Les mensonges par omission concernant le « grand Résistant » belge Arthur Haulot.

Aller en bas

Les mensonges par omission concernant le « grand Résistant » belge Arthur Haulot.

Message  Mr Klein le Mer 21 Nov - 14:58






- Table des matières -



Un séjour en prison qui fut bien confortable 1


De nombreux prisonniers ont finalement été déportés par la faute....
de la Résistance 2

Tous les Résistants emprisonnés n’étaient pas condamnés à la déportation. 2


Les raisons de la déportation d’A. Haulot 3


Des cas que l’on peut multiplier 4


Les otages étaient le plus souvent des coupables déjà emprisonnés 5


Les conditions de vie d’A. Haulot à Dachau. 5


Pas un mot sur les massacres d’Allemands à la libération de Dachau. 6


Les faits 6


L’enquête américaine 7


Le général Patton intervient pour étouffer l’affaire 7


Le silence coupable des historiens actuels 7


Les « nazis » n’étaient pas des hommes 8






Le 24 mai 2005,Arthur Haulot est mort.
Né en 1913,ce Belge était dans son pays une figure emblématique de la Résistance.
La Libre Belgique a annoncé son décès en titrant en première page :
« Mort d’un grand humaniste » et en écrivant que la Belgique venait de perdre
« une conscience de la Résistance et un infatigable défenseur des droits de l’homme,
de tous les hommes »[1].



Les différents journaux sont plus particulièrement revenus sur son engagement
contre l’occupant allemand, son arrestation le 27 décembre 1941 par la Gestapo,
sa déportation en septembre 1942,à Mauthausen tout d’abord puis à Dachau
où il fut prisonnier de janvier 1943 jusqu’à la libération du camp le 29 avril 1945.

Dans sa livraison de mai 2005,le bimensuel rouge Syndicats a fait paraître
en encart dans lequel on lit :

"Sa détention dans les camps de la mort de l’Allemagne nazie,loin d’avoir brisé l’homme,
a au contraire trempé sa détermination à combattre le fascisme sous toutes
ses formes par la force du témoignage de ce qu’il a vécu, mais aussi par
son engagement de tous les jours contre les discriminations, le racisme et l’appel
à la haine que véhicule l’idéologie fasciste toujours présente "
[2].



Ça,c’est la propagande ! Mais qu’en fut-il réellement ?
C’est ce que nous allons expliquer,documents à l’appui.




Un séjour en prison qui fut bien confortable.



A.Haulot est resté environ dix mois dans une prison en Belgique,tout d’abord
à Saint-Gilles puis ensuite à Forest. Sachant qu’il avait été arrêté pour Résistance
(il était membre d’un parti clandestin) et qu’il était aux mains de la Gestapo,
a-t-il vécu dix mois de tortures et de souffrances dans un cul de basse-fosse ?
Non. La Libre Belgique parle d’une :


"détention qui allait lui permettre de rencontrer un autre homme d’exception :
le chanoine Cardijn,futur cardinal qui avait développé la Jeunesse ouvrière
chrétienne dans notre pays. Un rencontre au sommet, il y en aurait bien d’autres…
qui ne fut pas sans effets : dans l’exiguïté de leur huit mètres carrés,le socialiste agnostique et le démocrate-chrétien jetèrent les bases de ce qui deviendrait,
la paix revenue, le Conseil national de la jeunesse !
" [3]



Cette description est déjà intéressante en elle-même,car l’homme qui vit l’enfer
dans un cul de basse-fosse n’élabore pas des projets politiques d’avenir.
Elle démontre donc que l’on pouvait être dans les prisons de l’occupant et bénéficier
de conditions suffisamment bonnes pour bâtir des projets politiques.
Mais le quotidien n’a pas tout dit. En vérité, les deux hommes n’ont pas fait que
parler, comme le laisse croire le texte : non seulement ils ont rédigé des notes
écrites qu’ils ont fait parvenir à l’extérieur aux dirigeants de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC) et au Parti socialiste, mais aussi, ils ont reçu des réponses
à leurs messages, ce qui a permis de nouer un dialogue et de bâtir une véritable projet.
Je n’invente rien : le lecteur trouvera en annexe un texte de José Gotovitch qui
a interrogé A. Haulot en mai 1976. J. Gotovitch écrit :

"C’est qu’en effet, par un système ingénieux et tout aussi inespéré dû au courage
des sœurs assurant le service hospitalier de la prison [de Forest] et sur le jardin desquelles « s’ouvre » la cellule 104 [où sont internés A. Haulot ainsi de le chanoine Cardijn], la liaison avec l’extérieur est assurée. Les textes [rédigés en prison]
parviendront à la J.O.C. et au Parti socialiste […].

