9 avril 2012 : mort de François Brigneau.

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9 avril 2012 : mort de François Brigneau.

Message  Vlassov le Mer 9 Avr - 11:19

9 avril 2012 :
mort de François Brigneau.





Emmanuel Allot est né le 30 avril 1919 à Concarneau.

Emmanuel Allot est un grand admirateur de Robert Brasillach,
qu’il rencontre durant l’Occupation et côtoie plus tard à la prison de Fresnes.
Le lendemain du débarquement allié en Normandie, il s’engage dans la Milice.
Arrêté à la libération, il est acquitté a l’issue de son procès.
Il sort de prison au bout d’un an et se marie à la nièce de Georges Suarez.

Il entame ensuite une carrière dans la presse, en prenant tout d’abord le pseudonyme
de Julien Guernec.
Il est l’ami du romancier et journaliste Antoine Blondin et tente lui-même
une carrière littéraire, étant alors rattaché au courant des Hussards.
Il se spécialise un temps dans les chroniques humoristiques rédigées en argot parisien.
Il prend le pseudonyme de François Brigneau pour entamer une carrière
dans la presse à grand tirage.

En 1954, il obtient le Grand prix de littérature policière pour son polar
La Beauté qui meurt.

Il écrit pour Paroles françaises, journal du Parti républicain de la liberté
détenu par André Mutter, La Dernière lanterne, Indépendance française,
France dimanche, Le Rouge et le noir, Constellation, La Fronde, Rivarol,
Ciné monde, L’Auto-Journal
.
Il est ensuite rédacteur en chef à Spectacle du Monde,
éditorialiste à Télé Magazine, grand reporter à Paris Presse,
L’Intransigeant
et à L’Aurore et enfin collaborateur à Minute.

Ses éditoriaux vengeurs, souvent dirigés contre Charles de Gaulle,
contribuent à faire la réputation du journal.
Il est un temps rédacteur en chef de Minute et en demeure l’éditorialiste vedette
jusqu’au milieu des années 1980.

Participant au comité de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour,
lors de l’élection présidentielle française de 1965, il est ensuite membre
du mouvement Ordre nouveau, puis cofondateur du Front national,
dont il est de 1972 à 1973 le vice-président.

Il s’éloigne ensuite du Front national lors de la scission qui voit une partie
de ses membres fonder le Parti des forces nouvelles (PFN).
Il se rapproche plus tard à nouveau du FN, sans pour autant faire partie
de l’appareil du parti.
Il collabore en tant qu’éditorialiste, dans les années 1980 et 1990, à l’hebdomadaire
National-Hebdo, dont la rédaction est domiciliée dans les locaux
du Front national.
Il est également le responsable de la rubrique télévision de National-Hebdo,
signant ses articles du pseudonyme féminin de Mathilde Cruz.

François Brigneau a également compté parmi les fondateurs du quotidien Présent,
mais il s’en est éloigné en 1985 à la suite d’un désaccord avec le directeur
de la rédaction Jean Madiran.



François Brigneau s’emploie régulièrement dans ses éditoriaux à dénoncer
l’influence exercée par la communauté israélite.
Il est plusieurs fois condamné pour écrits antisémites par la 17e chambre
correctionnelle de Paris.


En 1992
, lors de l’acquittement de Paul Touvier
(condamné par la suite à la réclusion criminelle à perpétuité), François Brigneau écrit :

« En 1945, les crimes commis par les Français qui s’étaient rebellés contre
le gouvernement légitime et légal de leur pays furent absous, quelle que fût
leur horreur […] et celle-ci ne manqua pas.
En revanche, les crimes commis par les Français obéissant aux ordres
du gouvernement légitime et légal de leur pays continuèrent d’être poursuivis
et condamnés, longtemps après la Libération. […]
La vraie revanche de l’humanité sur le crime, c’est la chambre d’accusation
qui vient de la prendre. Elle a blanchi et libéré Touvier. […]
Quant à moi, après ma mort
, conclut M. Brigneau, je voudrais qu’une plaque
fût apposée sur ma maison. On lirait ces mots :
Ici, pendant la chasse à l’homme, Paul Touvier et les siens furent reçus
chaque fois qu’ils le désirèrent”.
»

