18 juillet 1887 : naissance de Vidkun Quisling.

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18 juillet 1887 : naissance de Vidkun Quisling.

Message  Vlassov le Ven 18 Juil - 11:49

18 juillet 1887 :
naissance de Vidkun Quisling.






Vidkun Abraham Lauritz JonssønQuisling nait le 18 juillet 1887 à Fyresdal,
dans le comté de Telemark en Norvege.


En 1905, la ferveur nationaliste qui règne en Norvège à l’occasion
de l’indépendance du pays lui donne envie de devenir officier.
Il passe les examens d’entrée à l’Académie militaire de Norvège et reçoit
la meilleure note des 250 candidats.
Il rejoint le Collège militaire de Norvège  l’année suivante et décroche
son diplôme en 1908 avec les meilleures notes depuis la création
de cette institution en 1817, ce qui lui vaut d’être récompensé par une rencontre
avec le roi Haakon VII.

Il entre à l’État-major avec le rang d’aspirant le 1er novembre 1911,
à l’âge de vingt-quatre ans, et une brillante carrière dans l’armée semble
s’ouvrir devant lui.
Il sait se faire respecter de ses subalternes et travaille sans relâche.
Sa soif de savoir lui vaut d’être surnommé « Le professeur » par ses camarades.

En 1929 , Quisling conçoit un projet d’organisation qu’il baptise
Norsk Aktion (Action norvégienne).

Oubliant ses doutes passés sur la Fedrelandslaget, organisation nationaliste
fondée par Nansen, Quisling accepte de siéger à son bureau d’Oslo en 1931.
Il fonde également un nouveau mouvement avec Prytz,
le Nordisk folkereisning i Norge(Soulèvement populaire nordique en Norvège).
À sa tête se trouve un comité central de trente-et-un membres, lui-même soumis
à un comité exécutif composé du seul Quisling avec le titre de fører.

Le 12 mai 1931, Quisling devient ministre de la Défense au sein
du gouvernement agrarien de Peder Kolstad jusqu’au 3 mars 1933.

Au début du mois de mai, le Nordisk folkereisning est transformé en véritable
parti politique, le Nasjonal Samling (Union nationale),
en prévision des élections législatives d’octobre.



Quisling se rapproche du mouvement fasciste international en assistant
à la conférence fasciste internationale de Montreux en décembre 1934.

Quisling a beau considérer ses idées comme une synthèse du fascisme italien
et du national-socialisme  allemand.
Il poursuit une ligne ultra-nationaliste qui le voit recourir à des modèles issus
du passé glorieux du pays Saint Olaf.

Le NS adopte une structure de plus en plus proche de celle du NSDAP :

- ses membres portent des chemises brunes jusqu’à l’interdiction de tout uniforme
politique en 1937 et adoptent le salut fasciste, tandis que le parti se dote
d’une aile paramilitaire, la Specialavdelingen ou S.A ,
rebaptisée Hird  par la suite.

Le titre de fører est repris pour désigner le leader.



En 1939, Quisling commence à s’intéresser aux préparatifs norvégiens
pour la prochaine guerre européenne :

- pour lui, le pays doit absolument garantir sa neutralité.

Quisling et Prytz préparent un projet de paix entre la Grande-Bretagne, la France
et l’Allemagne qui déboucherait sur une nouvelle union économique entre ces trois pays.

Le 9 décembre, il se rend en Allemagne pour présenter ses ambitieux projets
à plusieurs personnalités allemandes de haut rang, notamment Alfred Rosenberg
et le grand amiral Erich Raeder.
Impressionnés, ils lui conseillent de demander l’aide d’Hitler pour mener
un coup d’État en Norvège.
En échange, les Allemands pourraient utiliser la Norvège comme base navale.
Le pays maintiendrait une neutralité de façade aussi longtemps que possible
avant de passer sous le contrôle de l’Allemagne, plutôt que du Royaume-Uni.

Quisling rencontre Hitler le 14 décembre.

