Le traitement des prisonniers de guerre français

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Le traitement des prisonniers de guerre français

Message  U-49 le Jeu 10 Sep - 18:43

Le traitement des prisonniers de guerre français.

N'avez-vous jamais été frappé par le relatif silence qui règne autour
des conditions de vie dans les camps de prisonniers de guerre en Allemagne entre 1940 et 1945 ?
La raison est évidente:passé les durs premiers mois où le défaut d'organisation
a provoqué certains désagréments,ces conditions ont été relativement clémentes. *

De très nombreux "Oflag" possédaient leurs bibliothèques,leurs équipes
de sport,leurs orchestres...
Vous trouverez ci-dessous le programme d'un concert classique donné
le 27 mars 1941 par les prisonniers de guerre français.

Le Stalag IX-A possédait une bibliothèque de plus de 3 000 volumes
dont la liste avait été fournie aux autorités du camp par les prisonniers eux-mêmes.**
Il possédait également son université qui comptait 24 professeurs enseignant
l'économie politique,le latin,le grec,l'allemand,les littératures anciennes et étrangères,l'histoire,la géographie,la comptabilité,l'orientation professionnelle,
la philosophie,le droit civil et commercial,l'art moderne...
Non seulement les captifs,mais également des Allemands venaient s'y instruire .***

L'Oflag XVII-A possédait lui aussi son université organisée par des professeurs prisonniers.
Un ancien du camp,Louis Papierre,raconte:

" Des cours ont lieu régulièrement suivant un programme établi à l'avance
après entente entre professeurs et affiché chaque semaine.
Et l'on assiste tous les jours à 8h30,au spectacle pittoresque de longues théories d'étudiants,parfois quatre ou cinq galons,se rendant,tabouret sous
le bras,à leur cours ou à leur conférence préféré ."

(Voy.Les Amitiés,22 novembre 1941,pp.1 et 3)

En avril 1941,dans ce camp,décision fut prise d'organiser au mois d'août
une " Semaine de France " avec exposition,compétitions sportives,théâtre,stands,etc.:

" A cet effet,il fut décidé de créer à l'intérieur du camp:
un stade (stade Pétain)
un théâtre de verdure,une exposition destinée à faire connaître
les oeuvres d'art faites au camp,ainsi que la France et son Empire,
sous leurs multiples aspects:spirituel,industriel,agricole,provinces,etc.
La construction du stade demanda deux mois et demi,pendant lesquels les officiers devenus terrassiers bénévoles ne cessèrent de s'acharner à la besogne.
Le stade occupe la prairie d'un bataillon et comprend:terrain de basket-ball,
piste cendrée (mille mètres),piste de cent mètres,piste de 400 mètres haies,
sautoir,après,emplacement de lancement de poids.
De gros terrassements furent nécessaires par la suite de la pente du terrain.
L'inauguration eut lieu à la date prévue en présence du colonel commandant
le camp et des autorités allemandes.
Et,ce jour-là,on vit monter au sommet du mât le pavillon des jeux olympiques portant les cinq anneaux et nos trois couleurs."
(Id).

A la même époque,dans un autre Oflag,eut lieu une "foire-kermesse" avec "une défilé des provinces françaises,l'Alsace et la Lorraine comprises ".
Les figurants avaient confectionné les costumes locaux en papier.
Les prisonniers avaient également organisé une exposition ayant pour thème:
" ce que le monde doit à la France "
On y montrait les travaux de Pasteur,l'invention des super-sustentateurs en aéronautique,le viaduc en ciment armé de Plougastel-Daoulas
(le plus grand du monde à l'époque),
le banc d'essai de locomotives d'Issy-les-Moulineaux
(le plus puissant du monde à l'époque)...
Loin d'être blessés dans leur orgueil national,les Allemands qui visitèrent l'exposition furent enchantés.
L"auteur d'un compte rendu écrivit:

" L'impression ressentie par les Allemands a été extrêmement forte,à telle enseigne que le colonel allemand à déclaré " qu'il était pénétré d'admiration devant cette réalisation et qu'il regrettait vivement que les règlements du camp ne permissent pas aux civils et aux familles de venir contempler cette exposition."
Le général allemand a invité les officiers français à la reconstituer à Hambourg
dans les locaux accessibles au public."
(Id).

