30 juin 1926 : Naissance de Pierre Sergent.

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30 juin 1926 : Naissance de Pierre Sergent.

Message  Vlassov le Lun 30 Juin - 12:45

30 juin 1926 :
Naissance de Pierre Sergent.


 


Pierre sergent est né le 30 juin 1926 à sèvres.



Il commence sa carrière militaire à l’âge de 18 ans, en rejoignant le maquis de Sologne
avec le corps franc « Liberté », où il échappe de justesse à une rafle.
Il prend part à ce titre à la libération de Paris.



Après la Libération, il suit une carrière d’officier et sert dans la Légion étrangère
après un passage à Saint-Cyr-Coëtquidan.
À sa sortie de l’ESM en 1949, il est affecté en 1950 au 1er Régiment Etranger,
à Sidi-bel-Abbès en Algérie.
Lieutenant, il combat au 1er Bataillon Etranger de Parachutistes
durant la guerre d’Indochine, où il est grièvement blessé dans le centre Annam.



Il retourne en 1953 en Algérie
ou il sert dans les compagnies sahariennes de la légion,
au 1er REI puis est affecté au 1er Régiment Etranger en 1956.
Il sert ensuite comme capitaine pendant la guerre d’Algérie au sein du 1er REP
de 1958-1961.
Il participe notamment aux opérations “Étincelles”, “Jumelles”
et “Pierres Précieuses”.






Le 1er janvier 1961
il est muté disciplinairement au groupe de subdivision de Chartres.
Il quitte son commandement en avril 1961 pour rejoindre clandestinement l’Algérie
et participe au soulèvement militaire  d’Alger sous les ordres du Général Challe,
il prend notamment le corps d’armée d’Alger à la tête d’une compagnie du 1er REP.



Après l’échec du soulèvement, il rejoint les rangs de l’OAS,
et sur ordre du Général Salan, il regagne la métropole pour coordonner
à la tête de la mission II l’activité des réseaux clandestins,
et la pénétration et la structuration des milieux militaires.
Il devient chef d’état-major de l’OAS-Métropole en septembre 1961,
puis le 20 mai 1962 à Rome  du Conseil National de la Résistance (CNR)
constitué avec Georges Bidault, Antoine Argoud et Jacques Soustelle.
Après l’enlevement d’Argoud, l’exil de Bidault, il crée en avril 1963
le Conseil National de la Révolution dont l’objectif est d’organiser en Europe
les mouvements anti-communistes.



Pendant sept ans, sous le pseudonyme d’Arthur,
il échappe aux recherches policières en se réfugiant en Suisse et en Belgique
tandis qu’il est condamné à mort par contumace par deux fois
en 1962 et 1964, lors du procès par la Cour de Sureté de l’État
des 8 principaux dirigeants de l’OAS :
Godard, Gardes, Susini, Lagaillarde, Lacheroy, Perez, Gardy, Sergent.






En mai 1968, il est contacté par le Service d’action civique afin d’organiser
une éventuelle réponse armée aux évènements.
En réaction au discours gaullien du 30 mai, il déclare toutefois que :


«demain les soldats de la République tireront sur les travailleurs
de la République
»
,
et, quelques jours plus tard, affirme s’être senti
«les mains pleines de pavés pour les lancer contre cette société
qu’il faut détruire
».

Amnistié le 23 juillet 1968, il rejoint la France en octobre 1968.
Il dissout son CNR et tente en vain de fédérer à son profit divers groupes.
Durant quelques mois,en 1969,  il produit un mensuel, Le Défi,
qui vise le même objectif.


Pierre Sergent devient a partir de cette date l’auteur de nombreux livres
sur la Légion étrangère et sur la guerre d’Algérie.



Connaissant personnellement Jean-Marie Le Pen depuis l’époque du premier REP,
Sergent participe très fugitivement au comité directeur frontiste en 1972.
Mais il est l’un des organisateurs de la campagne présidentielle
de Valéry Giscard d’Estaing, dirigeant un service d’ordre composé
de militants de l’ex Ordre Nouveau.



En 1983, il rejoint le Centre National des Indépendants et Paysans.
Il en devient délégué national et il participe à la liste commune des droites
menée par Simone Veil aux élections européennes de1984.



Proche des milieux solidaristes, en particulier du Mouvement jeune révolution
et de Jean-Pierre Stirbois, il décide de retourner au FN
et intègre son bureau politique et son comité central dès 1985.



Il est fait président du Cercle National des Rapatriés, un satellite du FN
chargé de travailler les milieux rapatriés (le choix du sigle CNR n’étant pas un hasard).
Il se trouve ensuite à la tête d’une autre association frontiste, le DRAPO
(Déportés Résistants et Activistes Pendant l’Occupation).
Quoique coquille vide, ce groupe est censé permettre au FN de répudier médiatiquement l’héritage vichyste, tandis que la présence du terme « activiste »,
issu du discours OAS,permet, encore une fois,
de tenter d’amalgamer celle-ci et la Résistance
.



Le parti le « parachute » à Perpignan.
Sergent n’a pas de lien personnel avec le Roussillon,
il s’agit de miser sur son image auprès des électeurs « pieds-noirs »
(entre mai et novembre 1962, 17 000 d’entre eux s’installent à Perpignan).



Il est élu député de la deuxième circonscription le 19 mars 1986.
A l’Assemblée nationale, des membres du groupe parlementaire
Rassemblement National (unissant députés FN et CNIP) ;
il est le premier à s’exprimer, sous les lazzis de députés scandant « OAS ».
Son mandat est surtout marqué par sa proposition d’amnistier tous les partisans
de l’Algérie française, ainsi que d’accorder la mention « mort pour la France »
à ceux qui furent condamnés à mort et exécutés.




Paris 1987. Autour de Pierre SERGENT, Pierre DESCAVES, Philippe MALAUD,
Mme Chouki SERGENT, le Cdt BAILLIF, Roger KIARI…





Il prend aussi de nettes distances avec le Jean-Marie Le Pen après sa déclaration
sur « point de détail de l’Histoire ».



Il avertit alors les militants roussillonnais qu’il s’estime au seul service de la France
et qu’il n’est en aucun cas le féal du président du parti.
Lors de la crise du Golfe, il prend cette fois publiquement à partie Jean-Marie Le Pen,
rejetant une position qu’il trouve trop pro-irakienne et soutenant la politique
du Président Mitterrand
.




Sa ligne idéologique est rejetée par une importante partie
de l’encadrement du parti :


- atlantisme,

- soutien à Israël,

- condamnation permanente de l’antisémitisme et du négationnisme,

- affirmation d’une citoyenneté non liée à un critère racial
sont autant d’éléments qui l’isolent.



Après les régionales de 1992,
il dénonce ouvertement les « nostalgiques du régime de Vichy » membres au FN.





Il décède le 15 septembre 1992 à Perpignan
ou il est enterré.






Source :  study



http://la-flamme.fr/category/non-classe/



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