Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

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Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Patton le Jeu 11 Sep - 11:01

Votre "AVIS",possible ou non? SUJET du:forum vert ou je suis depuis 2 ans,certains
ont été "éjecté" pour avoir osé mettre en doute certaines 'affirmations',je me permet d'aborder
sur ce forum ce délicat dossier,car il me semble que les discussions sont tolérées dans les
limites bien entendu du:REGLEMENT.Merci d'avance de vos précieuses contributions.

CITATION:

Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard


Bonjour à tous,

Je me permet de vous soumettre une sorte de « mémoire » des évènements dans leur ordre chronologique (à partir de l’invasion de l’URSS jusqu’à la fermeture des camps de l’Aktion Reinhard
en 1943) afin de lancer le débat.
Ce mémoire ne prétend pas fournir tous les détails relatif à la "Solution finale" ,mais uniquement d’en donner les grandes lignes, afin que d’autres puissent se lancer dans le débat…
Ainsi d’autre détails seront petit à petit mis en lumière.

Dans le labyrinthe de jalousies individuelles, de quête frénétique du pouvoir, et d’influences contradictoires que sont la Chancellerie du Führer (KdF) et la SS, il paraît évident que nombre
de discussions, de théorisations, et d’expériences furent nécessaires à la réalisation de la
« Solution Finale », ou « Endlösung » selon le terme Nazi.
Beaucoup d’erreurs et d’horreurs indescriptibles furent commises tout au long de sa mise en place, et son fonctionnement lui-même était anarchique et en permanente effervescence.

Les exactions perpétrées par les Einsatzgruppen A, B, C, et D dans les zones d’occupation en URSS nous sont connues par les dépositions après-guerre des commandants d’unités, et par les rapports fournis au SD par les chefs d’unités.
Ces rapports ne peuvent prétendre à refléter la réalité, mais ils fournissent une idée suffisamment précise de l’ampleur et de la démesure des crimes commis.
Phase initiale de la Solution Finale, les Einsatzgruppen,contrairement à l’idée reçue,continuèrent
leur mission durant l’ensemble de la guerre, même après la mise au point des techniques de gazages.

Durant ses 12 années d’existence, mais surtout durant les 4 dernières la dictature nazie assassina environ 20 millions de non-combattants.
Les victimes Juives représentent environ un tiers de ce chiffre, les « Untermenschen » Slaves
sont les plus nombreux avec 3 millions de Polonais, 7 millions de russes, et environ
3,3 millions de prisonniers de guerre soviétiques.
Entre 40 et 50% des Juifs furent assassinés par des méthodes autres que par gazage
(mais le gazage reste la « spécificité » du crime antisémite,si l’on exclue les meurtres des malades mentaux et « irrécupérables »).
L’hécatombe nazie ne fut ni « moderne » ni « scientifique » comme beaucoup le pensent ;
et comprendre comment les criminels apprirent à « gérer » les contraintes d’une telle opération
est une avancée importante vers la possibilité d’éviter qu’elle se reproduise.

Un mémorandum signé par Martin Bormann,en date du 21 octobre 1941,témoigne qu’Hitler,installé dans son QG de campagne, aurait déclaré, en parlant des Juifs et des Slaves :
« Lorsque nous aurons enfin éradiqué ce fléau, nous aurons accompli pour l’humanité un acte
dont la signification échappe complètement à nos hommes sur le champ de bataille »
(Adolf Hitler, Monologe im Führerhauptquartier : 1941-1944. ed. Werner Jochmann – Hambourg 1980. Cité par Gerald Fleming. Hitler and the Final Solution – University of California Press, Los Angeles, 1984).

Quelques jours plus tard, en présence de Himmler et de Reinhard Heydrich, le Führer précise
sa pensée : « Le fait que nous soyons précédés d’une aura de terreur est favorable à nos plans d’extermination de la Juiverie » (Ibid).

Les commandos de la mort sont composés à 34% d’hommes de la Waffen-SS (souvent mutés pour raisons diciplinaires), du SD, mais aussi de la Kripo, de l’Ordnungspolizei, de la Sicherheitspolizei,
et divers autres organismes policiers auxiliaires (Wellers, Georges. Les Juifs :
des Einsatzgruppen aux chambres à gaz. Article paru dans :
« La politique nazie d’extermination » ; ouvrage collectif présenté par F. Bédarida – Albin Michel, Paris, 1989).
Les Einsatzgruppen concentrent leurs actions sur les régions où vivent environ 90% des juifs russes ; ratissant l’Ukraine, la Biélorussie, la Lettonie, et la Lituanie sans aucune retenue ni compassion, recourant aux méthodes de déception les plus abjectes pour regrouper les victimes. Sommées ou contraintes, le plus souvent avec l’appui de milices locales (ultra-nationalistes,
anti-communistes, antisémites, mercenaires), de se réunir dans des lieux prédéfinis, les victimes, hommes, femmes et enfants – dont l’immense majorité sont des Juifs – sont ensuite conduites
vers un ravin, une carrière, un bois, ou un marécage, et forcées à se dévêtir et remettre leurs
biens avant d’êtres assassinées à la mitraillette, au pistolet, par pendaison, noyade,
ou par camions à gaz.

Hitler est parfaitement au courant des opérations menées à l’Est.
Le 1er août 1941, une directive codée est transmise par Heinrich Müller, Chef de la Gestapo,
aux commandants des quatre Einsatzgruppen précisant que « le Führer doit être continuellement informé du travail des Einsatzgruppen à l’Est », et que « par conséquent, une documentation visuelle d’intérêt spécifique, comme des photos » est nécessaire (RSHA IV A Ib, B. N° 576B/41g,
FT (codé), signé « Müller, SS Brif » Fa 213/3, Institut für Zeitgeschichte. Cité par Gerald Fleming. Hitler and the Final Solution – University of California Press, Los Angeles, 1984).

