Concernant "Aktion 1005" Paul Blobel

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Concernant "Aktion 1005" Paul Blobel

Message  Rintintin le Mar 12 Mar - 22:51

Je suis sur le forum VERT (l'embrasement du monde) ,
sur les massacres à l'Est qu'a-t-on comme preuves ?


lien:

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/t7661-effacer-les-traces-paul-blobel-et-le-commando-1005


le sujet:CITATION de Eddy Marz


Bonsoir à tous;
Je n'avais pas beaucoup participé ces derniers temps; un peu pris par le taf...
Quelques notes sur Paul Blobel et le Commando 1005 :

Tout au long de l’implémentation de la Solution Finale, commençant avec les Einsatzgruppen et aboutissant à Birkenau, en passant par Chelmno, les camps d’extermination d’Aktion Reinhard, et les actions indépendantes (Sonderkommando Dirlewanger, Brigade RONA, Aktion Erntefest etc…), nombre d’hommes (et quelques femmes) collaborèrent à ou se rendirent coupables de crimes insensés avec frénésie, conviction, et de façon implacable. Ils le firent par idéologie, sans doute ; par sentiment d’appartenir à une croisade sans précédent visant à changer la face d’un monde bourgeois/réactionnaire ou communiste, probablement ; par mépris total de la vie humaine, de toute façon.

Mais que pensent les tueurs eux-mêmes des actes qu’ils commettent ou auxquels ils participent ? Certains, comme Oskar Dirlewanger, Bronislaw Kaminski, ou l’indescriptible Christian Wirth, ne se posent a priori aucune question. Habité d’une haine phénoménale
(y compris envers lui-même), Wirth aime tuer. Il le fait avec zèle, avec entrain…
dans la bonne humeur. Il n’éprouve aucun sentiment particulier…
Cela ne l’empêche pas de dormir. Wirth, et une poignée d’autres dans son genre,
resteront probablement des énigmes, imperméables à toutes forme d’analyse psychologique. D’autres nettoyeurs ethniques, comme Odilo Globocnik, bravache
et mythomane, adoptent une attitude extérieure extrême, allant jusqu’à déclarer :

« Mais Messieurs, si jamais, après nous, venait une génération si lâche, si veule,
qu’elle ne comprenne pas notre œuvre si nécessaire, alors le National Socialisme
n’aura servi à rien. Au contraire, il faudrait enterrer des tables de bronze sur lesquelles serait inscrit que nous avons eu le courage de réaliser cette œuvre gigantesque ! » (Rapport Gerstein)… Pure vantardise.
En réalité, Globocnik prend des tranquillisants, boit comme un trou pour noyer
sa conscience, et finira par faire une dépression. L’indice est là.
Les SS ou policiers participant à la Solution Finale, mis à part quelques exceptions,
ne supportent que difficilement la tâche qui est la leur.

Le HSSPF Von dem Bach Zelewki, nettoyeur ethnique en Biélorussie, sombre
à son tour dans la dépression et quitte le champ des opérations ; d’autres suivront, certains se suicideront.
Franz Stangl, commandant de Treblinka, se tient à l’écart des gazages, se saoule
pour dormir, et frôle le divorce. À Auschwitz, Rudolf Höss, qui n’a plus de rapports
sexuels avec sa femme, se « réfugie » le soir auprès de ses chevaux pour
« trouver un peu de paix »… Inutile de continuer. Il est clair que, malgré l’idéologie, malgré le culte de la force, malgré l’antisémitisme et la haine, et malgré le résultat,
les meurtriers croulent sous le poids de leurs transgressions.
C’est-à-dire qu’ils sont conscients.
Conscients de l’aspect immoral et illégal de leur conduite, car cette dernière viole
trop profondément les principes fondamentaux du genre humain pour être écartée
d’un simple « au nom du Führer ».
Il est donc logique qu’ils aient tentés de fuir à l’étranger (comme de vulgaires criminels), ou qu’ils se soient suicidés – non par désespoir, mais par refus de répondre
de leurs crimes et de leur honneur souillé, et finalement par l’absence de courage d’affronter leur honte publique – unique démarche un tant soit peu rédemptrice.

