29 septembre 1989 : mort de Jean-Louis Tixier-Vignancour.

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29 septembre 1989 : mort de Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Message  Vlassov le Lun 29 Sep - 12:46


29 septembre 1989 :
mort de Jean-Louis Tixier-Vignancour.






Jean Louis Gilbert Tixier est né le 12 octobre 1907
dans le 7e arrondissement de Paris.  


Vignancour est le nom de sa maman, il est autorisé par décret en Conseil d’État,
le 19 octobre 1987, à faire modifier son nom patronymique pour le faire coïncider
avec le nom d’usage.

Militant royaliste puis des Croix de Feu dans sa jeunesse, il est avocat à l’âge de 21 ans,
et élu à 28 ans député en 1936, dans la chambre du Front populaire.
Il devient membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot
en 1938.


Après 1940
, il rejoint le gouvernement de Vichy, où il est secrétaire général adjoint
à l’Information en 1940-1941, ce qui lui vaudra dix ans d’inégibilité après la guerre.




En tant qu’avocat, il a notamment pour client l’écrivain Louis-Ferdinand Céline,
pour lequel il obtient le 6 décembre 1951 une amnistie plénière inespérée.
Fin procédurier, Tixier-Vignancour a présenté et plaidé son dossier de telle sorte
que les magistrats ne soupçonnent pas que le Louis-Ferdinand Destouches
(le vrai nom de Céline) sur lequel ils ont à statuer est en réalité l’écrivain maudit
entre les maudits…  

Sur le coup de midi, alors que le magistrat instructeur du tribunal militaire
décrochait son képi pour aller à la soupe, Tixier entre en coup de vent.
Un mot seulement, mon capitaine, dit-il.
J’ai un client qui marie sa fille demain, il a été condamné à la Libération,
je serais si heureux de lui annoncer qu’il est amnistié…

- Qu’est-ce qu’il a fait votre client ?

- Oh! trois fois rien : quelques petits articles sous l’Occupation.
Il a eu seulement un an de prison par contumace.

- Qui est-ce ?

-Oh ! son nom ne vous dira rien. Il s’appelle Destouches. Un toubib… »

Deux jours plus tard, les journaux sortirent avec une énorme manchette :
« Céline amnistié !»

Il fonde en 1954 un parti, le Rassemblement national.
Son programme comporte la lutte contre le système de la IVe République,
l’établissement d’un État national fort, dont seront exclus
les « hommes trop récemment entrés dans la communauté nationale
pour se permettre de la diriger »
, la défense de l’Empire,
et la construction d’une Europe des patries.

Tixier-Vignancour retourne au Palais Bourbon en 1956, élu sous l’étiquette
du Rassemblement national.
Il vote les pleins pouvoirs au général de Gaulle en 1958.

Plaidant en 1956 pour un journaliste mis en cause dans la ténébreuse
« affaire des fuites »
(en pleine guerre d’Indochine, des secrets militaires
avaient été transmis au Parti communiste depuis le gouvernement)
où sont compromis François Mitterrand et Pierre Mendès-France,
Jean-Louis Tixier-Vignancour, qui s’entête à nommer ce dernier « Mendès » tout court,
est apostrophé par le président du tribunal :
« Maître, vous devez appeler le Président du conseil par son nom,
Mendès-France.
»

A quoi Tixier réplique
« Mendès, France ? Mais je dois donner son nom, pas son adresse ! »




En 1962-1963, l’avocat à la célèbre « voix de bronze » devient la star
incontestée de la droite anti-gaulliste en se faisant le défenseur des conjurés
du soulèvement militaire d’Alger et des hommes de l’OAS,
parmi lesquels le général Raoul Salan, auquel il évite la condamnation
à la peine capitale au terme d’une plaidoirie reconnue
comme un grand moment de l’éloquence judiciaire.



Dès 1964 Jean-Louis Tixier-Vignancour a fait savoir son intention
de se porter candidat à l’élection présidentielle.
Cette annonce déclenche une vague d’enthousiasme dans tout le milieu Algérie française.
L’avocat se fait le porte-parole de la révolte des rapatriés d’Algérie, porte les espoirs
de la droite antigaulliste ainsi que d’ex-poujadistes, dont Jean-Marie Le Pen
qui devient son directeur de campagne et recueille le soutien de tout ce qu’il est
convenu d’appeler l’« opposition nationale », de sa presse :
Rivarol, Minute et d’Europe-Action.
Des Comités T.V. fleurissent dans tout le pays pour animer la campagne.
Le 5 décembre 1965, le 1er tour de l’élection présidentielle n’accorde
que 1 260 208 voix, soit 5,2 % des suffrages, Tixier arrivant en quatrième position
derrière de Gaulle, Mitterrand et Lecanuet.
Il appelle au second tour à voter pour François Mitterrand.


Tixier-Vignancour, le 29 novembre 1965.



Tixier-Vignancour recycle ensuite ce qui demeure des Comités T.V.
dans l’Alliance républicaine pour les libertés et le progrès (ARLP),
qui va d’échec en échec.

Suite aux événements de mai 1968, il se rallie au général de Gaulle puis appelle à voter
pour Georges Pompidou à l’élection présidentielle de 1969 et encourage ses partisans
à adhérer à l’UDR pour « droitiser la droite ».

Il veut être pendant quelques années le représentant de la partie la plus à droite
de la majorité.

En juin 1979, il prend la tête de la liste Eurodroite, constituée en France
par le Parti des forces nouvelles (PFN), aux premières élections européennes
au suffrage universel.
La liste obtient 1,33% des votes aux premières élections européennes
au suffrage universel.

Suite à ce dernier échec, il quitte la politique.


Il meurt le 29 septembre 1989,
son corps est inhumé au cimetière d’Orsay.







Source :  study



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