Sur les charniers à l’Est découverts par Patrick Desbois.

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Sur les charniers à l’Est découverts par Patrick Desbois.

Message  Mr Klein le Jeu 6 Déc - 13:12





-Question-



Il y a peu,un communiqué de presse émanant du Vatican a déclaré qu’à la tête
d’une équipe de chercheurs, un religieux était en train de recenser les charniers
de juifs massacrés par les « nazis » en Ukraine lors de la deuxième guerre mondiale.
J’ai cru entendre que, déjà, plus de mille charniers avaient été découverts,
contenant chacun entre quelques dizaines une centaine de milliers de corps.
C’est énorme.

Un des principaux arguments des révisionnistes pour réfuter l’histoire
des Einzatsgruppen qui,à l’Est,auraient massacré des centaines de milliers de juifs, consiste à dire qu’aucun charnier n’a été découvert.
Il semble que cet argument ne puisse plus être utilisé.
Si c’est le cas,ne peut-on pas en déduire qu’il y a vraiment eu des pogroms organisés
de juifs à l’Est,donc qu’il y a vraiment eu un génocide (ou,au moins, une tentative
de génocide) ?

J’aimerais connaître vos réflexions sur ce sujet.



Réponse :



L’affaire que vous mentionnez nous est connue. Le religieux dont vous parlez
est le père Patrick Desbois. Son enquête en Ukraine a débuté en 2004.
Elle se déroule sous l’égide du « cardinal » Jean-Marie Lustiger, du « cardinal »
Philippe Barbarin (de Lyon), de « monseigneur » Ricard et du Congrès juif mondial.



La découverte de charniers à l’Est,que ce soit en Ukraine ou ailleurs, jusqu’aux
confins de l’ex-empire soviétique,n’est nullement surprenante.
L’histoire de ces régions a été très tourmentée au siècle dernier,avec notamment
la dictature stalinienne et l’effroyable guerre germano-soviétique.
Je rappelle qu’en 1991,à Moron (frontière mongole), des charniers contenant
des dizaines de milliers de moines bouddhistes victimes de Staline furent mis à jour
et que,d’après la BBC, bien d’autres restaient encore à découvrir
(voir l’article de Libération sur le sujet) [1].



Plus près de nous (géographiquement),mentionnons la « tragédie de Bleiburg »
survenue en mai 1945,lorsque les Anglais refusèrent non seulement d’accepter
la reddition des Croates qui avaient combattu les communistes aux côtés
des Allemands,mais aussi de leur accorder l’asile politique en Autriche occupée.
300 000 Croates environ tombèrent aux mains des communistes.
Ils furent emmenés à travers la Croatie septentrionale jusqu’à la frontière roumaine.
Une grande partie mourut lors de ces « marches de la mort » et les corps
des victimes furent enterrés sommairement dans des fosses communes ou jetés
dans des puits,des précipices,des mines abandonnées…[2]

Aujourd’hui encore,nombre de ces fosses subsistent,qui n’ont jamais été ouvertes.

Ajoutons à cela les charniers dans l’ancienne Allemagne de l’Est.
Ils contiennent les restes des victimes internées dans les camps du IIIe Reich
reconvertis en prisons à partir de 1945.
Certains d’entre eux ont été ouverts dans les années 1990 (voir cliché),

mais beaucoup d’autres n’ont fait l’objet d’aucune fouille [3].

On le voit,des milliers de fosses communes parsèment l’est de Europe,
qui renferment les restes de gens très divers
(Koulaks, Croates, Russes, Juifs, Allemands…).

L’Ukraine ne fait pas exception à la règle :

-de nombreux massacres y ont été perpétrés et de nombreuses batailles s’y
sont déroulées pendant la première moitié du XXe siècle, que ce soit sous
le régime soviétique ou sous l’occupation allemande.
D’où la présence de nombreux charniers qui contiennent les restes de soldats
et des civils. Parmi eux figurent naturellement des juifs morts lors d’événements
qui ne les concernaient pas en tant que juifs ou lors de pogroms proprement dits,
mais qui ne furent pas tous, et de loin, le fait de l’occupant allemand
(pogroms de 1905 par exemple).



Voilà pourquoi la plus élémentaire prudence s’impose lorsqu’on nous parle
de « 1 100 charniers de 60 à 100 000 corps » découverts en Ukraine
(voir le titre dans la presse) [4].

Cette prudence, la presse ne l’observe pas, présentant arbitrairement toutes
les fosses découvertes comme autant de « charniers juifs d’Ukraine »,
des juifs qui, bien entendu, auraient été victimes des « nazis ».

Si,vraiment, l’enquête du père Desbois était sérieuse, à chaque découverte
d’un charnier, des membres de la police criminelle et des médecins légistes
seraient appelés sur les lieux afin de relever les indices matériels qui permettraient
de répondre aux questions essentielles : à quand remonte le charnier ?
qui étaient les gens dont les restent viennent d’être retrouvés ?
de quoi sont-ils morts (maladie ? mort violente ?...) ?



A mon avis,la mission du père Desbois s’inscrit dans une vaste opération
de propagande qui consiste à faire croire que de nouvelles découvertes
surviendraient sans cesse, confirmant la thèse officielle de l’ « Holocauste ».

Rappelez-vous. En octobre 1998, ce fut l’affaire Hans Münch :

- la presse allemande venait soi-disant de découvrir un ancien médecin allemand
qui avait travaillé à Auschwitz et qui,cinquante ans après,avouait l’existence
de chambres à gaz dans ce camp. Mais en vérité,cet H.Münch était connu
depuis toujours,car après la guerre,il avait été jugé et acquitté,par un tribunal polonais. [5].

En décembre 1999,le mensuel Historia parla d’un
« document retrouvé depuis peu dans les archives du Foreign Office britannique »
et démontrant que,depuis décembre 1942,les Alliés connaissaient
« la “solution finale” telle que l’avait ordonné Hitler »[6].
Or,cette pièce était connue depuis bien longtemps (au moins 30 ans),
puisque Raul Hilberg l’avait brièvement mentionnée dans son ouvrage
La destruction des juifs d’Europe. [7].

En janvier 2004,la presse parla de photos aériennes d’Auschwitz prises durant
l’été 1944 et qui venaient « d’être rendues publiques » après avoir été extraites
« des Archives nationales de Kew (banlieue ouest de Londres) ».
Elles confirmaient, disait-on, qu’un massacre de masse aurait été perpétré
dans ce camp. [8].
En vérité,ces photos prises par une unité aérienne basée à Bari étaient connues
depuis toujours ;certaines d’entre elles avaient d’ailleurs été publiées en 1979 par la CIA.[9]



Cette façon de faire croire que des découvertes récentes viendraient renforcer
la thèse de l’ « Holocauste » n’est pas nouvelle.
Rappelons qu’à Nuremberg, parmi les documents de l’Accusation figurait le PS-1553.
Il s’agissait du « rapport » d’un certain Kurt Gerstein,auquel étaient annexées
quelques factures concernant des commandes de Zyklon B. Le 30 janvier 1945, l’accusation française produisit ce document mais en ne lisant que les factures
(TMI, VI, 345-6, 377).
Les « aveux » de K. Gerstein ne furent mentionnés qu’en passant :

« Au document PS-1553 est jointe la déposition de Gerstein »,
se contenta de préciser Charles Dubost,qui se garda bien de la lire
(TMI, VI, 377 ;voir cette page).