Paradoxalement, Himmler, Pontifex Maximus de l’Ordre Noir, et grand ordonnateur
de l’Endlösung, n’est pas à l’aise non plus. Il est nerveux, souffre de crampes d’estomac ; tous ces Juifs sont une énorme source d’ennuis.
Il se réfugiera toujours derrière « l’ordre du Führer » pour justifier cette « mission extrêmement difficile dont personne ne peut me soulager ».
Malgré ses lubies mystiques, Himmler est lucide, et se rend bien compte que le bilan
n’est pas très reluisant…

Que pensera le monde ? Grandeur de l’Allemagne, ou opprobre insondable ?
Que faire de toutes ces « preuves » éparpillées ou ensevelies un peu partout,
en Pologne, en Ukraine, en Lituanie, en Russie ?
Non, décidément, l’idée de Globocnik d’enterrer des plaques de bronze
commémoratives n’est pas souhaitable ; il faut faire disparaître toutes ces saletés…
« C'est une page glorieuse de notre histoire qui n'a jamais été écrite, et qui ne le sera jamais » (Discours à Posen/4 octobre 1943). Mais comment faire ?
Qui se chargera de ce travail titanesque et, disons-le, peu ragoûtant ?

Né à Potsdam en août 1894, Paul Blobel s’est battu pendant la 1ere Guerre Mondiale
où il gagne la Croix de Fer 1ere classe. Démobilisé, il étudie l’architecture et en vivra
de 1924 à 1931, date à laquelle il perd son emploi, s’inscrit au NSDAP, et à la SS
le 1er décembre de la même année.

Suite à l’invasion de l’URSS (22 juin 1941), Blobel prend le commandement
de l’Einsatzkommando 4a de l’Einsatzgruppe C opérant en Ukraine.
À part les assassinats par pelotons d’exécution, l’Einsatzgruppe C procède
également aux gazages par camions à gaz dont il possède au moins 5 exemplaires.
Il en cèdera d’ailleurs 2 au Sonderkommando 4a, deux à l’Einsatzkommando 6,
et un à l’Einsatzkommando 5.

Les opérations par camion à gaz sont une horreur ; sans doute pire que les exécutions
par armes à feu. Une fois les portes des camions ouvertes, le spectacle est insoutenable ; le chauffeur de Blobel témoigna après guerre (j’ai censuré le pire) :
« Les cadavres étaient recouverts de vomi et d’excréments.
C’était une vision atroce. Blobel a regardé, puis a détourné les yeux.
Nous avons pris la voiture et nous sommes partis. Lors de telles occasions,
Blobel buvait constamment du schnapps, parfois même dans la voiture… ».
Par la suite, Blobel organise le massacre de 33.771 Juifs de Kiev dans le ravin
de Babi-Yar.
Bien qu’il niera, lors du procès de Nuremberg, de s’être trouvé à Kiev lors de la tuerie,
le propre rapport technique de l’Einsatzgruppe C confirme sa participation.

Deux mois plus tard, Paul Blobel est convoqué à Berlin par Reinhard Heydrich,
sur le point de partir pour Prague.
À Nuremberg, Blobel se souviendra encore des terribles paroles du chef du RSHA :
« Vous avez enfin développé un peu de couilles. Vous n’êtes qu’une poule mouillée efféminée uniquement bonne à vendre de la porcelaine – mais je vais vous mettre
le nez dedans. Vous allez vous présenter à l’Obergruppenführer Müller… ».
À partir de ce moment, l’unique mission du Standartenführer SS Blobel consistera
à détruire les fosses de cadavres disséminées en Pologne orientale et en URSS…

Le Sonderkommando 1005

Le nom de code de l’unité spéciale prend sa source dans une lettre d’Heinrich Müller,
Chef de la Gestapo, au Ministre des Affaires Étrangères Adjoint, Martin Luther.
La lettre contenait une plainte anonyme concernant la présence de cadavres
dans le Warthegau. La lettre fut classée sous le chiffre « 1005 »,
et c’est sous ce chiffre que les instructions furent lancées.
La tâche débute en juin 1942, avec la nomination de Blobel au commandement
de l’Opération 1005. Certains autres commandants d’Einsatzkommandos n’ont
que mépris pour l’opération ; Le Gruppenfuhrer SS Dr Max Thomas de l’Einstazgruppe C considère la mission « un travail d’imbécile ».

