28 juin 1873 : naissance de Alexis Carrel.

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28 juin 1873 : naissance de Alexis Carrel.

Message  Vlassov le Sam 28 Juin - 18:49

28 juin 1873 :
naissance de Alexis Carrel.


 



Marie Joseph Auguste Carrel-Billiard est né le 28 juin 1873
à Sainte-Foy-lès-Lyon.


Ancien élève du lycée Saint-Marc, docteur en médecine de la faculté de Lyon,
il s’oriente dès l’internat vers la recherche en chirurgie,
sur la compatibilité des tissus et les sutures.

Il publie son premier article sur les sutures vasculaires en 1902,
et les méthodes développées (comme la triangulation qui est l’anastomose
de vaisseaux de calibres différents en plaçant au préalable trois fils d’appui
sur la circonférence vasculaire) sont encore en usage à ce jour.

À l’origine agnostique, il devient catholique militant lors d’un séjour à Lourdes en 1903
après avoir assisté à un miracle.
Dans le train qui le conduit à Lourdes, il est amené à examiner une jeune fille
présentant une tuberculose péritonéale terminale.
Puis il constate la disparition des masses abdominales peu après application d’eau
de la source.
Il considère alors comme son devoir de médecin de rapporter objectivement
ses observations, ce qui entache considérablement sa réputation et constitue
un barrage à l’accession à une chaire universitaire.
Il choisit alors de s’expatrier.

Dès une première présentation de ses travaux à Montréal,
il reçoit une invitation à l’université de Chicago et y travaille avec Charles Guthrie, écrivant avec lui 21 articles en 22 mois, décrivant les perfectionnement successifs
de ses techniques d’anastomoses vasculaires, démontrant pour la première fois
qu’une veine pouvait être substituée à une artère, rapportant la première transplantation d’organe expérimentale en 1905.

En 1908, il réalise la première auto-transplantation rénale réalisée sur une chienne,
puis reproduit l’exploit avec la plupart des organes (cœur, thyroïde).

Focalisant ses travaux sur la chirurgie cardiaque, il réalise en 1910 le premier pontage
cardiaque expérimental.

En 1912, il obtint le prix Nobel de physiologie ou médecine
« en reconnaissance de ses travaux sur la suture vasculaire et la transplantation
de cellules sanguines et d’organes
»
,
devenant à l’époque à la fois le plus jeune lauréat et le premier scientifique récompensé
pour ses travaux hors de son propre pays.

Pendant la guerre de 1914, il revint en France, où, avec le chimiste anglais
Henry Drysdale Dakin, il développa la méthode de Carrel-Dakin
de traitement des brûlures (notamment la Liqueur de Dakin) qui,
avant le développement des antibiotiques, sauve la vie de nombreux blessés de guerre.

Pour ses découvertes, il est décoré de la Légion d’honneur.

C’est alors qu’il se lie à Philippe Pétain.

De retour aux États-Unis, il continue des travaux précurseurs sur le cœur artificiel,
qui lui valent l’amitié et le soutien de Charles Lindbergh, avec qui il écrivit
La Culture des organes en 1938.
Ils travaillèrent ensemble à la création de la circulation extra-corporelle
(ouvrant la voie à la chirurgie thoracique et à celle de l’aorte).



(13 juin 1938, Lindbergh et Carrel)

Au milieu des années 1930, il patronne le Centre d’études des problèmes humains
de Jean Coutrot.
En juillet 1939, atteint par la limite d’âge inflexible de l’Institut Rockefeller
(Rockefeller Institute for Medical Research), il rentre en France,
2 mois avant le début de la Deuxième Guerre mondiale.
En guise de soutien à l’effort de guerre, il développe des techniques de conservation
du sang et conçoit un hôpital militaire mobile, qui sera utilisé pour la première fois
par les Britanniques en Afrique du Nord.

Alexis Carrel est l’inspirateur du mouvement de l’hygiène vitale (naturopathie),
philosophie de la force vitale, et du téléfinalisme, la science de l’humorisme
(liquide du corps, sang, lymphe, émonctoire) et des 10 techniques de santé.

On attribue à Carrel la phrase :
« Une cellule bien hydratée, bien nourrie, bien débarrassée de ses déchets
se renouvelle perpétuellement
»
,
suggérant à long terme une possible immortalité des organismes.

En 1935, il publie L’Homme, cet inconnu,
qui fut l’objet de multiples traductions et rééditions.




