A propos de Len Cotton

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A propos de Len Cotton

Message  Largo Winch le Mar 4 Fév - 10:24

Nos adversaires prétendent que Len Cotton n'est qu'un affabulateur, qu'il n'a jamais figuré dans les effectifs de la RAF, qu'il n'y a eu aucun avion anglais abattu dans la région de Confolens (archives de la Mairie consultées)
Que répondre à ça ?
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Re: A propos de Len Cotton

Message  Jo la fouine le Mar 4 Fév - 10:45

Largo Winch a écrit:
Nos adversaires prétendent que Len Cotton n'est qu'un affabulateur,
qu'il n'a jamais figuré dans les effectifs de la RAF,
qu'il n'y a eu aucun avion anglais abattu dans la région de Confolens
(archives de la Mairie consultées)
Que répondre à ça ?

Qu'il y a des disparitions curieuses, comme les cadavres d'Oradour :  scratch 

http://liberation-44.forumactif.org/t1366-oradour-ces-cadavres-qui-se-sont-volatilises


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Re: A propos de Len Cotton

Message  Largo Winch le Mar 4 Fév - 12:49

Ca ne répond pas à ma question, désolé. Len Cotton, mythe ou réalité ? Les arguments pour ?
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Re: A propos de Len Cotton

Message  Jo la fouine le Mar 4 Fév - 13:09

Largo Winch a écrit:
Ca ne répond pas à ma question, désolé.
Len Cotton, mythe ou réalité ? Les arguments pour ?

Désolé, on ne peut que collationner que les documents qui existent !
Voici extrait de la "Contre-enquête" de Vincent Reynouard ,ce lien qui existe encore :

http://www.oradour.info/images/rafman01.htm


PS: de toute façon, d'autres preuves qui ne sont pas contestées
prouvent qu'Oradour était bien le siège des maquisards ,
voir les pièces dans "la Contre-enquête".

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Re: A propos de Len Cotton

Message  Largo Winch le Mer 5 Fév - 14:11

Est-ce que V. Reynouard s'est renseigné dans les archives de la Mairie de Confolens ? Ils doivent avoir des traces de cet avion Wellington qui s'est écrasé dans la forêt; Ou de la presse locale de l'époque qui a du en faire état.
Celà dit, c'est vrai que Len Cotton devait avoir un sacré souvenir d'Oradour sur Glane pour reconstituer la maquette du village dans son jardin !
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Re: A propos de Len Cotton

Message  Jo la fouine le Mer 5 Fév - 14:31

Largo Winch a écrit:
Est-ce que V. Reynouard s'est renseigné dans les archives de la Mairie de Confolens ?
Ils doivent avoir des traces de cet avion Wellington qui s'est écrasé dans la forêt;
Ou de la presse locale de l'époque qui a du en faire état.
Celà dit, c'est vrai que Len Cotton devait avoir un sacré souvenir d'Oradour sur Glane
pour reconstituer la maquette du village dans son jardin !

Reynouard a certainement eut des barrages des autorités locales !
Mais dans sa "contre-enquête",il y a suffisament de documents,récits de maquisards,
pour confirmer qu'Oradour "n'tait pas un paisible village " comme le prétend
depuis 70 ans la version officielle.
Quelques extraits ci-dessous :



IL N'Y AVAIT NI MAQUIS
NI DEPOT D'ARMES A ORADOUR....
 


 


On répondra que notre thèse se heurte au fait qu'à Oradour,il n'y avait ni maquis,
ni armes,ni dépôt de munitions. C'est ce que l'on répète depuis 1944.
(ci-dessous extraits soulignés de la page 113)



-----------------------------------------------------------------------------------------------
cette paisible cité.
Il n'existait d'ailleurs pas de maquis à Oradour-sur-Glane et si les SS ont décidé
"cette expédition",ce n'est pas parce qu'il y avait des éléments de la Résistance,
mais bien plutôt parce qu'ils savaient pertinemment qu'il n'y en avait pas et que,
dès lors,ils pouvaient commettre impunément leur odieux forfait.
Répétons qu'il n'y avait à Oradour ni dépôt de munitions ni dépôt d'armes d'aucune sorte.
Toutes les déclarations des rescapés sont unanimes et formelles à  

G.Pauchou et P.Masfrand,
Oradour-sur-Glane, vision d'épouvante (éd.1966),p.113.