Lorsqu’éclata, fin 1998-début 1999, la crise entre partisans de Jean-Marie Le Pen
et ceux de Bruno Mégret, entre lesquels il ne veut choisir, François Brigneau se résout
à quitter National-Hebdo et se brouille avec Jean-Marie Le Pen, dont il est pourtant
l’un des meilleurs amis.
Après cette semi-retraite involontaire, il continue toutefois d’assurer une chronique
régulière dans Le Libre Journal de la France Courtoise, publication
« décadaire » animée par Serge de Beketch.




Il meurt le 9 avril 2012.



Il est inhumé le 13 avril au cimetière de Saint Cloud,
sans aucun représentant officiel du Front national.







Source : study
http://la-flamme.fr/category/non-classe/

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Re: 9 avril 2012 : mort de François Brigneau.

Message  U-47 le Mer 9 Avr - 16:24

La France a perdu un de ses plus grands journalistes-polémistes !
Quelle plume ! Quel talent !
Et quel écrivain !
Qui n'a pas lu son Paul-Monopaul n'a rien lu !

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Une autre version,
qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche.


 

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Re: 9 avril 2012 : mort de François Brigneau.

Message  Vlassov le Jeu 1 Mai - 9:23


François Brigneau
: Adieu,camarade !
 


study

La semaine dernière a compté trois morts.
Dans l'ordre alphabétique, Aubrac, Ben Bella, Brigneau.
D'Aubrac,il n'y a rien à dire,sa femme a déjà tout raconté,leurs aventures riment
avec celles du baron de Crac.Les vaches auvergnates s'étonnent en regardant passer
les imaginations des époux Samuel,qui riment aussi avec Elie Wiesel, Stéphane Denis
avait écrit là-dessus une jolie petite chose sobrement intitulée Abracadaubrac.
Ben Bella n'avait besoin,lui,ni de baguette magique ni de pseudonyme,
il cherchait une patrie:

- né de Marocains immigrés près d'Oran,ayant fait la Seconde Guerre mondiale
dans le cinquième régiment de tirailleurs marocain, il inventa avec quelques autres
la nation algérienne,en prenant soin d'en exclure un million de Pieds-Noirs,
qui n'étaient pas autochtones.
Panarabe et partisan de l'unité du Magreb où ,historiquement,les Berbères dominent,
il lança l'armée algérienne contre celle du Maroc lors de la "guerre des sables",
avant d'être débarqué,lui le tout puissant premier président de l'Algérie indépendante,
par son fidèle chef d'Etat Major,Houari Boumedienne.
Ce zélateur de la démocratie fut un autocrate féroce,ce socialiste fut le grand multiplicateur de la corruption.
Il n'aurait jamais dû dépasser le grade d'adjudant qui était le sien dans l'armée
française et où il brilla.
C'était un ennemi néfaste mais courageux,plus estimable en fin de compte malgré
sa sottise et ses crimes que bien d'autres.
Il a fini de manière amusante,à l'âge de quatre-vingt-dix ans,
grand sage africain chargé de la prévention et de la résolution des conflits.
Il avait commencé de façon plus sérieuse à l'Olympique de Marseille,
au poste de demi,la saison 1939/40.
Drôle de guerre.


(François Brigneau :1919-2012)