Il estime dans cet ouvrage qu’il
« faut établir des relations nouvelles entre les hommes »
,
et présente un programme en plusieurs points :

« substituer des concepts scientifiques de la vie aux anciennes idéologies ;
développer harmonieusement dans chaque individu toutes ses potentialités
héréditaires ; supprimer les classes sociales et les remplacer par des classes
biologiques, la biocratie au lieu de la démocratie ;rendre les hommes aptes
à se conduire rationnellement :

-  la fraternité, la loi de l’amour ; le but de la vie n’est pas le profit
»
.

Estimant que « la sélection naturelle n’a pas joué son rôle depuis longtemps »
et que
« beaucoup d’individus ont été conservés grâce aux efforts de l’hygiène
et de la médecine
»
, il y plaide aussi pour un eugénisme et l’élimination
pour les criminels et le (re-)conditionnement par le fouet.

Au sujet des homosexuels, Carrel écrit dans L’homme, cet inconnu :

« Les sexes doivent de nouveau être nettement définis.
Il importe que chaque individu soit, sans équivoque, mâle ou femelle.
Que son éducation lui interdise de manifester les tendances sexuelles,
les caractères mentaux et les ambitions du sexe opposé
.
»

Il adhère au Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot.

En 1941, il rencontre le Maréchal Pétain qui le nomme « régent »
de la Fondation française pour l’étude des problèmes humains chargée de « l’étude,
sous tous ses aspects, des mesures les plus propres à sauvegarder,
améliorer et développer la population française dans toutes ses activités
».

Fonctionnant de manière autonome, la Fondation est notamment à l’origine
de la loi instaurant
:

- la médecine du travail,

-  le certificat prénuptial (loi du 16 décembre 1942)

- et le livret scolaire.

Elle se livre à des travaux sur la démographie (Robert Gessain, Paul Vincent,
Jean Bourgeois
),  sur la nutrition (Jean Sutter), sur l’habitat (Jean Merlet)
et aux premières enquêtes par sondage (Jean Stoetzel).

En 1944, Carrel refuse le poste d’ambassadeur de France à Berne,
invoquant sa santé défaillante.

À la Libération de Paris, Carrel est cloué chez lui par une grave attaque cardiaque.
Il fut une des toutes premières personnalités visées par le gouvernement provisoire
de la République française (GPRF).
Il est suspendu de ses fonctions le 21 août 1944 à la demande de Paul Milliez
et de Louis Pasteur Vallery-Radot, la Fondation dissoute.

Il compte de nombreux soutiens américains
et Eisenhower reçut l’ordre de « ne pas laisser toucher à Carrel ».


Il meurt le matin du 5 novembre 1944,
à son domicile du 54 avenue de Breteuil à Paris
.


Il est inhumé dans un petit oratoire sur l’île Saint-Gildas dans les Côtes-d’Armor
qui est sa propriété.
Il avait achetée l’île avec l’argent de son prix Nobel.



Cette île est une propriété privé appartenant à la famille Heidsieck,
et il est impossible d’aller se recueillir sur la tombe de Carrel.


En 1979, l’Union astronomique internationale a donné le nom de Carrel
à un cratère lunaire, en l’honneur des contributions scientifiques
du prix Nobel Alexis Carrel.



En 1991, le rôle et la personnalité d’Alexis Carrel sont à nouveau objets
de polémiques, lorsque Bruno Mégret le cite comme le
« premier Français vraiment écologiste »

lors d’une controverse avec les Verts sur la politique d’immigration.
Il s’ensuit alors un débat, lors duquel Alexis Carrel est accusé d’avoir été complice
des théories nationales-socialistes.
Ses thèses eugénistes, ses liens avec Philippe Pétain, avec
« Charles Lindbergh, compagnon d’antisémitisme d’Henry Fordet
soutien politique du national-socialisme
»
[sic].
On lui reproche aussi un extrait d’une traduction de la préface à l’édition allemande
de L’Homme, cet inconnu, en 1936 :

« En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques
contre l’augmentation des minorités, des aliénés, des criminels.
La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé
quand il s’est montré dangereux
».



A la suite de pétitions lancées par des mouvements d’extrême gauche et antiracistes,
la faculté de médecine de l’Université Lyon I Alexis-Carrel , faisant partie de l’Université
Claude-Bernard, fut rebaptisée en 1996 R. T. H. Laennec et il en est de même
pour des dizaines de rues
à Grenoble, Metz, Béziers, Montpellier, Belfort,
Limoges, Sarcelles, Blois, La Roche-sur-Yon, Brest, Dunkerque,Nantes, Nîmes,
Perpignan, Quimper, Saint-Brieuc, Tourcoing, Tours, Noisy-le-Sec, Taverny, Paris, Reims….







A Hanovre, on a cependant pris soin de garder trace de l’ancien nom de rue.




Son corps est inhumé au cimetière de l’île de Ré.


Source :  study



http://la-flamme.fr/category/non-classe/

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