* En novembre 1941,un officier français libéré écrivit:

" Les mois de juillet,août,septembre 1940 auront laissé à tous un souvenir pénible.
Du point de vue matériel,un changement brutal de conditions de vie
,par suite des difficultés du ravitaillement et du brusque apport de plus
d'un million de prisonniers en Allemagne,les quantités de nourriture par tête
sont très faibles (...).
Cependant,à partir de novembre,la vie collective s'organise,grâce à la bonne volonté de tous et à l'autorisation accordée par le commandant du camp d'utiliser une baraque comme salle de spectacle,une autre comme salle de conférence et une troisième comme chapelle "

(Voy.Les Amitiés,organe régional paraissant à Saint-Etienne,22 novembre 1941,pp.1et 3)
En 1942,un autre officier libéré raconta:

" Conditions de vie: matérielles,très dures au début,très acceptables maintenant,
grâce à l'organisation des colis."

(Voy.Gringoire,16 janvier 1942,p.3)

** (Voy.J.Mariat,Prisonnier en Allemagne
(les Editions de France,1941),p.64.

*** Ibid,pp.71-72
" Au début,ils (les Allemands) venaient là un peu en service commandé et puis,un jour,nous eûmes l'orgueil de les voir,à leur tour,prendre des notes..."


Dernière édition par U-49 le Dim 18 Oct - 9:13, édité 2 fois

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Entretien avec André Bayle:

http://www.youtube.com/user/Martin1000ans

Sur la tombe du marin
Ne fleurit pas la rose,
Ni le lys sur la vague de l'océan.
Il n'a pour fleurs
Que les mouettes blanches,
Et les larmes brunes
De la fille qui l'aime.

(Poème allemand )
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Re: Le traitement des prisonniers de guerre français

Message  Carolus Magnus le Jeu 10 Sep - 20:30

merci pour ces infos.
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Re: Le traitement des prisonniers de guerre français

Message  Mr Klein le Lun 14 Sep - 17:25

Une doctrine nullement méprisante

Des déclarations claires.

Loin d'être en contradiction avec la doctrine nationale-socialiste,
ces comportements étaient au contraire en parfait accord avec ce
qui avait été dit et pratiqué au sein du IIIè Reich depuis des années.
Le 26 mars 1935,Hitler avait déclaré:


" En tant que nationaux-socialistes,nous sommes remplis d'admiration
et d'estime pour ces grandes réalisations du passé que nous retrouvons
au sein de notre peuple comme au-delà de nos frontières.
Nous sommes heureux d'appartenir à une communauté de culture européenne
qui a marqué,dans une si large mesure,le monde de l'empreinte de son esprit".

(Cité par le Dr Friedrich dans l'Allemagne et la France devant l'Europe
(Les Documents Contemporains,janvier 1944) pp.69-70.

Etaient-ce là les propos d'un tyran imbu de son propre pays et méprisant
les autres ?
Evidemment non.
En 1941, les Cahiers franco-allemands consacrèrent une étude
à la manière dont la jeunesse allemande,une jeunesse qui venait de remporter d'éclatantes victoires militaires,considérait l'étranger:

(...) cette nouvelle jeunesse a prouvé dès maintenant sur les champs de bataille qu'elle estime avant tout la vaillance,le courage et la plus rigoureuse discipline de soi-même (...).
Cet idéal implique bien entendu aussi le respect des exploits et de l'héroïsme
des soldats ennemis,jeunes et vieux.
La jeunesse allemande n'est pas l'adversaire,méconnaissent une situation politique ou militaire et qui,pour cette raison,ne lui font pas justice.
La formation méthodique et l'éducation de toute la jeunesse hitlérienne ont toujours veillé,en commençant par le plus jeune " Pimpf ",à ce que l'esprit
du jeune allemand fût "ouvert au monde ",à ce que,dès son enfance,il apprît
à considérer les relations normales et amicales de l'Allemagne avec d'autres pays comme la forme naturelle et souhaitable pour les rapports entre deux pays,à la condition,toutefois,que l'injustice de Versailles soit réparée;
car dans les années d'après-guerre chaque enfant allemand
avait éprouvé combien Versailles avait influencé le sort de chaque famille allemande "

(Voy.les Cahiers franco-allemands,année 1941,pp.82-3).

_________________
L'autre Histoire.
"Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son"


http://sansconcessiontv.org/
https://www.youtube.com/channel/UCtjSBBjPhyKMp2FzNnXJ_Nw/videos
http://robertfaurisson.blogspot.it/2014/12/une-grande-dame-allemande-ouvre-la.html
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