Persécution de la Sainte Eglise par le nazisme.

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Persécution de la Sainte Eglise par le nazisme.

Message  Mamadou le Mer 25 Sep - 17:39

Persécution de la Sainte Eglise par le nazisme.


 


"C’est avec une vive inquiétude et un étonnement croissant que depuis longtemps
Nous suivons des yeux les douloureuses épreuves de l’Église [catholique allemande]
et les vexations de plus en plus graves dont souffrent ceux et celles qui lui restent
fidèles par le coeur et la conduite, au milieu du pays et du peuple auxquels
saint Boniface a porté autrefois le lumineux message,la bonne nouvelle
du Christ et du Royaume de Dieu. (…)

Lorsqu’en été 1933, Vénérables Frères, Nous acceptâmes la négociation d’un Concordat,
que le gouvernement du Reich, reprenant un projet vieux de plusieurs années,
Nous proposait, et quand, à votre universel contentement, Nous la terminâmes
par un accord solennel,Nous étions guidé par le souci, que Notre devoir Nous impose, d’assurer en Allemagne la liberté de la mission bienfaisante de l’Église et le salut
des âmes qui lui sont confiées, mais encore par le désir sincère de rendre au peuple allemand un service essentiel pour son développement pacifique et sa prospérité.

C’est pourquoi, en dépit de nombreuses et graves considérations, Nous Nous sommes alors décidé à ne pas lui refuser Notre consentement. Nous voulions épargner
à Nos fidèles fils et filles d’Allemagne, dans la mesure des possibilités humaines,
les angoisses et les souffrances que dans l’autre hypothèse les circonstances
du temps faisaient prévoir avec pleine certitude.
Nous voulions prouver à tous par des actes que, cherchant uniquement le Christ
et les intérêts du Christ,Nous ne refusions pas de tendre la main pacifique
et maternelle de l’Église à quiconque ne la repousse pas.

Si l’arbre de paix, planté par Nous en toute pureté d’intention dans la terre allemande,
n’a pas produit les fruits que, dans l’intérêt de votre peuple, Nous désirions si ardemment, personne au monde,ayant des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, ne pourra dire aujourd’hui que la faute en est à l’Église ou à son Chef.
Les expériences des dernières années mettent les responsabilités en pleine lumière :
elles révèlent des intrigues qui dès le début ne visaient qu’à une guerre d’extermination.

Dans les sillons où Nous Nous étions efforcé de semer le germe d’une paix sincère, d’autres répandirent  tel l’ " inimicus homo " [l’homme d’iniquité] de la Sainte Ecriture (Matth., XIII, 25) l’ivraie de la méfiance, du mécontentement, de la haine,
de la diffamation, d’une hostilité de principe, soit voilée soit ouverte, alimentée
à mille sources et agissant par tous les moyens, contre le Christ et son Église.
Eux, et eux seuls, avec leurs silencieux ou leurs bruyants complices, sont aujourd’hui responsables si, au lieu de l’arc-en-ciel de la paix, c’est l’orage des funestes luttes religieuses qui se montre à l’horizon de l’Allemagne.


 

Nous ne Nous sommes pas lassé, Vénérables Frères, de représenter aux dirigeants responsables des destinées de votre pays les conséquences qui devaient
nécessairement résulter de la tolérance, et même de la faveur dont profitent
de tels courants d’idées.
Nous avons tout fait pour défendre la sainteté de la parole solennellement donnée
et l’inviolabilité des engagements librement consentis contre des théories et
des pratiques qui ,au cas où elles seraient officiellement approuvées ,
tueraient nécessairement toute confiance, et ôteraient d’avance toute valeur
à tout engagement d’honneur.

Quand une fois le temps sera venu de mettre au grand jour sous les yeux du monde
ces efforts qui furent les Nôtres, tous les hommes d’intention droite sauront
où chercher les défenseurs de la paix et où ses perturbateurs.
Tous ceux dont l’esprit n’a pas encore perdu tout sens de la vérité, tous ceux
qui conservent au fond du coeur un reste de justice, conviendront que durant
ces années, difficiles et lourdes d’événements,qui ont suivi la conclusion du Concordat, chacune de Nos paroles a été prononcée, chacun de Nos actes a été accompli
sous la loi de la fidélité aux traités.
Mais ils devront constater aussi, non sans étonnement et réprobation profonde,
comment de la part de l’autre partie contractante une interprétation qui faussait
le contrat ou le détournait de son but,ou le vidait de son contenu et aboutissait finalement à sa violation plus ou moins officielle, devint la loi inavouée selon
laquelle on agissait.

La modération témoignée par Nous, en dépit de tout, n’était pas inspirée par
des considérations d’utilité terrestre, moins encore par une faiblesse inopportune,
mais simplement par la volonté de ne pas risquer d’arracher, avec l’ivraie,
quelque plante précieuse ; par l’intention de ne porter publiquement aucun jugement avant que les esprits n’en fussent venus à comprendre l’inéluctable nécessité
de ce jugement ; par la résolution de ne nier définitivement la loyauté d’autrui
que lorsque l’irréfutable langage de l’évidence aurait arraché le camouflage
sous lequel systématiquement on dissimulait l’assaut lancé contre l’Église.

Aujourd’hui encore, où la lutte ouverte contre l’école confessionnelle, protégée
pourtant par le Concordat, où la suppression du libre suffrage à ceux des catholiques
qui ont le droit de veiller à l’éducation de la jeunesse, manifestent sur un terrain
essentiel de la vie de l’Église la gravité impressionnante de la situation et l’angoisse
sans exemple des consciences chrétiennes, le souci du salut des âmes
Nous pousse à ne pas négliger les possibilités encore existantes, si minimes
soient-elles, d’un retour à la loyauté et à un arrangement acceptable suivant
le désir du vénérable épiscopat, Nous continuerons, sans Nous lasser,
à être auprès des dirigeants de votre peuple le défenseur du droit violé et,
obéissant simplement à Notre conscience et à Notre mission pastorale, s
ans Nous soucier du succès ou de l’insuccès immédiat, à Nous opposer
à un parti pris qui cherche, par l’emploi, ouvert ou dissimulé, de la force,
à étrangler le droit garanti par les traités.


 


Mais le but de la présente lettre, Vénérables Frères, est autre.
De même que vous êtes venus Nous faire, à Notre chevet de malade,
une visite affectueuse, de même, à Notre tour, Nous Nous tournons aujourd’hui
vers vous et, par vous, vers les Catholiques d’Allemagne qui,comme tous
les fils souffrants et opprimés, sont plus particulièrement présents au coeur
du Père Commun.
En cette heure où votre foi est éprouvée, comme l’or, au feu de la tribulation
et de la persécution, tant ouverte que cachée, à l’heure où votre liberté religieuse
est victime d’un investissement organisé sous mille formes, à l’heure ou pèse
lourdement sur vous le manque d’un enseignement fidèle à la vérité et
de normales possibilités de défense, vous avez doublement droit à une parole
de vérité et de spirituel réconfort de la part de celui dont le premier prédécesseur s’entendit adresser par le Sauveur cette parole si pleine :
"J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille point,et toi, à ton tour,
confirme tes frères." (Luc, XXII, 32.)

Prenez garde, Vénérables Frères, qu’avant toute autre chose la foi en Dieu,
premier et irremplaçable de toute religion, soit conservée en Allemagne,
pure et sans falsification. Ne croit pas en Dieu celui qui se contente de faire usage
du mot Dieu dans ses discours, mais celui-là seulement qui à ce mot sacré unit
le vrai et digne concept de la Divinité.

Quiconque identifie, dans une confusion panthéistique, Dieu et l’univers,
abaissant Dieu aux dimensions du monde ou élevant le monde à celles de Dieu,
n’est pas de ceux qui croient en Dieu.

Quiconque, suivant une prétendue conception des anciens Germains d’avant le Christ,
met le sombre et impersonnel Destin à la place du Dieu personnel, nie par le fait
la Sagesse et la Providence de Dieu, qui " fortement et suavement agit
d’une extrémité du monde à l’autre " (Sagesse, VIII, 1) et conduit toutes choses
à une bonne fin : celui-là ne peut pas prétendre à être mis au nombre de ceux
qui croient en Dieu."

Pape Pie XII Encyclique Mit brennender Sorge (1937)
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Mamadou

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Re: Persécution de la Sainte Eglise par le nazisme.

Message  Mr Klein le Ven 27 Sep - 17:34

Mauvaise pioche Mamadou !

L'Eglise catholique dans le IIIè Reich.


L'article 24 du programme de 1920,affirme la stricte neutralité religieuse
du Parti.Hitler proclame sa résolution de lutter contre l'athéisme,
son respect pour toute croyance religieuse sincère.
Il célèbre la haute valeur morale des religions.
.
Mais l'antisémitisme et le racisme,inquiètent les milieux religieux,
d'autant plus qu'après la création des Hitlerjugend et du Jungsvolk,
les enfants désertent les catéchismes et patronages catholiques
et protestants.
Toutefois,l'attitude de Hitler les remplit d'espérance.
Le 4 février 1934,première ordonnance "pour la protection du peuple allemand",
qui dissout les organisations anti-religieuses,ordonne la saisie des pamphlets impis,
signale les dangers de la Franc-maçonnerie.
Le 23 février,Goering rétablit l'enseignement religieux dans les écoles chrétiennes prussiennes.
Les associations d'athés,la fédération de la Libre Pensée,sont interdites.
Les évêques respirent.
L'Observatore Romano félicite Hitler de la vigueur avec laquelle il défend la morale.
Le 29 mars, les évêques réunis à Fulda désavouent leurs condamnations antérieures.
Mais une opposition de principe subsiste entre l'Eglise et le Parti.
Elle porte sur "le gouvernement même des âmes".
Toutefois sur les instances de von Papen,des négaciations s'ouvrent pour un projet
de Concordat.Le 20 juillet ce Concordat est signé.
L'Eglise reconnaît l'Etat NS.
En 33 articles, le Concordat règle la situation du catéchisme en Allemagne,
la liberté de l'Eglise est reconnue,le droit lui est laissé de régler souverainement
ses affaires intérieures.
Elle est érigée en "Corporation de Droit Public".

-Les prêtres sont dispensés de remplir des fonctions civiles.

-Leur costume est protègé,"comme l'uniforme du soldat".

-La propriété écclésiastique est reconnue.

-Le Pape garde le droit de nommer les évêques.

-Les congrégations ne sont soumises à aucune limitation.

Aux termes de l'article 32:

- le Pape interdira aux prêtres de s'occuper de politique.

- Les évêques seront tenus de prêter serment à l'Etat,avant d'entrer en fonction.

Ils s'engagent à respecter le gouvernement et à le faire respecter par les clercs.

- Les organisations religieuses ne seront respectées que si elles gardent
un caractère purement religieux.

- L'enseignement religieux catholique et les écoles catholiques sont garantis.

A l'époque et encore maintenant,l'opinion pense toujours que le gouvernement NS
était un gouvernement athé,persécutant les religions,et peut être même,
interdisant toute pratique des cultes.

Pour rectifier cette façon de voir,nous allons comparer la situation des Eglises
dans les trois pays suivants:USA, France et Allemagne.

- Aux Etats Unis, les Eglises et leurs organisations sont considérées
comme des associations privées et soumises à la législation générale sur les sociétés
et les réunions.

- Les prêtres et fonctionnaires écclésiastiques sont entretenus par les paroisses
et les communautés religieuses,qui recueillent elles-mêmes les cotisations.

- L'enseignement n'a pas lieu dans les écoles et il n'existe pas de facultés de théologie.

- En France, l'Etat et l'Eglise ont été séparés depuis 1905.

Les communes et l'Etat se sont appropriés la fortune de l'Eglise,estimée à 600 millions
de francs or.

- Pas d'enseignement religieux à l'école,pas de chaires de théologie,
dans les universités.

- Les Eglises ne reçoivent aucune aide de l'Etat.

Ce sont les fidèles qui payent.

- L'Eglise ne jouit d'aucun privilège particulier.

- Les donations sont interdites.

- Les étudiants et prêtres sont astreints au service militaire.


Voyons la situation en Allemagne nationale-socialiste
.



- Les Eglises sont des associations de Droit public.

- Le service des contributions de l'Etat perçoit les impôts pour l'Eglise.

- Les prêtres jouissent de la protection de l'Etat au même titre que les fonctionnaires.

- Ils sont exemptés de l'obligation de remplir des fonctions publiques et ne font pas
de service militaire.

- L'enseignement religieux a lieu dans les écoles.

- Les revenus provenant de leur charge sont insaisissables.

- Aux universités,on compte 17 facultés Evangéliques et 15 facultés catholiques d'Etat,ainsi que des écoles de théologie.

- Les Eglises sont exemptés des impôts sur les donations et sur le chiffre d'affaires,
ainsi que de l'impôt foncier.

Les ordres religieux sont très importants:

- 600 établissements et 150 000 personnes pour les hommes et

- 6 000 établissements féminins et 100 000 pensionnaires.

Dans son discours du 30 janvier 1939 au Reichstag, Hitler,réfutant les accusations
de l'étranger sur le NS hostile à la religion,indiquait que depuis le 30 janvier 33,
le gouvernement avait mis chaque année,comme par exemple:

- en 1938 : 500 millions de RM de rentrées fiscales à la disposition des Eglises,
auxquels il fallait ajouter 85 millions des régions,et 70 millions versés par les communes.
Les Eglises sont après l'Etat,les plus grands propriétaires fonciers.
Leurs propriétés leur rapportent un revenu complémentaire de 300 millions de RM par an.
A cela,il faut ajouter les innombrables donations et successions testamentaires,
ainsi que le produit des quêtes.

La religion et la foi religieuse n'ont jamais été persécutées en Allemagne NS.
La seule chose que l'Allemagne interdise au clergé,c'est l'excitation contre l'Etat.
Le clergé doit se soumettre à la législation de l'Etat,même si celle-ci ne lui
convient pas,comme par exemple la question raciale.

Hitler est croyant,il croit en Dieu et en parle souvent dans ses discours.
Quant à remplacer le christianisme par une autre religion,il n'en est pas question.
Le chef de la jeunesse du Reich,déclara à l'occasion d'un congrès:

" Je n'ai pas l'intention d'ériger des autels païens dans les forêts de Germanie,
ni d'inculquer à la jeunesse le culte de Votan,ni de livrer l'Allemagne
aux tours de magie de quelques ridicules apôtres barbus"
.

L'Etat NS pense qu'il ne doit pas intervenir dans le choix religieux du peuple.
Chacun est libre d'assurer sa religion comme il l'entend.
Pour l'Etat et l'Eglise,ce qui doit compter,c'est le maintien de la santé morale
et physique du peuple.



study scratch

Si Hitler voulait persécuter les Catholiques,il devait persécuter sa compagne
(et future femme) Eva Braun,ainsi que ses parents et ses soeurs,
catholiques pratiquants,mais aussi le Général Léon Degrelle,fervent catholique,
et lui-même,ancien enfant de coeur,dont la mère était bonne catholique,
et se persécuter lui aussi qui avait dit:

"Je suis né catholique,je mourrai catholique..."

Ajoutons que la Bavière,le Bade,le Wurtemberg,le Palatinat,
le Tirol,etc....sont catholiques...



Connaître Hitler dans son intimité,lire un témoin "oublié" Anni Winter :

http://liberation-44.forumactif.org/t1175-lumiere-sur-un-temoin-oublieanni-winter?highlight=un+t%E9moin+oubli%E9

Que dire des SS qui se mariaient à l'église, ce fait suffit à lui-même pour avoir
un doute sur les "chambres magiques" (qui ne sont pas très catholiques...);

 

La famille dans le IIIè Reich :

http://liberation-44.forumactif.org/t1451-la-famille-dans-le-iiie-reich

_________________
L'autre Histoire.
"Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son"


http://sansconcessiontv.org/
https://www.youtube.com/channel/UCtjSBBjPhyKMp2FzNnXJ_Nw/videos
http://robertfaurisson.blogspot.it/2014/12/une-grande-dame-allemande-ouvre-la.html
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