Le Führer lui promet qu’en cas d’invasion britannique, il lancera aussitôt
une contre-invasion, mais il trouve ses projets de coup d’État et de paix
anglo-allemande excessivement optimistes.


Le 8 avril 1940
, les Britanniques lancent l’opération Wilfred,
entraînant la Norvège dans le conflit.

Au matin du 9 avril 1940, l’Allemagne envahit la Norvège.

L’un de ses objectifs est de s’emparer du roi Haakon VII et des membres
du gouvernement de Johan Nygaardsvold.

La confusion qui règne à Oslo les incite à rentrer en contact avec Quisling,
et après des heures de discussions, Quisling et ses interlocuteurs allemands
s’accordent sur la nécessité d’un coup d’État.

Quisling retourne à Berlin du 5 au 13 décembre 1940
pour négocier
l’indépendance future de la Norvège vis-à-vis de l’Allemagne.
Estimant qu’elle passe par une collaboration militaire franche entre les deux pays,
il accepte d’envoyer des volontaires rejoindre la division Nordland
de la Waffen-SS.
Heinrich Himmler se rend en personne en Norvège pour superviser
les préparatifs du recrutement de ces volontaires en janvier 1941.



Quisling durcit également son attitude à l’égard de la Grande-Bretagne,
où s’est réfugié le roi Haakon VII.

Le 1er février 1942, on annonce l’élection de Quisling
au poste de ministerpresident du Gouvernement national.

Quisling se rend pour la première fois en visite d’État à Berlin en février 1942,
afin de débattre de l’indépendance norvégienne.
Il estime que son pays aurait toute sa place comme membre
d’une « fédération germanique »,
avant de devenir une puissance de l’Axe à part entière.

Quisling envisage la possibilité que la Norvège constitue le dernier réduit du Reich,
l’armée allemande constituant son dernier espoir de se maintenir au pouvoir,
et élabore des projets démesurés à cette fin, comme la naturalisation des 364 000 soldats allemands encore présents sur le sol norvégien.
Plus prosaïquement, il mobilise les bataillons du Hird afin de se préparer
à une éventuelle invasion alliée.




Le 7 mai 1945
, il ordonne aux forces de police de ne pas opposer
de résistance à l’avancée alliée
, sauf en situation de légitime défense
ou contre des membres affichés de la Résistance.

L’Allemagne annonce sa capitulation sans conditions le même jour,
rendant la position de Quisling intenable.

Avec pragmatisme, il s’adresse aux chefs militaires de la résistance le lendemain
pour étudier les conditions de son arrestation.

Quisling n’a d’autre choix que de se rendre avec les membres
de son gouvernement le 9 mai.

Quisling prépare sa défense avec son avocat Henrik Bergh,
bien que ce dernier ne ressente aucune sympathie pour son client,
il le croit lorsque celui-ci affirme avoir agi dans l’intérêt de son pays
et décide de construire sa plaidoirie sur cette idée.

Les charges qui pèsent sur Quisling relèvent à la fois de la justice civile
et de la justice militaire.
Elles concernent tout d’abord le coup d’État du 9 avril 1940 et ses actions
en tant que leader du Nasjonal Samling et ministre-président,
incluant l’aide apportée à l’ennemi et les tentatives illégales de modifier la Constitution.
Sans contester les principaux faits, il réfute toutes les charges,
affirmant avoir toujours œuvré en faveur d’une Norvège libre et prospère.

Le procureur Annæus Schjødt  exige la peine de mort,
en invoquant des lois passées par le gouvernement en exil
en octobre 1941 et janvier 1942.

Le verdict est rendu le 10 septembre :

- Quisling est reconnu coupable pour la quasi-totalité des chefs d’accusation,
presque toujours à l’unanimité de la cour.
Il est condamné à mort, ainsi qu’à verser une amende de plus d’un million de couronnes.


Il est fusillé par un peloton d’exécution
au pied des remparts de la citadelle d’Akershus,
le 24 octobre 1945, à 2 h 40 du matin.


Ses dernières paroles sont :  study




« Mon procès n’était pas équitable, et je meurs innocent. »









Source :  study



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