13 novembre 1926 : naissance d’Alain de La Tocnaye.

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13 novembre 1926 : naissance d’Alain de La Tocnaye.

Message  Vlassov le Jeu 13 Nov - 10:00


13 novembre 1926 :
naissance d’Alain de La Tocnaye.






Alain de Bougrenet de La Tocnaye est né le 13 novembre 1926
à Neuilly-sur-Seine.


Descendant d’un ancienne famille aristocrate bretonne,
notamment du contre-révolutionnaire Jacques-Louis de Bougrenet de La Tocnaye,
il fait ses études au collège Sainte-Croix de Neuilly et passe son baccalauréat en 1944,
il est étudiant en droit avant d’intégrer l’École militaire de Cherchell,
puis l’École d’application de l’artillerie d’Idar-Oberstein.

Lieutenant pendant la guerre d’Algérie, il est responsable pendant dix-huit mois
d’une section administrative spécialisée.  
Il est parmi l’un des premiers à participer au Comité de salut public,
puis il a rejoindre l’OAS.



Arrêté deux fois, Alain de La Tocnaye s’échappe de la prison de la Santé
le 31 janvier 1962, rejoint Jean Bastien-Thiry et élabore un plan
visant à assassiner le général de Gaulle.

Après l’échec de l’attentat du Petit-Clamart -opération Charlotte Corday,
il est arrêté, jugé par la Cour militaire de Justice au fort de Vincennes,
et condamné à mort le 4 mars 1963.
Le 11 mars, sa peine est commuée en prison à perpétuité.



Il est gracié et libéré en 1968, en même temps que le général Salan
et le colonel Argoud.


Après sa libération, Alain de La Tocnaye publie Comment je n’ai pas tué de Gaulle
(éditions Nalis, 1969), et écrit dans diverses publications nationalistes,
dont Militant et Rivarol.



Il réalise aussi en 1969, un microsillon 33T (Saint-Urbain – Paris)
où il raconte son combat pour la défense de l’Algérie française :
Pour l’Honneur et pour le plaisir
.



Dans les années 1980-1990, il participe au Parti nationaliste français (PNF)
et au Mouvement Travail Patrie (MTP), avant de rejoindre le Front national,
au sein duquel il n’a pas de responsabilité particulière.

Il est le père de Thibaut de La Tocnaye, également militant et cadre du front national.


Alain de La Tocnaye s’éteint le 9 janvier 2009,
à Cavaillon, dans le Vaucluse
.



Source :  study

http://la-flamme.fr/category/non-classe/



Alain de la Tocnaye:
« Ma famille n’a jamais courbé l’échine ».




Extraits de déclarations de la Tocnaye durant son procès
des conjurés du Petit-Clamart.


Avec Alain de Bougrenet de la Tocnaye, le procès va atteindre les niveaux
de la philosophie, de la morale et de la politique, auxquels le maintiendra ensuite
la déclaration du colonel Bastien-Thiry.
Alain de La Tocnaye, alias « Max » , a été l’exécutant principal de l’attentat
du Petit-Clamart.
C’est un homme petit, portant lunettes, aux cheveux ras, un chouan,
comme il l’affirmera lui-même. Il a servi en Algérie.
Comme bien d’autres, il en est revenu profondément marqué,
mais sa révolte n’est pas demeurée viscérale :

- elle lui a permis d’alimenter ses conceptions du monde, de la société et de l’état.
Alain de Bougrenet de la Tocnaye,c’est l’homme qui va jusqu’au bout,
qui se bat ou qui meurt.

Sa longue déclaration mérite d’être reproduite dans sa presque intégralité.

« Je sais qu’un certain port de tête, affirme-t-il, n’est guère diplomate;
mais ma famille, qui a donné à la France des croisés, des chouans et des officiers,
n’a jamais courbé l’échine devant ce que sa conscience considérait comme un parjure,
une félonie ou un déshonneur, et je me dois d’écouter mes ancêtres qui ont toujours
détendu des causes Saintes ( … ).
Étant d’une génération qui a grandi dans la défaite :

- 1940, Syrie, Indochine, Tunisie, Maroc, n’était il pas normal qu’une joie immense
nous étreigne lorsque nous avons cru pouvoir secouer ce complexe de vaincus en Algérie
et réaffirmer ainsi notre qualité de Français ? ( … )
………
Enfin vous représentez la justice, messieurs, un corps en France qui a gardé l’honneur
et la dignité, et vous savez très bien que beaucoup, maintenant, ne puissent plus
nous regarder dans les yeux.
Car il faut que le monde sache que la France éternelle existe toujours, et qu’il y a encore
en France des hommes qui préfèrent la mort plutôt que de ne pas dire ce qu’ils pensent,
la vérité plutôt que de vivre dans un monde qui leur semble une prison,
qu’il y a encore en France des militaires qui préfèrent mourir plutôt que de suivre
un homme qui, s’il le pouvait, changerait leur tenue en livrée.»

Alain de La Tocnaye ajoute in fine.

«Bien qu’ayant relevé plusieurs inexactitudes dans l’acte d’accusation, j’ai l’intention,
monsieur le président, de ne dire que le strict minimum, ou plutôt de ne rien dire
sur l’affaire en elle-même :

- je ne voudrais pas, pour autant, que la Cour interprète ce silence comme une offense,
mais il n’est motivé et dicté que par une règle aussi essentielle qu’élémentaire
de la clandestinité, et qui consiste à ne rien dire ou à en dire le moins possible.
J’irai cependant, et uniquement, au-devant de la question que vous ne manquerez pas
de me poser, à savoir le but de la mission opérationnelle.
Il s’agissait d’abattre le général conformément aux ordres du C.N.R., si on ne pouvait l’enlever. Évidemment l’optimum aurait été de l’enlever, ce qui aurait été le plus élégant.
Mais nous ne nous cachions pas la difficulté de cette solution que nous aurions
de toutes façons tenté d’exécuter.

Mais il faut espérer contre toute espérance, a dit saint Paul.
Vive la France et que la volonté de Dieu soit faite ! »




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