Le Sonderkommando 1005 repère donc tous les sites de tueries des Einsatzgruppen,
et se met au travail. Plusieurs milliers de Juifs sont employés à la tâche.
Déterrer, empiler, brûler.
On les autorise à se masquer le visage pour supporter la puanteur terrifiante ;
masques qui, à leur tour, leur permettent de communiquer entre eux et, ainsi,
ne pas sombrer dans la folie. De toute façon, ils seront exécutés et brûlés
dés leur travail accompli. Blobel se rend à Chelmno en septembre 1941,
puis de nouveau à Babi-Yar afin d’identifier le site du massacre pour le commando d’exhumation.
Puis il retourne à Chelmno afin d’expérimenter des méthodes de destructions :
des bombes incendiaires sont utilisées mais vite abandonnées en raisons
des incendies de forêt qu’elles provoquent.
Finalement, les corps sont brûlés en plein air, et les os détruits dans des machines spéciales. La solution est enfin arrêtée. Höss, commandant d’Auschwitz, se rend
à Chelmno afin d’assister à la technique.

Les résultats des « expériences » sont ensuite communiqués au SSPF Odilo Globocnik
afin qu’il procède de même dans les camps d’Aktion Reinhard (Belzec, Sobibor
et Treblinka). Mais Globocnik n’aime pas l’idée, et retarde sa mise en exécution
malgré les ordres d’Himmler.
Il n’aura cependant pas le choix. Malgré tout, les SS d’Aktion Reinhard bâcleront
le travail : des milliers de cadavres en décomposition (toujours conservés
dans les graisses et la terre) furent découverts à Belzec entre 1997 et 2002,
lors des fouilles entreprises par l’équipe archéologique de l’Université de Torun,
avec l’appui du Council for the Protection of Memory of Combat and Martyrdom
(Rada Ochrony Pamieci Walk I Meczenstwa – ROPWiM) de Varsovie, et le USHMM.
La tâche d’exhumer tant de cadavres dans un état épouvantable s’était sans doute
avérée trop insupportable… même pour des SS.

L’ensemble du personnel du Sonderkommando 1005 fut rassemblé à Salzburg
en octobre 1944, officiellement dissous, et réorganisé, sous le commandement
de Blobel, en Einsatzgruppe Iltis afin de combattre les partisans Yougoslaves en Carinthie.

Paul Blobel fut jugé à Nuremberg en avril 1948, lors du Procès des Einsatzgruppen
(Case n°9), et pendu à la prison de Landsberg le 8 juin 1951.


Le Standartenführer SS Paul Blobel, lors de son arrestation (Source : USHMM)

Eddy
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Re: Concernant "Aktion 1005" Paul Blobel

Message  Rintintin le Mer 13 Mar - 10:02

Sur Histoquiz nous trouvons les mêmes sujets et surtout les mêmes conclusions.
Pas de documents sourcés,pas de phots,RIEN ! juste qu'il faut croire.



- CITATION -





Bisbilles autour du Musée de l'Holocauste aux USA.

par OLSEN » 11 Avr 2012, 23:29

Consternation à Washington : le musée de l'Holocauste est prié de restituer
à la Pologne des objets originaux du camp d'Auschwitz qui lui avaient été prêtés
il y a vingt ans.
Parmi ces objets figure en particulier un baraquement de détenus, pièce maîtresse du Mémorial.

10.04.2012 | Marc Pitzke | Der Spiegel/Courrier International


La baraque 30 était localisée dans le secteur B2b du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Ce secteur signait la fin du voyage pour des milliers de Juifs de Terezín –hommes, femmes et enfants. En l’espace de six mois, la quasi-totalité des détenus
du B2b étaient assassinés.

