27 MAI 1894 : naissance de Louis Ferdinand Céline.

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27 MAI 1894 : naissance de Louis Ferdinand Céline.

Message  Vlassov le Mar 27 Mai - 10:20

27 mai 1894 :
naissance de Louis Ferdinand Céline .






" je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie :
Petiot et Céline."


                     Michel Audiard


A 16 heures, le 27 mai 1894,
naît Louis Ferdinand Auguste Destouches,
au 11 Rampe du pont à Courbevoie (Seine).

Entre 1907 et 1909, Louis Destouches est envoyé par ses parents en Allemagne
et en Angleterre pour apprendre les langues étrangères avant de se destiner
à une carrière commerciale.

Après son retour en France, en novembre 1909,
Louis Destouches entame sa période d’apprentissage.

Le 21 septembre 1912, Louis Destouches devance l’appel
et s’engage pour trois ans.
C’est à Rambouillet, au 12e régiment de cuirassiers, qu’il effectue ses classes.
Nommé Brigadier le 5 août 1913 puis Maréchal des Logis le 5 mai suivant.

Au mois d’octobre 1914, dans les Flandres, Louis Destouches connaît
son baptême du feu.
Volontaire pour assurer une liaison risquée dans le secteur de Poelkapelle,
entre le 66e et le 125e régiments d’infanterie, il est blessé par balle au bras droit.
Réopéré en janvier 1915, il est déclaré inapte au combat, et est affecté
comme auxiliaire au service des visas du consulat français à Londres,
puis réformé après avoir été déclaré handicapé à 70 % en raison des séquelles
de sa blessure.

Après la guerre, Louis-Ferdinand Destouches se fixe à Rennes.
Il épouse Édith Follet, la fille du directeur de l’école de médecine de Rennes,
le 10 août 1919 à Quintin (Côtes-du-Nord).
Celle-ci donne naissance à son unique fille, Colette Destouches
(15 juin 1920 – 9 mai 2011).


Il prépare alors le baccalauréat, qu’il obtiend en 1919, puis poursuit des études
de médecine de 1920 à 1924 en bénéficiant des programmes allégés réservés
aux anciens combattants.
Sa thèse de doctorat de médecine, La Vie et l’Œuvre
de Philippe Ignace Semmelweis,
est considérée comme sa première œuvre littéraire.

Après son doctorat, il est embauché à Genève par la fondation Rockefeller
qui subventionne un poste de l’Institut d’hygiène de la SDN, fondé et dirigé
par le Dr Rajchman.
Il effectue plusieurs voyages en Afrique et en Amérique avec des médecins.

Son contrat à la SDN n’ayant pas été renouvelé,
Il finit par être engagé au dispensaire de Bezons.

C’est toute cette partie de sa vie qu’il relate à travers les aventures de son antihéros
Ferdinand Bardamu, dans son roman le plus connu,
Voyage au bout de la nuit (1932).
Ce premier livre a un retentissement considérable.
Le roman reçoit le prix Renaudot, après avoir manqué de peu le prix Goncourt.

Le 26 septembre 1933, paraît L’Église, pièce de théâtre écrite en 1926 et 1927,
où figurent des allusions antisémites..

Le 12 mai 1936, en plein Front populaire, paraît le deuxième roman de Céline,
Mort à crédit, avec des coupures imposées par l’éditeur.
Les critiques, de gauche comme de droite, se déchaînent contre le livre.

En 28 décembre 1936, il publie Mea culpa, vision apocalyptique
de la nature humaine.
Dans ce pamphlet, l’auteur exprime d’abord son dégoût du capitalisme et des bourgeois,
avant de s’en prendre au communisme.

Céline publie deux pamphlets fortement marqués par un antisémitisme virulent :
Bagatelles pour un massacre (1937) et L’École des cadavres (1938).

Le 4 septembre 1941
, le journal Notre combat pour la nouvelle France
socialiste publie un article intitulé « Céline nous parle des Juifs » ;

Céline y déclare :  study

« Pleurer, c’est le triomphe des Juifs ! Réussit admirablement !
Le monde à nous par les larmes !
20 millions de martyrs bien entraînés c’est une force !
Les persécutés surgissent, hâves, blêmis, de la nuit des temps,
des siècles de torture…
»



Visitant l’exposition « Le Juif et la France », Céline reproche à Sézille
d’avoir éliminé de la librairie de l’exposition Bagatelles pour un massacre
et L’École des cadavres.