--------------------------------------------------------------------------------------------

Soulignons tout de même qu'en 2001,dans leur Bulletin,les Amis du Musée
de la Résistance du Département de la Haute-Vienne ont rappelé l'existence,
non loin d'Oradour,de six compagnies de Francs-tireurs et partisans (FTP).

 

La carte jointe à la page suivante montre leur implantation.La plus proche se trouvait
à environ 7 km.
Si l'on considère que Saint-Junien et Peyrilhac étaient des bourgades
à forte implantation maquisarde,on se rend compte qu'Oradour
était entouré de maquis.

La question qui se pose est donc la suivante:

- Oradour était-il un îlot de calme au milieu de toute cette agitation maquisarde ?



DES MAQUISARDS DANS LE VILLAGE.


Ce qui éveilla ma méfiance fut cette plaque apposée par l'Amicale des médecins
du Maquis et de la Résistance à la mémoire des docteurs d'Oradour.
Certes,cela ne signifiait pas que Messieurs Paul et Jacques Desourteaux
aient appartenu au maquis.

Mais sachant que Paul était également le maire d'Oradour,un maire désigné ou confirmé
dans ses fonctions par le gouvernement du maréchal Pétain,je voyais mal
les maquisards rendre nommément hommage à un "collabo".
Sauf si ce "collabo" avait,en vérité,joué le double jeu en adhérant à la Résistance...

D'où une petite enquête que je menai auprès des survivants que je rencontrai
durant l'été 1991.
Elle se révéla fructueuse.J'appris notamment qu'à Oradour:

- Paul Doutre était membre supplétif du maquis (donc sans mission mais pouvait
être contacté à tout moment);

- Léonard Dupic était membre de l'Armée Secrète,Résistance de droite;

- Mathieu Borie appartenait aux F.T.P.,donc à la Résistance communiste;

- Aimé Renaud avait été chauffeur d'un grand résistant de Lyon.
Revenu à Oradour avec une fausse carte d'agriculteur,il restait en contact
avec des maquisards du coin,dont Mathieu Borie;

- Maurice Beaubreuil,réfractaire au Service du Travail Obligatoire,s'était réfugié
chez sa tante (Mme Mercier) à Oradour.Il avait pour mission de rester en contact
avec Limoges.
Chaque jour,il mangeait en compagnie de .....Mathieu Borie.Un Mathieu Borie
qui avait lui-même fabriqué une cache chez...sa tante,Mme Mercier;

- Paul Doire,qui travaillait dans la boulangerie,ravitaillait les maquis
des environs en pain.
Certes,il ne s'agissait que d'indices et,si l'on excepte Paul Doire,on pouvait
prétendre que ces gens étaient des simples "membres supplétifs" du maquis,
c'est-à-dire des comparses sans importance réelle.
Mais d'autres informations importantes doivent être prise en compte.



 



MARTIAL MACHEFER ET Mlle SARAH JAKUBOWICZ.


Parmi les rescapés figure un certain Martial Machefer,qui était qualifié
par les autorités,...
...de "notoirement communiste et meneur gréviste".
(ci-dessous extraits soulignés de la pages 109 et 140)


--------------------------------------------------------------------------------------------
Jean-Jacques Fouché, Oradour, p.109
à la pêche,des chiens aboient la nuit...Il est recommandé de surveiller particulièrement
cinq personnes qui "en période de tension sociale doivent être immédiatement appréhendées,dont le sieur Machefer
Martial,un habitant du bourg,notoirement communiste et meneur gréviste".35

--------------------------------------------------------------------------------------------
Machefer:

"Je me trouvais au premier étage de mon habitation,située en bordure du champ
de foire face à la route quand je vis arriver cinq véhicules allemands environ,
dont au moins deux automitrailleuses.
Je vis ces véhicules traverser le village,les hommes surveillant les une les fenêtres,
les autres les rez-de-chaussée.
Quelques instants après,je vis une partie de ces véhicules redescendre
avec un minimum d'effectif.
Voyant ces allées et venues suspectes de véhicules dans le village,ma femme insiste
pour que je quitte la maison,étant déjà très surveillé par la Gestapo.
Brûlant tous les papiers qui pouvaient me nuire,je quittai mon domicile
vers 14 h10 et m'enfuis sur la route de Saint-Junien.Lorsque j'ai eu dépassé le bourg d'Oradour,j'ai rencontré

Jean-Jacques Fouché, Oradour ,p.140
---------------------------------------------------------------------------------------------


Le 10 juin,il prit la fuite dès l'arrivée des Waffen-SS,après avoir...brûlé tous les papiers
qui pouvaient lui nuire.Tout cela avant même de savoir ce qui allait se passer !
Voilà donc un homme qui n'avait pas la conscience tranquille,qui détenait
des documents jugés singulièrement compromettants et qui se doutait
que les Allemands allaient perquisitionner.