Aujourd’hui, la baraque 30 se trouve au Musée du Mémorial de l’Holocauste
de Washington (USHMM), aux Etats-Unis – une structure de bois fermée
par une grande porte qui mène au cœur sinistre de l’exposition permanente.
Y sont conservées plusieurs couchettes rudimentaires, ainsi qu’une douzaine
de bidons de zyklon B récupérés dans les chambres à gaz.
Sur le mur, une vue aérienne en noir et blanc d’Auschwitz en hiver, au-dessus
d’une reproduction en plâtre des fours crématoires.

Ces souvenirs réunis au troisième étage constituent le clou de ce musée bordant
le National Mall, "avenue du souvenir" de la capitale américaine.
Ils constituent aussi le cœur du bâtiment :
le musée a été construit autour du baraquement.
Et depuis l’inauguration du musée en 1993, plus de 33 millions de personnes
ont arpenté ses salles.
Mais nombre des 16 250 objets que l’USHMM a en sa possession – vêtements,
chaussures, valises, livres et autres effets personnels des détenus du camp–
ne lui appartiennent pas.
Voilà vingt ans, les scientifiques, historiens et spécialistes de renom qui ont
assemblé cette collection ont signé avec des musées et des particuliers –
souvent polonais – des contrats de prêt généralement limités dans le temps.

Ces contrats arrivent aujourd’hui à expiration, et de nombreux propriétaires
polonais réclament la restitution de leurs pièces. Au premier rang desquels
le musée Auschwitz-Birkenau [en Pologne] qui a notamment fourni à Washington
la baraque 30.

"Tout musée qui se respecte restitue les pièces d’exposition qui lui ont été prêtées", argumente Piotr Cywinski, directeur du musée Auschwitz-Birkenau, dans le journal polonais Rzeczpospolita [voir ci-dessous].
"C’est l’un des principes de base de la profession".
Le baraquement ne se trouvait pas à Washington "lorsque des gens ont été assassinés", ajoute Władysław Bartoszewski, ancien ministre polonais des Affaires étrangères,
lui-même rescapé d’Auschwitz.

Les fondateurs du musée de Washington sont effondrés.
"Si l’on nous enlève ces pièces authentiques, l’exposition perdra une partie
de ce qui fait sa force", confie le spécialiste de l’Holocauste Michael Berenbaum,
qui a supervisé la mise en place de l’USHMM à l’époque. "

Je ne comprends pas ce qui pousse les Polonais à agir de la sorte".

La porte-parole de l’USHMM, Jackie Berkowitz, confirme que
"beaucoup de contrats de prêt sur vingt ans [ont été conclus]
avec les institutions polonaises" en 1989.

"Ces contrats prévoyaient un prolongement possible de la durée des prêts", précise-t-elle.

Or, de nouvelles lois passées en Pologne imposent désormais la restitution des pièces
en question.
L’USHMM aurait déjà rendu "des milliers d’artefacts" ou négocié de nouveaux
contrats de prêt. De nombreuses pièces ont été remplacées en catimini,
telles que la pile de valises poussiéreuses et cabossées, disposées près d’un wagon semblable à ceux qui ont servi à transporter les détenus à Auschwitz.

Le musée couvre une grande partie des thèmes abordés avec ses propres pièces.
Mais à leurs côtés, on retrouve une multitude d’objets venus d’ailleurs, et pas
seulement d’Auschwitz : uniformes de détenus, vêtements, thermos, tasses, sacs…
Ou encore la fameuse collection de chaussures – plusieurs milliers – présentée
dans une fosse entre deux salles, prêt du musée de Majdanek [en Pologne].

"Pour beaucoup de visiteurs, les chaussures des victimes sont l’étape la plus
marquante du parcours dans le musée", confie Sara Bloomfield, directrice de l’USHMM.