Du 29 juin au 3 juillet, propositions et réponses sont échangées entre les deux hommes. Le 5 juillet, Arthur Haulot fait sortir la copie des notes et les commente pour la direction socialiste. Il demande également le feu vert éventuel pour les positions adoptées.
A une date indéterminée cet accord lui parvient et la note de synthèse, non datée, marque la fin forcée du dialogue. Arthur Haulot est en effet arraché à Saint-Gilles
[erreur : Forest], déporté à Breendonck [un camp de transit en Belgique] puis
à Dachau dont il sera un des miraculeux survivants"
.



Bien qu’on ne puisse porter des conclusions générales,force est de constater
que pour A. Haulot et le chanoine Cardijn,les prisons de la Gestapo n’ont pas
été un enfer clos.Des religieuses y assuraient le service hospitalier,on pouvait
parler politique,rédiger des notes et même communiquer illégalement avec l’extérieur
(pour voir le texte de J. Gotovitch : page 1, page 2, page 3, page 4).












De nombreux prisonniers ont finalement été déportés par la faute de la Résistance.


Tous les Résistants emprisonnés n’étaient pas condamnés à la déportation.

Autre remarque :J.Gotovitch déclare que,finalement, A. Haulot a été déporté.
Avait-il été condamné à cette peine lors de son arrestation ?
C’est peu probable,car,dans ce cas, on ne voit pas pourquoi l’occupant aurait
attendu dix mois avant de l’envoyer en camp.
L’affirmation selon laquelle un Résistant arrêté pouvait être condamné à de la prison
sans pour autant être déporté pourra surprendre.Mais les exemples sont nombreux.

En voici quelques-uns, que j’extrais de deux documents déposés par l’Accusation française à Nuremberg, les documents F-560 et F-571 relatifs à la répression
de la Résistance dans le Nord :


Le 10 septembre 1940, un habitant de Douai,Léopold Dejonghe,fut dénoncé parce
qu’il détenait des d’armes.Il cachait un lance-flammes anglais et trois boîtes
de détonateurs. Arrêté,l’homme fut renvoyé devant le Conseil de guerre de Douai.
Celui-ci le condamna à cinq mois de détention,une peine qu’il effectua
à la prison de Cuincy .
[4].



En janvier 1941,Félix Legrand fut appréhendé alors qu’il tentait de
« rejoindre les troupes de général De Gaulle ». Traduit devant un tribunal,
il fut « condamné à 1 an de prison » (Ibid., p. 288).



Le 9 janvier 1941,Raymond Lefebvre,de Boulogne-sur-Mer,fut arrêté
« pour imprimerie clandestine et propagande De Gaulliste ».
Le Conseil de guerre d’Arras le condamna « à 2 ans ½ de travaux forcés »
(Ibid.,p.289).



Le 7 juin 1941,Maurice Marti,qui habitait Marcq-en-Baroeul (Nord) fut arrêté
« pour détention de tracts et de photos du général De Gaulle ».
Il resta en prison jusqu’au 1er décembre 1942 (Ibid., p. 287).



Le 6 août 1942,un habitant d’Avion,Jean Renard,fut appréhendé
« pour activité patriotique ».Le Conseil de guerre le condamna à un an de détention,
une peine qu’il purgea à la prison de Loos (Ibid.,pp.271-2).



De son côté,Léonard Tranche,de Dorignies-lès-Douai,fut appréhendé
« pour fabrication de “V”, signe de la victoire ».
Le Conseil de guerre de Valencienne le condamna « à une peine de 6 mois »
qu’il passa à la prison de Cuincy (Ibid.,p.270).



