Revue mensuelle "l'Afrique réelle" de Bernard Lugan.

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Revue mensuelle "l'Afrique réelle" de Bernard Lugan.

Message  Admin le Dim 10 Jan - 13:23


www.bernard-lugan.com

Revue riche d'informations,bonne lecture !
(chaque mois par Mr Klein )


study afro


Dernière édition par Admin le Mar 23 Mar - 11:22, édité 1 fois

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Cordialement.

La Vérité a-t-elle besoin d'une loi pour s'imposer ?
La réponse est dans la question.....
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Re: Revue mensuelle "l'Afrique réelle" de Bernard Lugan.

Message  Mr Klein le Mer 13 Jan - 11:32

--Janvier 2010--

La lettre africaine de Bernard Lugan

SOMMAIRE

- Editorial

DOSSIER CLIMAT

- Les grandes évolutions du climat africain et leurs influences sur l’histoire
des populations par Bernard Lugan

- Entretien avec Marcel Leroux

ACTUALITÉ- Guinée: un problème

Les « réchauffistes » sont en contradiction avec leurs propres postulats
quand ils présentent le prétendu « réchauffement global »
de la planète comme une catastrophe.
Si ce dogme était scientifiquement vérifié, ils devraient au contraire bondir
de joie puisque l’élévation des températures entraînera une augmentation
des précipitations.
L’Afrique pourra alors ouvrir à l’agriculture des immensités aujourd’hui désertiques.


LE MYTHE DU RÉCHAUFFEMENT GLOBAL APPLIQUÉ À L’AFRIQUE



Avec l’anti-racisme et l’apologie du métissage, la nouvelle croyance
obligatoire imposée aux robots citoyens est celle du mythe du réchauffement global
et continuel de la planète.
Or, et par définition, le propre du climat est de changer.
Dans ce dossier, nous publions le long et passionnant entretien que
le climatologue Marcel Leroux, chef de file des «climato sceptiques»,
nous a accordé quelques mois avant sa mort, et dans lequel il fait litière
des affirmations assénées ad nauseam par les médias et les hommes politiques, toujours à l’affût d’une nouvelle chimère à chevaucher.

La seconde partie de ce dossier est une étude géo-historique du climat
africain menée sur la longue durée ce qui permet de voir que le scénario
catastrophe défendu par les « réchauffistes » n’est qu’un mythe.
L’histoire de l’Afrique s’est en effet inscrite dans les oscillations du climat
et les changements qui en résultèrent en furent autant de moteurs.


Bernard LUGAN


LES GRANDES ÉVOLUTIONS DU CLIMAT AFRICAIN ET LEURS
INFLUENCES SUR L’HISTOIRE DES POPULATIONS


Par le passé, le climat de l’Afrique a constamment changé
et ce fut sur ses oscillations que l’homme prit possession du continent.
Sans même remonter à plusieurs millions d’années, il est possible de constater
que depuis 100 000 ans, la colonisation de l’espace par l’Homme
moderne s’est faite d’abord dans une Afrique froide,donc 1 ,puis dans
une Afrique aride chaude, donc humide du Nil fut envahie par le sable,
puis les deux Nil et l’Atbara se transformèrent en cours d’eau saisonniers.
Le Nil Blanc pour la sylve.
De - 30.000 à -12.000, période contemporaine de la glaciation wurmienne
ou Dernier maxi.
Les évolutions climatiques entre 60 000 et 10 000 avant nos jours
A partir d’il y a +- 60.000 ans,au Pléistocène final, l’Europe occidentale connût un climat extrêmement froid et les îles britanniques furent en partie
recouvertes par des glaciers.
L’Afrique se refroidit elle aussi et, par conséquent, les pluies y diminuèrent,
entraînant dans certaines régions, dont le Sahara, une phase aride
et même hyper aride avec une baisse du débit des cours d’eau et du niveau des lacs.
Cette phase d’hyper aridité découlait du refroidissement du climat et donc
de la réduction de la zone tropicale.
Le phénomène connût une accentuation il y a 30.000 ans.
L’étendue du désert fut alors plus importante qu’aujourd’hui et l’aridité
plus absolue. Le Sahara central perdit ainsi ses lacs dont le lac Tchad,
et se couvrit de dunes de sable.
Durant cet épisode aride l’homme disparût du Sahara et de ses bordures
méridionales pour se replier dans deux directions :

1) Vers la vallée du Nil où ils furent pris en tenaille par
les déserts de l’est et de l’ouest 2 Il y a 18 000 ans, la vallée.

