19 août 1862 : naissance de Maurice Barrès.

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19 août 1862 : naissance de Maurice Barrès.

Message  Vlassov le Mar 19 Aoû - 10:21

19 août 1862 :
naissance de Maurice Barrès.






Maurice Barrès est né le 19 août 1862 à Charmes
dans le département des Vosges.




Sa famille paternelle était d’origine auvergnate mais celle de sa mère
avait pris racine en Lorraine depuis plusieurs générations.
L’enfant, qui avait vu en 1870 le triste flot de la défaite, allait vivre trois années
dans une ville occupée par l’ennemi, et en garder un souvenir ineffaçable.



(Maison natale de Maurice Barrès)

Maurice Barrès connaît très jeune le succès littéraire avec Le Culte du moi en 1888,
titre générique d’une trilogie :
Sous l’œil des Barbares
- 1888, Un Homme libre-1889
et Le Jardin de Bérénice-1891).



Il entre en politique aux côtés du Général Boulanger et,
est élu député de Nancy en 1889
avec un programme intitulé « Contre les étrangers ! ».
La principale mesure qu’il propose est d’interdire aux immigrants
de venir travailler en France.



Farouchement antisémite, Maurice Barrès est l’un des antidreyfusards les plus actifs.
Il écrit :
« que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race »
.



Il fonde, en 1894, son propre journal, La Cocarde, et écrit entre 1897 et 1902
la trilogie du Roman de l’énergie nationale :
Les Déracinés, l’Appel au soldat et Leurs Figures,
dans lequel le « culte du moi » se trouve enfin transcendé dans la fidélité au sol natal.



Il adhère à la Ligue de la patrie française en 1899
puis à la Ligue des patriotes de Paul Déroulède.



Proche de Charles Maurras, son cadet mais qui exerce sur lui
une réelle fascination, Barrès refuse pourtant d’adhérer aux idées monarchistes
tout en marquant, jusqu’à sa mort, sa sympathie pour l’aventure intellectuelle
de l’Action française.




En 1902
, dans Scènes et doctrines du nationalisme,
Barrès affirme et définit sa doctrine politique.
Opposé au centralisme de Charles Maurras, il plaide pour un fédéralisme,
plus conforme à la tradition française.

La nation est considérée comme une multiplicité de familles :


« Familles d’individus, voilà les communes ; familles de communes,
voilà la région ; familles de régions, voilà la nation ; une famille de nations,
citoyens socialistes, voilà l’humanité fédérale où nous tendons en maintenant
la patrie française et par l’impulsion de 1789
. »




Maurice Barrès est élu le 18 janvier 1906 à l’Académie française
où il succède à José-Maria de Heredia
.



Il est élu la même année comme député de Paris
(premier arrondissement, circonscription des Halles)
le 6 mai 1906 au premier tour de scrutin.
Il siège alors au sein de l’Entente républicaine démocratique.




Ses principaux discours de 1906 portent sur l’affaire Dreyfus
et sur la loi de séparation des Églises et de l’État
.



Le 8 juillet 1908, il défend la peine de mort.
Le 19 mars 1908
, un vif duel oratoire l’oppose à Jean Jaurès
au Parlement, Barrès refusant la panthéonisation d’Émile Zola
défendue par Jaurès
.



À partir de 1910, Barrès lance une fameuse campagne pour les églises
menacées par les effets de la loi de séparation de 1905.
Il polémique avec Aristide Briand, écrit une lettre ouverte
au ministre de l’Intérieur, lance une pétition signée de 450 artistes,
et prononce à la Chambre les trois discours retentissants qui seront recueillis
dans La Grande pitié des églises de France en 1914.




En 1913
, il publie l’ample message de La Colline inspirée témoignant
hautement de cette cohésion spirituelle qui, en 1914, s’exprimera avec générosité
dans La Grande Pitié des églises de France.



A la veille de la guerre, il part respirer encore le vieil enchantement oriental
et ne reviens de ce voyage que pour s’incliner devant la mort de Jaurès,
car il voit dans cet « inspiré » un adversaire mais non un ennemi.



Pendant la Grande Guerre, Barrès est un acteur important de la propagande de guerre.

Il exalte les combats en cours et gagne auprès des pacifistes le surnom
de «rossignol des carnages».


(Maurice Barrès en compagnie d’une jeune fille déguisée en Jeanne d’Arc. (BNF)

Le 24 juin 1920,
la Chambre des députés adopte son projet visant à instituer
une fête nationale de Jeanne d’Arc.



Quelques mois avant sa mort Maurice Barrès publie Souvenirs d’un officier
de la grande armée, dans la préface duquel il a ce singulier pressentiment :
« J’ai achevé ma matinée en allant au cimetière de Charmes
causer avec mes parents.
Les inscriptions de leurs tombes me rappellent que mon grand-père
est mort à soixante-deux ans et tous les miens, en moyenne, à cet âge ;
elles m’avertissent qu’il est temps que je règle mes affaires
. »




Maurice Barrès meurt le 4 décembre 1923, à l’âge de 61 ans,
dans sa maison de Neuilly-sur-Seine,
foudroyé par une congestion pulmonaire
.



Après des funérailles nationales célébrées à Notre-Dame de Paris
en présence d’Alexandre Millerand, de Raymond Poincaré et du maréchal Foch,
il est enterré au cimetière de Charmes
.



(Stèle en l’honneur de Maurice Barrès à Charmes)





Source :  study



http://la-flamme.fr/category/non-classe/



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