Le 23 septembre 1943,Francisser Guilbert,de St-Pol-sur-Mer,tomba dans un piège
et fut appréhendé par la Gestapo qui le soupçonnait de trafic d’armes.
Une perquisition menée à son domicile permit de trouver deux revolvers.
Traduit devant un tribunal, il fut condamné à « trois ans de travaux forcés »
(Ibid.,pp.276-7).



En mars 1944,René Verhaegue,habitant à Pérenchies (Nord), fut
« condamné par le tribunal militaire allemand à un an de travaux forcés pour
avoir fait partie d’une organisation de résistance et pour avoir eu des tracts »
(Ibid.,p.270).



Les exemples pourraient être multipliés…

On notera qu’aucune de ces personnes n’avait de sang sur les mains,ce qui explique
la (relative) clémence des verdicts. A ma connaissance,tous purgèrent leur peine
et furent ensuite relâchés,certains ayant retrouvé la liberté plus tôt que prévu,
grâce à la « Libération ».




Les raisons de la déportation d’A. Haulot.


A.Haulot n’ayant pas eu,lui non plus,de sang sur les mains,tout porte à croire
qu’il n’était pas initialement destiné à la déportation. Dès lors,pourquoi est-il
finalement parti en Allemagne ?
La réponse se trouve dans La Libre Belgique. On lit :

"Un attentat avait été perpétré contre le restaurant Le Cygne à la Grand-Place
de Bruxelles […] [qui] était devenu la cantine des officiers allemands.
Pour l’occupant,il fallait venger cette atteinte et c’est ainsi qu’outre une lourde
amende pour la ville de Bruxelles qui n’avait pas pu empêcher l’attentat,
quarante prisonniers enfermés dans les cellules de Forest, de Louvain et
de Breendonck furent déportés vers le Reich.C’est ainsi qu’Arthur Haulot
se retrouva quatre jours plus tard à Mauthausen "
[5].



Les faits sont là,incontestables :si A.Haulot a finalement été déporté,
c’est à cause de la Résistance qui organisait des attentats.
Gageons que les 39 malheureux qui partirent avec lui étaient dans le même cas.




Des cas que l’on peut multiplier.



Je souligne que les Allemands agissaient de la même façon en France.
Lorsque des attentats étaient perpétrés contre des intérêts allemands
sans provoquer de morts,ou lorsque des maquisards tuaient des «collaborateurs » français,l’occupant déportait des otages par dizaines.
Là encore, en voici quelques exemples :

Plusieurs fois en juin 1942,dans les arrondissements de Béthune,de Boulogne
et d’Arras,des maquisards coupèrent des fils téléphoniques et télégraphiques
et détruisirent des installations de signalisation ferroviaires.
En guise de représailles,les autorités allemandes déportèrent cinquante otages
et menacèrent d’en déporter cinquante autres si les coupables n’étaient pas
découverts avant le 12 juillet 1942. [6].

Le 23 juin 1942,un attentat fut déjoué :la veille,des inconnus avaient placé
une charge d’explosifs sur la voie ferrée Hazebrouck-Lille, au niveau
de la commune d’Armentières. Immédiatement,les autorités allemandes
ordonnèrent la saisie de 100 postes de TSF et de 100 bicyclettes à Armentières
ainsi que l’arrestation de dix otages. Dans un avis publié le 24 juin 1942,
elles menacèrent de déporter ces otages si les coupables n’étaient pas identifiés
avant le 5 juillet (Ibid., pp. 607-8.

En juillet 1942,plusieurs attentats furent commis contre des « collaborateurs »
dans le Nord.Un ouvrier mineur de Fouquières-lès-Lens et un boucher d’Harnes
(deux agglomérations du Pas-de-Calais) tombèrent victimes de leurs agresseurs.
Le 30 juillet,les autorités allemandes menacèrent de déporter « 50 otages appartenant
aux milieux présumés des auteurs [des attentats] » si les coupables n’étaient pas retrouvés avant le 15 août.

Le 11 décembre 1942,à Avion,un soldat allemand fut grièvement blessé par un coup
de feu. Trois jours plus tard, une charge d’explosif détruisit des rails de chemin
de fer dans la commune d’Aulnoye. L’occupant réagit en déportant « 50 otages appartenant à des milieux communistes ».