Le foot était son premier point commun avec François Brigneau,
qui aimait aussi le cyclisme et le pratiqua longtemps,ce qui lui permettait
de grimper la côte de Saint-Cloud et de se maintenir en forme.
Leur deuxième ressemblance était d'avoir tous les deux fait de la prison,
Ben Bella sept ans dans les bâtiments aérés de la Quatrième République
et quatorze sous le soleil du colonel Boumedienne,François moins longtemps
mais de manière plus dangereuse au temps de la sainte épuration.
Il y rencontra Robert Brasillach,qui lui laissa entre autres souvenirs un beau-frère,
Maurice Bardèche.
Serge Beketch racontait qu'étant parvenu,après de longues lectures et une mûre réflexion,
à la conclusion que le récit de la "Shoah" tel que le tribunal de Nuremberg
l'a façonné ne le convainquait pas,il s'en ouvrit à François qui lui ouvrit les bras
en disant "Bienvenue en enfer". Il savait de quoi il parlait.
L'enfer,il y baignait depuis tout petit.L'enfer où les puissants confinent coeurs fidèles
et jugements droits en interdisant leurs convictions et leurs certitudes.
Militant du RNP pour commencer,milicien engagé en 1944,curieux de nature,
il était surtout doué d'une redoutable obstination de Breton qui devait le rejeter
du mauvais côté du manche.
Une fois qu'il était tombé sur une vérité,même un dogue anglais
ne la lui aurait pas fait lâcher.
Cela lui coûta une carrière,une notoriété plus vaste.Il avait l'oeil et la verve,
et avec cela un registre étonnamment étendu.Le conte lui réussissait aussi bien
que le roman policier,le style noble que l'argot,il avait des dispositions
pour les dialogues et les biographies historiques,il savait trouver sans y toucher l'enseignement moral et politique d'un fait divers,
extraire le merveilleux des choses les plus anodines.
Ce n'est pas pour rien qu'il fut l'ami d'Antoine Blondin,il ne le lui cédait pas en talent,
il aurait pu continuer continuer Marcel Aymé ou Jean Anouilh.
Mais il lui manqua cette facilité d'âme qu'il faut acquérir pour réussir
d'une certaine manière.
La politique l'avait mordu,il la mordit en retour,jusqu'à la fin.

Passées les folles années quarante,l'après-guerre fut moins sectaire
que notre aujourd'hui.Des hommes de talent lui ouvrirent les portes
de la grande presse malgré son pedigree.
Il y brilla.Le reporter de Pris Presse,l'Intransigeant ne fut pas moins bon
que l'éditorialiste de Minute.
Mais il préférait le combat et ne voulut jamais accepter les convenances du système.
Quand le gaullisme et son mensonge algérien commencèrent de moins peser,
le conformisme de 68 et la religion de la Shoah chargèrent les épaules françaises
d'un poids plus lourd encore.François fut l'un des premiers à détecter la centralité
de la question juive dans le monde post-moderne,et ce coeur du coeur de l'oppression,
cet oeil du coq,qu'est le mythe du crime unique.
Dans ces conditions,il ne pouvait reprendre pied dans un système où il avait
pourtant réussi.
Il haussa les épaules,en garda peut-être un doigt de dépit,
mais ce doigt fut un doigt d'honneur:

- à perdre une carrière mondaine, il acquit un statut de grand témoin.
Son oeuvre y perdit d'ailleurs seulement en célébrité,non en mérite.
En dehors des milliers d'articles qui ont réjoui les connaisseurs et fortifié les militants,
il a produit beaucoup de bons livres,dont à mon sens au moins un maître livre,
Notre Après Guerre,et deux grands petits livres,Jules l'imposteur
et le Dernier Cahier consacré à Xavier Vallat.
Les deux derniers sont minces mais pour moi capitaux.Et la liste n'est pas limitative.

Que se serait-il passé s'il avait mis un peu d'eau dans son vin ?
C'est toujours un plaisir de refaire l'histoire.
Jean Dutourd a imaginé un autre destin à Napoléon:

- dans d'autres circonstances il serait devenu le felmarshall von Bonaparte.
De même si l'affaire algérienne avait tourné autrement,Jean-Marie Le Pen aurait pu
devenir président de l'Assemblée nationale,Michel Debré occupant l'Elysée,et Brigneau
aurait revêtu l'habit vert.
Tel quel,il fut trente ans durant le grand imprécateur, le grand démolisseur
de réputations usurpées et d'idées fausses.
Ses formules faisaient se cacher les charcutières de télévision et frémir
les historiens amateurs.
Un million de Lilliputiens ne parvenaient pas à enchaîner ce Gulliver tonnant
qui les foudroyait de ses paroles.
Ils lancèrent sur lui leurs chiens de justice,avocats idéologues,
procureurs fous,juges aux ordres.
Il fut avec Robert Faurisson l'une des plus fréquentes victimes du harcèlement
judiciaire français.
Aussi,quand je perdis mon premier procès de presse,eut-il un fin sourire:

"Tu vois,il faut toujours faire confiance à la justice de son pays".