La baraque 30 est la plus importante des pièces qui font l’objet d’un litige –
et le musée refuse de la restituer.
"En raison de sa taille et de la complexité de son installation, son démontage
et son acheminement vers la Pologne soulèveraient des problèmes particuliers",
assure Jackie Berkowitz.
Les piles de soutènement du musée ont été décalées lors de la construction
afin de ménager de la place pour la baraque. Celle-ci dégage une impression

"de force et de profondeur que l’on ne pourrait pas faire passer de cette manière
si elle n’était pas là", renchérit Michael Berenbaum.

Sans le baraquement, il serait à ses yeux "beaucoup plus difficile" d’interpeller le visiteur. Mais comment le musée s’est-il retrouvé dans un tel guêpier ?
Lorsqu’ils ont assemblé la collection, les fondateurs du musée se sont mis
en quête de pièces originales plutôt que de reproductions :
le musée ne devait pas ressembler à un "Disneyland", dixit Michael Berenbaum.
Les contrats de prêts ont été négociés dans l’idée que le matériel resterait
à Washington pour un temps illimité.
"Nous n’avons jamais pensé qu’ils nous les réclameraient".

Les acteurs des négociations reconnaissent que la Pologne s’est montrée alors "extrêmement coopérative", tout en rappelant que, sur un plan politique,
il s’agissait d’une tout autre époque :
"Nous parlementions alors avec les communistes".

Aujourd’hui, la Pologne applique une loi de 2003 en vertu de laquelle tous les objets
prêtés doivent être régulièrement rapatriés "à des fins d’inspection".
"J’espère de tout cœur que le gouvernement polonais et le musée trouveront
le moyen d’exposer le baraquement au public", a commenté Elie Wiesel,
prix Nobel de la paix et rescapé de l’Holocauste.
"Dans sa forme actuelle, le musée est d’une importance primordiale pour nous".



VU DE POLOGNE Un retour légitime


"Je suis étonné par l'argumentation selon laquelle le musée de l'Holocauste
de Washington perdrait de son authenticité s'il rendait à la Pologne le baraquement", explique Piotr Cywinski, directeur du musée d'Auschwitz, dans une interview
accordée au quotidien Gazeta Wyborcza. "
L'authenticité ne dépend pas d'un objet, mais du contexte.
Or, c'est le musée d'Auschwitz-Birkenau, inscrit sur la liste du patrimoine mondial
de l'humanité de l'Unesco, qui est le lieu authentique de la mémoire de l'Holocauste."
Il souligne à l'occasion, que si un seul ancien camp nazi est inscrit sur cette liste,
c'est bien pour devenir

symbole de la Shoah aux yeux du monde entier.

Par ailleurs, expliquent les responsables du musée d'Auschwitz, le musée américain détient la moitié seulement du baraquement, l'autre moitié se trouvant toujours
sur le site de Birkenau. Il est donc tout à fait cohérent de rassembler ces deux parties. Enfin, la Pologne rappelle qu'elle ne fait qu'invoquer la législation polonaise qui vise
à sauvegarder l'héritage culturel du pays.
Dans cette perspective, tout objet historique prêté à l'étranger doit, tous les 5 ans, retourner en Pologne.

@+ !
____________




Source:

http://www.histoquiz-contemporain.com/forum/viewtopic.php?f=51&t=4257
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Re: Concernant "Aktion 1005" Paul Blobel

Message  Rintintin le Mer 13 Mar - 10:15

Sur "le monde-en-guerre" (39/45),ils planchent sur les parties techniques
du fonctionnement des chambres à gaz.
L'un d'eux (Tri martolod) les aiguillent sur un site de référence:

25 Fév 2013 - 16:59

Bonjour,

Le témoignage d'un Sonderkommando, ici:



http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/sonderkommando.htm#les






Source:

http://www.39-45.org/viewtopic.php?f=49&t=33950
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Re: Concernant "Aktion 1005" Paul Blobel

Message  Rintintin le Mer 13 Mar - 11:32





Chez Delpla,nous trouvons ceci:



Vichy et la Shoah



UN LIVRE D’ALAIN MICHEL





Editions CLD, mars 2012.