Là encore,on pourrait multiplier les exemples.
Sachant que,très souvent,les coupables n’étaient pas retrouvés,
de nombreux otages furent de la sorte envoyés en Allemagne.




Les otages étaient le plus souvent des coupables déjà emprisonnés.



Or,il faut savoir que,dans l’immense majorité des cas,ces « otages » n’étaient pas
des innocents arrêtés au hasard,mais des Résistants connus ou déjà emprisonnés
pour leurs activités anti-allemandes.En guise de preuve,j’invoque la circulaire
adressée par le ministère de l’Intérieur de Vichy aux préfets des territoires occupés
le 22 octobre 1941, c’est-à-dire à l’heure où, suite aux premiers attentats
communistes, l’occupant allait généraliser la politique des otages.
Dans le premier paragraphe, les préfets étaient priés de dresser
« la liste des personnes de sexe masculin qui [avaient] été ou [allaient être]
arrêtées par les Autorités française pour activité communiste ou anarchiste »[7].

En clair,il s’agissait de répertorier tous les Résistants et suspects de Résistance
déjà appréhendés ou à appréhender sous peu.
J’ajoute qu’au procès Pétain,un juré,M. Malbrut,confirma bien involontairement
que les Allemands choisissaient les otages parmi les Résistants emprisonnés.
Questionnant le témoin Pierre Laval lors de l’audience du 4 août 1945,il lui lança :

"[…] il y avait dans les prisons de la zone libre des officiers français, des hommes
des réseaux de la Résistance. Vous saviez très bien que,dans ces prisons,quand l’Allemagne allait occuper toute la zone libre,ces hommes seraient des otages trouvés"

[8].



Sans ces attentats aveugles,aucun de ces prisonniers n’aurait été déporté.
Tous auraient purgé leur peine et seraient ressortis ensuite.
Le plus rageant est de penser que ces personnes (elles doivent se compter par milliers) qui ont été déportées dans de telles conditions et qui sont mortes dans les camps
sont aujourd’hui qualifiées de « victimes de la barbarie nazie », alors qu’elles
ont été tout d’abord des victimes de la guerre illégale…




Les conditions de vie d’A.Haulot à Dachau.



J’en viens maintenant à la déportation d’A.Haulot.De façon extrêmement révélatrice,
les journaux ont donné très peu de détails sur son séjour à Dachau,alors qu’il
a duré de janvier 1943 à avril 1945.Un peu plus loquace que les autres journaux,
La Libre Belgique a parlé d’une :

"expérience humaine exceptionnelle encore qui le marqua à tout jamais et dont
atteste son journal de camp.A plusieurs reprises,la maladie avait failli l’emporter
mais la foi en l’humain,dans sa version positive,et le recours à la littérature
lui permettent de résister.Et de rendre de grands services comme infirmier.
Le 29 avril 1945, les forces américaines délivraient enfin Dachau
". [9].



On en déduit qu’à Dachau, A.Haulot a pu s’adonner à la lecture,ce qui est l’indice
de bonnes conditions de détention. Et en effet,un cliché existe,qui montre
A. Haulot à Dachau,en bonne santé,bien rasé,les cheveux bien coupés
(sans être totalement rasés),vêtu d’un costume de prisonnier impeccable,
dans une cellule qui paraît bien propre, avec un lit muni d’un matelas recouvert
d’un drap blanc.Lui est tranquillement assis à une petite table, en train de lire
(voir le cliché).



Tout porte donc à croire qu’il jouissait d’une position privilégiée dans le camp.

Sans surprise,les journaux se sont bien gardés de publier cette photographie.




Pas un mot sur les massacres d’Allemands à la libération de Dachau.



