le camion pouvait descendre par un plan incliné
et arriver tout droit dans la chambre à gaz.
Là, nous avons été jetées avec brusquerie au sol.La pièce faisait environ
100 m2 et de petites lampes sur les murs l'éclairaient faiblement.
Quand la chambre fut pleine, un chuintement se fit entendre, venant
du milieu du sol, et le gaz arriva dans la pièce.
Après ce qui apparut dix minutes, quelques victimes commencèrent à mordre
leurs mains, de la mousse apparut à leur bouche, du sang sortit de leurs oreilles,
de leurs yeux et de leur bouche, et leur figure devint bleue.
Je souffrais de ces symptômes avec en outre une impression de serrement
dans la poitrine.J'étais à moitié consciente quand le docteur Mengele cria
mon numéro (de tatouage) et que je fus traînée hors de la chambre à gaz.
J'attribue mon sauvetage au fait que la fille d'une de mes amies qui était
une aryenne et un docteur à Auschwitz, m'avait vu transportée jusqu'à
la chambre à gaz et l'avait dit à sa mère qui appela immédiatement
le docteur Mengele.
Apparemment, il s'aperçut qu'en tant que prisonnière politique,
j'avais une plus grande valeur vive que morte et j'ai été délivrée."
4


Ce témoignage émanant d'une personne qui avait vu, de l'intérieur,
un gazage homicide, devrait aujourd'hui être cité partout.
Or, il est totalement oublié.Pourquoi ?
Parce que la description de la "chambre à gaz" et des effets du Zyklon B
sur les personnes sont carrément fantaisistes....R.Bialek faisait partie
de la cohorte de faux témoins qui, à Nuremberg et ailleurs, débitèrent
leurs infâmes comnies en toute impunité afin de noircir les accusés.


1): "On a coutume de définir guerres justes celles qui punissent
les injustices, quand il y a lieu, par exemple, de châtier une nation, ou une cité,
qui a négligé soit de punir un tort commis par les siens, soit de restituer
ce qui a été enlevé injustement"

(Voy.saint Augustin, Quaestiones in Heptateuchum,VI,10).

2) Voy. A.G.Heffter,op.cit.,p.252,note.

3) Voy.F.Grimm,Le Livre Jaune français accuse ses auteurs
(s.l.n.d), pp.69-70.

4) Voy.War crimes trials, vol.II, "The Belsen Trial"
(William Hodge and Cie, Londres,1946), p.657.



A suivre....

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Ven 23 Juil - 12:53


La stratégie des accusés.




Plus grave cependant:dans cette atmosphère de règlement de compte
et de mise à mort du vaincu, que pouvaient faire les sans grade
et les subalbernes qui, d'une façon ou d'une autre, s'étaient compromis
avec le régime national-socialiste ?
S'ls voulaient sauver leur peau,ils n'avaient qu'une possibilité:
- admettre les terribles accusations portées de manière générale,
cela afin de se concilier le Tribunal, mais souligner qu'eux-mêmes
n'y avaient pas pris part ou n'y avaient participé que dans une très faible mesure.
Une autre excuse consistait à invoquer des ordres supérieurs ou la contraite
irrésistible.
Ces stratégies furent adoptées par de nombreux accusés au procès de Bergen-Belsen,
par l'ancien commandant de Mauthausen Franz Zeireis, par l'ancien commandant
adjoint du camp de Ravensbrück Johann Schwarzhuber,1
par le Dr Klein (médecin de Bergen-Belsen), par le Dr Krebsbach
(un ancien de Mauthausen), par Ruth Closius-Neudeck
(ancienne gardienne du camp de Ravensbrück), par les anciens Waffen-SS
au procès d'Oradour...
A chaque fois, le discours était le même:

" Oui, ceux que nous avons servi étaient des criminels, vous voyez,
je ne suis pas un nazi fanatique, je suis de votre côté.
Mais moi, je n'ai presque rien fait, et si j'ai commis quelques crimes,
c'était par ordre ou sous la contrainte exercée par ces nazis fanatiques
qui nous avaient embrigadés.Ce sont eux les véritables responsables,pas moi...."



LES SOURCES DE RAUL HILBERG SUR "L'HOLOCAUSTE".




En ce qui me concerne, je ne juge ni ceux qui ont choisi, ou qui,
sous la pression, ont dû choisir cette stratégie, ni les faux témoins
qui calomnièrent par désir de vengeance, ni même les magistrats qui
se prêtèrent à ces parodies de justice.
Ils en ont répondu (ou ils en répondront) devant Dieu.
Mais j'estime très malhonnête de bâtir une thèse historique en s'appuyant
sans aucun recul critique sur ces "aveux", ces "témoignages" et ces "jugements"
d'après-guerre.
Or, c'est précisément ce que fit R.Hilberg.

- Des "aveux "....

J'invite l'abbé de Tanoüarn à lire son livre à partir de la page 757
(version française), chapitre: "Les centres de mise à mort".
C'est là que l'on entre dans le vif du sujet. L'auteur écrit:

" Durant l'été 1941, quand on commença à songer à la destruction
physique des juifs sur tout le continent européen, Himmler consulta
le médecin-chef des SS, le Gruppenführer docteur Grawitz,pour savoir
quelle était la meilleure façon de procéder à cette extermination massive.
Grawitz conseilla la chambre à gaz."
2

Le lecteur superficiel croira que la note 22 fait référence au compte
rendu de cet entretien.Si c'était le cas, les historiens officiels auraient
en main une preuve documentaire très forte.
Mais une simple vérification au bas de la page démontrer qu'il n'en est rien,
on lit: "22.Déposition en cours d'instruction de (Konrad) Morgen du 13 juillet 1946,
SS (A)-65"

R.Hilberg s'est donc appuyé non sur un document d'époque, mais sur les "aveux"
formulés après la fin de la guerre par un juge SS.
L'auteur décrit, ensuite la construction du camp de Belzec.Il raconte:

"Un peu avant Noël (1941), le chef de chantier (Bauleiter) montra les plans
à un gradé SS (Oberhausser) qui était en poste dans la région et qui allait
faire partie du personnel d'administration des camps de la mort.
Sur ces plans étaient dessinées les installations de gazage (Vergasungsanlagen).
A ce moment-là, la construction des bâtiments était pratiquement achevée(...)."

(Ibid.,p.760).

La note 30 donne-t-elle la référence de ces plans dans des archives ? Non !
On lit: "30.Témoignage oral d'Oberhauser du 12 décembre 1960,procès de Belzec,
vol.9,pp.1678-1693"

Encore des "aveux" d'après-guerre.

Sur le gaz utilisé à Belzec, R.Hilberg précise:

"On utilisa d'abord à Belzec du gaz en bouteille, il s'agissait de la même
préparation de monoxyde de carbone que celle envoyée aux centres
d'euthanasie,ou peut-être d'acide cyanhydrique 39."
(Ibid.,p.761).

La note 39 est la suivante:

"Le gaz en bouteille (Flaschengas) est mentionné par Oberhauser
(Obersturmführer de Belzec).Voir le texte de son témoignage in Rückerl.
NS-Vernichtungslager (paru en français sous le titre:Les chambres à gaz,
secret d'Etat)
,pp.136-137.Le jugement rendu par le tribunal au procès
d'Oberhauser précise que le gaz était du cyanure (ZyklonB).(Ibid.,p.133).

R.Hilberg n'est nullement troublé par le fait qu'on n'ait pas réussi à identifier
le gaz utilisé.S'il avait existé des documents d'époque, cette imprécision aurait
été levée depuis longtemps.

L'auteur poursuit:

Par la suite, les trois camps (à commencer par Sobibor et Treblinka) furent
équipés de moteurs Diesel.Un Allemand qui fut quelques temps affecté à Sobibor
parle d'un moteur de 200 chevaux, huit cylindres, pris sur un tank soviétique,
qui diffusait un mélange de monoxyde et de dioxyde de carbone dans les chambres
à gaz 40 (Ibid.,p.761-2).

La note 40 précise: " Témoignage devant la cour de "F" (Kurt Franz),
ibid.,p.165-166".
.Il s'agit donc une nouvelle fois d' "aveux".



R.Hilberg admet qu'il n'existe aucun document.



Et voici le passage capital.R.Hilberg raconte:


"Entre juillet et septembre (1942),on entreprit d'agrandir les trois camps.
Des constructions massives, en pierres à Belzec, en briques à Treblinka,
comportant au moins six chambres à gaz dans chaque camp, remplacèrent
les anciennes installations.
Dans les nouveaux bâtiments de gazage, les chambres s'alignaient de part
et d'autre d'un couloir, et à Treblinka la salle abritant le moteur était située
au bout de ce couloir.
Le fronton du bâtiment de gazage de Treblinka s'ornait d'une étoile de David.
A l'entrée pendait une longue tenture sombre provenant d'une synagogue
et portant encore l'inscription suivante en hébreu:
"Ceci est la porte par laquelle entrent les Justes"
43 (Ibid.,p.762).