La longue durée africaine permet de mesurer l’ampleur de la manipulation
climatique opérée par les partisans de la thèse du « réchauffement global »
attribué à des causes humaines.
L’exemple du Sahara devrait les rendre plus prudents car le désert
n’a pas toujours occupé l’espace qui est le sien aujourd’hui.
Par le passé, il fut tantôt plus vaste et tantôt plus réduit,disparaissant
même lors de certains épisodes chauds, donc humides.
Or, ces changements n’eurent évidemment aucune cause humaine car,
durant ces lointaines époques, les populations ignoraient le moteur diesel
ou l’énergie tirée du charbon…
Et ce serait même en partie asséché en raison des changements climatiques
que connaissait alors l’Afrique des hautes terres.

2) Le second grand refuge fut le sud de l’actuel Sahel
où le refroidissement, donc l’aridité,connut une accélération vers - 20 000, entraînant le recul de la forêt et l’extension du Sahara.
Encore plus au sud, entre -70.000 et - 40.000 ans, la zone
forestière connut, elle aussi,un climat froid donc aride (en moyenne baisse
de 4°), avec pour conséquence le recul de mum glaciaire en Europe,
les températures de la région forestière baissèrent de 6 à 9° avec
un maximum d’intensité dans la seconde partie de la période,
c’est-à-dire entre - 20.000 et - 12.000.
La forêt disparut alors quasiment,n’existant plus que comme relique3.
Pour l’ensemble du continent,le pic de la phase d’aridité se situa entre
-18 000 et -15.000.
L’océan fut alors à son plus bas niveau.
En Afrique orientale, les grands lacs atteignirent leur niveau le plus bas
avec une baisse de 75 m .

Du lac Victoria. Il en fut de même avec les lacs Kivu
et Tanganyika, tandis que dans la vallée du Rift, le phénomène
fut encore plus intense.
Puis le climat changea à nouveau et, vers +- 10 000, l’Afrique redevint
chaude et humide avec pour conséquence le recul des déserts et
le développement de la forêt.
- Dans la zone forestière, la périodes’étendant de +- 12.000
à +-1500 av JC, est une séquence chaude, donc humide,
qui voit la recolonisation forestière avec un maximum d’intensité à partir
de 5000 av JC.
Puis une tendance à l’assèchement est identifiable à partir de +- 2000
-1000 av. JC,suivie par une nouvelle variation humide.
Avec la recolonisation forestière la forêt s’étend au nord-ouest et jusqu’au sud
du Sénégal et au nord est jusqu’au Darfour.
En Afrique orientale elle atteint les hautes terres et franchit le lac Victoria.
2) L’Aride mi-Holocène (ou Aride intermédiaire ou Aride intermédiaire
mi-Holocène) qui succède au Grand humide holocène s’inscrit entre deux
périodes humides. Il s’agit d’un bref intermédiaire aride qui dure un millénaire
au maximum et qui se situe entre +- 6000 et +- 4500 av JC
selon les régions.
Cette nouvelle période aride voit la diminution des étendues marécageuses
et lacustres, ce qui a donc pour conséquence l’augmentation de la superficie
du Sahara « habitable ». Les hommes qui avaient trouvé refuge dans
les massifs ou dans les zones non inondées de l’Afrique du Nord
ou de la région tropicale réoccupent le Sahara.

3) Le Petit Humide ou Humide Néolithique succède à l’Aride mi-Holocène
et s’étend de +- 5000/4500 av JC à +- 2500 av JC.
Le Petit Humide qui est nettement moins prononcé que le Grand Humide Holocène donne naissance à la grande période pastorale saharienne.
Le Sahara, steppe sub-désertique et non « verte prairie »,
dans laquelle le niveau des nappes phréatiques augmente et dont les sources
se mettent à débiter les pluies de la période du Grand Humide Holocène
est alors parcouru par des groupes d’éleveurs.

4) L’Aride post-néolithique qui est daté entre +- 2500
et +-2000-1500 av JC présente plusieurs faciès.
A partir de +- 2000 av JC, le nord du Sahara connaît une accélération
de la sécheresse avec pour conséquence le départ de la plupart des groupes
humains qui y vivaient. C’est ainsi que les populations négroïdes semblent
abandonner définitivement les parties du Tassili, du Hoggar
et de l’Acacus dans lesquelles elles vivaient.
A partir de cette époque, ces régions semblent n’être plus peuplées
que par des groupes proto-Berbères.
Dans la partie méridionale du Sahara, les hommes semblent se replier
vers le fleuve Niger à partir de +- 2000 av JC.
Les conséquences de ce nouveau changement climatique se font en effet
également sentir sur les bordures du Sahara où la savane qui s’était étendue
vers le Nord durant la période climatique humide précédente recule vers le Sud.
Vers +- 2500 av JC l’immense paléo-Tchad disparaît et le lac atteint
alors sa superficie de l’époque historique.
Le Sahel redevient sec et la forêt recule.
Durant cette période, les paysages actuels se mettent lentement en place.
Comme durant les précédents épisodes arides, les deux principaux refuges
pour les hommes se trouvent au Sud, vers la zone forestière, mais aussi
à l’Est, dans la vallée du Nil.

Vers +- 1000 av JC et jusque vers +- 800 av JC, le retour
limité des pluies permet la réapparition de quelques pâturages.
Après le « vide » de l’aride post.
L
Quatre périodes peuvent être distinguées durant cette séquence :

1) Le Grand Humide holocène4 ou Optimum climatique holocène
qui s’étend de 7000 à 4000 av JC englobe partiellement
l’Humide néolithique et il présente de profondes différences régionales :

- En Afrique du Nord la végétation méditerranéenne colonise
l’espace vers le sud jusqu’à plus de 300 km de ses limites actuelles.

- Au Sahara, avec les précipitations,la faune et les hommes
sont de retour et les premières gravures rupestres apparaissent
vers 8000 av JC

- Dans la région du Sahel, la zone des savanes remonte de
500 à 1000 km vers le Nord.

- En Afrique orientale, les lacs se remplissent à nouveau
et atteignent leur plus haut niveau,qu’il s’agisse de ceux de la vallée du Rift
ou de ceux des hautes terres. Gonflé par le fleuve Omo, le lac Turkana
rejoint le réseau du Nil, ne faisant plus qu’un avec les lacs Albert,
Edouard
et Victoria,constituant ainsi une sorte de mer intérieure.

Plus au Sud, le lac Kivu s’est fondu dans le lac Tanganyika.
Au Nord, le plateau éthiopien est chaud et humide et les glaciers
de l’époque.

Contrairement à ce que croient les « réchauffistes », ce n’est pas l’augmentation des températures qui entraîne la sécheresse,mais tout
au contraire le refroidissement. Entre 18.000 et 15.000 ans
par rapport à nos jours, lors du Dernier Maximum Glaciaire (DMG),
les températures africaines moyennes étant inférieures de 5° à celles
que nous connaissons aujourd’hui.
Le froid ayant pour résultat mécanique de ralentir le volume des pluies,
le désert du Sahara s’étendit considérablement vers le Sud, tandis que
la forêt tropicale et équatoriale disparut quasiment.
Entre 9000 et 6000 par rapport à nos jours, lors de l’Optimum
Climatique Holocène (OCH),les températures africaines moyennes
étaient supérieures de 2°C à celles que nous connaissons aujourd’hui.
Cette élévation de la chaleur provoqua une augmentation mécanique
des pluies et la forêt s’étendit, débordant très largement son étendue
actuelle. Le Sahara recevant des précipitations d’origine à la fois méditerranéenne
et tropicale, ses parties désertiques se rétractèrent considérablement

et il fut parsemé de lacs et de marécages.

NB : Les cartes sont publiées avec l'aimable autorisation
de la Nouvelle Revue d'Histoire néolithique on assiste alors
à une nouvelle poussée de groupes berbères en direction du Sahara central.
Puis l’Aride actuel se met en place et le Sahara entre alors dans la période historique.



