1er octobre 1907 : naissance de Maurice Bardèche.

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1er octobre 1907 : naissance de Maurice Bardèche.

Message  Vlassov le Mer 1 Oct - 9:44

1er octobre 1907 :
naissance de Maurice Bardèche.





Maurice Bardèche
est né le 1er octobre 1907 à Dun-sur-Auron
.




Son intelligence et son travail lui permettent d’obtenir une bourse grâce à laquelle
il poursuit de brillantes études.
Il est admis en hypokhâgne au lycée Louis le Grand où il rencontre
celui qui deviendra son meilleur ami : Robert Brasillach.
Ils intègrent tous deux, en 1928, le célèbre établissement de la rue d’Ulm,
l’Ecole normale supérieure, dans une promotion qui regroupe notamment
Jacques Soustelle, Thierry Maulnier et Roger Vaillant.

Ses études se terminent avec l’agrégation de lettres qu’il obtient en 1932.
Il est désormais professeur.
Il assurera des cours à la Sorbonne avant d’être titularisé
à l’Université de Lille en 1942.




Il se mari en juillet 1934 avec Suzanne, la sœur de Robert Brasillach.

Les époux partent en voyage de noce pour l’Espagne en compagnie de Robert
qui vivra avec eux jusqu’en 1944 !
Au cours de ce voyage, Maurice Bardèche faillit mourir dans un accident de la route.
Bardèche fut trépané et en conserve sur le front un « enfoncement dans le crâne ».



Dans les années 1930, il collabore aux revues qu’animent Brasillach
et Maulnier, où il assure la chronique picturale et littéraire.
De 1936 à 1939, il se rend plusieurs fois en Espagne et écrit avec Brasillach
une Histoire de la guerre d’Espagne.

Séduit par la Phalange espagnole de José Antonio Primo de Rivera,
il prend parti pour le fascisme.



Durant la guerre, hormis quelques articles sur l’art dans Je suis partout,
il se consacre essentiellement à son œuvre littéraire, étant spécialiste des écrivains
du XIXe siècle.

À la Libération, arrêté car proche de Brasillach, il est vite relâché.






Radié de l’enseignement national, il ne peut plus donner de cours
que dans des écoles privées, jusqu’à l’intervention de Georges Pompidou
dès son élection en 1969.



Il ne se remettra jamais de l’exécution de l’homme auquel il voue une admiration
sans bornes.
Son seul regret sera de ne s’être pas engagé d’avantage à ses côtés.
Il le fera en se proscrivant d’un monde qui avait voulu la mort
d’un «être aussi pur».  


Désormais, il s’attachera à réhabiliter l’œuvre et diffuser les écrits de Brasillach.





Dans sa Lettre à François Mauriac
(1947),
pamphlet vendu à 80 000 exemplaires, s’il défend l’idée de « collaboration»
et les fonctionnaires nommés par Vichy, il remet en cause la légalité de la Résistance
et critique les excès de l’épuration permanente
.




Dans Nuremberg ou la Terre promise
, publié en octobre 1948
et tiré à 25 000 exemplaires, il plaide en faveur de l’Allemagne, contestant aux Alliés
le droit légal et moral de juger les dirigeants du IIIe Reich pour des actes qu’ils avaient
« peut-être »
commis, et exprime le premier les thèses révisionnistes.



Ce livre lui vaut saisie et procès :

Bardèche est condamné à un an de prison ferme et 50 000 francs d’amende
pour « apologie de crimes de guerre ». Le livre est interdit à la vente.
Il récidive dès 1950 avec
Nuremberg II ou les Faux-Monnayeurs,
où il s’appuie sur les thèses de Paul Rassinier.
Incarcéré à Fresnes pendant trois semaines en juillet 1954,
il est amnistié par le président de la République René Coty.



Il raconte les difficultés de sa famille et son incarcération
(ainsi que celle de sa femme, Suzanne Brasillach, avec qui il a cinq enfants
dont l’avocat Bruno Bardèche), sur un ton mi-humoristique, mi-dramatique,
dans Suzanne et le taudis (1957).



Il participe au Mouvement social européen.
A Malmö, en mai 1951, au congrès de ce mouvement, qui réunit entre autres,
à l’initiative des Suédois et notamment de Per Engdahl, l’Anglais Oswald Mosley,
l’Italien Ernesto Massi, l’Allemand (ancien Waffen) Karl Ernst Priester
et le Français René Binet (Ancien de la Charlemagne),
il conduit la délégation française et reçoit pour tâche de fédérer
les divers groupes français.