S'il n'avait été qu'un "membre supplétif du maquis",il n'aurait certainement pas
eu à agir ainsi.
Mais ce n'est pas fini.

Dans la maison détruite de Martial Machefer,on retrouvera le cadavre
de Sarah Jakubowitz,une jeune fille originaire de Pologne et dont la famille
s'était réfugiée un temps à Oradour.

Son frère,David,s'était engagé dans les F.T.P.Sarah sera-t-elle inhumée
anonymement dans une fosse commune avec les autres victimes ?

Non,son cadavre sera reconnu et....

...il sera enterré au cours d'une grande cérémonie organisée par...l'Union de Résistance
et d'Entraide des Juifs de France,une organisation d'obédience communiste.
Six cents (voire huit cents) personnes assisteront à cette cérémonie au cours
de laquelle "un catafalque (fut) dressé,entouré d'une garde d'honneur
(de F.T.P) en armes (...).
Des gerbes (furent) déposées au nom des formations militaires qui rend
(irent) les honneurs". (ci-dessous,extraits soulignés,p.126)

-----------------------------------------------------------------------------------------------
David se marie,en décembre 1940,dans les combles de la mairie de Saint-Victurnien.
La famille subit les agressions des miliciens.David devient bûcheron.
Il s'engage dans la Résistance en rejoignant,probablement épisodiquement,
le groupe issu de l'équipe de football de Saint-Victurnien,puis une compagnie FTP
.
Il protège comme il peut ses parents,son épouse   et son fils.
Sa sœur Sarah est mise en sécurité dans le bourg d'Oradour,chez le cordonnier Machefer qui habite sur le champ de foire.
Il est le plus proche voisin de la famille Kanzler.Joseph Kanzler,né en 1893 à Budapest,
et son épouse Maria Goldmann née en

Jean-Jacques Fouché, Oradour, p.126

Albert Mirablon,né aux Etats-Unis et authentique résistant comme on l'a dit précédemment.
Le quotidien Centre libre,dans son édition du 20 septembre 1944 (n°25),
annonce pour le lendemain "les obsèques de mademoiselle Sarah Jakobowicz,
décédée à l'âge de seize ans,brûlée vive à Oradour ".
Un communiqué de l'Union de résistance et d'entraide des Juifs de France,
qui se présente au côté de la famille coorganisatrice de la cérémonie,précise:
"Mle Jakobowicz est morte suppliciée au cours de l'effroyable crime d'Oradour,
ses restes furent recueillis par son frère,soldat FTP qui,les Allemands
encore présents,creusa de ses mains la tombe improvisée."
La cérémonie se déroulera successivement à Oradour puis à Limoges,
dans les deux localités sur le champ de foire,avant l'inhumation au cimetière
de Louyat à Limoges,où la tombe est surmontée par une colonne coupée en biseau.
Le 22,le même quotidien rend compte des obsèques.
Six cents personnes ont fait le déplacement à Oradour,on en compte huit cents devant
la maison où le corps carbonisé de la jeune fille a été recueilli par son frère.
Un catafalque est dressé,entouré d'une garde d'honneur en armes,à laquelle participe
le frère de Sarah
.
Des gerbes sont déposées au nom des formations militaires qui rendent
les honneurs:
les FTP de la caserne Marceau à Limoges
,une compagnie dénommée
-----------------------------------------------------------------------------------------------
Ajoutons que le cercueil de Sarah était recouvert du drapeau tricolore.
Si,vraiment,Sarah n'avait été qu'une jeune fille anonyme ou qu'un petit membre supplétif,
sans mission précise,elle n'aurait jamais bénéficié d'une telle cérémonie.
Plus on avance,donc,plus la thèse du village tranquille et sans maquis
notable se fissure.

La simple réflexion d'un survivant va la fracasser.


Le récit de Mathieu Borie.


Le 23 juin 1994,l'hebdomadaire Paris Match publia un document inédit:

- le récit du drame d'Oradour rédigé peu après les événements par Mathieu Borie.
Pourquoi n'avait-il jamais été publié ?
On va le comprendre maintenant.
Le rescapé raconte ainsi sa tentative de fuite:

" Je monte au carrefour pour prendre la route du cimetière,mais les Boches
sont en position.
Trop tard pour m'évader.Etant résistant,je pensais aller chercher du renfort.
Je suis obligé de continuer.Des coups de feu claquent de partout.Je me dis:
"Il y en a quelques-uns qui ne veulent pas suivre et qui engagent le combat".