Aux environs du 10 novembre 1941, et toujours selon le « souhait du Führer » Himmler confie
au HSSPF Ostland, l’Obergruppenführer Friedrich Jeckeln, l’un des pires tueurs responsable
de nombreux massacres en Ukraine, la tâche de liquider tous les juifs du ghetto de Riga afin
de créer un espace pour la colonisation.
Entre le 8 décembre 1941 et le printemps 1942, environ 16.000 Juifs du Reich sont exterminés
par les SS Allemands et Lettons, avec l’appui de l'Ordnungspolizei (Ibid).
Même pendant les tueries, les notions d’ordre et d’honneur, un mirage qu’Himmler se plait à entretenir, « doivent êtres maintenues coûte que coûte ».
Nombre d’officiers des Einsatzkommandos conduisent les exécutions selon le code strict
des pelotons d’exécution.
Ces pratiques « admises » se détériorent rapidement dés le moment où l’assassinat en masse
des Juifs s’accélère ; lorsque les tueurs deviennent débordés et psychologiquement affectés
par l’ampleur du travail.
Cette situation est particulièrement nette dans les opérations menées en Galicie et en Russie,
où le SD organise des exécutions indépendantes.

Début 1942, le bilan des quatre Einsatzgruppen réunis s’élève à environ 461.519 Juifs assassinés.
Ce chiffre ne tient pas compte des résultats obtenus par le « Sonderkommando Dirlewanger »,
ni ceux de la Brigade de Bronislaw Kaminski, ingénieur Russe et collaborateur nazi de la première heure, composée de 6.000 déserteurs Russes, également incorporés dans la Waffen-SS. Oskar Dirlewanger, vétéran décoré de la 1e Guerre Mondiale, condamné pour attouchements sur mineure, est proposé à Himmler par Gottlob Berger qui, conscient du « caractère sauvage » de Dirlewanger, apprécie néanmoins ses qualités guerrières et ses qualités de combattant » (Bayle, Dr. François. Psychologie et Ethique du National-Socialisme ; étude anthropologique des dirigeants SS – (Thèse) Presse Universitaire de France. 1953).

Un bataillon Waffen-SS anti-partisans Russes est donc formé, et Dirlewanger en obtient
en le commandement De 1940 à 1942, le Sonderkommando, composé de braconniers et
de repris de justice, sévit en Slovaquie, en Pologne, où il est assigné à la lutte anti-partisans
dans le Generalgouvernment.
En février, 1942, il est envoyé en Biélorussie, et sert sous le HSSPF Erich von dem Bach-Zelewski, se distinguant même des Einsatzgruppen par la nature particulièrement odieuse de ses crimes
et la sauvagerie des sévices infligés aux populations civiles.
Viols, infanticides, meurtres, tortures, pillages ; les unités Dirlewanger et Kaminski ratissent
la Russie centrale, se couvrant d’opprobre et de sang.

Une plainte est finalement déposée contre Dirlewanger par le juge SS Konrad Morgen auprès
du Gruppenführer Friedrich-Wilhelm Krüger dans l’espoir de le faire arrêter.
Mais Berger s’y oppose.
Pour calmer le jeu, Dirlewanger est transféré à Mogilev.
Quant à Konrad Morgen , considéré « trop rigide », il est tout simplement relevé
de ses fonctions…



Photos :



( Friedrich Jeckeln HSSPF Ostland)


(Bronislaw Kaminski )
A suivre:


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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Patton le Jeu 11 Sep - 11:02

suite:

Les procédés sont lents et, surtout, manquent de discrétion. Les rumeurs se propagent.
Les fuyards Juifs et Russes, les militaires de passage, les témoins occasionnels (ils sont légion) écrivent, racontent…
Côté nazi, l’ambiance se dégrade. Les tueurs,qu’ils appartiennent à la SS ou à la police,
sombrent dans l’alcoolisme et la dépression.
Le Gruppenführer Otto Rasch, responsable du massacre de Babi Yar,exige d’être relevé ;
le HSSPF Région Nord (Minsk), Erich Von dem Bach-Zelewski, succombe à une névrose
et doit être hospitalisé ; les effectifs de l’Ordnungspolizei se réfugient dans
une « maison de convalescence » mise à leur disposition à Berlin…

Himmler,qui selon l’Obergruppenführer Karl Wolff, son aide de camp, n’a jamais assisté
à une exécution, va lui-même pouvoir se rendre compte de la situation qu’il a créée.
Fin juillet ou début août 1941, lors d’une visite d’inspection à Minsk pour y rencontrer
Arthur Nebe, Directeur de la Kripo et Commandant de l’Einsatzgruppe B, Himmler,
flanqué de Karl Wolff, décide de se rendre sur place afin de jauger la situation, probablement
à cause de plaintes croissantes d’une Wehrmacht qui tient à tout prix à être dissociée
du cauchemar.

L’exécution « modèle », organisée par Nebe pour rassurer le Reichsführer, tourne au désastre.
Dans un champ, deux fosses ont été creusées.
Les victimes Juives, de jeunes hommes pour la plupart, sont amenées par camions et escortées dans les bois environnants par la Sicherheitspolizei, où ils se dévêtent, et remettent leurs biens
au « comptable » du commando avant d’êtres menés nus sur le lieu d’exécution.
Himmler et son groupe se tiennent à l’extrémité d’une des fosses au fond de laquelle les premières victimes sont contraintes à s’allonger sur le ventre.
Le Polizeihauptmann chargé de l'action donne l’ordre d’ouvrir le feu ; plusieurs rafales crépitent.
Le Reichsführer pâlit ; manque se trouver mal. Les allégations de Karl Wolff, selon lesquelles Himmler, éclaboussé de débris de cerveau, aurait vomi, sont assurément une affabulation.
Si cela avait été le cas, il n’aurait certainement pas assisté à l’exécution de la deuxième fournée,
ni ensuite tenu un discours à l’unité, insistant sur la nature extrêmement pénible –
mais « sacrée » - de leur mission (voir Peter Padfield : Himmler ; Reichsführer SS,Papermac, 1995).

