26 décembre 1770 : naissance de Pierre Cambronne.

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26 décembre 1770 : naissance de Pierre Cambronne.

Message  Vlassov le Ven 26 Déc - 11:44

26 décembre 1770 :
naissance de Pierre Cambronne.






Pierre Jacques Étienne Cambronne est né à Nantes le 26 décembre 1770.


Destiné au commerce, il s’enrôle dans un bataillon de grenadiers volontaires nantais
en 1792, qui allait se battre en Vendée ; il sert sous les ordres de Dumouriez
en Belgique.
Durant la Deuxième Chouannerie, il participe à la bataille de Quiberon.

D’une bravoure remarquable, il parvient rapidement au grade de capitaine.
La Vendée ‘’pacifiée’’, il s’embarque pour l’expédition d’Irlande
sous les ordres de Hoche en 1796.

Il passe ensuite à l’armée des Alpes sous les ordres de Masséna,
où il se fait remarquer à la tête d’une compagnie de grenadiers
à la bataille de Zurich  en 1799.

Il passe ensuite à l’armée d’Helvétie, où il enlève une batterie russe
avec une poignée d’hommes.
Il voit périr à ses côtés La Tour d’Auvergne, et refusa le titre
de premier grenadier de France que ses soldats voulaient lui donner.

Colonel à Iéna, il est nommé major commandant du 3e régiment de voltigeurs
de la Garde en 1810 et fait baron la même année et participe
pendant deux ans à la Campagne d’Espagne.

Il rejoint la Grande Armée pendant la campagne de Russie.
Il y commande le 3e régiment de voltigeurs et participe aux batailles de Bautzen,
Dresde, Leipzig, avant d’être nommé général à la Bataille de Hanau.



Nommé major de la Garde impériale en 1814,
il prend part à toutes les opérations de la campagne de 1814, il est blessé plusieurs fois !

Fidèle parmi les fidèles à l’Empereur, il est commandant militaire et dirigea
la garde impériale et la place de Porto-Ferraio de l’île d’Elbe en 1814-1815
.



Il accompagne Napoléon Ier en 1815 lors de son retour sur le continent,
et commande l’avant-garde de sa petite armée.

Arrivé à Paris, il est nommé comte d’Empire par l’Empereur et décoré
du grand cordon de la Légion d’honneur et lieutenant-général,
mais il refuse ce dernier grade.
Il est également compris dans la liste des pairs des Cent-Jours le 2 juin 1815.



Selon une légende très populaire, commandant le dernier carré
de la Vieille Garde à Waterloo, sommé de se rendre par le général britannique Colville, Cambronne aurait répondu :

« La garde meurt mais ne se rend pas ! »

Puis, devant l’insistance du Britannique, il aurait eu une réponse aussi énergique
que concise, aujourd’hui connue comme le « mot de Cambronne »,
qu’il nia cependant toute sa vie avoir faite, « Merde ! »

Sa détermination provoqua l’admiration des Britanniques, qui firent tout pour le capturer.
Grièvement blessé, il est en effet fait prisonnier après le massacre des derniers carrés.

Plus tard, Cambronne ironisera sur la phrase qui lui a été attribuée :

« Je n’ai pas pu dire « la Garde meurt mais ne se rend pas »,
puisque je ne suis pas mort et que je me suis rendu
».

Cette grossièreté héroïque a inspiré une pièce à Sacha Guitry : Le Mot de Cambronne.
Comme elle est en vers et que le mot en question ne possède qu’une seule rime
(« perde », conjugaison du verbe « perdre »),
l’oreille du spectateur est évidemment aux aguets.

Conduit en Angleterre, il écrit à Louis XVIII pour obtenir la permission
de rentrer en France.
Il revient sans avoir reçu de réponse, est arrêté, conduit à Paris,
traduit devant le conseil de guerre et acquitté.
Il est libéré pour pouvoir assister à son procès pour trahison
(attaque de la France à main armée) en France.

Défendu par le royaliste Berryer, il est acquitté le 26 avril 1816.

Cambronne vient ensuite résider à Nantes
(3 rue Jean-Jacques-Rousseau, où se trouve le Cercle Cambronne actuellement).

En 1820, Louis XVIII le nomme commandant de la place de Lille avec le grade
de maréchal de camp, puis le fait vicomte au mois d’août 1822.
Il prend alors sa retraite.

En 1832, le préfet de Loire-Inférieure le nomme conseiller municipal
de Saint-Sébastien, mais il démissionne immédiatement, alléguant des raisons de santé.

Il meurt à Nantes le 28 janvier 1842
et est inhumé au cimetière Miséricorde
.




Par une ordonnance du 5 décembre 1842, le roi Louis-Philippe Ier autorise
sa ville natale à élever une statue en son honneur.
Le monument est inauguré le 28 juillet 1848 et placé au centre du cours
qui porte son nom.




Il est représenté sur la frise Le départ des armées de l’Arc de triomphe de l’Étoile
et son nom est inscrit sur le pilier Nord du même monument.



Source :  study



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