Bernard LUGAN

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Re: Revue mensuelle "l'Afrique réelle" de Bernard Lugan.

Message  Hanna le Lun 1 Fév - 14:30

bon sujet Mr Klein même là ils nous racontent des bobards,quelle époque
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Re: Revue mensuelle "l'Afrique réelle" de Bernard Lugan.

Message  Mr Klein le Lun 21 Fév - 13:33

Editorial de Bernard Lugan :


Le 5 janvier 2011,interrogé par Robert Ménard sur Itélé (la vidéo est visible
sur mon blog), j’avais expliqué en quoi la position de Laurent Gbagbo était forte
et comment, arcbouté sur la Côte d’Ivoire « utile », sa stratégie était de gagner
du temps afin de mettre en évidence l’impuissance d’Alassane Ouattara.
Contrairement à ce qui était alors affirmé par les « spécialistes » et les correspondants « sur place », j’avais également dit que Laurent Gbagbo
n’était pas isolé et qu’il disposait de soutiens, tant en Afrique qu’ailleurs dans
le monde. Dans ce numéro de l’Afrique Réelle nous revenons sur sa stratégie
et sur celle de l’ONU dont le but est l’assèchement financier de son régime.
Le 16 janvier 2011, soit dix jours avant le début des évènements égyptiens,
dans un communiqué consacré à la situation en Tunisie, j’écrivais :
« Le prochain pays qui basculera sera l’Egypte (…) ».
Or, si l’Egypte a été bousculée, elle n’a pas - encore ? - basculé car l’armée,
au pouvoir depuis 1952 à travers Neguib, Nasser, Sadate et Moubarak demeure
aux commandes. Dans la tradition historique égyptienne un « mamelouk »
a donc remplacé un autre « mamelouk ».
Cependant, tout ne fait que commencercar la pression de la rue sert de paravent
aux Frères musulmans et parce que l’armée est loin d’être monolithique.
Cette dernière est en effet composée de conscrits et de soldats de métier
dont les préoccupations sont très différentes.
Quant au corps des officiers, il est divisé en trois courants aux forces largement inconnues : les officiers formés aux Etats- Unis et « théoriquement » garants
de la paix avec Israël, les partisans d’une république islamiste et les nationalistes.
Comment vont-ils se positionner ? Là est la grande inconnue.
Les évènements de Tunisie et d’Egypte ont mis en évidence la double tare
du journalisme français qui est le non recul par rapport à l’évènement
et l’engagement partisan, les journalistes s’étant, sans la moindre distanciation,
faits les porte voix des manifestants.
A ce sujet une distinction particulière revient à Catherine Coroller « envoyée spéciale » du journal Libération qui a intitulé son article en date du 7 février 2011 :
« Comment les années Ben Ali ont pénalisé l’économie de la Tunisie ».
Or, s’il est possible de considérer que le régime Ben Ali était autoritaire ou même dictatorial, on peut débattre de ce dernier point, il est en revanche insolite de lui reprocher d’avoir économiquement « pénalisé » la Tunisie. Je n’en veux pour preuve que le Rapport économique sur l’Afrique 2010 édité par la Commission économique
de l’Afrique (ONU) et l’Union Africaine (voir la pièce jointe à cet envoi).
En ces temps d’emballements et de vapeurs démocratiques, méditons cette phrase prononcée le dimanche 30 janvier 2011 par Theodoro Obiang Nguema, le nouveau président de l’UA (Union africaine), lors de son discours de prise de fonction :
« Les concepts de démocratie, des droits de l’homme, de bonne gouvernance,
ne sont pas nouveaux pour l’Afrique, mais il convient plutôt de les adapter
à la culture africaine ».
Le président équato-guinéen donne en quelques mots une leçon de d’ethnorelativisme à ces activistes de l’ingérence démocratique qui ont fait tant de mal à l’Afrique
sud-saharienne.
Plus encore, il enterre définitivement le diktat démocratique décrété
à La Baule le 20 juin 1990 par François Mitterrand.
Qui osera contester la position de l’un des principaux producteurs d’or noir
du continent au moment où les nuages s’amoncellent sur le pétrole arabe ?
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