Trois mois plus tard, en Novembre, Arthur Nebe abandonne son poste et rentre en Allemagne ;
son chauffeur se suicide (Höhne, Heinz. L’Ordre Noir ; Histoire de la SS – Casterman, 1968).

Il est possible, comme certains l’affirment, que cet incident ait achevé de persuader le Reichsführer de la nécessité de recourir à d’autres méthodes, mais il semble plus plausible que la question avait déjà été tranché puisque Rudolf Höss avait été chargé, en mai 1941 (à la mi-juin au plus tard),
de préparer Auschwitz pour l’extermination ; soit un mois ou un mois et demi avant la tuerie
de Minsk.
Quoi qu’il en soit, conscient de ses devoirs, Himmler ordonne au RSHA de trouver une autre méthode.
Cet ordre va déboucher sur la création de 15 camions à gaz (où les gaz d’échappement sont réintroduits dans l’espace de transport) fournis aux Einsatzgruppen.
Mais les résultats ne semblent guère concluants.
La méthode fonctionne, certes ; mais les tueurs rechignent de plus en plus à assurer le travail ; certains refusent ouvertement de décharger les camions une fois les gazages accomplis…

En septembre ou octobre 1941, les SS créent, sur le terrain d’une raffinerie,à Trawniki à quarante kilomètres de Lublin (Pologne Orientale), un camp de prisonniers destiné
à recevoir les prisonniers militaires Russes et Polonais.
Un nombre de volontaires soviétiques sont sélectionnés pour servir dans la SS, en tant que gardes et gardiens de ghettos.
Plus tard, lorsque les déportations s’accélèreront, ils seront affectés aux transports puis à la surveillance des camps d’exterminations eux-mêmes.
Les volontaires sont entraînés dans un camp SS situé dans les bâtiments de la raffinerie. Simultanément, des travaux sont entrepris pour transformer le vieux manoir de Chelmno,
à soixante kilomètres au nord-ouest de Lodz, en centre d’extermination.
Ces préparatifs sont effectués trois mois AVANT la conférence de Wannsee ; ce qui prouve
que l’opération de destruction était déjà en place.

En octobre 1941 le SSPF Odilo Globocnik est chargé par Himmler
de planifier
et d’implémenter la très secrète Aktion Reinhard, en vue d’un quadruple programme :

- Exploitation de la force de travail juive
- Extermination des Juifs
- Saisie de leurs biens immobiliers
- Saisie des valeurs et propriétés transportables.

Mais Globocnik doit se débrouiller tout seul, aucune subvention ne lui sera accordée par Berlin. Passablement méconnu de l’Histoire, Globocnik, âgé de trente-cinq ans au moment de sa nomination, est pourtant en passe de devenir l’un des plus grands nettoyeurs ethniques
que la terre ait connu.
À la fin de son mandat ( 1943 ), il sera directement responsable de l’assassinat d’au moins
un million et demi d’êtres humains, et très probablement plus.

Fin novembre 1941 , les premiers déportés en provenance du Ghetto de Lodz,
d’Allemagne et de Tchécoslovaquie, sont acheminés par trains à Chelmno et, à partir
du 8 décembre ,assassinés au moyen de 2 camions à gaz « prêtés » par les
Einsatzgruppen (la décision de construire le camp d’extermination de Belzec date sûrement
de cette époque puisque les travaux furent pratiquement terminés le 1er novembre,
donc deux mois AVANT la conférence de Wannsee ).

Encore néophyte en matière de génocide, Globocnik se tourne tout naturellement vers
les « experts » du Programme d’Euthanasie (« T4 »), pour des idées. Bon choix ;
il va y dégotter le recordman mondial du crime : le Kriminalkommissar Christian Wirth.

Christian Wirth est longtemps resté dans l’ombre car, contrairement à Franz Stangl. (Treblinka) ou à Rudolf Höss (Auschwitz), il n’y eu aucun survivant à sa période de commandement de camp d’extermination.
Né à Oberbalzheim , en 1885 , il semble que Wirth ait eu peu de rapports
avec ses parents.
Sa mère était déjà enceinte de lui lorsqu’elle épousa son père, et peut-être fut-il un enfant
non désiré, ou mal-aimé.
Quoique physiquement imposant, Wirth souffre d’asthme chronique.
À la fin de ses études, il suit une formation de charpentier, est incorporé dans l’armée Impériale
en 1905 mais,en 1910, à l’âge de vingt-cinq ans, s’engage dans la Schupo,la Schutzpolizei,
dont les membres fourniront plus tard la majeure partie des effectifs de l’Ordnungspolizei.
Muté à Stuttgart, il est transféré à la Kriminalpolizei ou Kripo.
En 1914 , il se porte volontaire pour le front et, en qualité d’officier subalterne,
se verra décerné la Croix d’Or (une distinction rare) assortie de deux promotions pour
actes de bravoure au combat.

Il adhère au NSDAP dès 1921, alors que ce dernier est encore illégal, mais démissionne lors du Putsch raté de 1923.
Il réintègre le Parti en 1931 en qualité d’« Alter Kampfer » (Vieux Combattant),toujours illégalement.
En 1933, il s’engage dans la SA (Sections d’Assaut) puis, en 1939, suite à un décret d’Himmler ordonnant à tout officier de la Kripo de s’engager à la SS, Wirth prête serment,
et en quelques mois accède au grade d’Obersturmführer SS (Lieutenant).
En Avril 1939, son dossier est annoté « z. V. Führer » (« à la disposition du Führer »).
En clair, Christian Wirth vient d’être sélectionné pour d’éventuelles tâches « spéciales »
pour son Führer.

Sa carrière policière à Stuttgart s’achève là. À Berlin, Wirth est chargé de mettre en place la bureaucratie de « T4 », l’imminent programme d’euthanasie pour les incurables,décrété par Hitler. Début janvier 1940, il supervise l’installation d’une chambre à gaz et d’un four crématoire
dans une prison abandonnée à Brandenburg, près de Berlin.
C’est dans cette institution qu’à la mi-janvier, en présence de deux pontes de l’euthanasie attachés à la Chancellerie,Philip Bouhler et Viktor Brack,qu’il inaugure le premier essai
de gazage connu, utilisant le monoxyde de carbone.
La chambre à gaz homicide devient une invention spécifique de l’Allemagne nazie ; et une fois
la méthode testée, Wirth s’emploie à créer un dispositif de déception des victimes afin
de les y faire entrer le plus calmement possible.
Franz Stangl,qui devint plus tard commandant des camps d’extermination deSobibor
et de Treblinka, se souvient de sa première rencontre avec Wirth en 1939, lorsque
ce dernier dirigeait le centre d’euthanasie de Hartheim :

« Lorsqu’il parlait de la nécessité du programme d’euthanasie, il n’en parlait ni de façon
humaine,ni en termes scientifiques… il riait. Il parlait de se débarrasser des bouches inutiles,
et que tout sentimentalisme au sujet de ces gens lui donnait envie de ‘dégueuler’ ».

En Mai 1940, Wirth est promu Läuterungsinspektor (contrôleur itinérant) des instituts d’euthanasie. L’objectif est non seulement de remédier aux nombreuses erreurs commises par l’administration T4, responsable de l’ébruitement de l’opération au sein de la population civile,
mais également pour mettre un terme à l’effondrement moral et au laxisme des participants.
Candidat à l’Académie Sipo-SD de Berlin en juin 1940, il est remarqué pour son idée de camoufler les chambres à gaz de l’opération T4 en salles de douche, et obtient le diplôme sans difficulté.
Il est promu Kriminalkommissar en octobre de la même année…

Photos :


(Christian Wirth:Pologne 1942)


(Himmler: visite au camp d'entraînement de Trawniki :1941)




A suivre:


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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Patton le Jeu 11 Sep - 11:16

suite:

Tandis que les travaux d’assainissement et de drainage du terrain d’Auschwitz
(achevés en février 1942) s’accélèrent, coûtant la vie à environ 18,000 déportés
et prisonniers de guerre Russes, à 250 km de là, Odilo Globocnik s’emploie à implanter
l’Aktion Reinhard (ainsi nommée en l’honneur de Reinhard Heydrich, récemment assassiné).

À Lublin, l’administration d’Aktion Reinhard emménage dans la caserne Julius Schreck ;
l’état-major s’installe dans les locaux de l’ancien collège Stefan Batory ; Globocnik emménage
dans une luxueuse villa du centre ville.
Contrairement aux Einsatzgruppen, les membres allemands du personnel d’Aktion Reinhard
sont presque tous des civils ; l’extermination est organisée et administrée par un
commandement d’officiers de police, et de cadres civils issus de l’opération T4 (au moins 90), spécialement sélectionnés pour leur « expertise » en la matière.
Pourtant, l’expérience acquise lors du programme d’euthanasie, même si elle a contribué à émousser leurs conflits moraux, ne peut en aucun cas les avoir préparé à ce auquel ils ont à faire face à Belzec.
Une fois sur place, les membres du personnel civil sont promus à des grades SS subalternes,
et tenus d’endosser l’uniforme car l’extermination des Juifs est une opération SS.
Contrairement à l’idée reçue, et malgré le secret absolu de l’opération, la majorité des personnes impliquées ne sont ni des nazis fanatiques, ni même des antisémites comme Wirth mais, le plus souvent, des opportunistes espérant éviter le service au front et profiter du pillage des victimes pour s’enrichir, ou parfois sous le coup de mesures disciplinaires.

Sous la haute protection de la Chancellerie (KdF), le personnel de Belzec, comme plus tard ceux
de Sobibor et Treblinka, n’a de compte à rendre à aucune autorité militaire ou civile.
Ils sont intouchables.
Des mesures extraordinaires sont adoptées pour faciliter et dissimuler leurs activités,
aux dépens de toutes autres considérations. Il en résulte une arrogance et un mépris total
de la part du personnel envers toute autre autorité externe.
Le personnel d’origine allemande assigné à l’Aktion n’est pas informé du contenu du programme,
ni de leurs tâches précises, avant l’arrivée au camp.
Sur place, les officiers SS les orientent, comparant alors la tâche centrale (extermination)
au Programme d’Euthanasie. Ils doivent ensuite prêter serment de secret absolu.

Globocnik est, dans une certaine mesure, la « vitrine » de Christian Wirth,l’Inspekteur
der SS-Sonderkommandos Aktion Reinhard, et d’Oswald Pohl, le chef du SS-WVHA
(Office Central de l’Administration et de l’Économie SS).
Ces derniers ont des contacts directs et privilégiés avec Himmler, dont la nature exacte – particulièrement en ce qui concerne Wirth, qui semble avoir été en étroite relation avec lui
– n’a pas encore été élucidée.
Le Sturmbannführer SS Hermann Höfle, aide de camp de Globocnik, est le responsable administratif de l’Aktion, et travaille directement avec Wirth.
L’Oberscharführer SS Josef Oberhauser (ex « brûleur » dans les instituts T4), en passe
de devenir l’adjudant personnel de Wirth,
est responsable des auxiliaires Ukrainiens, Russes et Lithuaniens.
Un certain Willi Hausler est responsable de la comptabilité, des salaires et des permissions
des tueurs. Une organisation somme toute très petite en comparaison des résultats obtenus.

Aucune expérience préalable n’était disponible pour déterminer une technique d’extermination optimale, ou estimer la capacité d’annihilation d’un camp de la mort ; de telles informations ne pouvaient s’acquérir que par la pratique.
Le camp de Belzec fut donc conçu comme « laboratoire ».
D’autres camps seraient ensuite construits selon les résultats obtenus. Belzec n’était rattaché à aucune autre installation allemande dans la région.
Le camp fut érigé spécifiquement pour Aktion Reinhard,et spécifiquement pour l’assassinat
de la population Juive.
Une région marécageuse et fortement boisée près de Belzec, un petit village, le long de la ligne ferroviaire Lublin-Lwow fut choisi.
Une colline en pente douce s’élevait le long d’un embranchement, à quelque 400 mètres de la gare de Belzec, et à 50 mètres de la voie ferrée principale.
L’Oberscharführer SS Josef Oberhauser, fut chargé de construire le camp.

La construction du camp d’extermination de Belzec fut la première étape décisive vers une réalisation concrète de la Solution Finale.
Bien que le premier camp à posséder des chambres à gaz fixes, il n’était pas le seul.
En octobre 1941,des plans furent établis afin d’en munir les centres d’extermination de Riga,Chelmno, et Sobibor .
La construction de Belzec débuta le 1er novembre 1941, avant l’arrivée des cadres policiers
et des spécialistes de l’euthanasie.
Bien que chargés de la construction des bâtiments du camp, les SS employèrent la population locale pour les tâches manuelles et le gros œuvre.
Le maire de Belzec, Ludwig Obalek, fut contraint de fournir la main d’œuvre locale aux SS.
Le 22 décembre 1941, promu Hauptsturmführer SS (Capitaine), Christian Wirth arrive à Belzec, réquisitionne nombre de propriétés le long de l’artère principale du village pour y loger son personnel, et assume le commandement du camp expérimental.
Secondé par Josef Oberhauser et Gottfried Schwarz,il développe aussitôt l’ensemble
du système d’extermination.

De février à début mars 1942, Wirth et le Dr Helmut Kallmeyer de l’opération T4
se livrent à plusieurs expériences sur la toxicité des gaz d’échappement d’un moteur de
sous-marin soviétique, ou de tracteur, les témoignages divergent.

D’autres expériences sont menées indépendamment par Wirth,et Lorenz Hackenholdt.

Lorsque la Chancellerie décide, en juillet 1942 d’accélérer et de « standardiser »
la Solution Finale, un nouveau poste est créé afin de superviser l’ensemble des opérations.
Rapidement identifié comme seul capable d’en assumer la tâche, Wirth est dépêché, accompagné de son second, Josef Oberhauser, auprès du quartier général de Globocnik à Lublin, en qualité d’Inspekteur der SS-Sonderkommandos Aktion Reinhard.
Christian Wirth fut la force motrice derrière l’euthanasie et les assassinats en masse dans
les camps de l’Aktion Reinhard.

Après plusieurs tentatives adaptées de son expérience en euthanasie, Wirth opte pour un système d’extermination constitué de chambres à gaz fixes, connectées à un moteur de char
ou de sous-marin.
L’essence étant facilement disponible, le système ne dépendrait d’aucun facteur extérieur,
et ne provoquerait donc aucun soupçon.
Le camp était relativement petit, et de forme presque carrée;trois côtés mesurant 275 mètres,
et le quatrième 265 mètres.
Il était entouré d’une haute clôture en grillage métallique, surmonté de barbelés, et entrelacé
de branches et de feuillage afin de créer un écran impénétrable de l’extérieur.
De jeunes arbres sont également plantés comme mesure de camouflage supplémentaire.
Vu du quai, le camp doit sembler « paisible » ; les déportés persuadés d’arriver dans un camp
de transit.

Photos :


(Les tueurs de Belzec posant devant la maison de Christian Wirth (source USHMM)


(Josef Oberhauser (adjoint de Wirth); lors de son procès en 1965)



Belzec est divisé en deux parties distinctes :

Le Camp 1 :

contient la section de réception et d’administration.
Au pied de la colline, il comprenait une double rampe d’arrivée, un baraquement de déshabillage,
et deux baraquements de stockage et de tri.

Le Camp 2 :

au sommet de la colline, et donc à l’abri des regards, était le secteur d’extermination.
Un étroit boyau à ciel ouvert, large de 2 mètres, long de 70 mètres (ou de 150 mètres ;
les témoignages diffèrent), et fermé des deux côtés par des planches et du barbelé entrelacé
de feuillage, traversait un sous-bois, reliant le baraquement de déshabillage
du Camp 1 à la clairière d’extermination du Camp 2.

Chaque extrémité du boyau était défendue par un portail sévèrement gardé.
Les chambres à gaz en béton s’élevaient au centre d’une clairière sablonneuse,
isolée du reste par une haute clôture barbelée entrelacée de feuillage perpétuellement renouvelé ;
les fosses se trouvaient un peu plus haut, dans la section nord-est du camp.
Les chambres à gaz étaient entourées d’arbres, et un filet de camouflage était tendu
par-dessus, afin de parer à toute observation aérienne.
L’Unterscharführer SS Karl Schluch, qui servit à Belzec de mars 1942 jusqu’à
la fin des opérations, nous offre même des détails sur leur aspect :

« Elles avaient une apparence claire et amicale [sic]. Je ne me souviens plus si elles étaient de couleur jaune ou grise.
Peut-être les murs étaient-ils peints avec des couleurs à l’huile.
De toute façon, les sols et une partie des murs étaient conçus de façon à faciliter le nettoyage »

En Avril 1942 , Franz Stangl,ancien policier et vétéran de l’euthanasie lui aussi,vient d’être nommé commandant du camp d’extermination de Sobibor (il commandera Treblinka
à partir de septembre 1942). Odilo Globocnik l’envoie à Belzec afin de s’inspirer des
méthodes de Wirth.

Trente-neuf ans plus tard, en détention à Düsseldorf au terme de son procès, il décrira
cette visite à la journaliste Gitta Sereny venue l’interviewer, :

« Wirth n’était pas dans son bureau.
Je me rappelle qu’on me conduisit à lui. […] Il était debout sur une colline au voisinage
des fosses […] Les fosses […] Pleines. […] Elles étaient pleines.
Je ne peux pas vous dire combien :
des centaines, des milliers, des milliers de cadavres. […] C’est là que Wirth me parla. […]
Il dit que c’était la même chose qu’on créait à Sobibor ».

Les camps d’extermination de Sobibor et de Treblinka sont érigés (respectivement
mars 1942 et mai 1942), le long de la frontière russe, selon le modèle et l’expérience
acquise à Belzec.

Entre temps, les 17 et 18 juillet 1942, Himmler visite Auschwitz pour
la seconde fois, inspecte les laboratoires, l’usine de Buna, les fermes et les travaux de
terrassement et assiste (à Birkenau) à un gazage.
En effet, Rudolf Höss, qui tient son collègue Christian Wirth pour un « bricoleur »,
a tout de suite compris les avantages présentés par le Zyklon B, et n’utilisera plus désormais
que cette méthode pour les assassinats.
Totalement indépendante d’Aktion Reinhard, l’extermination des Juifs à Auschwitz débute
en janvier 1942 de façon irrégulière puis de façon routinière à partir de mars.

En Décembre 1942 , Wirth assume le contrôle des camps de travail forcé du D. A. W.
(Deutsche Ausrüstungswerke – Atelier d’Équipement Allemand), sur le terrain d’aviation
abandonné de Lublin.
À partir de l’été 1942, les trois hangars serviront de dépôt et de centre de tri pour les vastes quantités de vêtements et de valeurs dérobés aux victimes d’Aktion Reinhard.
Mais le système de gazage introduit par Christian Wirth n’était pas entièrement satisfaisant.
Les pannes répétées du moteur créaient un désordre considérable, retardaient les opérations d’extermination, et provoquaient, en période de pointe, une accumulation des transports.

Afin de remédier à ces problèmes, Odilo Globocnik, en accord avec les hautes instances SS,
décida d’étudier la possibilité d’un système de gazage alternatif.

Le 17 août 1942 , Kurt Gerstein ,Chef de la Section Sanitaire de l’Institut d’Hygiène
de la Waffen-SS, et l’Obersturmbannführer SS Professeur Wilhelm Pfannenstiel, un conseiller
en hygiène, se rendirent à Lublin puis, le lendemain 18 août , à Belzec.
La tache assignée à Kurt Gerstein était de déterminer la faisabilité d’améliorer le système
de gazage, en remplaçant le monoxyde de carbone par du Zyklon B et, subsidiairement,
d’étudier une méthode de désinfection pour les immenses quantités de vêtements
laissés par les Juifs.

Mais la mission de Gerstein, et le fait qu’il fut témoin d’une panne de moteur,pendant laquelle
les victimes restèrent enfermées pendant près de trois heures, n’amena aucun changement
dans le système de Belzec.
Le monoxyde de carbone, instauré par Wirth, demeura l’agent d’extermination des trois
camps de l’Aktion Reinhard (Belzec, Sobibor, Treblinka) et ce jusqu’à leur démantèlement,
en novembre 1943.

En juin 1950, le Professeur Pfannenstiel témoigna devant la Cour de Darmstadt,
puis en 1959, devant la Cour de Marburg-Lahn.

Ses deux témoignages confirment l’essentiel du rapport Gerstein.,

Après sa reddition aux forces Françaises,entre mai et juillet 1945, Kurt Gerstein, rédigea un rapport circonstancié de sa mission.

Le rapport fut un des premiers, et certainement l’un des plus importants, concernant
Aktion Reinhard.
Il contient des faits vérifié personnellement par Gerstein,et d’autres qui lui furent racontés
par Odilo Globocnik,et Christian Wirth .

Le rapport de ce que Gerstein vit de ses propres yeux est parfaitement fiable ; les « faits » racontés par Globocnik et Wirth furent volontairement exagérés par eux, par pure vantardise.
Leur véracité à part, ils procurent néanmoins un important aperçu quant à leur mentalité
et approche idéologique concernant l’extermination des Juifs.

Les transports de déportés vers Belzec furent interrompus en décembre 1942.

À cette date, plus de 600.000 personnes y avaient été assassinées.

Les baraquements et les chambres à gaz furent démantelés, et le sol labouré.

En mars 1943, une équipe de reforestation SS intervint sur l’ensemble de la surface
du camp, effaçant ainsi toute trace des crimes…

L’Aktion Reinhard, la plus grande opération individuelle de la Solution Finale,aura duré
21 mois (de mars 42 à Novembre 43).

Photos:


(Kurt Franz (1er plan) traversant la section d'accueil de Belzec,à quelques mètres
des rampes d'accès (source: Ghetto Fighter's House)


(Christian Wirth (au centre) - source USHMM)


Le chiffre de Juifs assassinés est estimé à 1,7 million (pour les 3 camps), et 178 millions
de Reichsmarks saisis au bénéfice de l’Allemagne.

- Seuls 90 allemands (environ) y participèrent.
- 270 auxiliaires Ukrainiens assurèrent la garde et le fonctionnement des 3 camps

Sources :

- Arad, Yitzhak: Belzec, Sobibor,Treblinka;The Operation Reinhard Death Camps –
Indiana University Press, 1987.
- Arendt,Hannah: Eichmann in Jerusalem ; a report on the banality of evil –
Viking Compass,New York, 1965.
- Browning,Christopher R : 1992. The Path to Genocide: Essays on Launching
the Final Solution. Cambridge University Press ; Cambridge, 1992
- Fleming, Gerald: Hitler and the Final Solution – University of California Press,
Los Angeles, 1984.
- O’Neil, Robin: Belzec : Prototype for the Final Solution ; Hitler's answer to the Jewish Question – E-book : www.jewishgen.org/belzec1/belzec.html

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Rintintin le Jeu 11 Sep - 19:20

Merci de cette contribution copieuse.
Juste une simple question:peut-on voir le plan d'une chambre à gaz et nous expliquer
son fonctionnement.?

merci
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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  U-49 le Jeu 11 Sep - 23:57

Rintintin a écrit:Merci de cette contribution copieuse.
Juste une simple question:peut-on voir le plan d'une chambre à gaz et nous expliquer
son fonctionnement.?

merci

Voilà une question pertinente. Very Happy

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  lebel le Ven 12 Sep - 0:33

Mais vous le savez bien , comme l'ont declaré Faurisson , Reynouard ,Rassinier Darquier , les chambres à Gaz n!ont jamais existé , elles n'ont detruit que les poux !
Relisez vos classiques , messieurs .