Nous nous étions longtemps croisés,notamment au père tranquille chez
Jean Nourygat ou à Minute quand Patrick Buisson le dirigeait.
Je me souviens de certains dîners avec Charles Pasqua ou Jean-Claude Gaudin
dans les cabinets de La Pérouse,ou quand l'équipe chantait avec entrain certains chants
d'Action française que je ne puis retranscrire ici sans tomber sous le coup de la loi,
il y était question d'insolence et d'invitation au silence.
Puis nous nous sommes rencontrés à National-hebdo.Ni l'un ni l'autre
n'était du genre à sauter au cou de personne.
Un jour,par je ne sais plus quel malentendu,le papier que j'attendais de lui se trouva occuper une page de plus que prévu.
IL n'était pas question pour lui que je coupe,pas question pour moi de changer
le chemin de fer.
Il était le chroniqueur vedette,j'étais le patron de la rédaction.
Des menaces de démission flottaient dans l'air.Jean-Claude Varanne,qui devait
se sentir un peu coupable du cafouillage,trouva l'idée de rajouter
quatre pages au numéro.
Le compromis était acceptable pour les deux parties et depuis François et moi sommes demeurés amis.
Nous prîmes l'habitude de déjeuner ensemble pour parler de la situation politique
et du journal.
Après notre départ de National-hebdo,c'est toujours lui qui me rinçait.
A des tables réputées ou dans des bistrots très simples,la chère était toujours
excellente et la conversation spirituelle.
François était naturellement généreux.
Quand je pense à lui,c'est souvent à table.
C'était une fine gueule qui n'hésitait pas à l'ouvrir.
Je me rappelle par exemple ce dîner de novembre 1998 chez Serge de Beketch
où "la presse amie" tenta de raisonner Le Pen pour éviter la rupture
avec Mégret.
Jean-Marie ne prit pas bien la chose.
Son fan club s'érigeait tout soudain en conseil de famille.
Il haussa le ton.
Quand Le Pen fâché lui toujours faire ainsi.
Mais le gros temps n'impressionnait pas François.
Parmi l'élément masculin de l'assistance,il fut le seul à préconiser bille en tête
un ticket Le Pen-Mégret,quand Ratier,Madiran,Serge et moi tentions maladroitement
de prendre des gants.
Son franc-parler ne lui valut pas des lits de roses ni des arcs de triomphe,
même dans la presse qu'il avait choisie.
Il quitta RIVAROL,quand il ne s'y sentit plus à l'aise,puis Minute
quand Jean-Claude Goudaud le reprit en 1987,Présent
lorsqu'il tomba en désaccord avec Jean Madiran sur le révisionnisme
et National-hebdo quand Le Pen le déçut.
A la différence de la presse bourgeoise qui offre aux grandes consciences journaleuses
des carrières de ménagères américaines,se nourrissant à la même mangeoire
toute une vie ou se faisant des strings en or en divorçant à propos,
le journalisme d'extrême-droite est une union libre:

- quand on ne se plaît plus on se quitte.

