10 juin 1899 : naissance du Général Salan.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

10 juin 1899 : naissance du Général Salan.

Message  Vlassov le Mar 10 Juin - 11:03

10 juin 1899 :
naissance du Général Salan.






Raoul Salan est né le 10 juin 1899 à Roquecourbe.

Il s’engage pour la durée de la guerre le 2 août 1917,
il est admis à École spéciale militaire de Saint-Cyr le 21 août 1917
dans la promotion La Fayette.
Il en sort aspirant le 25 juillet 1918, puis il est affecté au 5e Régiment d’infanterie coloniale (RIC) à Lyon le 14 août 1918.

Chef de section à la 11e compagnie, il participe aux combats dans la région de Verdun
(Saint-Mihiel, Les Éparges, Fort de Bois-Bourru, Côte de l’Oie, Cumières-le-Mort-Homme).
Il est cité à l’ordre de la brigade par l’ordre en date du 29 décembre 1918.

Salan est affecté à l’armée d’occupation en Allemagne jusqu’en mai 1919,
puis il retourne à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr le 7 mai 1919.
Il est nommé sous-lieutenant à titre définitif le 21 septembre 1919 et affecté
au Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc
(actuel Régiment d’infanterie de chars de marine), à Landau, en Allemagne,
le 3 décembre 1919.

Sur sa demande, il est envoyé au Levant au 17e Régiment de Tirailleurs Sénégalais (RTS),
en tant que chef de poste à Radjou, en Syrie sur la frontière avec la Turquie.
Il grièvement blessé au combat d’Accham le 24 octobre 1921.

Il est à nouveau cité, à l’ordre de l’armée et nommé chevalier de la Légion d’honneur,
il est décoré sur son lit d’hôpital, à Alep, par le général Gouraud,
haut-commissaire au Levant.



Il est désigné sur sa demande pour l’Indochine le 2 janvier 1924.

Il est alors affecté au 3e Régiment de Tirailleurs Tonkinois comme adjoint
au chef de poste de Nguyen-Binh (Tonkin) qu’il rejoint le 15 avril 1924.
Détaché hors-cadre le 14 décembre 1924, il est délégué administratif
du Commissaire du gouvernement chef de la province du Haut-Mékong, à Muong Sing,
aux confins de la Chine, de la Birmanie et du Siam,
du 15 avril 1925 au 26 mai 1928.
Il quitte l’Indochine pour la métropole le 28 avril 1933.



Il est détaché au ministère des Colonies le 1er septembre 1937,
comme adjoint au chef du 2e bureau (renseignement), est promu au grade
de chef de bataillon le 22 mars 1938, devient chef du Service
de Renseignement Intercolonial et est en relation quotidienne
avec Georges Mandel, ministre des Colonies à partir d’avril 1938.

Il mène à l’automne 1939, après la déclaration de guerre de la France
à l’Allemagne, une mission secrète au Caire et à Khartoum d’aide à la résistance
abyssine contre l’occupation de l’Éthiopie par les troupes italiennes.

Il revient à Paris le 19 novembre 1939. En janvier 1940 il prend la tête d’un bataillon
du 44e Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais.
Le 5 juin 1940, Salan est avec son bataillon en première ligne sur la Somme
lorsque les Allemands déclenchent leur offensive après l’encerclement et la défaite
des forces françaises et britanniques dans la poche de Dunkerque.
Il se replie sur ordre avec les restes de son bataillon en menant des actions retardatrices
sur la Seine puis sur la Loire.

Il est cité deux fois à l’ordre du régiment par ordres des 12 et 13 juillet 1940,
puis à l’ordre de l’armée et promu officier de la Légion d’honneur le 21 août 1940.

Il est ensuite détaché à l’état-major général des Colonies,
au Secrétariat d’État aux Colonies à Vichy, le 16 juillet 1940.

Il est promu lieutenant-colonel le 25 juin 1941.



Il est désigné pour servir en Afrique-Occidentale française (AOF)
le 24 septembre 1941.
Il rejoint Dakar le 8 mars 1942 après avoir fait connaissance de la ville d’Alger,
y est affecté comme chef du 2e bureau (renseignements) à l’état-major
du général Barrau, commandant supérieur en AOF.

Il est promu colonel le 25 juin 1943.

Il est désigné pour continuer ses services en Afrique du Nord et arrive à Alger
le 31 août 1943 où il est affecté au 2e bureau de l’état-major de l’armée de terre,
chargé de l’action psychologique et de la direction du journal Combattant 43.

Il prend le commandement du 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais (RTS),
en Corse, le 30 mai 1944.
Il rencontre pour la première fois à Bastia, le 16 juin 1944,
le général de Lattre de Tassigny qui a demandé à voir le 6e RTS
et son colonel

Il participe au débarquement de Provence à la tête de son régiment avec lequel
il débarque le 19 août 1944 au matin sur la plage de La Nartelle dans le Var.
Il atteint Toulon le 26 août 1944, après six jours de combats intenses
sur l’axe Solliès-Pont, La Farlède, La Valette et Toulon

Il quitte Toulon le 9 septembre avec son régiment reconstitué par incorporation d’éléments des Forces françaises de l’intérieur (FFI)
qui « blanchissent » progressivement le régiment.
Par note du 13 octobre 1944, le 6e RTS devient le 6e Régiment
d’Infanterie Coloniale (RIC).

