3 décembre 1980 : mort d’Oswald Mosley.

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3 décembre 1980 : mort d’Oswald Mosley.

Message  Vlassov le Mer 3 Déc - 14:23

3 décembre 1980 :
mort d’Oswald Mosley.







Oswald Mosley est né à Londres le 16 novembre 1896
,
fils aîné de Sir Oswald Mosley, 5e Baronet of Ancoats (1874–1928).
Oswald Mosley est le quatrième cousin de la reine Elizabeth.

A l’âge de 16 ans, il entre à l’Académie militaire royale de Sandhurst en janvier 1914
mais en est expulsé dès juin, avec plusieurs autres camarades,
pour son comportement indiscipliné.

Cependant, avec l’arrivée de la guerre, il est nommé sous-lieutenant de cavalerie au 16th
(The Queen’s) Lancers le 1er octobre 1914.
Le régiment est envoyé en Irlande s’entraîner.
Impatient de combattre, Mosley s’engage dans le Royal Flying Corps tout juste créé,
l’ancêtre de la Royal Air Force, et part pour le front.

Il est alors envoyé en France, où il participe à plusieurs missions d’observation
au-dessus des lignes allemandes.
En mai 1915, juste après avoir obtenu son brevet de pilote,
un accident lors d’un atterrissage lui brise une jambe.
Alors que sa jambe n’est pas encore tout à fait remise, et pour pallier la pénurie d’officiers
à la suite des lourdes pertes des premiers mois de guerre, Oswald Mosley est rappelé
dans son régiment, qui se bat alors dans les tranchées françaises.

Il participe à la deuxième bataille d’Ypres.

En 1918, il se présente aux élections législatives et est élu député de Harrow,
appartenant aux Unionistes (conservateurs) qui soutiennent cependant le gouvernement
de Lloyd George (libéral).

À 22 ans, il est le plus jeune membre de la Chambre des communes.



Lors de la campagne, il défend un programme social et étatiste,
baptisé   « socialiste impérialisme » :

-  salaire minimum,

- réduction du temps de travail,

- plein-emploi,

- destruction des taudis,

- augmentation des bourses universitaires,

- nationalisation des transports et de l’électricité,

- protectionnisme agraire, couplé avec la défense de l’« Angleterre aux Anglais »,

- expulsion des « étrangers indésirables » et restriction de l’immigration.

Défendant la cause des anciens combattants et des ouvriers d’usine,
Mosley est rapidement déçu par les conservateurs qu’il avait rejoints.
Mais c’est sur la question irlandaise que le conflit avec le cabinet Lloyd Georges
se consomme.
Mosley s’oppose aux Black and Tans, une force de police auxiliaire,
qualifiée de « gangs de mercenaires » qui répondent aux indépendantistes irlandais
par la violence massive.

Il déclare alors :

« Le nom même de la Grande-Bretagne en était souillé,
toutes les règles de conduite militaire étaient bafouées,
tous les instincts nobles et humains étaient scandalisés
. »


En 1922, il est à nouveau élu à Harrow, en tant qu’indépendant.
En novembre 1924, pouvant choisir entre 70 circonscriptions pour se faire élire,
il décide, par défi, de se présenter à Ladywood  afin d’affronter Neville Chamberlain,
dont la famille détenait le siège depuis 70 ans.
Défait par une courte marge (77 voix), il part en Inde et en Amérique et écrit
La Révolution par la raison (1925),
qui deviendra les « Propositions de Birmingham »,
un an avant la grève générale de 1926.

Après la victoire travailliste aux élections de mai 1929,
Mosley entre au gouvernement et est fait chancelier du duché de Lancaster
par le premier ministre Ramsay MacDonald, étant l’un des quatre secrétaires d’État chargés du chômage.
Il reste un an au gouvernement.

Le 23 janvier 1930, Oswald Mosley présente de façon confidentielle à MacDonald
le Mosley memorandum.
Celui-ci réclame un programme de cinq ans pour protéger l’industrie nationale
de la concurrence des pays à bas salaires, la modernisation du textile :

- secteur quasiment abandonné et délocalisé en Inde,

- le contrôle des banques afin qu’elles soient obligées de financer
les entreprises britanniques,

- d’importants travaux publics,

- l’arrêt des investissements britanniques à l’étranger et, enfin,

- une augmentation des indemnités de chômage et un abaissement de l’âge de la retraite.

Mosley crée alors le New Party et se dote le 16 juin du journal Action.

Le Parti présenta 24 candidats aux élections générales du 21 octobre 1931,
dont Mosley à Stoke-on-Trent et le boxeur illettré Kid Lewis à Stepney.
À l’exception de deux députés, dont Oswald lui-même, ils furent tous battus.
Les tirages du journal s’effondrèrent totalement en décembre,
et le parti subit une hémorragie.

Cet échec marque fortement Mosley et ses partisans.
Tandis que le Parti subis une hémorragie, Mosley s’envole le 18 janvier 1932
pour Rome, où il est reçu par Mussolini, qu’il revoit à l’automne 1932.



En avril 1932, il dissout le Nouveau Parti, pour fonder le 1er octobre 1932
British union of fascists (l’Union des fascistes britanniques).



Le jour de l’inauguration de la BUF, Mosley publie Une plus Grande-Bretagne,
exposant le fascisme à l’anglaise.

La BUF se dote rapidement de tout le décorum de l’époque :

- un siège (la Maison noire),

- un hebdomadaire (La Semaine fasciste, puis La Chemise noire, puis de nouveau Action),

- un service d’ordre (les Chemises noires, dirigés par le policier Eric Hamilton Piercy),

- et même de clubs de football.

À l’été 1934, le mouvement compte déjà 50 000.



Mosley parvient à créer des sections dans la fonction publique,
dans les universités de Londres et Birmingham, dans des écoles privées,
ainsi qu’à créer des contacts dans la Royal Air Force et à fonder
un club d’aviation fasciste dans le Gloucestershire en 1934.

Parmi les sympathisants, le lancier du Bengale Yeats-Brown,
Sir Donald Macgill  et le capitaine Luttmann Johnson.
Des intellectuels ont des contacts avec la BUF, dont l’artiste Wyndham Lewis,
l’écrivain Ezra Pound (qui écrit pour la BUF À quoi sert l’argent?),
ou le pacifiste Henry Williamson, qui rejoindra la BUF en 1937
et convainc Lawrence d’Arabie de rejoindre le groupe.

Le système arrête la progression de Mosley en promulguant du Public Order Act 1936  
qui interdit les uniformes en public, les organisations paramilitaires,
et soumet toute manifestation à l’autorisation préalable de la police.

Aux municipales de Londres, le 6 mars 1937, la BUF obtint toutefois
un succès modeste, ses listes rassemblant entre 14 et 23 % des suffrages.

L’approche de la guerre voit Mosley et ses partisans devenir de farouches pacifistes
et se lancer avec toute leur force dans une campagne pour la paix.
Cela, même après la déclaration de guerre.
En janvier 1940, une brochure pacifiste de la BUF , The British Peace:
How to Get it , est diffusée à 100 000 exemplaires, et le 27 du même mois
Winston Churchill est chahuté par la foule à Manchester aux cris de
« Vive Mosley ! vive la paix ! ».

En février 1940, la BUF tient 41 meetings pour la paix.
Elle en tient encore 100 en avril et, le 5 mai, pas moins de 22 meetings
ont lieu le même jour.

Mais presque aussitôt, Mosley et 80 cadres de la BUF sont internés en vertu
du Defence Regulation 18B qui suspend l’habeas corpus pour les suspects
de sympathies nazies.
Rares sont ceux qui s’opposent à cette mesure, alors que les autorités craignent
une « cinquième colonne », crainte accentuée par la prise de pouvoir
de Quisling en Norvège.

Au total, 1 300 pacifistes seront emprisonnés, dont 735 membres de la BUF.

Le 23 novembre 1943, alors qu’après le débarquement en Sicile
les autorités eurent relâché environ la moitié du millier d’internés,
Mosley fut libéré pour raisons de santé.



Après la Seconde Guerre mondiale, Oswald Mosley fait sa réapparition
avec la publication du livre The Alternative, qui jeta les bases
du Mouvement de l’union (Union Movement) fondé le 8 février 1948.
Celui-ci atteint son apogée au début des années 1960, avec environ 1 500 membres.

Il s’installe en Irlande en 1951, puis en France, vivant entre
le « Temple de la Gloire » dans la vallée de Chevreuse et Venise au mois d’août.

Il continue cependant à s’impliquer sur la scène politique dans le mouvement nationaliste,
entretenant ses liens avec l’Espagne franquiste et le Portugal de Salazar.

Il se rend en Argentine rencontrer le général Peron; devient intime
de Ramón Serrano Súñer, beau-frère de Franco
et ex-ministre des Affaires étrangères ; fit également la connaissance
de Giorgio Almirante, leader du Movimiento sociale italiano.

Le journal Action reparait et participe aux élections avec des résultats plutôt faibles
(mais jamais inférieur à 6 %), avec quelques pointes à 33 % en 1953 à Moorfields,
et à 20 % en 1968 à Bethnal Green.

En 1961 il participa à une conférence sur l’immigration en compagnie
du jeune David Irving, futur écrivain révisionniste.

Son seul livre publié en français a pour titre La Nation Europe, ce qui l’amena à travailler
d’abord avec Francis Parker Yockey, le fondateur du premier
Front européen de libération, puis avec Jean Thiriart, avec lequel il fonda
en mars 1962 le Parti national européen, représentant à Venise,
en 1962, la Grande-Bretagne pour une réunion de nationalistes européens.




Le Temple de la Gloire à Orsay, domicile des Mosley après la guerre
.

Atteint de la maladie de Parkinson, il meurt le 3 décembre 1980,
en France à Orsay, puis ses cendres sont dispersées dans un étang
de sa propriété du Temple de la Gloire.








Source :  study



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