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Admin le Ven 12 Sep - 9:00

lebel a écrit:Mais vous le savez bien , comme l'ont declaré Faurisson , Reynouard ,Rassinier Darquier , les chambres à Gaz n!ont jamais existé , elles n'ont detruit que les poux !
Relisez vos classiques , messieurs .

? Merci de nous donner plus d'informations Lebel sur cette "déclaration".
La ligne jaune semble avoir été franchie? OU simple "nouvelle provocation"?

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Invité le Ven 12 Sep - 9:52

Je perçois dans ce post de Lebel, une volonté clairement provocatrice ! Que fait la police (de la pensée) ?

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  lebel le Ven 12 Sep - 10:45

Decidemment , JM , vous voyez de la provocation partout , meme lorsque je poste ( infra ) , à titre documentaire , un lien vers un propagandite fasciste
Je sais quand meme lire entre les lignes et deceler , entre autres l'humour de U 49

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Patton le Ven 12 Sep - 13:36

Voici le seul plan existant (à ma connaissance) du Kréma1



1. salle des fours. (a - b- c)
2. cokerie.
3. urnes.
4. entrée/vestibule
5. salle d’exposition des corps.
6. salle de lavage.


Dernière édition par Patton le Ven 12 Sep - 13:39, édité 1 fois

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Invité le Ven 12 Sep - 13:38

Patton a écrit:Voici le seul plan existant (à ma connaissance) du Kréma1


1. salle des fours. (a - b- c)
2. cokerie.
3. urnes.
4. entrée/vestibule
5. salle d’exposition des corps.
6. salle de lavage.


Il est où ton plan ?

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Rintintin le Ven 12 Sep - 18:48

Patton a écrit:Voici le seul plan existant (à ma connaissance) du Kréma1



1. salle des fours. (a - b- c)
2. cokerie.
3. urnes.
4. entrée/vestibule
5. salle d’exposition des corps.
6. salle de lavage.

B'en voilà! avec tout ça on va mieux comprendre comment ont fait ces sa...s de nazes
pour exterminer tous ces gens...Qui peut mieux nous expliquer le fonctionnement
qu'un ancien? papi lebel qui n'a pas sa langue dans sa poche pourrait nous expliquer
comment cette machine infernale a fonctionné,merci d'avance.
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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  U-49 le Ven 12 Sep - 19:04

Rintintin a écrit:
Patton a écrit:Voici le seul plan existant (à ma connaissance) du Kréma1



1. salle des fours. (a - b- c)
2. cokerie.
3. urnes.
4. entrée/vestibule
5. salle d’exposition des corps.
6. salle de lavage.

B'en voilà! avec tout ça on va mieux comprendre comment ont fait ces sa...s de nazes
pour exterminer tous ces gens...Qui peut mieux nous expliquer le fonctionnement
qu'un ancien? papi lebel qui n'a pas sa langue dans sa poche pourrait nous expliquer
comment cette machine infernale a fonctionné,merci d'avance.

Il y a aussi Daniel Laurent qui peut nous expliquer,d'autant mieux qu'il est "pro" de l'étanchéïté,
s'il veut bien venir nous voir? l'admin a laissé le fora ouvert depuis le 21 août!!!!
( il a de la patience.).

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  lebel le Ven 12 Sep - 22:36

Vous pouvez aussi demander à Leuchter ou Zundel ou encore mieux à Faurisson et Raynouard , vous pouvez leur écrire en Français.

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Invité le Sam 13 Sep - 9:02

Stop ! On atteint la ligne rouge là !

Vous voulez quoi ?
Vous voulez tomber dans les provocations de Lebel et de ses amis ? Moi je vous préviens: si on continue dans ce domaine, je quitte le forum !

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Admin le Sam 13 Sep - 12:32

Allons,allons!!! Si il y en a un qui doit quitter le forum,ce serait plutôt le
perturbateur-provocateur....


Malgré 5 "avertissements" de la part de l'administration et ce jour ça fera 6!!,si Mr Lebel
ne sait faire rien d'autre que des:"procès d'intention"
à l'un ou à l'autre
,suis donc obligé de l'envoyer se reposer pour 48 heures
à la campagne....
Il peut revenir s'il le désire lundi 15 septembre à 12 heures!
avec l'intention de débattre "uniquement"


Je verrouille ce 'fil' jusqu'à lundi 12 heures!!

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Jo la fouine le Lun 15 Sep - 16:20

U-49 a écrit:
Rintintin a écrit:
Patton a écrit:Voici le seul plan existant (à ma connaissance) du Kréma1



1. salle des fours. (a - b- c)
2. cokerie.
3. urnes.
4. entrée/vestibule
5. salle d’exposition des corps.
6. salle de lavage.

B'en voilà! avec tout ça on va mieux comprendre comment ont fait ces sa...s de nazes
pour exterminer tous ces gens...Qui peut mieux nous expliquer le fonctionnement
qu'un ancien? papi lebel qui n'a pas sa langue dans sa poche pourrait nous expliquer
comment cette machine infernale a fonctionné,merci d'avance.