La note 43 commence ainsi " Ibid. (= Rücker), NS-Vernichtungslager),p.204".
L'auteur se fonde donc sur un livre publié après la guerre.
Certains se persuaderont que dans ce livre figurent des documents authentiques
d'époque.Ils se trompent.Car R.Hilberg poursuit:

" Les informations relatives au nombre et aux dimensions des chambres à gaz
existant dans chaque camp ne reposent pas sur des documents, mais sur
les souvenirs des témoins.
Tous déclarent que les nouvelles chambres étaient plus grandes que les anciennes
(on a estimé à 1 500 personnes la capacité de gazage simultané à Belzec,
pendant l'été 1942).
Le décompte des chambres à gaz s'établit ainsi:Belzec:3, puis 6,
Sobibor:3,puis 4,5 ou 6, Treblinka,3, puis 6 ou 10.
Il est probable que chaque installation était conçue sur le même plan de base,
aussi, le chiffre trois représente sans doute la capacité initiale, six la capacité
des nouvelles chambres.
Les avocats allemands de la Défense au procès de Treblinka de 1965 (Franz et al)
faisaient état de six chambres au camp leur extension.
Un survivant juif, qui travailla comme menuisier à Treblinka, déclare qu'il existait
dix chambres à gaz.
Jankiel Wiernik, " A Year in Treblinka", in Donat, Treblinka,pp.147-188,
à la page 161.
Pour un croquis dessiné par Wiernik, voir Philippe Friedman, This was Oswiecim,
Londres,1946,pp.81-84, et Glowna Komisja, Obosy,p.526.
Voir, toutefois, deux croquis différents in Donat,Treblinka,pp.318-319,
et Stern, 17 mai 1970,p.170.

L'aveu est de taille: il n'existe aucun document original
sur ces "chambres à gaz homicides" des trois petits camps
de Treblinka, Belzec et Sobibor.
A croire que les locaux de mort sont sortis de terre et se sont étendu tout seuls,
de manière naturelle.
C'est vraiment se moquer du moquer.Je rappelle les propos sensés de l'avocat
général soviétique à Nuremberg:

"Il est évident que ce sont les techniciens de la chaleur, les chimistes,
les architectes, les toxicologues, les mécaniciens et les médecins allemands qui,
obéissant à des ordres reçus du Gouvernement criminel de Hitler et du Haut
Commandement de l'Armée allemande se sont employé à cette rationalisation
du crime collectif."
(TMI, VII, 444).

Une telle entreprise, je le répète, aurait nécessairement dû laisser
de multiples traces dans les archives.


Le cas d'Auschwitz-Birkenau.


R.Hilberg recourt aux "aveux" de R.Höss.


Venons-en à Auschwitz-Birkenau.R.Hilberg commence en racontant:

" Durant l'été de 1941, Höss fut convoqué directement par Himmler
(sans passer par son supérieur Glücks) afin de prendre des ordres.
Pendant l'entrevue, qui allait marquer le sort de juifs venus de tous les pays
d'Europe, d'où les déportait, Himmler dit à Höss que le Führer avait ordonné
la "solution finale" du problème juif.Himmler avait choisi Auschwitz en raison
de sa proximité de Katowice, en Haute-Silésie,qui permettait d'y accéder
facilement par chemin de fer, et aussi parce que ce site très étendu offrait
suffisamment d'espace pour qu'on puisse en assurer l'isolement.
Pour les détails,Höss devait s'adresser à Eichmann.
S'étant déchargé de son fardeau sur les épaules de Höss, Himmler n'eut plus
qu'à ajouter: "C'est à nous,SS, que revient l'exécution de ces ordres.
Si nous ne le faisons pas maintenant,c'est le peuple juif qui, plus tard,
anéantira le peuple allemand." 49
(Ibid.,pp.763-4).

La note 49 est la suivante:

"Témoignage devant la cour de Höss, Procès des grands criminels de guerre,
XI,p.410 "
.
Tout commence donc par des "aveux", preuve que dans les archives
qu'il a consultées, R.Hilberg n'a pas découvert l'ordre d'Hitler, cet ordre qui,
si la thèse officielle était vraie, ne pourrait pas ne pas avoir existé.


Une invraisemblance de taille.


J'ajoute ce qui suit et qui, à ma connaissance, n'a jamais été soulevé:
lorsque, en 1942, R.Heydrich exigea la déportation des juifs néerlandais
et présenta au gauleiter Seyss-Inquart l'ordre d'Hitler qui l'investissait
de pouvoirs illimités, le gauleiter s'informa tout de même en haut lieu
afin de savoir "ce que cela signifiait exactement" 3
On le comprend.La déportation de milliers de personnes est une opération
douloureuse et mieux valait savoir jusqu'où il fallait aller.
Dans le cas de R.Höss, c'était pis:on lui ordonnait par oral,
c'est-à-dire sans présenter aucun document écrit, de massacrer systématiquement
une population, femmes, enfants et vieillards y compris.
Dès lors, comment croire qu'il ne se soit pas informé auprès d'A.Hitler ou
de M.Bormann ?
C'est pourtant ce qu'il prétend dans ses "aveux" et ses "mémoires"
où il écrit:

" Ayant reçu cet ordre de si grande importance je rentrai immédiatement
à Auschwitz sans m'être présenté chez mes chefs hiérarchiques d'Oranienburg"
4

Cette version des faits n'est guère crédible.


Des "chambres à gaz" conçues par des néophytes en la matière.


Poursuivons cependant.Plus loin, R.Hilberg écrit:


"Entre-temps, Höss poursuivait la construction des installations de mise à mort,
qui devaient comporter deux grandes améliorations.
D'abord, un plan plus ramassé.Höss conçut des unités combinées,dotée chacune
d'une antichambre, d'une chambre à gaz et d'un four crématoire pour
la destruction des cadavres.
Ensuite, après avoir visité Treblinka il décida que l'emploi du monoxyde de carbone
n'était pas très "efficace" 55.
En vertu de quoi il introduisit dans son camp un autre type de gaz:
un acide cyanhydrique à action rapide (de l'acide prussique, commercialisé
sous le nom de Zyklon) "
(Voy.R.Hilberg,op.cit.,p.765).

La seule note qui étaye ce passage précise:
"Déposition en cours d'instruction de Höss du 5 avril 1946, PS-3868"
Là encore, donc, l'auteur n'a rien trouvé, exceptés des "aveux".
Ainsi nous demande-t-il de croire R.Höss, simple employé de l'administration
des camps, il avait servi à Dachau jusqu'en 1938 avant d'être nommé adjudant
à Sachenhausen puis commandant à Auschwitz (TMI, XI, 409-10 et 426),
aurait pu chapeauter l'installation de chambres à gaz-crématoires, concevant
lui-même le gaz sans consulter aucun spécialiste.
Il est vrai que d'après les " Mémoires " de R.Höss,Himmler lui aurait dit:
"Après votre conversation avec Eichmann, envoyez-moi tout de suite
les plans des installations prévues"
5
Le Reichsführer aurait donc cru que le commandant d'Auschwitz pouvait
très vite, avec l'aide d'Eichmann (pas plus spécialiste que lui),
dresser les plans des locaux de mort.
Cette thèse est absolument délirante.
Si R.Höss avait été chargé d'aménager des locaux de mort à Birkenau,
il aurait dû se mettre en rapport avec de nombreux spécialistes
(chimistes,architectes, toxicologues...), ce qui aurait laissé de multiples traces
documentaires.


Toujours les "aveux" de R.Höss


Sachant que les crématoires projetés ne seraient pas terminés avant
plusieurs mois, alors que les gazages devaient commencer rapidement,
R.Höss et ses complices auraient aménagé des chambres à gaz provisoires.
R.Hilberg raconte:

" Dans l'ancien camp, la première chambre à gaz fut créée dans la morgue
du crématorium 57.
A Birkenau,deux vieilles chaumières de paysans furent remaniées.
On mura les fenêtres, on abattit les murs intérieurs, et l'on construisit
des portes spéciales, étanches au gaz.
Une baraque située à proximité servit de salle de déhabillage pour les déportés
entrant dans les chambres 58.
Ces installations commencèrent à fonctionner en 1942.
Himmler (et d'autres) assistèrent au premier essai.Himmler ne trouva rien
à critiquer, mais il ne se mêla à aucune discussion 59.
Les cadavres des victimes ayant péri dans les deux "bunkers" étaient enterrés
dans des fosses communes (...).En octobre, il fallut déterrer les corps en
décomposition, grouillant de vers, pour les incinérer dans des fosses 60."

(Ibid.,p.765).

Et voici les quatre notes:

57.Rudof Höss, Le commandant d'Auschwitz parle,Maspero,1979,p.199.