Après avoir fondé Les Sept Couleurs, maison d’édition publiant ses livres
et ceux d’autres auteurs, il fonde Défense de l’Occident,
qui sera un « lieu de rencontre » des nationalistes de 1952 à 1982.



Il meurt à Paris, le 30 juillet 1998.





Le 12 septembre 1998
, une messe est célébrée à sa mémoire selon le rite tridentin
en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris, messe qui réunit les  figures
du nationalisme  français : Pierre Sidos et Henry Coston.



Jean-Marie Le Pen salue, dans Français d’abord,
le journal du front National,
le « prophète d’une renaissance européenne qu’il espéra longtemps »,
« un grand écrivain et un historien d’avant-garde ».  



Tombe de Maurice et Suzanne Bardèche, née Brasillach,
au cimetière de Charonne.











Source :  study
http://la-flamme.fr/category/non-classe/


"C'est un écrivain fasciste impénitent..."  

Et que la police de la pensée,peut-être aurait mieux fait de tuer pour l'empêcher d'écrire?

Ne vous en déplaise,Maurice Bardèche ,figure aujourd'hui pour le moins comme un
des plus grands critiques littéraires du XXè siècle, de ceux que l'on appelle
les "critiques créateurs" tant leurs travaux prolongent et ajoutent à l'oeuvre
de ceux qu'ils peignent autant qu'ils les analysent...

Aussi parle-t-on aujourd'hui du Balzac de Bardèche et du Stendhal
et du Flaubert, et duProust et du Céline
comme on parle du Corneille ou du Virgile de Brasillach...

Ce petit homme de grande simplicité à l'exquise gentillesse fut, tout le long de sa vie,
un fervent de l'Ecole Normale Supérieure...

Hors de son séjour en prison ou de ses vacances à Canet, en Roussillon,
il ne quittait jamais l'environnement de l'Ecole, toujours présente à sa mémoire.
Car ce sont les rencontres de l'Ecole qui déterminèrent toute sa vie,
une Ecole ou toutes, les opinions se côtoyaient alors sans haine...

Il trouva à la rue d'Ulm l'amitié de Thierry Maulnier et de Robert Brasillach,
mais aussi celle de Georges Pompidou et celle des très gauchissants
Jacques Soustelle et Claude Jamet...

Plus à gauche qu'eux était celle que l'on surnommait la "vierge rouge"
Simone Weil...
Bardèche regrettat toujours, cinquante ans plus tard,
de ne pas l'avoir mieux connue car elle était externe et ne venait pas beaucoup à l'Ecole...

Il confiait que jamais personne ne lui avait fait pareille impression...

Mais c'est l'amitié avec Brasillach qui fit basculer son destin.
L'un et l'autre possédaient également un immense talent mais aussi la curiosité de tout,
du théâtre, du cinéma dont ils écrivirent l'histoire jusqu'à la guerre, et surtout de la vie...

Ensemble ils parcourent l'Espagne en guerre et cela donna
"l'Histoire de la guerre d'Espagne" ....

C'est à cette époque que Bardèche épousa la soeur de Brasillach, Suzanne...

Vint alors le mauvais temps de la guerre, la collaboration...

Brasillach
, journaliste engagé avait choisi le mauvais camp..

En 1944, il fut condamné et fusillé...

Dès lors Bardèche défendit sans relache la mémoire de son beau-frère
et même la politique qu'il aurait peut-être continué à mener...

Il écrivit alors :

"Nuremberg ou la terre promise",
oeuvre impertinente et non-conformiste insupportable à la police de la pensée...

Cela lui valut un an de prison et la misère pendant longtemps....

Suzanne et lui l'affrontèrent non seulement avec courage mais avec humour,
en élevant les enfants
...

Cela donna le livre à la fois émouvant, drole, désopilant:"Suzanne et le taudis"...

Il faut ici rendre hommage à la fidélité en amitié de Georges Pompidou qui,
à peine élu à la Présidence de la République, s'occupa de lui faire redonner
un minimum de travaux universitaire..

La République et surtout la république des lettres ne traitait pas également
le stalinien fou Althusser et le grand écrivain Bardèche...


Bardèche
fut aussi un homme de réflexion politique profonde au-delà
de positions idéologiques ou circonstancielles que ne partageait tout le monde...


"Les temps modernes"
sont ainsi le fruit d'une réflexion pénétrante sur la dictature
de l'argent et l'entreprise de dépossession qui est la marque du système
qui nous régit..!    

Source:  study
"Dictionnaire de la réplique" .
Centre H et André Charlier

(Editions:Godefroy de Bouillon/2004, p.72-76. )

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