J’ai à cette lecture une impression très mélangée.

Malgré ses affirmations, l’auteur se conduit moins comme un historien seul face
à son objet, faisant fi des interprétations précédentes, qu’en démolisseur
d’une desdites interprétations, celle de Paxton en l’occurrence, relayée
par Serge Klarsfeld.

On sait, après cette lecture, ce que Paxton n’a pas bien analysé, et j’en suis d’accord.
On en sait beaucoup moins sur ce qui s’est passé à Vichy, comme sur les rapports
de ce régime avec la puissance occupante.

L’idée que Vichy a participé à la Solution finale par antisémitisme, que la déportation
des Juifs étrangers n’était qu’une étape, que ce gouvernement s’était accordé
avec le Reich pour que le tour des Juifs français vînt plus tard et que la survie
d’un grand nombre d’entre eux à la fin de l’Occupation n’est nullement due a
ux autorités, mais entièrement à des initiatives protectrices prises par la population,
reçoit un coup dont on peut espérer qu’elle se remettra difficilement.

Que dit Alain Michel en lieu et place de cette "vulgate" ? Que Vichy avait
une politique antisémite propre, que la distinction entre étrangers et nationaux
y était essentielle et qu’en conséquence, si les Juifs français ont survécu
en proportion beaucoup plus grande, c’est à cette politique qu’ils le doivent.

L’une des innovations les plus intéressantes de l’ouvrage est un rapprochement
entre le sort des Juifs en France d’une part, et, d’autre part, dans un certain
nombre de pays qui, comme la France, avaient sous une occupation allemande
conservé leur gouvernement propre ou qui, en s’alliant à l’Allemagne,
n’avaient aucune raison de le perdre :
Danemark, Roumanie, Bulgarie, Hongrie, Finlande.
On y trouve une distinction similaire entre Juifs nationaux et étrangers,
et des proportions comparables de survivants... avec, tout de même, un avantage
à Vichy, chez qui le sauvetage, s’agissant des nationaux, battit tous les records.
Et s’il y eut quand même des Juifs de vieille souche française déportés et gazés,
c’est que malgré tout ce gouvernement restait réaliste, gardait le sens du possible
et marchandait, sans se dresser frontalement contre l’occupant qui, en cas contraire, l’aurait débarqué pour faire la besogne à sa place, et en grand.

Ce constat appelle immédiatement une remarque... que le lecteur du livre attendra vainement jusqu’à la conclusion incluse : l’Allemagne souffrant d’une pénurie
d’effectifs pour occuper l’Europe, n’avait-elle pas tout intérêt à satelliser des gouvernements qui lui assurent à peu de frais des concours de toute nature,
quitte à se faire moins exigeante en matière d’antisémitisme ?
Ou, en d’autres termes, y avait-il dans le nazisme une "vertu antisémite exterminatrice", comme la vertu dormitive de l’opium selon un médecin de Molière, c’est-à-dire
un poison qui n’aurait eu d’autre antidote que la résistance des gouvernements non allemands, ou bien ce régime était-il capable de faire lui-même la part du feu
et de doser ses objectifs en fonction des paramètres locaux et de ce qu’il attendait
de chaque pays ?

Un exemple emprunté par l’auteur à la Hongrie sous Eichmann (p. 368),
et fort peu connu, me semble très instructif, bien au-delà des leçons que Michel en tire : même quand, en mars 1944, l’Etat magyar eut perdu en Horthy son Pétain et
que la Solution finale rattrapa le temps perdu, les SS s’abstinrent de déporter
les médecins juifs, car ils constituaient le tiers du corps médical et l’occupant
n’entendait pas le démanteler.

En fait, la nuance entre Paxton et Michel est assez faible, voire byzantine :
pour le premier, l’antisémitisme de Vichy participait d’une politique "d’exclusion", potentiellement funeste aux Juifs français ou étrangers, tandis que pour le second
cette politique faisait une distinction réelle et profonde entre des nationaux,
qu’on voulait conserver fût-ce en les infériorisant, et des allogènes dont on voulait
se débarrasser, quitte à n’être pas très regardant sur leur sort final.
Tous deux ont tendance à oublier que c’est l’Allemagne qui avait le pouvoir et que,
de ce fait, elle était en mesure non seulement d’imposer ses vues, mais de le faire intelligemment, en faisant valoir son propre réalisme et son propre sens du possible.