Durant cette période, Céline exprime ouvertement son soutien à l’Allemagne.

Lorsque celle-ci entre en guerre contre l’Union soviétique, en juin 1941,
il déclare :  study

« Pour devenir collaborationniste, j’ai pas attendu
que la Kommandantur pavoise au Crillon…
On n’y pense pas assez à cette protection de la race blanche.
C’est maintenant qu’il faut agir, parce que demain il sera trop tard. […]
Doriot s’est comporté comme il l’a toujours fait.
C’est un homme… il faut travailler, militer avec Doriot. […]
Cette légion (la L.V.F.) si calomniée, si critiquée, c’est la preuve de la vie. […]
Moi, je vous le dis, la Légion, c’est très bien, c’est tout ce qu’il y a de bien.
»

Il publie alors Les Beaux Draps, son troisième et dernier pamphlet antisémite
(Nouvelles éditions françaises, février 1941).

Après le débarquement du 6 juin 1944, Céline, craignant pour sa vie,
quitte la France le 14 juin 1944 et se retrouve d’abord à Baden-Baden, en Allemagne,
avant de partir pour Berlin.

Le 22 mars 1945
, il quitte Sigmaringen pour le Danemark,
occupé par les Allemands, afin de récupérer son or, qui y est conservé.

Il vit au Danemark près d’une année et demie en prison, et plus de quatre ans
dans une maison au confort rudimentaire près de la mer Baltique,
tandis qu’il est boycotté par le monde littéraire français.

Le 21 février 1950, dans le cadre de l’épuration, il est condamné définitivement
par contumace par la chambre civile de Paris pour collaboration selon l’article 83
(pour « actes de nature à nuire à la défense nationale ») , et non l’article 75
(pour « intelligence avec l’ennemi et de trahison ») , à une année d’emprisonnement, 50 000 francs d’amende, la confiscation de la moitié de ses biens
et à l’indignité nationale.



Le 20 avril 1951, Tixier-Vignancour, son avocat depuis 1948,
obtient l’amnistie de Céline au titre de « grand invalide de guerre »
en présentant son dossier sous le nom de Louis-Ferdinand Destouches
sans qu’aucun magistrat fasse le rapprochement.

De retour de Copenhague l’été suivant, Céline et son épouse ,
ils sont mariés le 15 février 1943 à Paris,Lucette (née Lucie Almanzor,
le 20 juillet 1912 à Paris) s’installent chez des amis à Nice en juillet 1951.
Son éditeur Robert Denoël ayant été assassiné en 1945,
il signe le même mois un contrat de cinq millions de francs avec Gaston Gallimard
(il lui a demandé 18 % de droits d’auteur) pour la publication
de Féerie pour une autre fois, la réédition de Voyage au bout de la nuit,
de Mort à crédit et d’autres ouvrages.

En octobre de la même année le couple s’installe dans un pavillon vétuste,
route des Gardes, à Meudon, dans les Hauts-de-Seine
(à l’époque, département de la Seine-et-Oise).
Inscrit à l’Ordre des médecins, le Docteur L.-F. Destouches, docteur en médecine
de la Faculté de Paris accroche une plaque professionnelle au grillage qui enclot
la propriété, ainsi qu’une plaque pour Lucette Almanzor qui annonce les cours
de danse classique et de caractère que son épouse donne dans le pavillon.
Il vit pendant plusieurs années des avances de Gallimard jusqu’à ce qu’il renoue
avec le succès, à partir de 1957, grâce à sa « Trilogie allemande »,
dans laquelle il romance son exil.

Publiés successivement et séparément, D’un château l’autre (1957),
Nord (1960) et Rigodon (1969) forment en réalité
trois volets d’un seul roman.
Céline s’y met personnellement en scène comme personnage et comme narrateur.

Louis-Ferdinand Destouches
meurt à son domicile de Meudon le 1er juillet 1961.




Il est enterré au cimetière des Longs-Réages, à Meudon.

 







Source :  study
http://la-flamme.fr/category/non-classe/



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