58 Déposition en cours d'instruction de Friedrich Entress
du 14 avril 1947, NO 2368

59 Déposition en cours d'instruction de Höss du 11 janvier 1947,
NO-4498-B

60 Filip Müller, Eyewitness Auschwitz, New York, 1979,
trad. Française: Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz, Paris,
1980,p.88.


Des "aveux", des "aveux",encore "aveux", et un "témoignage"
très tardif que plus aucun historien sérieux n'ose citer aujourd'hui tant
il est ridicule.






A.Eichmann et R.Höss, ils auraient conçu les installations de mort de Birkenau.
Thèse inepte:deux non-spécialistes ne pourraient jamais concevoir
une "chambre à gaz" homicide.

Quand il ne parle pas de la Shoah, R.Hilberg invoque
des documents d'époque.



Je n'irai pas plus loin car c'est toujours la même chose:
tant que R.Hilberg ne parle pas de "l'Holocauste" en lui-même, il peut citer
des documents d'époque parfaitement clairs.
La récupération de cheveux pour la confection de chaussons en feutre ou
de semelles en est un bon exemple. Quand il en parle, l'auteur mentionne
sans en citer un seul extrait, un document précis, la fameuse lettre de Richard
Glücks aux commandants des camps en date du 6 août 1942. 6
En voici le texte:

" Le chef de la division économique et administrative des SS (...) a ordonné
que tous les cheveux humains coupés dans les camps de concentration
soient utilisés d'une façon adéquate.Les cheveux humains sont utilisés dans
les industries de feutre et les filatures.Avec les cheveux peignés et coupés
des femmes, on fabrique des chaussons pour les équipages de sous-marins
et des semelles de feutre pour les employés des chemins de fer du Reich.
C'est pourquoi j'ordonne que les cheveux des femmes des camps de concentration,
après désinfection, soient gardés.Les cheveux des hommes ne peuvent être utilisés
qu'à partir de 20 mm de longueur.Le SS-Pbergruppenführer Pohl est d'accord
pour que, à titre d'essai, les cheveux des hommes ne soient coupés que lorsqu'ils
auront atteint une longueur de 20 mm.
Afin d'éviter que l'accroisement de la longueur des cheveux ne facilite les évasions,
dans tous les cas où le commandant jugera nécessaire de marquer les prisonniers,
une bande de cheveux pourra être tondue, par exemple un étroit coup de tondeuse
juste au milieu de la tête.
Les cheveux collectés pourront être utilisés en créant un service spécial
de production dans l'un des camps de concentration.Des instructions plus détaillées
pour la livraison des cheveux collectés seront données ultérieurement.
Des rapports sur la quantité des cheveux collectés, séparément pour les cheveux
d'hommes et ceux des femmes, seront établis pour le 5 de chaque mois,
à compter du 5 septembre 1942.
7


(Signé): Glücks


Dans ce texte, tout est parfaitement clair:on sait de quoi il s'agit
et ce qu'il conviendra de faire.


Un document nullement sinistre.


Naturellement, R.Hilberg lui donne un sens sinistre, sachant qu'il n'en a pas
reproduit un seul extrait, il laisse croire au lecteur qu'une partie, au moins,
des cheveux étaient ceux des "gazés".
Mais rien, dans cette lettre, ne le démontre.Il apparaît au contraire que
les cheveux devaient être prélevés sur les vivants.Notons d'ailleurs que si
les cheveux des femmes avaient été coupés dans les chambres à gaz,
il n'y aurait pas eu besoin, après, de les désinfecter.....
Quand on sait qu'en France, sous l'Occupation, un décret paru le 27 mars 1942
au Journal officiel ordonnait la récupération des cheveux, cette mesure
ne peut plus être considérée comme la "preuve" d'un massacre de masse. 8
En citant la lettre de R.Glücks, R.Hilberg n'a donc pas apporté une preuve
de "l'Holocauste".
Mais il a démontré, malgré lui, que tant qu'on ne parle pas directement
de "l'extermination" des juifs, des documents originaux sont disponibles,
très clairs, sans qu'il soit besoin d'aller chercher des "aveux",
des "témoignages", des "jugements".....


Raul Hilberg était un "croyant".


En revanche, dès qu'on aborde "l"Holocauste", les sources se tarissent
et on se retrouve dans le désert.
L'ouvrage de R.Hilberg le démontre avec un éclat inégalé.
L'auteur a tout fouillé parce que, dans les archives allemandes saisies,
il n'a rien trouvé, rien.Voilà pourquoi il a dû se rabattre sur les procédures
d'après-guerre.
Mais on ne le répétera jamais assez : le massacre de six millions de personnes
avec une arme sans précédent dans l'Histoire aurait dû laisser de nombreuses traces.
Contrairement à une légende enracinée, les Allemands n'ont pas détruits leurs archives.
Les vainqueurs ont pu y découvrir de très nombreux documents compromettants,
qui concernaient par exemple la lutte contre les partisans et l'extermination
des "commandos".Ces documents ont permis de pendre en premier lieu W.Keitel
et A.Jodl.
A supposer que les nationaux-socialistes aient voulu exterminer les juifs,
une telle entreprise, comme l'a souligné l'avocat général soviétique L.N.Smirnov,
aurait nécessité des ordres et des rencontres entre techniciens.
Le tout aurait laissé de multiples traces documentaires et ces traces,
les vainqueurs en auraient retrouvé une grande partie en 1945.
Puisqu'il n'y a rien, il faut en déduire ........LOI GAYSSOT
Phrase censurée par la modération. Twisted Evil


Mais cette conclusion, R.Hilberg ne pouvait y parvenir, car avec beaucoup d'autres,
il avait posé comme axiome de départ que "l'Holocauste" était un fait avéré.
Son livre est celui d'un croyant qui veut confirmer une thèse à priori.

Ce fait apparaissait nettement lorsque R.Hilberg parlait du Zyklon B:

" L'acide cyanhydrique, sous forme de cristaux poreux, était déversé(....).
Dans la chambre à gaz, les cristaux passaient immédiatement à l'état gazeux
". 9

L'auteur ignorait qu'à température ambiante, l'acide cyanhydrique est
un liquide et non un solide cristallisé (comme le sel de cuisine par exemple).
Il ignorait aussi que les "cristaux" de Zyklon B étaient en réalité des petits
morceaux de terre diatomée imprégnés d'acide cyanhydrique liquide.
Quant à prétendre que le passage à l'état gazeux aurait été "immédiat",
c'était aussi stupide que d'affirmer qu'un litre d'eau porté à 100°C disparaît
instantanément sous forme de vapeur.....

Bref, en 37 ans de recherches (1948-1985), date de parution
de la version "définitive" de son ouvrage, celui que l'on a présenté
comme l'expert n°1 de "l'Holocauste" n'avait même pas cherché
à connaître le gaz, prétendument utilisé par les Allemands.
Dès lors, comment aurait-il pu connaître tous les problèmes techniques
liés à l'utilisation de l'acide cyanhydrique ?
C'était pourtant par là qu'il aurait fallu commencer.
Mais R.Hilberg s'en moquait.Il croyait.Et aveuglé par cette croyance,
il a prétendu expliquer le déroulement d'un événement grâce à des documents
d'après-guerre sans s'interroger sur leur pertinence.

Sur "l'Holocauste" proprement dit, R.Hilberg n'a fait qu'entasser
des "témoignages", des "aveux" et des "jugements" sans aucune valeur,
vu le contexte dans lequel ils avaient été formulés.




1) J.Schawarzhuber:il avait travaillé à Sachsenhausen, à Dachau,
à Auschwitz....avant de finir chef adjoint du calp de Ravensbrück
(février 1945).arrêté, il fut jugé lors du procès dit de Ravensbrück
et adopta la stratégie habituelle:
"oui, il y a eu des massacres, mais moi,je n'en étais pas..."
Ce qui ne l'empêcha pas d'être condamné à mort et exécuté.

2) Voy.R.Hilberg,op.cit., p.757.
(Faute de documents, R.Hilberg recourt à des "aveux" d'après-guerre).

3) : "A la fin, Heydrich m'a fait présenter un ordre du Führer,
aux termes duquel il était investi de pouvoirs illimités pour l'exécution
de toutes les mesures, dans les territoires occupés.
J'ai fait demander par Bormann ce que cela signifiait exactement, et on m'a
alors confirmé cet ordre.Là-dessus a commencé l'évacuation des juifs".

(A.Seyss-Inquart à Nuremberg:TMI, XVI, 691).

4) Voy."[i]Mémoires de Rudolf Höss"
in Auschwitz vu par les SS
(éd.Interpress,Varsovie,1991), p.79.

5) Voy."Mémoires de Rudolf Höss",op.cit., p.79.

6) "La collecte des cheveux avait déjà été ordonnée le 6 août 1942.
Ils devaient servir à confectionner des chaussons en feutre pour le personnel
des sous-marins et les employés de la Reichsbahn 26"
.La note 26 commence
ainsi: "Gülcks aux commandants des camps, 6 août 1942., URSS-511"
'Ibid.,p.826).

7) Doc.URSS-511, TMI, XXXIX, 552-3.Voir aussi TMI, XX, 379.

8) Voy.Journal officiel de l'Etat français, 27 mars 1942,pp.1199-1200.

9) Voy.R.Hilberg,op.cit.,p.767.

A suivre....

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J'adore fouiller dans les poubelles de l'Histoire,
on y trouve souvent des pages de l'Histoire arrachées,
raturées,cachées,souvent dérangeantes...


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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Jo la fouine le Dim 25 Juil - 10:50


La "chambre à gaz" homicide
hantait les esprits dès 1918
.



On retrouvait les habituels récits d'atrocités faits d'empoisonnements,
de noyades, de fusillades, d'asphyxies, de mutilations, d'électrocutions...
La mention à plusieurs reprises de "chambres à gaz" ne doit pas étonner.
Car là non plus, il n'y avait rien de nouveau, dans un roman paru en 1918
et intitulé La Paix du Septième jour, Emile Baumann avait décrit ainsi
la réalisation du projet sioniste au temps de l'Antéchrist:

" L'Antéchrist conçoit une extermination méthodique et calme d'où nul
ne s'évade (....).Pour "la racaille" des Palestiniens, il commande qu'elle soit
détruite "humainement" sans inutiles sévices.
On introduit les condamnés, mille par mille, dans une salle vôutée, hermétique,
une machine insuffle sur eux une nappe de gaz homicide, ils tombent en moins
d'une seconde, sans vie, de puissants lance-flammes consument instantanément
les cadavres, ensuite, le lieu est ventilé, un courant d'air expulse les cendres,
et une autre série succède."
1

Preuve que dès 1918, cette arme hantait les esprits....

(voy. The Daily Telegraph ci-dessous):

http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


En 1943:les Alliés ont failli parler des "chambres à gaz".


J'ajoute qu'en août 1943, dans le cadre d'un message commun radiodiffusé
"sur les Crimes allemands en Pologne", les Alliés voulurent accuser
les Allemands de gazages homicides systématiques.
Ils s'en abstinrent à la recommandation du gouvernement britannique qui argua
l'absence de "preuve suffisante pour justifier la déclaration concernant
les exécutions en chambres à gaz".
2
Le morceau de phrase relatif aux enfants polonais "expédiés avec les femmes
et les vieillards dans des camps de concentration,où ils sont actuellement
systématiquement mis à mort dans des chambres à gaz
" devinrent:
" expédiés avec les femmes et les vieillards dans des camps de concentration".
Cette anecdote démontre que s'ils avaient possédé les "preuves suffisantes",
les Alliés n'auraient pas hésité à parler des "chambres à gaz".
Mais ils n'en avaient pas.
Certains pourront me répondre que la déclaration susmentionnée évoquait
l'extermination de femmes, d'enfants et de vieillards polonais, pas celle des juifs.
Sans doute, mais trois semaines auparavant,le ministre des Affaires étrangères
polonais avait fait parvenir à l'ambassadeur américain un "aide mémoire"
qui devait servir de base à la déclaration commune.
Le point n°1 traitait justement de ces (prétendus) massacres de populations
polonaises.On lisait:

Les hommes de 14 à 50 ans sont envoyés en Allemagne.
Les femmes,les enfants et les vieillards sont envoyés dans des camps
pour être tués, dans des chambres à gaz qui avaient auparavant servi
à exterminer la population juive de Pologne
. (Ibid.,p.410).

On ne saurait être plus clair:il s'agissait ou, plus exactement,il se serait agi,
des mêmes "chambres à gaz".
En conséquence, l'absence de "preuve suffisante" s'appliquait aussi
à un prétendu massacre systématique des juifs...
Il apparaît donc que jusqu'à la fin de l'été 1943, les Alliés ne possédaient
aucune preuve concluante de l'existence d'une quelconque "chambre à gaz"
homicide à Auschwitz, à Treblinka, à Belzec ou ailleurs.
Telle fut la vraie raison de leur silence.

Des photos aériennes qui infirment ces rumeurs.


Dans les mois qui suivirent, les victoires militaires remportées en Italie
leur permirent d'envoyer des avions de reconnaissance au-dessus de la Pologne.
Sans surprise, les trois camps d'Auschwitz (Auschwitz-I,Birkenau et Monowitz)
furent abondamment photographiés, certaines missions de reconnaissances
ayant été commandées à une époque où, dit-on, les juifs hongrois étaient
exterminés en masse (10 000 victimes par jour).
Les analystes des clichés purent-ils enfin découvrir les preuves
d'une extermination de masse dans des chambres à gaz ?
Si cela avait été le cas, les Alliés n'auraient pas manqué de briser le silence
qu'ils avaint dû garder en 1943, faute de "preuve suffisante" .
Et au procès de Nuremberg, ces clichés aériens accusateurs auraient été produits
comme preuves.
Or, jusqu'à la fin, Roosevelt, Churchill et Staline s'abstinrent de dénoncer
un (prétendu) massacre de masse.
Quant aux clichés aériens, aucun ne fut produit à Nuremberg (où pour Auschwitz,
il fallut se contenter des quelques clichés soviétiques pris à la libération du camp.3
Il fallu attendre 1979 pour que ces clichés soient enfin publiés...
avec des annotations mensongères, on prétendait notamment que
les quatre zones noires sur les toits des morgues 1 des crématoires II et III
étaient les "orifices d'introduction du Zyklon B".

Il fallut ensuite attendre 25 ans pour que,dans le camp exterminationniste,
on admettre qu'il n'en était rien,l'échelle et le grainage de la photo ne permettant
pas de voir des objets si petits.



Les pitoyables dérobades des historiens officiels.


Conscients que ces faits menacent gravement la thèse officielle,
les historiens tentent d'y trouver une explication.
Dans Auschwitz,60 ans après, Annette Wieviorka écrit:

" Or les hommes qui analysent ces photos (aériennes) ne sont pas ceux
qui reçoivent les informations (sur l'extermination des juifs),notamment
le rapport Vrba-Weetzler.
Les uns et les autres sont pris dans des intrigues qui ne se croisent pas.
Ceux qui s'occupent des installations industrielles ont des logiques différentes
de ceux qui (ayant eu vent d'une extermination systématique) demandent
les bombardements.Ils ne voient, et ils ne peuvent voir, dans les photos
aériennes que ce qu'ils y cherchent."
4

On nous demande donc de croire les Alliés, ayant eu vent de rumeurs sinistres
mais contraints de garder le silence depuis août 1943 à cause d'une absence
de "preuve suffisante", n'auraient pas demandé à leurs analystes de regarder
ce qui se passait du côté de Birkenau.
C'est vraiment nous prendre pour des idiots !
D'ailleurs, à supposer que cette explication soit bonne, les clichés pris
au-dessus de Birkenau seraient abondamment montrés.
Or, je note qu'aujourd'hui, ces clichés aériens gênent terriblement
les propagateurs de la thèse officielle.Prenez par exemple l'ouvrage
de S.Bruchfeld et P.Levine:
"Dites-le à vos enfants".Histoire de la Shoah en Europe
(éd.Ramsay,2000), qui a été diffusé gratuitement dans tous les établissements
scolaires français.Il contient 59 illustrations et aucune photographie aérienne.
De son côté, le catalogue de l'exposition intitulée:Mémoire des camps.Photographies des camps de concentration et d'extermination nazis (1933-1945)
(éd.Marval,1999),montre 269 clichés répartis sur 246 pages.
On n'y trouve qu'une seule photographie aérienne (p.99) qu'accompagne
un petit texte d'une trentaine de lignes (sur une demie page,p.98).
La photographie montre le camp de Birkenau, ses environs et une partie
du camp d'Auschwitz I.
Elle est prise de si haut qu'aucun détail n'est visible.Fait extrêmement révélateur,
les auteurs n'ont même pas pris la peine d'indiquer les crématoires, si bien que
le néophyte ne verra rien.
Quant à l'ouvrage déjà cité d'A.Wieviorka, il est sans illustration.
Pourquoi cette gêne à montrer ces clichés aériens de Birkenau ?
Tout simplement parce qu'ils permettent de comprendre pourquoi les analystes
de l'époque n'ont rien trouvé:ils n'ont rien trouvé parce que ces photos
montrent un camp parfaitement calme, sans foules attendant devant
les crématoires, sans cheminées crachant de la fumée, sans fosses de crémation,
sans amoncellements d'habits, sans tas de coke....c'est-à-dire sans tous
ces éléments qui auraient nécessairement dû apparaître si les avions alliés
avaient surpris un massacre de masse faisant 10 000 victimes quotidiennes.

CONCLUSION.

Là comme ailleurs, il n'y a pas à rechercher des explications alambiquées.
Si les Alliés se sont tus, si les Résistants se sont tus, si les évêques
se sont tus, si le Pape lui-même s'est tu, c'est parce qu'aucun "Holocauste"
n'était perprétré, donc il n'y avait rien à dire.Point final.
Telle est la raison pour laquelle aucune étude objective des "silences"
gardés pendant la guerre par les Alliés, les Résistants, les évêques et le pape
ne sera jamais conduite par les historiens officiels.


LE CAS DU PERE DESBOIS.




Aucune nouveauté.


J'en viens au fameux Père Patrick Desbois et sa "Shoah par balles".
La revue de l'abbé de Tanoüarn y consacre un court article de deux pages,
signé Bruno Legrain et intitulé: "Un prêtre pour honorer la mémoire"
(CR,pp. 2364). 5
Dans l'introduction, on lit:

On doit à ce courageux enquêteur d'avoir relancé l'intérêt du public
sur la "Shoah par balles", expression qui désigne les massacres de juifs
perpétrés en Ukraine.
(CR,p.23).

En vérité, le Père Desbois n'a fait que reprendre la thèse forgée
par l'Accusation de Nuremberg, une thèse qui consiste à s'appuyer
sur les excès qu'engendra la lutte contre les partisans, et dont de nombreux
juifs furent victimes, pour prétendre qu'à l'Est, les Allemands avaient organisé
le massacre systématique des juifs.


Des "témoignages" sans aucune valeur.


Le Père Desbois ne pouvait s'appuyer ni sur un document d'époque,
ni sur une photo afin de soutenir sa thèse.
Analysées avec un esprit ouvert, toutes celles qu'il avait publiées
se révélaient sans aucune force probante.
Dès lors, seuls restaient les "témoignages".Dans son article,B.Legrain écrit:

"Des critiques se sont récemment élevées contre le Père Desbois (...).
La valeur scientifique des entretiens (avec les "témoins" des massacres)
est également parfois remise en cause."
(RC,p.24, col.A et B).

L'auteur n'a certainement pas pris le soin d'étudier ces "entretiens".
Ayant visité l'exposition du Père Desbois et m'étant procuré son catalogue
avec les deux DVD, j'ai pu visionner ceux qui avaient été sélectionnés
(c'est-à-dire les "plus explicites").
Dans une brochure consacrée au sujet,j'ai relevé, en recourant à la critique
interne et externe, les incohérences et les mensonges nets dont ces "entretiens"
sont émaillés.
Dans le cadre de cette réponse, je n'en citerai que deux exemples:

I) Andreï Velkov.

Le premier est celui d'Andreï Velkov.Pour bien comprendre, une petite explication
préliminaire est nécessaire.On savait depuis longtemps que, dans les
"camps d'extermination", les Allemands auraient prélévé l'or dentaire
sur les cadavres de gazés.Grâce à certains "témoins" rencontrés
par le Père Desbois, on sait maintenant qu'en Ukraine,lors de la "Shoah par balles",
les Allemands faisaient pis: ils arrachaient les dents en or aux juifs avant même
de les exécuter.Le premier "témoin" à le raconter fut, semble-t-il
une certaine Anna Filipivna Tchouprina.
Voici ce que l'on peut entendre dans l'interrogatoire mené par le Père Desbois:

Le témoin :Nos policiers les battaient (les juifs), leur arrachaient
leurs dents en or, les boucles d'oreilles.Ils n'avaient plus rien.
Les policiers prenaient leurs dents, leurs boucles d'oreilles.Ils n'avaient plus rien...



Patrick Desbois :Les boucles d'oreilles et les dents, on leur arrachait
lorsqu'ils étaient encore vivants ?



Le témoin : Oui.Ils les enfermaient dans une baraque et leur faisaient cela.


Le traducteur: Alors qu'ils étaient vivants ?
(Cette question, posée en ukraunien, n'est pas traduite,mais on la comprend).


Le témoin : Oui,oui.


C'était le 20 juillet 2007.Cinq jours plus tard, notre prêtre enquêteur rencontra
deux autres "témoins": Lena Volkova et Andreï Velkov.
Ils prétendaient avoir vu, en 1943 ou 1944, le massacre d'environ 300 juifs
par des colons allemands.
Les assassins présumés auraient agi ainsi: ils dépouillaient les juifs de leurs valeurs
(argent,bijoux) puis les tuaient par petits groupes en les fusillant sur le bord
d'une fosse, après chaque exécution, les victimes étaient recouvertes de gasoil
et d'huile de tournesol.Une fois le massacre terminé, le feu aurait été mis
à la fosse, puis un bulldozer serait passé pour la combler.
Au cours de l'interrogatoire,le Père Desbois posa la question suivante:

"Et,euh..., ils prenaient aussi les dents aux gens, les dents en or,
ils arrachaientles dents ?"


Voici ce que l'on put alors entendre:

A.Valkov : Oui, les couronnes.


P.Desbois : Quand ils étaient vivants ?


A.Valkov : Non...Ah, si ! Si..


P.Desbois : Ils arrachaient ça comment, avec des pinces ?


A.Valkov : Je ne l'ai pas vu.


Dans ma brochure, j'ai analysé ce dialogue phrase par phrase:

1) Lorsque le "témoin" répond: "Oui, les couronnes",cette seule réponse
est déjà suspecte, car s'il a bien évoqué le dépouillement des juifs,il n'a pas parlé
de dents arrachées.Or,ce n'est pas une chose que l'on oublie quand on l'a vue.
Tout porte donc à croire qu'en posant sa question, le prêtre a soufflé une idée
que son interlocuteur s'est empressé de reprendre pour pimenter son récit.


2) Ayant encore en mémoire les allégations proférées cinq jours avant
par A.Tchouprina, le Père Desbois demande alors si les dents étaient arrachées
aux gens "quand ils étaient vivants".Sans réfléchir, A.Velkov répond
par la négative.Pourquoi ? Parce ce que cette réponse est de bon sens:
quand on arrache de force des dents, mieux vaut le faire à des morts qu'à
des vivants.
Mais dans ce cas précis, elle s'accorde mal avec la version des faits,
puisqu'il faudrait alors croire que les colons effectuaient leur sinistre besogne
de dentistes improvisés dans la fosse, entre les corps tombés en désordre
et en pataugeant dans le gasoil.Cette objection insurmontable étant apparue
au "témoin", celui-ci se ravice et lance brusquement: "Ah,si ! Si.".
Ce revirement subit est la preuve du faux témoignage improvisé.

3) L'aveu implicite du mensonge tombe d'ailleurs immédiatement après.
Des précisions lui ayant été demandées sur le mode d'extraction, le "témoin"
lâche: "Je ne l'ai pas vu".Comprenez:j'ai tout inventé...

Non seulement le Père Desbois n'a pas écarté ce faux témoignage évident,
mais il n'a pas hésité à le falsifier pour ne pas éveiller les soupçons.
Voici ce que l'on peut lire à la page 69 du catalogue de son exposition,
où une courte partie de cet interrogatoire est reproduite par écrit:

"P.Desbois: Est-ce qu'ils leur arrachaient aussi les dents en or ?

A.Velkov : Oui.

P.D : Le faisaient-ils lorsqu'ils étaient vivants ?

A.V :Oui "
(voyez ci-dessous)


C'est clair: le Père Desbois a tronqué le dialogue pour cacher aux lecteurs
les réponses contradictoires du lascar et son aveu final selon lequel
il n'avait rien vu.


II )Galina Babikh.


Un autre cas intéressant est celui de Galina Babikh.
Cette femme dit avoir assisté au prétendu massacre de Babi Yar.
Avec quelques camarades de classe, ils auraient gravi en cachette
une colline qui surplombait le ravin.De là, ils auraient vu les tueries
à une cinquantaine de mètres:

"On a vu les juifs s'approcher, petit groupe par petit groupe, en rangs,
au bord du ravin".
Les gens étaient tués "au bord du ravin et ils tombaient
du bord.Ceux qui ne tombaient pas étaient poussés dedans"
.
Une fois un certain nombre de juifs tués, les Allemands "dynamitaient la terre
et ils comblaient les trous":


Ils dynamitaient.Je crois que c'était de la dynamite (...).De la terre tombait
toute seule (sur les corps).Et ce spectacle horrible a duré trois jours entiers
.

G.Babikh fut également interrogée sur des blessés qui auraient finalement
pu échapper au massacre:

Père Desbois : Est-ce qu'il y a des gens qui, lors des fusillades,
ne sont que blessés ?



G.Babikh : Oui, comme je vous l'ai dit.Certains se sont échappés
de la fosse en rampant jusqu'en haut.Des gens les ont recueillis.
Je connaissais l'un d'entre eux, mort aujourd'hui.


Peu après, le Père Desbois revint sur cette question:


Père Desbois : Elle dit que des gens sont ressortis vivants.
Ils sont ressortis quand ?