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Complément : intervention sur le forum beige

François Delpla

Sujet du message : Re : Vichy et la Shoah d’Alain Michel

MessagePosté : Lun Mai 14, 2012 5:22 pm Je souhaiterais rappeler une chose :
nous cherchons à débattre de points d’histoire, et non à acclamer ou huer
des auteurs en les trouvant tout bons ou tout mauvais.

Je suis conscient des faiblesses du livre d’Alain Michel, j’en ai moi-même relevé
quelques unes http://www.delpla.org/article.php3 ?id_article=534 et son préfacier
lui-même, Richard Prasquier, est rien moins qu’enthousiaste.
Mais Michel inscrit son propos dans une critique de la position commune à Klarsfeld
et à Paxton, et cette critique m’apparaît tout à fait fondée.
Pour ne prendre qu’un exemple : lorsque Vichy concède verbalement à l’occupant
que la déportation des Juifs étrangers n’est qu’une étape et que le tour des Français viendra plus tard, on a tort de voir là une complicité dans l’antisémitisme.
Il est de fait que Vichy essaye de sauver des gens, et essaye de se persuader
qu’il y arrive, au besoin en lâchant du lest et en gagnant du temps :
n’est-ce pas là sa raison d’être et n’a-t-il pas besoin tous les matins de croire
que ça marche pour pouvoir se regarder dans la glace ?
Ce qu’il conviendrait au contraire de souligner (ce que ne fait pas A Michel),
c’est que ces sauvetages à la petite semaine ne sont pas moins voulus et pilotés
par le Reich que les livraisons de Juifs.

Nous sommes plus que jamais devant une littérature qui oublie Hitler et toute
son habileté retorse. Ni Paxton ni Michel ne semblent avoir encore lu la thèse
de Barbara Lambauer sur Abetz ou du moins, dans celle-ci, le recensement
de ses séjours en Allemagne pour se concerter avec le Führer ou avec Ribbentrop.
S’il y a une question que Hitler suit de près, c’est bien l’occupation de la France
et c’est pour cela qu’elle est si productive, à si peu de frais, jusqu’au bout du bout.
Tout se passe comme s’il avait une conscience aiguë et exacte du point maximal
de tension de la corde avant qu’elle ne casse, et s’en tenait toujours le plus
près possible.


le 22 mars 2012



Source:

http://www.delpla.org/article.php3?id_article=534
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Re: Concernant "Aktion 1005" Paul Blobel

Message  Rintintin le Mer 13 Mar - 11:51



Pour je vous livre le dernier forum où je suis.
On y trouve comme dans les autres nommés,des certitudes,
mais sans PREUVES documentaires pour appuyer les affirmations.
Quelqu'un pourrait-il amener des documents pour établir une fois pour toute
la réalité de l'Holocauste avec des preuves irréfutables ?
Pourquoi cette question ? tout simplement parce que créer une loi liberticie
pour empêcher un débat avec les révisionnistes,me paraît très suspecte !
s'il existe 1 000 preuves,les révisionnistes peuvent en réfuter,1,10,100?
ils seront écrasés sur le poids des 900 autres,non ?

Source de PASSION-HISTOIRE:


http://www.passion-histoire.net/n/www/viewtopic.php?f=49&t=5793
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Re: Concernant "Aktion 1005" Paul Blobel

Message  Mr Klein le Sam 16 Mar - 11:58


Ces fora sont loin de la réalité !

La réponse est dans ce dossier,suffit de le dire avec attention entièrement.


http://liberation-44.forumactif.org/t1436-apres-la-debacle-de-40voila-la-debacle-des-historiens-de-l-holocauste
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Re: Concernant "Aktion 1005" Paul Blobel

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