Raoul Salan est promu général de brigade le 25 décembre 1944.
Il a 45 ans. Il participe à la réduction de la poche de Colmar à la fin de janvier
et au début de février 1945.
Il est cité à l’ordre de l’Armée et promu commandeur de la Légion d’honneur.

Le 20 février 1945, il prend le commandement de la 14e Division d’Infanterie,
l’ancienne division du général de Lattre reconstituée à partir d’unités issues
des FFI et de FTP (Francs tireurs et partisans),
dont la brigade Alsace-Lorraine aux ordres d’André Malraux.
Il termine la guerre sur le front européen près de Donaueschingen dans la Forêt-Noire.

Octobre 1945
:

Retour en Indochine en tant que Commandant des forces françaises de Chine
et d’Indochine du Nord.

Janvier 1946:

Participe aux négociations concernant le départ des troupes chinoises, du Tonkin.

Du 6 décembre 1950 au 5 janvier 1952, il est l’adjoint militaire
du général de Lattre de Tassigny, Haut Commissaire en Indochine.
Le 1er septembre 1951,il devient général de corps d’armée.






Le 6 janvier 1952 Salan devient le  commandant en chef en Indochine.

Après un intermède parisien de 1954 à 1955, le général Salan est affecté à Alger
le 1er décembre 1956 où il vient d’être nommé, le 12 novembre 1956,
commandant supérieur Interarmées de la 10e région militaire (Algérie)
en remplacement du général Henri Lorillot.

Le 16 janvier 1957, un attentat au bazooka est commis contre Raoul Salan par l’ORAF,
il coûte la vie au commandant Rodier.
Castille mit en cause des personnalités de premier plan,
le sénateur députés gaullistes Michel Debré et Jacques Soustelle
ainsi que le député Pascal Arrighi (RRRS).

L’enquête n’aboutira jamais.

Lors de la crise de mai 1958, il cumule les pouvoirs civils et militaires en Algérie.
Son ralliement au général de Gaulle est décisif dans le retour au pouvoir
de ce dernier le 1er juin.

Le 11 décembre 1958, Paul Delouvrier est nommé délégué général,
et le lendemain, le général Maurice Challe succède au général Salan
comme commandant en chef ayant reçu délégation de pouvoirs du gouvernement.
De Gaulle, voulant réduire le pouvoir de l’armée coloniale qui a été pétainiste
et a presque tous les pouvoirs, nomme Salan comme inspecteur général
de la Défense nationale, poste honorifique puis gouverneur militaire de Paris
le 5 février 1959.


Partisan de l’Algérie française, Salan dirige l’OAS après l’échec du putsch
des Généraux en 1961.

Il est arrêté à Alger le vendredi 20 avril 1962 après un an de clandestinité
et le 23 mai 1962, après avoir revendiqué ses responsabilités à la tête de l’OAS.



Il est condamné par le Haut Tribunal militaire à la peine de détention criminelle à vie,
verdict que le chef de l’État, souhaitant que Salan soit fusillé ,considérait trop clément,
ce qui entraînera la dissolution du tribunal par le général de Gaulle le 27 mai 1962,
alors que le général Jouhaud avait été condamné à mort
par le même tribunal le 13 avril précédent.



Le 8 décembre 1962, il est transféré en même temps que le général Jouhaud
à la prison de Tulle où sont incarcérés les officiers généraux et supérieurs impliqués
dans les combats pour l’Algérie française.

Le 15 juin 1968, dernier occupant de la prison de Tulle,
il est libéré par grâce présidentielle à la suite des événements de mai 1968.

Dès 1970, Raoul Salan  publie ses mémoires couvrant la période 1918-1960
sous le titre :
Fin d’un Empire, en quatre volumes.

En 1982, à la suite de l’amnistie votée par le Parlement,
il est réintégré dans ses prérogatives de général d’armée et de grand-croix
de la Légion d’honneur.


Malade depuis le 10 mai 1984,
il s’éteint le 3 juillet 1984 à l’hôpital d’instruction
des armées du Val-de-Grâce.



Il repose au cimetière de Vichy





L’inscription sur sa tombe porte seulement, en plus de son prénom,
de son nom et des années de naissance et de mort, la mention :

« Soldat de la Grande Guerre ».










Source :  study



http://la-flamme.fr/category/non-classe/




_________________

Les mites font des trous dans votre cerveau.
Combattez cette vermine.
Soyez anti ces mites !
avatar
Vlassov

Nombre de messages : 471
Age : 29
Localisation : Sibérie
Date d'inscription : 01/01/2014

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum