12 mars 1946 : exécution de Ferenc Szalasi.

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12 mars 1946 : exécution de Ferenc Szalasi.

Message  Vlassov le Mer 12 Mar - 10:32





12 mars 1946 :
exécution de Ferenc Szalasi.




Ferenc Szálasi est né le 6 janvier 1897 à Kassa
(Košice, aujourd’hui en Slovaquie).

En 1915 il sort de l’Académie militaire de Wienerneustadt, où son père l’a envoyé,
avec le grade de lieutenant dans l’armée de l’Autriche-Hongrie et il est dirigé immédiatement vers le front où il sert jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, passant 36 mois dans une zone de guerre.

Après la guerre, il s’installe à Budapest, où il travailla comme courrier au service
du ministère de la Défense.

En 1923, il est envoyé à l’École d’État-major et en sort en 1925
avec le grade de capitaine.
IL fait partie de l’État-major hongrois jusqu’en 1933.
Cette année-là, il obtint le grade de commandant.

Les événements qu’il a vécus renforcent son nationalisme, il plaide pour l’extension
du territoire hongrois jusqu’aux frontières antérieures au Traité de Trianon de 1920,
qui avait réduit de 72 % l’étendue du pays.

En 1935, il quitte l’armée et, en mars, il fonde le Nemzeti Akarat Pártja
(Parti de la volonté nationale) avec Sándor Csia ; il obtint des résultats plus
que modestes lors de sa première candidature au Parlement, en avril 1936.

Il décrit son idéologie, Le hungarisme, il dit en résumé :

« Le hungarisme est une idéologie, c’est la mise en pratique hongroise
d’une vision nationaliste du monde et de l’esprit du temps.
Ce n’est ni de l’hitlérisme, ni du fascisme, ni de l’antisémitisme,
c’est du hungarisme.
»

Il décide de ne plus jamais se présenter à quelque élection que ce fût.
En 1937 après une visite de Szálasi et de Csia en Allemagne nationale-socialiste,
l’impression profonde qu’ils en tirèrent les fit changer de stratégie :
alors qu’ils visaient surtout les classes moyennes et les fonctionnaires,
ils s’adressèrent à la classe ouvrière.
Les slogans du parti changèrent et se transformèrent en demande
de « justice, travail et respect » pour les « travailleurs hongrois »
et le parti se présenta comme « devant les libérer des chaînes avec lesquelles
les tenaient les syndicats sociaux-démocrates et communistes ainsi que des griffes
du capitalisme féodal et de la juiverie. »

En 1937, le gouvernement du régent, l’amiral Miklós Horthy, interdit son parti
et il est condamné à trois mois de prison pour agitation antisémite.

Après avoir été libéré par la police, il rassembla autour de lui plusieurs
groupes nationalistes et fonde le Mouvement hungariste :
Magyar Nemzeti Szocialista Part-Hungarista Mozgalom
(Parti national-socialiste hongrois), avec une forte idéologie nationaliste,
antisémite et totalitaire, grâce auquel il commençe à obtenir un soutien
considérable dans la classe ouvrière.

Ses fréquents déplacements partout dans le pays suscitent l’admiration
de ses partisans quand il se souvient du nom de chacun.
Son plus important soutien, toutefois, sont les officiers de l’armée,
qui souhaitent des changements politiques et sociaux.



Après l’Anschluss en 1938 sur l’ordre du nouveau Premier ministre Béla Imrédy,
Szálasi est arrêté par la police, emprisonné et condamné à trois ans de travaux forcés
à la prison de Csillag à Szeged.
Il y passe deux ans. Cette incarcération lui vaut un accroissement de popularité
qui maintint son influence dans la politique hongroise, malgré les persécutions
dont il était l’objet.

Pendant qu’il est en prison, Kálmán Hubay qui le remplaçe fonde le 8 mars 1939
le Nyilaskeresztes Párt (Parti des Croix fléchées), comme héritier
du Mouvement hungariste.



Aux élections de 1939, faites à bulletins secrets (ce mode de scrutin vient d’être instauré),
le parti obtint 29 sièges au Parlement hongrois, devenant le deuxième parti de Hongrie
en nombre de voix, réunissant 750 000 voix sur un total de 2 000 000.
Les partis nationaux-socialistes tous ensemble obtenaient 45 sièges en face des 191
du parti au pouvoir.

L’opposition libérale et socialiste s’est effondrée.

Le Parti des Croix fléchées est devenu la véritable opposition au gouvernement
conservateur de Horthy.

Libéré à l’occasion de l’amnistie générale du 30 août 1940, Ferenc Szálasi revient
à la vie politique comme chef du Parti des Croix fléchées.

En 1942, le Parti des Croix fléchées est interdit par le Premier ministre Pál Teleki,
forçant ainsi Szálasi
à travailler en secret et à chercher l’appui des Allemands.



La devise des Croix fléchées : Kitartas ! (« Persévance ! »

Le 19 mars 1944 les troupes allemandes envahisent la Hongrie,
alors que les Soviétiques se rapprochent.
Le pro-allemand Döme Sztójay devint Premier ministre de Hongrie.
Le parti des Croix fléchées est légalisé par le nouveau gouvernement, mais en août,
après avoir démis Sztójay de ses fonctions, Miklós Horthy ordonne une nouvelle fois
l’arrestation de Szálasi.

En septembre, les troupes soviétiques franchisent la frontière hongroise et,
le 15 octobre 1944 après qu’Horthy annonce la signature d’un armistice
entre la Hongrie et l’Union soviétique, qui est ignoré par l’armée hongroise,
les Allemands lancent l’opération Panzerfaust et enlèvent le fils d’Horthy,
forçant ce dernier à dénoncer l’armistice, à démettre le gouvernement
et à démissionner.
Le Parlement élit Szálasi comme Premier ministre et chef de l’État.
Le 3 novembre 1944 celui-ci prête serment devant la couronne de saint Étienne
en tant que Nemzetvezető (chef de la Nation hongroise).



L’opposition à l’Armée rouge est rendu difficile par la résistance communiste.
En décembre 1944, Béla Miklós forme un gouvernement provisoire
sous la tutelle des Soviétiques.
Le 24 décembre, Budapest est encerclée.
En janvier 1945, l’armée soviétique occupa Buda, puis Pest tomba le 13 février 1945,
ce qui mit fin à la bataille de Budapest.

Le 29 mars 1945, le gouvernement de Szálasi et les parlementaires quittent
le territoire hongrois.
L’armée allemande et les restes de l’armée hongroise les suivent peu de jours après,
le 4 avril 1945.
Le gouvernement continu son activité en Allemagne jusqu’à son arrestation à Augsbourg
par l’armée américaine.

Le 3 octobre 1945, Szálasi est remis aux nouvelles autorités communistes à Budapest,
où le 1er mars 1946 commençe son procès public devant un tribunal populaire.

Condamné à la peine de mort par pendaison pour crimes de guerre
et haute trahison, il est exécuté le 12 mars 1946.

La même année, trois autres anciens Premiers ministres furent eux
aussi condamnés à mort et exécutés.





Source : study
http://la-flamme.fr/category/non-classe/

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