G.Babikh : La nuit.


Père Desbois : Et la nuit, la fosse n'était pas gardée ?


G.Babikh : Non, il n'y avait personne.


Ces deux dernières réponses étaient a priori de bons sens.
Mais elles ne s'accordaient pas avec la thèse officielle reprise par le "témoin".
D'après cette thèse, en effet, les juifs avaient été regroupés dans le ravin
le 28 septembre et tués pendant trois jours consécutifs.
Or, à supposer qu'il n'y ait eu aucun garde de nuit, les victimes en auraient
profité pour fuir, aidées par l'obscurité.
J'ignore si le Père Desbois pensa à cette objection insurmontable, mais il posa
une question qui,même indirectement, allait appeler l'attention du "témoin"
sur ce fait.Il déclara: "Et les gens passaient voir la fosse ? Car cela devait être
une surprise pour le quartier "
G.Babikh réfléchit un instant puis lâcha:

G.Babikh : Non, je dois me tromper.Les fusillades ont duré trois jours.
Des juifs étaient assis et attendaient leur tour.Ils devaient être gardés.
Je l'ignore, on n'y allait pas
(la nuit).

De façon évidente, l'objection insurmontable était soudainement apparue
au "témoin".Celui-ci fut donc contraint de se contredire
("Il n'y avait personne (aucun gardien) " " Ils devaient être gardés")et,
finalement,d'admettre qu'il n'avait rien vu ("on n'y allait pas"),
G.Babokh avaitclairement déclaré que des blessés avaient pu s'enfuir
des fosses pendant la nuit.
Comment auraient-ils pu le faire en présence de gardes ?
Il est dommage que le Père Desbois n'ait pas relevé cette nouvelle contradiction.
Pae la suite le prêtre enquêteur l'interrogea ainsi:

"Quand les gens sont tués, le soir, ils (les Allemands) mettent une couche de terre
sur tous les corps ?"


Le "témoin" confirma:

" Oui, c'était systématique.On le savait à cause des explosions.
On se doutait que c'était pour recouvrir les corps."


S'il en avait été ainsi, comment expliquer que les blessés recouverts par la terre
tombée suite aux dynamitages aient pu non seulement survivre,mais aussi fuir ?
Là encore, le récit de G.Babikh était totalement contradictoire.
Mais le Père Desbois s'abstint de toute question.
Gageons cependant que s'il avait été contre-interrogé par un professionnel
(un avocat américain, par exemple,spécialiste des affaires criminelles),
le "témoin" se serait effondré et aurait été convaincu de mensonge.
On comprend donc que certains aient remis en cause la
"valeur scientifique des entretiens".
D'après ce que j'ai pu en juger, la plupart des "témoignages" recueillis
par l'équipe du Père Desbois n'ont aucune valeur.
Ils émanent d'individus qui, trop heureux de connaître trente minutes de gloire,
étaient prêts à dire tout ce qu'on attendait d'eux.



Les fosses localisées: une imposture !



Le comportement servile des médias.


Le plus ahurissant, dans cette affaire, est le comportement servile des médias
et du monde archéologique.
Partout, on lit que le Père Desbois aurait localisé
"plus de cinq cent fosses communes". 6
C'est une pure escroquerie,car voilà comment ce prêtre agit:
à son arrivée dans un village, il informe les gens du but de sa visite
et sollicite des "témoins".
Et lorsque trois "témoins" indépendants lui indiquent l'existence d'une fosse,
il en admet l'existence, la comptabilise et en relève les coordonnées GPS.C'est tout.
La fosse n'est ni ouverte, ni fouillée, ni expertisée. 7


Le cas Steeve Fossett.


Ce fait est contraire à tous les usages, que ce soit en archéologie
ou en criminologie.
Je rappelle par exemple l'affaire du milliardaire Steeve Fossett, porté disparu
le 3 septembre 2007 lors d'un vol en solitaire dans le désert du Nevada.
Malgré les moyens mis en oeuvre, treize mois furent nécessaires pour retrouver
la carcasse de son avion (un Bellanca 8KCAB).Non loin,des ossements,
une paire de chaussures, des cartes de crédits et le permis de conduire
délivré par l'Etat de l'Illinois à Steeve Fossett furent découverts.
De façon évidente, il s'agissait des restes du milliardaire.
Malgré cela,les os furent analysés pour savoir s'il s'agissait vraiment de restes
humains et, dans l'affirmative, en relever l'ADN à des fins de comparaison. 8


Les squelettes de la catacombe Saints-Pierre-et-Marcellin.


Si la plus grande prudence est de mise lorsqu'il s'agit de restes humains
découverts dans le cadre d'une disparition récente, dont de nombreux détails
sont connus, elle s'impose d'avantage lorsque les ossements sont anciens
et proviennent d'anonymes dont on ignore, a priori, les circonstances
de la mort.
A ce sujet, l'affaire des milliers de squelettes découverts en 2003 à Rome,
dans la catacombe des Saints-Pierre-et-Marcellin, se révèle très instructive.
suite à la rupture d'une canalisation d'eau dans ladite catacombe,la Commission
pontificale de l'archéologie sacrée entreprit des travaux.
Ceux-ci amenèrent la découverte de six petites cavités inconnues jusque-là,
selon toute vraisemblance, d'anciennes citernes d'eau.
En les fouillant, les archéologues eurent la surprise de mettre au jour
3 à 4 000 squelettes.Or, la tradition veut que dans cette catacombe soient
enterrées plus de 20 000 personnes, pour l'essentiel des martyrs des persécutions
du règne de l'empereur Dioclétien (284-305).
La présence de deux fresques du IVème siècle montrant des visages dont
certains étaient auréolés paraissait confirmer la thèse du dépôt de martyrs
chrétiens inconnus jusqu'à ce jour.
Le dossier aurait donc pu être clos, les six cavités rebouchées et les squelettes
déclarés ceux des martyrs.

Mais le Vatican voulait des preuves certaines.
Aussi fit-il appel à l'équipe d'Henri Ducay, expert en archéothanatologie
(terme qu'il a créé lui-même en 1998), une discipline qui fait se rencontrer
archéologues de formation historienne et anrhropologues biologiques.
L'objectif était d'analyser les squelettes sous la loupe de l'historien et du biologiste
afin d'en retirer le maximum d'informations.
Les trois menus objets découverts près des ossements (une bague,une épingle
à cheveux et une boucle d'oreille) ne fournirent aucun détail précis,
chronologique ou autre.Mais la disposition des squelettes se révéla porteuse
d'information:les corps étaient en rang et en connexion anatomique, preuve
qu'ils n'avaient pas été jetés les uns sur les autres mais disposés avec respect.
Ainsi s'évanouissait l'hypothèse d'un ossuaire rassemblant des squelettes tirés
de leurs tombes individuelles.
Leur nombre, cependant, était très élevé si on le comparait à l'espace restreint
dans lequel ils reposent.
Il fallait en déduire que plusieurs vagues d'inhumation avaient eu lieu,
ce qui laissait aux corps précédents le temps de se décomposer et, ainsi,
de libérer le volume.
Autre fait important: sur 500 squelettes étudiés, aucun ne présentait
de lésions osseuses.Sauf à imaginer que ces gens aient tous été égorgés,
ce constat anéantissait l'hypothèse des martyrs.
Sachant en outre que les dépôts avaient été très rapprochés et que les cavités
découvertes étaient d'anciennes citernes d'eau, sans doute fallait-il privilégier
la piste d'une ou plusieurs épidémies durant lesquelles des corps auraient été
inhumés dans l'urgence et dans des espaces déjà creusés.
La présence d'une poudre blanche comparable à de la chaux renforçait cette piste.
Il apparut cependant qu'il s'agissait de plâtre,comme si certains cadavres avaient
porté un masque mortuaire.En outre, des fils d'or pur et de nombreuses paillettes
d'ambre de la Baltique (un matériau très cher) furent retrouvés parmi les ossements,
attestant une origine sociale assez élevée ainsi qu'un rite funéraire exotique
(une sorte de momification rudimentaire).Peut-être s'agissait-il d'une riche
communauté étrangère établie à Rome.
Peu après, un autre élément refuta lui aussi l'hypothèse des martyrs:la datation
au carbone 14 fournit une estimation comprise entre 28 et 132 de notre ère,
c'est-à-dire une époque bien antérieure à l'occupation chrétienne de la catacombe
(250 après J-C. au plus tôt) et aux persécutions sous Dioclétien.
Certes, un seul squelette avait été daté,mais la très grande homogénéité
des pratiques funéraires attestait des enterrements collectifs rapprochés
dans le temps (quelques décennies tout au plus).
Les "archéothanatologistes" privilégient donc la thèse
"d'une population affectée par une succession de crises épidémiques espacées
dans le temps avec persistance d'un lieu d'inhumation précis pour une catégorie
sociale particulière de la population romaine"
. 9
Des recherches du bacille de la peste n'ont rien donné,mais d'autres candidats
existent:typhus, variole....

