1940-1944 : quand l’amitié franco-allemande était devenue une réalité.

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1940-1944 : quand l’amitié franco-allemande était devenue une réalité.

Message  Mr Klein le Sam 19 Jan - 11:13

1940-1944 : quand l’amitié franco-allemande était devenue une réalité.

1940-1944 :
quand l’amitié franco-allemande était devenue une réalité.




Une lettre adressée à l’équipe de Sans Concession.





- Sommaire -



- Les Petits chanteurs à la croix de bois en Allemagne. 1


- Un monument aux morts français en Allemagne. 2


- Une gerbe française pour les morts allemands de la guerre. 2


- Les ouvriers français honorent les morts allemands. 3


- Les remerciements du Führer après l’affaire de Dieppe. 3


- Un don allemand aux Parisiens sinistrés. 3


- Le beau geste d’un ouvrier allemand. 3


- L’adoption d’orphelins par les ouvriers français en Allemagne. 4


- Des projets pour l’après-guerre. 4


- L’avenir de la France. 5


- La femme dans la nouvelle Europe. 5







Les Petits chanteurs à la croix de bois en Allemagne.



"Dans un de vos derniers numéros, vous avez évoqué la tournée
des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en Allemagne, en 1943.
Il est dommage que vous n’ayez pas consulté l’organe de liaison
des travailleurs français en Allemagne,Le Pont
.



Dans la livraison du 11 avril 1943, vous y auriez trouvé une photo très intéressante, totalement occultée aujourd’hui.
On y voit, dans la salle de la Philharmonie de Berlin, les « petits chanteurs » et,
en soutane, l’abbé Maillet qui les conduisait.
Au fond, le drapeau à croix gammée est bien visible (voir le cliché)…



L’auteur de l’article écrit :



"Quel magnifique spectacle que celui auquel nous avons pu assister jeudi dernier
[8 avril 1943] dans la salle de la Philharmonie de Berlin, grâce au concert organisé
par la KDF et l’Amicale des Travailleurs français en Allemagne (voir le public).




Ce n’est pas la richesse de la mise en scène qui me fait pousser ce cri enthousiaste,
car, de mise en scène, il n’y en avait pas : sur la scène, une trentaine d’enfants
et de jeune gens vêtus uniformément et simplement, en prêtre en soutane noire,
avec au fond les drapeaux tricolore et à la croix gammée et c’est tout.

[…].

Le spectacle avait commencé par une allocution de M. Castagnet, chef de la délégation officielle française à Berlin, qui a souhaité la bienvenue à M. l’abbé Maillet et à ses petits chanteurs et les a remercié de venir apporter un peu de joie et d’air de France aux ouvriers qui viennent travailler de si loin de chez eux par suite des nécessités de la guerre.

Il a remercié d’autre part les autorités allemandes qui ont accordé toutes facilités à l’organisation de ce concert qui n’est pas unique,puisque c’est dans toute l’Allemagne qu’ils sont venus chanter pour leurs compatriotes, travailleurs civils et prisonniers.

Ces autorités étaient du reste présentes dans la salle en la personne du Dr Mall
et de M. Schultz du Front du Travail Allemand (DAF) et de M. Purmann,de la KFD.

[…]

Nos jeunes chanteurs représentant la jeunesse française, une délégation
de la jeunesse allemande était venue spécialement pour les saluer
avec à sa tête l’Oberbannführer Zander, chef du Service culturel
de la Jeunesse hitlérienne, Oberstammführer Deppe et le Dr Bran,
membre du Comité franco-allemand et des jeunesses hitlériennes.

Après la soirée, les représentants de la Jeunesse hitlérienne s’entretinrent
avec les jeunes chanteurs français et les ont félicité de leur belle réalisation
artistique au cours d’une réunion amicale où nous avons eu le plaisir d’entendre
l’abbé Maillet exprimer […] sa foi dans le rapprochement franco-allemand
et la déception que lui avait causée cette nouvelle guerre entre la France
et l’Allemagne".
[1]




Un monument aux morts français en Allemagne.



Je possède ces journaux car mon père était un ami du sculpteur Roger Baron.
Son histoire, aujourd’hui bien oubliée, mérité d’être raconté.
Fait prisonnier en 1940, il se retrouva à l’Oflag d’Edelbach.
Comme il acceptait de travailler, les autorités du camp l’affectèrent à l’entretien
du cimetière de la ville. Un jour, elles lui proposèrent d’ériger, dans le cimetière,
un moment aux morts… français.
R. Baron accepta et se mit au travail. Il fit une statue de 4 mètres de haut.
Elle représentait un soldat tête nue qui,les mains jointes dans une attitude de prière,
fixait l’horizon (voir le cliché).



Le Pont, écrit :



"L’artiste demanda qu’on lui permit de tourner la figure martiale, qui semblait veiller,
vers la France, comme s’il avait voulu dire que le soldat de ciment armait priait
pour le salut de notre pays, les yeux attachés à l’horizon natal, malgré l’exil
et la distance.

L’idée plut aux autorités allemandes.


— Vous restez soldat jusqu’au bout. C’est très bien. C’est très noble.
Nous comprenons.

L’artiste fut libéré pour ce travail et fêté par tous ses camarades
et aussi par les autorités.

Les Allemands, pour rendre un hommage plus précis au sculpteur, ont fait dévier
la route du cimetière, qui passait derrière la statue, pour qua chacun puisse
admirer le monument aux morts".
[2]



A qui fera-t-on croire que l’Allemagne hitlérienne se dressait comme un seul homme
contre la France et la religion chrétienne ?




Une gerbe française pour les morts allemands de la guerre.



Mon père qui a également été prisonnier en Allemagne avant de devenir
« travailleur libre » a toujours insisté sur les relations d’amitiés qui s’étaient
très rapidement créées entre les Français et les Allemands.
En voici deux exemples : le 23 novembre 1941, en plein Stuttgart,
une délégation d’ouvriers français et d’ouvrières françaises déposa une couronne
sur le monument aux morts de la guerre 1914-1918 (voir le cliché).



Ce fait a été relaté dans Le Pont du 1er février 1942 (p. 4). On lit :



"A 10 h 30 exactement, le cortège s’ébranla, précédé de la couronne qui portait
deux grands rubans tricolores encadrant un large ruban rouge à croix gammée.
Sur les rubans français on lisait :
« Offert par les travailleurs français de Stuttgart » écrit en lettres d’or".





Les ouvriers français honorent les morts allemands.



En Allemagne, le jour de la Toussaint était aussi celui des morts de la guerre.
Dans toutes les villes, des cérémonies étaient organisées pour honorer
les soldats tombés durant la (première) guerre mondiale.
Le 1er novembre 1942, à Berlin, une délégation d’ouvriers français y participa,
en présence du public allemand. Dans son édition du 8 novembre (p. 1),
Le Pont rapporta :



"Sous le ciel endeuillé de Berlin, au matin de la Toussaint, des représentants
des ouvriers français […] se sont rendus au monument du Souvenir.

Entre une double haie de spectateurs, ils ont gravi, salués par la garde,
les degrés du temple ; puis, seuls dans la crypte fleurie, face au tombeau sacré,
ils ont déposé une gerbe de chrysanthèmes, cravatée aux couleurs françaises
avec l’inscription : « Hommage des Travailleurs Français ».
Au nom de leurs milliers de camarades, ils ont salué les morts de l’armée
et du peuple allemand.

Un pareil geste dépasse la portée d’une manifestation de courtoisie pour revêtir
l’ampleur d’un symbole : celui de la fraternité de deux peuples qui, après avoir
été criminellement opposés, se retrouvent aujourd’hui unis dans une bataille
pour leur avenir pacifique dans un continent réconcilié".





Les remerciements du Führer après l’affaire de Dieppe.


"Mon père m’a toujours dit que pendant la guerre, la réconciliation franco-allemande
était en marche, au galop même. De nombreux gestes le prouvent.
On se souvient par exemple qu’après la tentative manquée de débarquement à Dieppe, Hitler récompensa le comportement de la population française en faisant libérer
les prisonniers de guerre issus de la région".

Ce fait fut rapporté dans Le Pont du 6 septembre 1942, p.1 (voir l’article).




Un don allemand aux Parisiens sinistrés.



Quelques mois auparavant, suite à un bombardement anglais sur Paris,
l’Allemagne avait fait un don de 100 millions de francs à la population parisienne
pour contribuer à la réparation des dégâts".[3] (voir l’article).




Le beau geste d’un ouvrier allemand.