Cette fois,François nous a quittés tous et ce n'est pas sur un coup de tête.
J'ai manqué deux rendez-vous avec lui.
Ses obsèques,hélas.
Puis, le lendemain du pot de RIVAROL,cette année,je devais accompagner
des amis chez lui,mais ça ne s'est pas fait,j'espérais le revoir d'ici l'été,
je pensais avoir le temps,et voilà.
Je préfère me souvenir de deux déjeuners encore avec lui.Le dernier,
chez lui à Saint-Cloud, le jour où je suis passé lui offrir A quoi sert l'histoire.
Ma voiture était en panne et il pleuvait comme vache qui pisse.
Il avait fait lui-même la cuisine et nous avons bavardé tard dans l'après-midi
autour de plusieurs bouteilles.
Et un autre,chez moi,juste avant mon départ de Paris en 2002.
Le déménagement était quasi terminé.Il n'y avait plus que la cuisinière et,
au milieu du salon,une table et trois chaises.
Serge avait apporté du champagne et François du Bushmill.
Le jardin sentait bon mais il ne faisait pas très chaud.
Nous avons parlé du temps qui passe et des espoirs politiques qui s'en vont.
Ce n'était pas l'alcool qui nous a tenus longtemps assis sur nos chaises:

- nous savions bien qu'une fois que nous nous serions levés,
un moment de la vie aurait passé.


Obsèques de François Brigneau:
ils étaient (presque) tous là
.  


Les obsèques de François Brigneau se sont déroulées vendredi 13 avril,
au cimetière de Saint-Cloud.
Deux cents personnes étaient venues lui rendre un dernier hommage.
On reconnaissait dans la foule Jean Madiran,Roger Holeindre,Me Eric Delcroix,
Camille-Marie Galic, Hervé Ryssen,Patrick Gofman,Hubert Massol,Emmanuel Ratier,
Jean-Yves Le Gallou,le professeur Faurisson,Robert Spieler et Chard,
qui représentaient RIVAROL,(Jérôme Bourbon et André Gandillon,absents,
animaient à Nice une conférence rivarolienne prévue de longue date),Jeanne Smits,
Olivier Figueras et Jean Cochet pour Présent,Jean-Marie Molitor pour Minute,
l'épouse de Serge de Beketch,Gilles Soulas,l'abbé Paul Aulagnier,et aussi les anciens
d'Ordre Nouveau:

- Alain Robert, José Bruno de la Salle et Jack Marchal.

Et puis,tous les autres,que nous ne citerons pas mais qui communiaient avec ferveur
dans cette espérance,immense et rouge,pour reprendre les mots de Robert Brasillach...
Le Front national et Jean-Marie Le Pen étaient absents.
Aucun hommage sur les sites officiels du FN mariniste.Bruno Gollnisch avait écrit
sur son blog un texte en hommage à François Brigneau.

Il fut contraint par Marine Le Pen de le retirer.

Ii y a décidément des moments,que nous préférerions ne pas vivre,
où le chagrin le dispute à l'indignation....
Bien qu'il n'y ait pas eu de cérémonie religieuse,François Brigneau n'étant hélas
pas baptisé, l'abbé Grégoire Celier prit la parole et invita l'assemblée
à chanter le Salve Regina.
Un fils de François Brigneau et deux de ses petites-filles rendirent hommage
à "bon papa",qu'ils aimaient et admiraient tant.
Philippe Colombani (Aramis),au bord des larmes, conclut cette cérémonie
en rappelant que François Brigneau marchait désormais en esprit dans nos rangs.
Tous les participants reprirent ce chant de mélancolie et de fidélité,"la cavalcade"
avant de couvrir le cercueil de François Brigneau de tulipes et de pétales de roses.
Dans le registre de condoléances,on pouvait lire,tant et tant de fois,cette phrase:

"Adieu,camarade !"
Une photo de François Brigneau fut distribuée.
Au verso figure ce magnifique texte qu'il avait écrit en 1998 dans :
"Avant de prendre congé"

"C'est vrai que le jour baisse.
J'aurais voulu partir comme de pardon breton,fier sous son chapeau rond,
les reins creusés,les pouces passés dans les entournures de son chuppen brodé.
Je m'en vais comme un laboureur harassé,qui entend l'angélus du soir,
pense à la maisonnée,au Bon Dieu,se retourne et se demande
si le grain lèvera jamais dans son sillon"


Adieu,camarade !

Hannibal

SOURCE:RIVAROL n°3043 du 20/04/2012,page 12.  study




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