Cette affaire assez anecdotique démontre que face à des restes humains,
la prudence est de mise, même si, a priori, les circonstances de la mort
paraissent faciles à déterminer.
Dans le cas de la catacombe des Saints-Pierre-et-Marcellin, tout semblait
au départ étayer l'hypothèse des martyrs (le lieu proprement dit, la tradition
qui s'y rapporte et les fresques auréolées).
Mais de l'expertise scientifique se dégagea une histoire totalement différente,
bien plus prosaïque,bien plus banale.


Un double meutre décrit des siècles plus tard.


La force des expertises est telle que même sans aucun renseignement au départ,
il est parfois possible de découvrir la provenance de certains restes humains et,
en cas de mort violente, de déterminer les causes du décès.
L'affaire des ossements découverts en 1987 à Echallon (Ain, France)
le démontre amplement.
Le 30 janvier 1987,suite à une désobstruction menée par le Spéléo Club d'Oyonnax,
trois groupements d'os humains furent découverts, dont deux crânes
(lun intact, l'autre très fragmenté).
Les cassures recouvertes de calcite témoignaient de leur ancienneté.
Des traces sur les os démontraient qu'un animal carnivore avait déplacé les corps,
les introduisant dans la cavité.L'étude très attentive des crânes,en particulier
l'état des sutures:soudées ou non,démontra qu'ils provenaient d'un sujet masculin
et d'un sujet féminin âgés respectivement d'environ 20 ans et de 16 à 18 ans.
Mais surtout, le calcul des distances de formes avec les grandes séries typologiques
de référence (Mosans,Savoyards,Burgondes,Nordiques,Atlanto-Méditerranéens,
Ibéro-Insulaires....) et des séries limitrophes (Médiévaux Genvois XIIIè XVè,
Ardéchois XIVè-XVII, Choulans, Carolingiens Dijon, Gallo-Romains bourguignons...)
permit de conclure qu'il s'agissait probablement de deux membres des populations
de l'Ouest, Bourgogne pour le sujet masculin (avec une préférence pour la période
gallo-romaine), Franche-Comté ou Bourgogne pour le sujet féminin.
Enfin, l'étude précise des lésions crâniennes et mandibulaires avec comparaison
des coups observés sur d'autres crânes prouva que la jeune femme avait été
tuée par surprise, d'un coup d'épée plutôt courte (de type scramassax) que
longue (framée).Le coup avait été porté à droite, de haut en bas,obliquement
de gauche à droite, par un agresseur qui se trouvait en arrière de la tête
de la victime.
La thèse de l'agression mortelle était appuyée par les lésions visibles sur
les quelques phalanges retrouvées, lésions prouvant qu'un doigt avait été coupé net,
peut-être lors d'un geste d'autodéfense (protection du visage par la main ?).
Enfin,les lésions dentaires maxillaires (fracture et luxation) témoignaient,
avec la section mandibulaire, du passage d'un objet tranchant transversalement
au visage au niveau de la bouche, ce qui pouvait évoquer une tentative de
décapitation lorsque la victime avait déjà la tête au sol.Les auteurs concluaient:

Il est très vraisemblable que les deux cadavres se sont décomposés en surface
dans la cavité et n'ont pas été introduits par le ruissellement.
Leur emplacement initial reste indéterminé en raison des perturbations dues
à un animal.
Conernant l'âge des ossements, la seule certitude est qu'ils ne sont pas
préhistoriques comme le laisse entrevoir leur état de conservation et les traces
d'outils métalliques.
L'étude anthropologique quant à elle, a montré que les deux individus retrouvés
dans cette diaclase étaient un homme et une femme âgés de moins de vingt ans
qui présentent les caractères morphologiques de populations autochtones
(type Alpin) et quelques aspects Nordico-Lorrains probablement médiévaux
et qui ont été massacrés comme l'attestent les blessures par épée de la jeune
femme (scramassax ?)
( Voy.Paleobios,1988, vol.4,n°2-3,pp.101-123).

L'étude que je viens de résumer et dont je possède le texte intégral
compte pas moins de 23 pages (format A4).
Bien que certains passages très techniques soient peu compréhensibles,
sa lecture reste passionnante car elle démontre toute la puissance
des expertises scientifiques.



Le Père Desbois est un sacré farceur.



Quand on compare la méticulosité des recherches faites à Echallon et
dans la catacombe des Saints-Pierre-et-Marcellin avec les méthodes
utilisées par les chantres de la "Shoah par balles", le Père Desbois
apparaît comme un "sacré farceur".
S'il ne s'agissait pas d'un sujet connexe à "l'Holocauste", gageons
qu'à l'annonce des centaines de fosses prétendument retrouvées
sans avoir été ni expertisées, ni fouillées, ni même ouvertes,
un immense éclat de rire aurait retenti dans toute la communauté scientifique.
Mais comme il s'agit du sacro-saint "Génocide", ce tabou du XXIème siècle,
alors tout le monde, ou presque, s'incline.
Et si quelques voix s'élèvent, c'est juste pour formuler quelques critiques
laissant intact LE mythe central.....




1) Voy. Emile Baumann, La Paix du Septième jour
(Librairie académique Perrin et Cie,1918),pp.212-3.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Baumann

2) Voy. le télégramme de Cordell Hull à l'ambassadeur américain
à Moscou,30 août 1943, dans Foreing Relations of the United States,
Diplomatic Papers
,1943,vol.1 (US Government Printing Office,1963),pp.416-7:
"A la suggestion du Gouvernement britannique qui dit qu'il n'y a pas
de preuve suffisante pour justifier la déclaration concernant les exécutions
en chambres à gaz (...)".


3) Voy. TMI, XXX, doc.PS-2430,pp.361-391,on y voit une vue
d'ensemble de Birkenau, des barbelés, des morts et des survivants trouvés
à la libération du camp, un défilé de cercueils, des vêtements entassés...
Mais pas un seul crématoire, même à l'état de ruines.

4) Voy.A.Wieviorka, Auschwitz,60 ans après
(éd.Robert Laffont,205),pp.218-9.

5) CR= Respublica Christiana.

6) Voy.,par exemple,Dimanche Express,28 février 2010,p.7,
article intitulé:"La Shoah par balles.Une plaie ouverte dans le paysage européen".

7) :Seules les fosses du cimetière de Busk ont été l'objet de fouilles.
Mais les conclusions que le Père Desbois en tire sont sans aucun fondement.

8) Voy.,par exemple:
http://www.7sur7.be
texte intitulé: "Analyse d'ossements trouvés près de l'avion de Steeve Fossett"
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/10/02/des-objets-personnels-de-steve-fossett-decouverts-dans-l-est-de-la-californie_1102078_3222.html

9) Voy.le communiqué de l'Agence France-Presse, rédigé
par Guy Clavel,21 octobre 2008 :
http://cyberpresse.ca
Pour rédiger ce passage,je me suis également fondé sur l'article de Romain Pigeaud:
"Les énigmes d'une catacombe romaine":
http://scienceshumaines.com


Le Père Patrick Desbois "avoue ne rien savoir".!

Dans le mensuel "Les Chemins de la mémoire" (n° 181 de mars 2008),
édité et diffusé par le ministère de la défense, SGA/Direction de la mémoire,
du patrimoine et des archives, une interview du Père Patrick Desbois,
ce "sacré farceur" qui prétend avoir retrouvé en Ukraine quantité
de charniers contenant des victimes juives , nous offre la perle suivante (p. 5):

"En Ukraine, bien que nous ne sachions pas qui a tué, quelle est
l'identité des morts et où ils sont enterrés, notre travail consiste à
reconstituer le crime."


En somme, certains avaient, une fois de plus raison...
Après tout le battage médiatique qui a été fait sur les "découvertes"
de ce prêtre on apprend de sa propre bouche qu'il ne connaît rien du crime:
ni les auteurs, ni les victimes, ni les lieux!



FIN study scratch

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J'adore fouiller dans les poubelles de l'Histoire,
on y trouve souvent des pages de l'Histoire arrachées,
raturées,cachées,souvent dérangeantes...


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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  U-49 le Lun 16 Aoû - 18:14

Preuve que le crime de guerre des soviétiques à Katyn
fut bien mis à charge sur le dos des vaincus.

Les témoins de Nuremberg
Quand on pense que nos tribunaux en 2010 poursuivent
des révisionnistes sur les statuts du TMI de Nuremberg

De F.K (Allemagne)

Sur Katyn.