A côté de ces gestes solennels, il y eut tout ces petits faits divers très révélateurs.
J’en citerai un seul.
En septembre 1942, le maire de La Rochelle remercia un ouvrier allemand
de l’organisation Todt qui, ayant retrouvé la somme de 27 000 F perdue
par un contremaître d’un chantier municipal,s’était empressé de la remettre à la mairie. L’ouvrier refusa la récompense de 1 000 F qu’on lui proposait et demanda
qu’elle soit remise aux victimes des bombes anglaises lancées sur Dieppe.[4]
(voir l’article).




L’adoption d’orphelins par les ouvriers français en Allemagne.



Je rappelle également que grâce aux salaires perçus, les ouvriers français
et les ouvrières françaises travaillant en Allemagne adoptèrent de nombreux orphelins
dont le père, la mère et parfois les deux parents avaient été tués lors
des bombardements alliés.
Là encore, je me contenterai d’un seul exemple :

- la petite Émilienne Carpentier, 5 ans fut adoptée en octobre 1942
par une section ouvrière en Allemagne.[5] (voir l’article).



Je pourrais citer des dizaines d’autres enfants (parfois cinq frères et sœurs)
adoptés par des sections d’ouvriers et d’ouvrières travaillant en Allemagne.




Des projets pour l’après-guerre.



Oui, vraiment, c’est toute une politique de générosité et de réconciliation
qui existait sous l’Occupation.
On discutait d’ailleurs beaucoup sur ce que serait l’Europe après la guerre.
Dans son édition du 17 mai 1942, Le Pont publia l’article d’une certain C. Vaillet
qui écrivait :



"En premier lieu, cette Europe sera basée sur un système de coopération
économique organisé. Au centre, les pays industriels fonctionneront grâce
à l’exploitation rationnelle de leur sous-sol. Des voies ferrées, des autostrades,
des canaux, de fleuves seront aménagés pour permettre des écoulements rapides
dans toutes les directions, y compris les mers.
Car, ceci est à signaler, les exportations ni les importations ne seront supprimées ;
elles seront seulement organisées par un système de compensation.
Une banque centrale, dont le siège sera peut-être Berlin, servira
de « plaque tournante des échanges européens ».

Ce centre industriel sera équilibré, à l’est et à l’ouest, par deux grandes
contrées agricoles : l’Ukraine d’un côté, la France de l’autre.
Pour compléter ses ressources alimentaires, l’Europe aura un immense verger :
l’Afrique.
Des projets de grande envergure : reboisement, mise en valeur de contrées
inexploitées, modernisation de petites villes et de villages, décongestionnement
des grands centres urbains, etc.
Du point de vue social, on accélérera l’évolution et l’utilisation des progrès
scientifiques, on améliorera l’hygiène sociale.

Il est évident que tous ces immenses travaux seront entrepris sans aide
pécuniaire ou matérielle extra-continentale, et sans or ; l’étalon-or capitaliste
ayant été aboli.
Toute cette activité sera dirigée et rémunérée selon le système « standard-Travail », dont l’Allemagne a démontré la valeur.
Toutefois, chaque état pourra conserver sa propre monnaie pour son marché
intérieur, mais une unité d’échange sera instaurée pour mettre fin
aux fluctuations monétaires.
De plus, chaque nation conservera le droit de traiter ses affaires privées,
en dehors des accords de la Centrale de compensation.



[…] Et quand nous parlons d’organisation européenne, cela ne signifie pas
(et c’est un Allemand qui le fait remarquer (1)),
« que tout doit être dirigé et contrôlé, et qu’il y aura partout des Allemands
pour organiser toutes choses



C. Vaillet.



(1) :
Le docteur Josef Winschuh, dans « L’Edification d’une Europe nouvelle »,p.79. [6]




L’avenir de la France.



