23 décembre 1891 : naissance de Xavier Vallat.

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23 décembre 1891 : naissance de Xavier Vallat.

Message  Vlassov le Mar 23 Déc - 12:20

23 décembre 1891 :
naissance de Xavier Vallat.










Xavier Joseph Vallat, né le 23 décembre 1891 à Villedieu.


Xavier Vallat est élevé dans un milieu profondément catholique.
Il milite à l’Association catholique de la jeunesse française
avant de devenir un sympathisant du « nationalisme intégral »
de l’Action française.

Licencié ès lettres, il enseigne à partir d’octobre 1911 au Collège catholique
d’Aix-en-Provence ; il est alors professeur en classe de 5e.
Mais il n’y reste que deux ans, étant appelé à effectuer son service militaire
en octobre 1913 au sein du 61e RI caserné à Aix.

C’est avec cette unité du XVe corps qu’il part en guerre et sera blessé
une première fois le 26 août 1914.
Durant le conflit, il est affecté au 114e BCA (bataillon de chasseurs alpins)
et sera gravement blessé lors d’un combat qui lui fera perdre sa jambe.

Contrairement à ce qui a été souvent écrit, il n’a pas perdu son œil droit durant
la Première Guerre mondiale, une maladie en étant la cause.

En 1919, il est élu député de l’Ardèche et conseiller général
du canton de Saint-Félicien.
Battu en 1924, il rejoint l’année suivante la Fédération nationale catholique,
puis, en 1928, les Croix-de-feu qu’il quitte à l’arrivée
du colonel de la Rocque.

Il réclame dès 1930 la dissolution des obédiences maçonniques,
et défend l’enseignement catholique.

Réélu député en 1928, il est également élu maire de Pailharès en 1930.
Il est réélu député en Ardèche au premier tour des élections
de 1932 et en 1936.

Xavier Vallat s’illustre à la chambre comme excellent orateur ; son adversaire,
Ludovic-Oscar Frossard, le qualifie ainsi, en 1937,
d’« orateur le plus redoutable de la droite ».
Il est à ce moment une personnalité importante de la droite,
vice-président du groupe parlementaire de la Fédération républicaine.

Le 6 juin 1936, après avoir évoqué les émeutes du 6 février 1934,
propos qui suscitent une suspension de séance ordonnée par Herriot,
il interpelle le nouveau président du Conseil Léon Blum en déclarant :

« Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un juif »
« pour gouverner cette nation paysanne qu’est la France,
il vaut mieux avoir quelqu’un dont les origines, si modestes soient-elles,
se perdent dans les entrailles de notre sol, qu’un talmudiste subtil
».

D’abord associé au gouvernement de Vichy comme
secrétaire général aux anciens combattants, il prend, fin mars 1941,
la tête du Commissariat général aux questions juives, nouvellement créé.

Hostile à toute politique antisémite brutale, il résiste,
dans les limites très dures qu’imposent les exigences allemandes :

- les anciens combattants juifs, les Juifs établis en France de longue date,
sont défendus courageusement par lui.
Au point que l’occupant demande sa démission.
Il est remplacé alors par Darquier de Pellepoix.



Partisan d’une exclusion des Juifs de toute responsabilité au sommet de l’État,
il ne partage pas les préoccupations raciales.

Du 29 juin au 19 août 1944,
il remplace Philippe Henriot au micro du Radio-Journal de Vichy.


En 1947, Xavier Vallat est condamné à dix ans d’emprisonnement
et à l’indignité nationale à vie.

Divers témoins à son procès, dont certains représentent la communauté juive
de l’époque, ont attesté que, quand bien même il professait un antisémitisme d’État :

- lutte contre le communautarisme juif et le sionisme israélien,
il a agi en laissant organiser à leur profit en zone occupée un réseau de fabrication
de faux papiers.

Il est libéré en décembre 1949 et amnistié en 1954.

Après la guerre, il poursuit ses publications et il écrit notamment
sur Charles Maurras et devient chroniqueur au journal Aspects de la France,
issu de l’Action française.



Microsillon 33t. de Xavier Vallat, paru en 1968.


Il meurt le 6 janvier 1972 à Annonay,
puis il est enterré à Pailharès, en Ardèche.








Source : study



http://la-flamme.fr/category/non-classe/




Xavier Vallat parle à la Chambre des députés.







Le 6 juin 1936 la nouvelle chambre se réunit.

Xavier Vallat, réélu député de l’Ardèche, après avoir évoqué les émeutes
du 6 févier 1934, qui suscitent une suspension de séance de 10 minutes
ordonnée par Herriot, interpelle le nouveau président du Conseil Léon Blum.



Extraits des déclarations de Xavier Vallat,
tirées du procès-verbal de la séance du samedi 6 février 1936 :

" Il y a d’abord le fait, que je considère comme une provocation,
d’avoir confié à M. Jean Zay le soin de veiller à l’éducation de la jeunesse française.

[…]

Tout pareillement, je juge inadmissible la présence au Gouvernement de M. Pierre Cot,
qui trouvait, à l’aube livide du 7 février, que la place de la Concorde n’avait pas
été rougie d’assez de sang et qui admettait la possibilité de faire appel
à l’armée française contre un peuple soulevé dans son indignation naturelle
contre la malhonnêteté et la corruption.

Je sais bien que, pour la plupart d’entre vous, la grande question semble être
d’établir que la dernière consultation électorale vous a donné la revanche du 6 février.

[…]

La preuve que cet état d’esprit était le même, c’est que, maintenant,
pour galvaniser leur auditoire, les communistes empruntent le langage
des « factieux » que nous sommes.
Ils ne peuvent plus faire un discours ni donner un communiqué à la presse,
sans les déterminer par la phrase sacramentelle qui , comme on vous le rappelait
il y a un instant, était réactionnaire jadis :
« Nous voulons une France libre, forte et heureuse, dans l’honneur et dans la dignité. »

[…]

Il est une autre raison qui m’interdit de voter pour le ministère de M. Blum :
c’est M. Blum lui-même.

Votre arrivée au pouvoir, monsieur le président du conseil, est incontestablement
une date historique.
Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un juif.

[…]

Messieurs, je ne comprends pas bien cette émotion car, enfin,
parmi ces coreligionnaires, M. le président du conseil est un de ceux qui ont toujours ,
et je trouve cela tout naturel , revendiqué avec fierté leur race et leur religion.

Alors, je constate que, pour la première fois, la France aura eu son Israël.

[…]

Je n’entends pas dénier aux membres de la race juive qui viennent chez nous,
le droit de s’acclimater comme tant d’autres qui viennent se faire naturaliser.
Je dis, parce que je le pense, et j’ai cette originalité ici, qui quelquefois me fait
assumer une tâche ingrate, de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas,
que, pour gouverner cette nation paysanne qu’est la France, il vaut mieux avoir
quelqu’un dont les origines, si modestes soient-elles, se perdent dans les entrailles
de notre sol, qu’un talmudiste subtil.

[…]

J’ajoute que lorsque le Français moyen pensera que les décisions de M. Blum
auront été prises dans un cénacle où figureront, à leur ordre d’importance,
son secrétaire, M. Blumel, son secrétaire général, M. Moch, ses confidents,
MM. Cain et Lévy, son porteplume, M. Rosenfeld, il sera inquiet. "




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