En hiver 1945-46, dix prisonniers de guerre allemands:

- Arno DIERE,
-Erich Paul VOGEL,
- Franz WIESE,
- Ernst BÖHM,
- Ernst GEHERER,
- Herbard JANIKE,
- Heinrich REMMLINGER,
- Karl Hermann STRÜFFLING,
- Erwin STOTKI,
- Eduard SONNENFELD.

furent accusés,dans une procès tenu à Léningrad,d'avoir été responsables
du massacre de Katyn où le NKVD soviétique avait assassiné 4 400
officiers polonais.
Tous reconnurent leur culpabilité.
Les méthodes par lesquelles ces "aveux" leur ont été extorqués
sont désormais connues.
Les trois premiers accusés furent condamnés aux travaux forcés...
les sept autres à la peine de mort et furent pendus en public
sur une grande place de Léningrad.La foule vint nombreuse à leur exécution.
Il est à noter que les gouvernements allemands successifs n'ont jamais
rien fait pour exiger la réhabilitation de ces compatriotes innocents.
Il est également à noter que c'est sur la base de documents falsifiés
que le juge militaire soviétique, le colonel Pokorowsky, soutint
à Nuremberg la thèse de crime de guerre allemand.

Source: RIVAROL n°2952 DU 14 MAI 2010, p.2
Droit aux lettres.

_________________
Entretien avec André Bayle:

http://www.youtube.com/user/Martin1000ans

Sur la tombe du marin
Ne fleurit pas la rose,
Ni le lys sur la vague de l'océan.
Il n'a pour fleurs
Que les mouettes blanches,
Et les larmes brunes
De la fille qui l'aime.

(Poème allemand )
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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Terreblanche le Mar 17 Aoû - 10:38



C'est clair que ce qu'on raconte n'a rien à voir avec les faits.
Voici quelques déclarations célèbres.


La croisade des démocraties: l'aveu !!


Extrait:

Parliamentary debates,House of Commons,Official Report,Wednesday
26th Jan.,1949.Volume 460,n°46,p.950.


Mr Churchill:

But I think the day will come when it will be
recognised without doubt,not only on one side of the House but throughout
the civilised world,that the strangling of Bolshevism atits birth would have
been an untold blessin to the human race.


Mr Cocks (Broxtowe):

If that had happened we should have lost the last war.

Mr Churchill :

No,it would have prevented the last war. *

Il est courant de se tromper d'ennemi et de conclure au terme
d'une effroyable boucherie: We killed the wrong pig .
La Grande-Bretagne,poussée par les Américains et les juifs
(à ce qu'avait dit Chamberlain dans un moment de confidence
à Joseph Kennedy,ambassadeur des Etats-Unis en Irlande),
a décidé de partir en croisade contre l'Allemagne le 3 septembre 1939.
C'était....pour la Pologne et pour arrêter Hitler !
Quatorze jours plus tard,ce motif n'avait plus de sens:Staline attaquait
à son tour la Pologne.
Le motif,pour continuer la guerre contre cet admirateur de l'Angleterre
et de l'Empire britannique qu'était Adolf Hitler (voyez la mission R.Hess),
devint...la sauvegarde de l'empire britannique.
Pour cela,Winston Churchill fit alliance avec Franklin Roosevelt dont
l'une des principales préoccupations était de contribuer à la fin
de l'empire britannique et de l'empire français.
La guerre des démocraties et,en particulier,de la démocratie (royale)
des Britanniques perdrait de plus en plus de son sens avec la formidable
expansion de la tyrannie soviétique en Europe et en Asie.
Les démocraties armaient l'Union soviétique et pilonnaient l'Europe,
s'acharnant à tuer les populations civiles allemandes,sans aucun souci
pour les trésors artistiques à jamais détruits
(de l'abbaye de Monte Cassino jusqu'à Dresde,la Florence de l'Elbe).
Dotées d'une puissante économie,elles développaient,mieux que tout autre
régime,tous les moyens imaginables et inimaginables (la bombe atomique)
de tuer un peu partout dans le monde.
Elles couvraient les crimes commis par les Soviétiques à Katyn et ailleurs.
Leur guerre devenait (sauf pour l'économie américaine qui, enfin,se sortait
du marasme) de plus en plus suicidaire.
Et puis, miracle, dans une Allemagne ravagée,l'armée britannique découvrit
le camp de Bergen-Belsen,lui-même dévasté par le typhus.
Des émissaires allemands étaient allés au-devant des troupes de Sa Majesté
pour les prévenir du danger.Mais quelle aubaine pour Churchill !
Un grand coup de cymbale de la propagande et le camp où,faute de ravitaillement,
de médicaments et d'insecticide Zyklon B,les gens mouraient comme des mouches,
devint,en un tour de main,un camp d'extermination où les Allemands tuaient
systématiquement leurs détenus.
Churchill découvrait enfin pourquoi la Grande-Bretagne se battait:
ce n'était plus ni pour la Pologne,ni pour l'empire britannique mais....
pour la civilisation !
Pas moins ! On avait été barbare....pour la civilisation.
On allait d'ailleurs persister dans la barbarie en instituant de faire juger
les vaincus par les vainqueurs.
Le Tribunal militaire international (trois mensonges en trois mots)
et tous les tribunaux de même espèce allaient,de 1945 à 2010,condamner
des soldats,des officiers,des bureaucrates qui avaient pour seul tort d'avoir
perdu la guerre...

* Mr Churchill :

Mais je pense que le jour viendra où l'on reconnaîtra,
et non pas seulement d'un seul côté de cette Assemblée mais dans tout
le monde civilisé,que sans ombre d'un doute,si l'on avait étranglé le bolchevisme
dans son berceau,cela aurait été un incommensurable bienfait pour toute
la race humaine.


M.Cocks (de Broxtore) :

Si cela était arrivé,nous aurions perdu la dernière guerre.

M.Churchill:

Non,cela aurait empêché la dernière guerre.

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Mr Klein le Lun 6 Juin - 11:40

Des procès spectacle qui ont une fonction sacrificielle.

Quel bilan ?

65 ans après la fin du tribunal Militaire international de Nuremberg,
il est encore difficile de prononcer un jugement sur la valeur
de cette grande opération hollywoodienne à caractère judiciaire.
La raison principale réside dans le fait que la légitimité des Etats
installés par les anglo-américains sur le continent européen
et en Asie repose sur les attendus des tribunaux de Nuremberg
et de Tokyo.
La justification morale des régimes politiques des grands pays industriels
se fonde donc sur l'existence d'un mal absolu que fut le national-socialisme.
Toute remise en cause,totale ou partielle,de ces tribunaux est contestation
de l'essence de la civilisation occidentale telle qu'elle existe aujourd'hui.
Le procès fait le 22 septembre 1996 à l'avocat Eric Delcroix pour son livre
la Police de la pensée contre le révisionnisme,illustre l'importance
que le système accorde au procès de Nuremberg.
Une des phrases de l'ouvrage qui a attiré le plus la colère des censeurs
est celle qui qualifie cette opération anglo-saxone et soviétique de
"mascarade judiciaire".
En Italie,l'exemple du procès de l'ancien officier allemand Priebke,emprisonné
après avoir été acquitté,démontre bien que ce qui est demandé à un tribunal
qui juge des vaincus est une sanction,pas une libération.

A Nuremberg,les gouvernements anglo-saxons et leur allié soviétique attendaient
ce qui peut se comparer à un acte sacrificiel qui scellerait du sang des condamnés
la naissance d'un monde nouveau.
Seule l'insistance des Occidentaux a obligé de travestir ce sacrifice rituel
d'un vain habillage juridique.Il eut peut-être mieux fallu s'inspirer de la boutade
de Staline et de les fusiller sans procès,comme Mussolini le fut entre les mains
des communistes italiens,Ceaucescu en Roumanie ou Saddam Hussein en Irak.
Il reste quand même de ces longs mois inutiles le dernier témoignage d'hommes
qui savent qu'ils vont mourir sur leur action politique et militaire.
Rien que pour cela,il est intéressant de sauver des attendus de Nuremberg de l'oubli.
Enfin,ce tribunal est le rappel utile de la plus universelle des lois humaines:

Vae victis
(malheur aux vaincus).

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Terreblanche le Sam 10 Sep - 14:45

Mon lien étant mort,je mets un petit mot sur le sujet.

Chacun pourra consulter les minutes du procès de Nuremberg,
dans les tomes de la version française (consultable dans toutes les bibliothèques),
merci à Jo pour ce travail d'historien, hélas occulté par la version officielle, pour cause....

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

Message  Terreblanche le Ven 20 Fév - 13:46

Édito : "L'histoire, la vraie, sera écrite par les révisionnistes"

Vincent Reynouard réagit aux récents propos d'un ancien Waffen SS d'Oradour.
Il explique pourquoi ce n'est ni avec des "témoignages" ni avec des "aveux"
qu'on écrit l'histoire objective.
L'historien doit tout d'abord se préoccuper d'établir la matérialité des faits.



study
https://www.youtube.com/watch?v=BkS3mbGCBq0&feature=youtu.be

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Re: La Thèse officielle actuelle n'était pas admise à Nuremberg

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