Une semaine plus tard, Le Pont publia l’article d’un allemand qui,
dans une sorte de réponse, soulignait :



"Un des grands sacrifices que la France devra consentir à l’Europe nouvelle
sera l’abandon de sa prétention à l’universalité de sa civilisation :
la France ne devra plus se considérer spirituellement comme l’église universelle,
mais comme une unité nationale particulière,déterminée par la race et par l’histoire.
C’est en tant qu’unité historique et nationale que la France devra prendre part
à la discussion spirituelle des peuples européens en s’intégrant dans la dialectique
de l’Europe. Nous ne croyons pas que la France y perdra quelque chose.
Nous pensons, au contraire, qu’elle y gagnera beaucoup.
En se limitant, la France enrichira les autres peuples d’Europe, car les vraies
valeurs françaises ne seront plus recouvertes par une prétention qui excluait
tout dialogue. Le limbe invisible qui sépare les deux pays, restera toujours
une frontière. Mais on ne dira plus que d’un côté sont les valeurs,
de l’autre le néant ; d’une part la civilisation, de l’autre la barbarie.
Mais il y a d’un côté les valeurs françaises, de l’autre les valeurs allemandes.
Et les deux univers se mesureront en prenant contact. Le dialogue franco-allemand
passe du plaidoyer à la disputation.
Mais c’est l’histoire qui donnera la conclusion de cet entretien,
dans le cadre de la grande Europe".




Karl Epting. [7]




La femme dans la nouvelle Europe.



Je citerai enfin cet article sur le rôle de la femme dans la Nouvelle Europe
(on dit tant de bêtises à ce sujet).
Publié dans l’une des toutes premières livraisons du Pont, on lisait :



"Et la déchéance gagna la femme, rendit stérile son corps fécond,
éteignit la dernière grâce de sa féminité naturelle.

L’institution sacrée du mariage, piétinée dans son essence,
amena peu à peu la ruine du sentiment de la famille.

Un foyer ? Un mari ? Des enfants ? O disgrâce…

L’argument si répandu et qui voulait tout expliquer ou excuser :
« Qu’on nous assure de quoi élever notre famille et nous aurons toutes
beaucoup d’enfant », est une façade hypocrite.
Les plus nombreuses familles en France se rencontraient dans les milieux ouvriers
et chez les chômeurs.

Ailleurs, on dépensait sans compter l’argent qui eût permis de sauver
ces innocentes victimes d’un régime sectariste où le possédant avait l’égal
d’une toute puissance.

Et de là partaient les nouveaux principes qui devaient si dangereusement
« dématerniser » la femme en France dès sa jeunesse.

Vingt ans plus tard, pour l’année 1939, le pays ne comptait plus
de 612 000 naissances contre 1 633 000 dans le Reich grand-allemand.

Ainsi, les mères allemandes avaient bien mérité de leur patrie.

[…]

Familles nombreuses, culte de l’effort dans le travail, sobriété érigée en habitude, désintéressement sans réserve, unité derrière un chef unique :
tels sont les éléments qui composent la supériorité réelle d’une nation,
en temps de guerre comme en temps de paix.

Or, c’est précisément la femme, source de vie et éducatrice première,
qui est naturellement qualifiée pour créer et pour maintenir le potentiel numérique
en même temps que le dynamisme spirituel qui décident un jour du sort du pays.

Elle reste en toutes circonstances la gardienne prédestinée de la continuité
dans la race, la dépositaire atavique de ses traditions ethniques,
religieuses et morales.

D’ailleurs, l’idée de la patrie, dans son esprit intime, n’est pas autre chose
que la projection, sur le plan supérieur, du principe souverain de maternité.

Et la jeunesse de la France, la jeunesse d’Allemagne, la jeunesse d’Italie,
la jeunesse d’Espagne et toutes les autres seront la jeunesse d’Europe.

Chacune formée à son creuset national, mais toutes collaborant
pour la paix du monde"
.[8] (voir cliché)



"Je tenais à porter ces documents à votre connaissance et je remercie l’équipe
de Sans Concession qui lutte pour une histoire objective.
Vous avez parfaitement raison:si Hitler avait gagné la guerre,nous n’en serions pas là…"







--------------------------------------------------------------------------------

[1] Voy. Le Pont, 11 avril 1943, p. 5.

[2] Voy. Le Pont, 21 mars 1943, p. 4.

[3] Voy. Le Pont, 29 mars 1942, p. 2.

[4] Voy. Le Pont, 27 septembre 1942, p. 2.

[5] Voy. Le Pont, 1er novembre 1942.

[6] Voy. Le Pont, 17 mai 1942, p. 5.

[7] Voy. Le Pont, 24 mai 1942, p. 5.

[8] Voy. Le Pont, 11 janvier 42, pp. 1 et 4.


_________________
L'autre Histoire.
"Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son"


http://sansconcessiontv.org/
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http://robertfaurisson.blogspot.it/2014/12/une-grande-dame-allemande-ouvre-la.html
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