Il y a aussi Daniel Laurent qui peut nous expliquer,d'autant mieux qu'il est "pro" de l'étanchéïté,
s'il veut bien venir nous voir? l'admin a laissé le fora ouvert depuis le 21 août!!!!
( il a de la patience.).

Suis déjà tombé sur ce genre de questions,sur PASSION-HISTOIRE pour ne pas le nommer!

Le plan est semble-t-il celui du Kréma1,le tout est de savoir:
a) ils jetaient le ZyklonB ?
b) après le gazage par où il l'évacuait ?
Je ne vois rien sur ce plan qui l'indique. et vous?

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Invité le Lun 15 Sep - 18:19

Et les gars vous arrêtez là avec les "chambres à gaz" ? Vous voulez vous faire descendre en flammes ou quoi ? Puisqu'on vous a dit qu'elles ont existé et qu'elles ont fonctionné de manière industrielle, ça devrait vous suffire ! Le Pape a dit que Dieu existait et les cathos le croient. Alors faites comme eux !

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Rintintin le Lun 15 Sep - 18:33

B'en si le Pape a dit çà....
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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Patton le Lun 15 Sep - 18:55

J'ai trouvé le 'fil' de Passion-Histoire' :
Assez sensible.

-----------------------------------------------------------------

Message
Ungern Sujet du message: Chambres à gaz : question "interpellante" ... ..
Posté: 31 Mai 2007 20:15
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Je viens de tomber sur une remarque assez interpelante concernant les chambres à gaz , du moins les chambres à gaz fonctionnant avec de l'acide prussique, cad du Zyklon B.

Pour la première fois quelqu'un a soulevé la question des propriétés physiques du gaz : il est inflammable et explosif,chose que je ne savais absolument pas .

C'est un point "sérieux" à prendre en considération ,parce qu'alors les plans des chambres à gaz (du moins les plus répendues cad celles fonctionnant au CN et non au CO), "ça ne va plus du tout" ...

Quels arguments avez vous à opposer à celà ?

Merci .

Pas de bagarre SVP.
Uniqument des arguments historiques ou physiques;la question est réelement "très importante" et mérite considération .

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Voilà ce que j'avais,et que je considérais comme "la bible" ...



1. salle des fours. (a - b- c)
2. cokerie.
3. urnes.
4. entrée/vestibule
5. salle d’exposition des corps.
6. salle de lavage.
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Voici ce qui m'a interpellé :

Le Zyklon B est du cyanure d'hydrogène .
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zyklon_B

Et le cyanure d'hydrogène est inflammable et explosif ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyanure_d'hydrog%C3%A8ne

(Le cyanure d'hydrogène gazeux dans l'air est explosif à une concentration de 56 000 ppm).
et
(Le cyanure d'hydrogène, dont le point d'éclair est de -17,8 °C (coupelle fermée) est extrêmement inflammable. Il peut former des mélanges explosifs avec l'air et ses limites d'explosivité sont de 6 et 41% en volume).

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

La question est la suivante : comment expliques-t-on la présence des chambres à gaz à côté des fours crématoires brûlant en permanence du charbon ?

_________________
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Et Hiram Maxim ,

L'Humanité reconnaissante !


Dédé Sujet du message: Posté: 31 Mai 2007 21:01

Jean Froissart
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Si vous n'étiez pas "interpelé", vous liriez peut-être en détail les sites que vous pointez:


Citation:
Lors de son utilisation, le Zyklon B dégage du cyanure d'hydrogène, un gaz toxique, rapidement mortel à de faibles concentrations.

Il n'y a pas besoin d'arriver à une concentration inflammable (?) et explosive (6 et 41%) pour tuer des gens.

Mais pourquoi diable cette question des chambres à gaz est-elle encore sur le tapis, 60 ans après ?
Et pourquoi y a-t-il régulièrement une nouveauté "pour la première fois".
Et où donc êtes-vous "tombé" sur l'information ? Il sentait bon, ce site ? (je sais, c'est un début de "bagarre", désolé ...)

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Duc de Raguse Sujet du message: Posté: 31 Mai 2007 21:07
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Cette discussion va être très encadrée et il n'est pas souhaitable qu'une polémique naisse à nouveau sur les camps (à nouveau ?)... La moindre incartade conduira à la suppression totale du sujet !
De toute manière, Dédé semble avoir déjà apporté des éléments de réponse.

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Terreblanche le Lun 15 Sep - 19:26

BON NE TOMBONS PAS DANS LE NEGA!!!!

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  lebel le Lun 15 Sep - 22:24

Je ne vois pas trés bien la finalité de ce message sur la réalité ou le fonctionnement des chambres à gaz
Si l'On feint , hypocritement , de s'interroger sur les chambres à gaz .........c'est qu'On connait la réponse ...et
dans 99% des cas c'est pour conclure à leur non existence , la suite , vous connaissez
Pas besoin d'un dessin ...........d'ailleurs un negationniste de renom , Leuchter , a conclu à leur impossibilité technique !

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Jo la fouine le Lun 15 Sep - 23:51

lebel a écrit:Je ne vois pas trés bien la finalité de ce message sur la réalité ou le fonctionnement des chambres à gaz
Si l'On feint , hypocritement , de s'interroger sur les chambres à gaz .........c'est qu'On connait la réponse ...et
dans 99% des cas c'est pour conclure à leur non existence , la suite , vous connaissez
Pas besoin d'un dessin ...........d'ailleurs un negationniste de renom , Leuchter , a conclu à leur impossibilité technique !

Pourquoi ne pas l'avoir dit plutôt? que de vous énervez vendredi passé? si j'en juge
par les diverses conversations lues sur ce sujet,on comprend mieux la mise en place
de cette fameuse loi...
Merci Monsieur Lebel,je pense que certains ont la réponse qu'ils redoutaient.

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Re: Des Einsatzgruppen à Aktion Reinhard

Message  Admin le Mar 16 Sep - 0:01

Je considère que ce sujet est clos,merci aux uns et aux autres de leur contribution.

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