31 mars 1909 : naissance de Robert Brasillach.

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31 mars 1909 : naissance de Robert Brasillach.

Message  Vlassov le Lun 31 Mar - 11:06

31 mars 1909 :
naissance de Robert Brasillach.




Robert Brasillach est né le 31 mars 1909 à Perpignan.

Ancien élève du lycée de Sens où il a pour professeur Gabriel Marcel,
Robert Brasillach est, après trois ans de classe préparatoire littéraire
au lycée Louis-le-Grand où il côtoie Maurice Bardèche, Thierry Maulnier,
Paul Gadenne, José Lupin, Jean Martin et Paul Arrousseau ,
admis à l’École normale supérieure en 1928, période qu’il décrit
longuement dans les premiers chapitres de Notre avant-guerre.
Il y est encore élève lorsqu’il publie son premier livre « Présence de Virgile ».

Brasillach est très tôt fasciné par le cinéma :

de 1922 à sa mort, il rend compte avec enthousiasme de l’actualité cinématographique.
Le fruit de cette passion, outre de nombreuses chroniques dans les journaux,
est son Histoire du cinéma, publiée pour la première fois en 1935 et qui fera l’objet
d’une nouvelle édition en 1943 en collaboration avec son beau-frère Maurice Bardèche.
Contrairement aux critiques de l’époque, Brasillach adopte sur le cinéma
un point de vue politiquement neutre, tout en dénonçant la main mise levantine
sur cette nouvelle industrie.

Il assure une chronique littéraire dans le quotidien L’Action française j
usqu’en 1939, et dans L’Étudiant français durant la première moitié
des années 1930.
En accord avec la germanophobie répandue au sein de l’Action française,
il est à cette époque extrêmement sceptique vis-à-vis de l’hitlérisme.

Il aborde tous les genres littéraires.

Ses romans, notamment « Le Marchand d’oiseaux »,
« Les Sept Couleurs », « Comme le temps passe »,
son « Histoire du Cinéma »,
son « Anthologie de la Poésie grecque » montrent la diversité du talent
d’un des écrivains les plus doués de sa génération.

Attiré par le fascisme qui représente pour lui, comme pour Drieu La Rochelle,
la possibilité d’une réconciliation du « social » et du « national »,
Brasillach collabore à l’hebdomadaire « Je Suis Partout » et publie
une « Histoire de la Guerre d’Espagne ».



Auteur de l’entre-deux guerres, en 1939, il manque de peu le prix Goncourt,
et de la Seconde Guerre mondiale, il est, de 1937 à 1943, rédacteur en chef
de l’hebdomadaire Je suis partout.



Après la défaite de 1940, il passe plusieurs mois dans un camp de prisonniers
en Allemagne.
Rentré en France, il défend dans « Je Suis Partout » et « Révolution Nationale »
la politique de l’État français.

Cette reparution du journal en 1940 marque sa rupture avec Charles Maurras
qui refusera de le revoir après avoir affirmé :  
«Je ne reverrai jamais les gens qui admettent de faire des tractations
avec les Allemands » .
.

En 1943, il cède sa place à Pierre-Antoine Cousteau à la tête
de l’hebdomadaire.
Persuadé de la justesse de ses idées comme au premier jour,
Brasillach est paradoxalement évincé à cause de sa constance :

fasciste convaincu, il réclame un fascisme à la française,
qui soit allié au national socialisme mais qui ne soit pas un simple calque ;
partisan de la victoire de l’Allemagne , il la juge de moins en moins probable
et refuse de mentir en l’annonçant comme certaine.



le lieutenant Gerhard Heller, Pierre Drieu La Rochelle, et Robert Brasillach
de retour du congrès des Ecrivains Européens qui s’est tenu en Allemagne
en octobre 1941.

En septembre 1944, sa mère et son beau-frère, Maurice Bardèche,
ayant été arrêtés pour faire pression sur lui, il se constitue prisonnier
auprès de la Préfecture de police de Paris.
Il est emprisonné à la prison de Fresnes (actuel Val-de-Marne) et poursuivi
pour intelligence avec l’ennemi.
Son procès, qui s’ouvre le 19 janvier 1945 devant la cour d’assises de la Seine,
dure 6 heures.
Il est condamné à mort le jour même après une délibération de vingt minutes.
Sa défense avait été assurée par Me Jacques Isorni,
lequel fut également, quelques mois plus tard, avocat du maréchal Pétain.



Dans les jours qui suivent, une pétition d’artistes et intellectuels renommés,
parmi lesquels Paul Valéry,Paul Claudel, François Mauriac, Daniel-Rops,
Albert Camus, Marcel Aymé, Jean Paulhan, Roland Dorgelès, Jean Cocteau,
Colette, Arthur Honegger, Maurice de Vlaminck, Jean Anouilh, André Barsacq,
Jean-Louis Barrault, Thierry Maulnier, etc.., demande au général de Gaulle,
chef du gouvernement provisoire, la grâce du condamné.
Le général choisit de ne pas commuer la peine prononcée, ce qui entraîne l’exécution
de la sentence, le 6 février suivant, lorsque Brasillach est fusillé au fort de Montrouge.


Robert Brasillach est inhumé au cimetière de Charonne,
dans le XXe arrondissement de Paris.
Chaque année, le 6 février, le Cercle franco-hispanique
organise un dépôt de gerbes sur la tombe de Robert Brasillach.







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Re: 31 mars 1909 : naissance de Robert Brasillach.

Message  U-49 le Lun 31 Mar - 17:59


" Mon pays m'a fait mal"





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Entretien avec André Bayle:

http://www.youtube.com/user/Martin1000ans

Sur la tombe du marin
Ne fleurit pas la rose,
Ni le lys sur la vague de l'océan.
Il n'a pour fleurs
Que les mouettes blanches,
Et les larmes brunes
De la fille qui l'aime.

(Poème allemand )
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