Où Mathieu Borie espérait-il trouver du renfort ?
Personne ne lui a jamais posé la question,ce qui est bien dommage.

Il faut dire qu'au procès des anciens Waffen-SS,en 1953,le témoin se garda bien
de raconter tous ces détails
; il se contenta de dire que les Allemands lui avaient
fait faire demi-tour,qu'il les avait vus enfoncer une porte et tirer un coup de feu,
puis qu'il était arrivé au lieu de rasemblement.

Mais surtout,il cacha au Tribunal sa réflexion:

Il y en a quelques-uns qui ne veulent pas suivre et qui engagent le combat".

(ci-dessous)

------------------------------------------------------------------------------------------------

Sténotypies du procès de Bordeaux,audience du 22 janvier 1953
------------------------------------------------------------------------------------------
(Déposition de M.Borie)

Le témoin prête serment de dire toute la vérité rien que la vérité,il déclare
se nommer Borie Mathieu, être âgé de (illisible),être employé dans une épicerie
à Oradour-sur-Glane.
Il ne connaissait pas les accusés avant les faits qui leur sont reprochés;
il n'est ni leur ami,ni leur parent ni leur allié,n'a jamais été attaché à leur service,
ne les a jamais eu au sien.

M.le Président : Veuillez faire votre déposition.

- Témoin Borie : Je travaillais dans une épicerie en face de l'église,à un moment,
ils sont venus chez Mercier et un Allemand m'a dit:
"Il faut gagner le champ de foire....rassemblement."
Je suis sorti à ce moment-là.Alors,je vois emmener une bonne femme et son mari
qui habitaient à Puy.Cet homme ne se levait pas depuis huit jours,il était au lit.
Les Allemands mitrailleurs convoyeurs m'ont fait faire demi-tour.

M.le Président : Pourriez-vous préciser l'endroit ou vous vous trouviez
à ce moment-là ?


- Témoin Borie : Derrière le puits () ce qui m'a consterné le plus,
c'est que je les ai vus enfonçant une porte à coups de grenades et à coups de de feu.
Quand ils ont ouvert,j'ai entendu un coup de feu à l'intérieur.
Alors,j'ai continué mon chemin jusqu'au champ de foire où il y avait rassemblement,
hommes et femmes.

----------------------------------------------------------------------------------------------



Car c'était avouer qu'à Oradour,il y avait des gens capables de soutenir le combat
contre une troupe de Waffen-SS,c'est-à-dire des maquisards armés.

Voilà pourquoi Mathieu Borie avait parlé de chercher du "renfort",c'est-à-dire,
des hommes supplémentaires pour aider ses camarades qui,croyait-il,
combattaient déjà.

Ce passage du récit du rescapé est si accusateur que dans l'ouvrage ublié en 1995,
les deux auteurs ont pris soin de le supprimer.
Paroles de miraculés 50 ans après le drame d'Oradour-sur-Glane
de Louÿs Riclafe et Henri Demay,préface de Frédéric Pottecher (éd.L'Harmattan,1995).

 

(ci-dessous l'extrait du passage,les trois astérisques remplacent le texte omis.)

--------------------------------------------------------------------------------------------
Alors,je comprends aussitôt quel est l'épouvantable dessein de ces barbares.
Un frisson d'effroi me court dans le dos.
***
Dans les rues,les Boches crient comme des lions déchaînés.Tout Oradour
est en ébullition.Des rafales de
---------------------------------------------------------------------------------------------

Ci-dessous le texte original tel qu'il est paru dans Paris Match.
La coupure est indéniable.
Le texte de Mathieu Borie donne le coup de grâce à la thèse selon laquelle
Oradour n'aurait eu ni maquis,ni dépôt d'armes et de munitions
.
Mais j'entends déjà la réponse des adversaires: "Des munitions à Oradour ?
Où sont vos preuves matérielles ? "

-----------------------------------------------------------------------------------------------
" je comprends aussitôt quel est l'épouvantable dessein de ces barbares.
Un frisson d'effroi me court dans le dos.
Je monte au carrefour pour prendre la route du cimetière,mais les Boches
sont en position.
Trop tard pour m'évader.Etant résistant,je pensais aller chercher du renfort.
------------------------------------------------------------------------------------------------


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