Cette discrétion démontrait que, pour l’Accusation, les allégations du sieur Gerstein étaient sans valeur, tant elles renfermaient d’extravagances
(700 personnes entassées 25 m², tas de linge hauts de plus de 35 mètres…).
Deux ans plus tard, pourtant, le 18 janvier 1947, Le Monde publia, en page 2,
un article intitulé : « Un témoignage accablant à propos des chambres à gaz ».
Le texte commençait ainsi :


"Nuremberg,17 janvier. " Le Haute Cour américaine des crimes de guerre a entendu
jeudi un long récit des exterminations massives de juifs au camp de Belcec […].
Il s’agissait de la déposition écrite d’un ingénieur Westphalien nommé Kurt Gerstein […]".




Après deux ans d’oubli, K. Gerstein était donc soudainement revenu !
Dans la suite de l’article,ses « aveux » étaient résumés et les extravagances
les plus criantes passées sous silence.
Le journaliste omettait ainsi de mentionner les tas hauts de 35 à 40 mètres
et il se contentait de parler de chambres à gaz « d’environ 45 mètres cubes »,
sans préciser ni la surface, ni le nombre de victimes qui y auraient été entassées
en même temps. Enfin,rien n’était dit sur le fait que ce « long récit » n’était pas
nouveau,qu’il avait été rédigé le 26 avril 1945,que son auteur avait été retrouvé opportunément mort dans sa cellule trois mois plus tard et qu’en janvier 1946,
l’Accusation à Nuremberg s’était contentée de mentionner ce document sans le lire...
Ainsi laissait-on croire au lecteur qu’un nouveau « témoignage accablant »
venait d’être produit,qui confirmait sans contestation possible la version
de l’histoire entérinée par les vainqueurs.



L’histoire des charniers d’Ukraine est de la même veine.
Depuis toujours, leur existence était connue (à défaut de leur localisation exacte).
Si, vraiment, ils avaient pu apporter la preuve qu’un gigantesque pogrom avait
été commis à l’Est par les Allemands, il y a bien longtemps que des équipes
auraient été envoyées, afin de les localiser, de les fouiller et de rédiger
des rapports circonstanciés.

Voilà pourquoi les déclarations qui ont été faites récemment et qui ne manqueront
pas d’être faites sur la mise à jour de ces charniers ne doivent pas nous impressionner. D’après la presse, le travail du père Desbois « devrait aboutir à un livre
et une exposition à Paris » (voy. le Journal de Saône-et-Loire, déjà cité).
Ce sera l’occasion de juger son travail, avec toute la prudence nécessaire
car on se souvient du document URSS-054 qui attribuait aux Allemands
le massacre de… Katyn.



(Pour lire notre jugement porté sur l’enquête menée par le père Desbois, cliquez ici).





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[1] Voy. Libération, 23 octobre 1991, p. 22.



[2] Voy. La Tragedia de Bleiburg. Documentos sobre las mastanzas
en masa de los Croatas en Yugoeslavia comunista en 1945

(Studia Croatica, Buenos Aires, 1963).



[3] Voy. Adrian Pressinger, Death camps of the Soviets. 1945-50
(Landpost Press, Maryland, 1994).



[4] Voy. Le Journal de Saône et Loire, 9 juin 2005,
article intitulé : « Le père Desbois a référencé près de 1 100 charniers
de 60 à 100 000 corps ».



[5] En 2000,d’ailleurs,on apprit qu’au moment où il avait tenu ses propos accusateurs,cet ancien médecin était « dans un état de démence sénile proche
de la maladie d’Alzheimer » (Voy. V. Reynouard, L’affaire du médecin d’Auschwitz
« sans remords » [éd. VHO, 2001], p. 4).



[6] Voy. Historia, décembre 1999, p. 22.



[7] Voy. R. Hilberg, La destruction des juifs d’Europe
(éd. Fayard, 1988 [pour l’édition française]), p. 966, note 23.
Pour la réfutation complète de l’article publié dans Historia,
voy. Les véritables falsificateurs de l’Histoire (éd. VHO, 2001).



[8] Voy., par exemple, France Soir, 21 janvier 2004, p. 1.


[9] Voy. The Holocaust Revisited (CIA, 1979).


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