Les faits:


Tout comme ils se sont bien gardés de rappeler qu’à la libération de Dachau,
A. Haulot , qui choisit de rester au camp « jusqu’à ce que tous les déportés
aient pu quitter les lieux »[10] ,
a dû assister,de près ou de loin,au terrible massacre de plusieurs centaines d’Allemands. Rappelons brièvement les faits :

le 29 avril 1945, vers 11 h, des éléments du 157ème régiment de la 45ème division d’infanterie américaine arrivèrent à Dachau.
Après avoir rencontré une faible résistance (qui fit une dizaine de morts chez l’ennemi), les Américains tuèrent une vingtaine d’hommes qui descendaient des tours de garde
afin de se rendre. Une fois dans le camp, les « libérateurs » (qui allaient rapidement devenir des « libéra-tueurs ») firent environ 500 prisonniers.
Parmi eux figuraient 200 Waffen SS de la division « Viking » qui étaient arrivés peu
avant pour remplacer les gardiens et 160 soldats de l’armée allemande et hongroise
qui étaient emprisonnés à Dachau pour différentes raisons.
Ces derniers furent sortis de leurs cellules et mis d’office avec les gardiens,
alors que les déportés étaient libérés.

La découverte du crématoire et des cadavres de déportés morts du typhus provoqua
un premier massacre. Une centaine de « gardiens » fut assassinée sans autre forme
de procès par les soldats américains. Ceux-ci dirent plus tard :
« on tira sur tout ce qui bougeait », « on a eu tous ces bâtards »,
« on a tué tous les SS à Dachau ». Pour leur part,des détenus du camp se vengèrent
en massacrant une quarantaine d’autres « gardiens » ; certains furent tués
avec des armes à feu prises aux Waffen SS ou données par des soldats américains, d’autres à coups de pelles,de bâtons,de pierres etc (voir un cliché de la tuerie).



Pris de panique,les Allemands (et les Hongrois) tentèrent d’opposer une résistance
et se réfugièrent dans différents endroits de camp. Profitant de la confusion générale,
une dizaine de Waffen SS essayèrent de se sauver ou de se cacher en se déguisant
en détenus.Il furent rapidement découverts et massacrés à leur tour par les déportés.

A midi,l’ordre fut rétabli par les Américains.Les survivants,environ 360 hommes,
furent repris et placés dans une cour,le long d’un mur,face à deux mitrailleuses lourdes. Mais peu après,un nouvel incident survint ;pour une raison restée obscure,
un soldat américain surnommé « Birdeye » tira sur les prisonniers, en tuant douze
(voir un cliché).

Un tumulte d’une dizaine de minutes s’en suivit. L’ordre fut restauré vers 12 h 15.
Trois quarts d’heure plus tard, le camp était enfin sous contrôle.
Cependant, vers 15 heures, ce fut le massacre :une des deux mitrailleuses lourdes
cracha la mort sur les prisonniers regroupés. Les blessés furent ensuite achevés
d’une balle dans la tête.Le principal responsable de la tuerie s’appelait Jack Bushyhead. C’était un Indien Cherokee qui avait le grade de lieutenant.Il est mort en 1977.

Voilà pour les faits,tels qu’ils ont été rapportés en 1986 dans un petit livre écrit
par un témoin,le colonel Howard A. Buechner,et dont le titre était :
Dachau. The hour of the avenger (Dachau. L’heure du vengeur) [11].
D’après l’auteur,560 personnes furent assassinées (p. 99).




L’enquête américaine.



Plus tard dans l’après-midi,des officiers américains de haut rang se rendirent à Dachau.
Ils virent les cadavres des « gardiens » en tas le long du mur.
Face à ce crime de guerre caractérisé,quelqu’un suggéra que les corps soient
dispersés dans la cour et qu’une photo soit prise afin de faire croire que
les prisonniers avaient été tués au cours d’une tentative de rébellion ou de fuite (Buechner, p. 117).
Cependant,des clichés avaient déjà été pris,qui montraient non seulement
les cadavres dans leur position initiale,mais aussi les assassinats.
Dès lors,plus rien ne pouvait éviter l’ouverture d’une enquête.
Celle-ci fut menée correctement,le principal chef d’accusation étant la violation
des conventions de Genève relatives à la protection des prisonniers de guerre.




Le général Patton intervient pour étouffer l’affaire.


C’est alors que,toujours d’après H.Buechner,le général Patton intervint en personne.

L’auteur écrit :


"Après un bref échange [avec J. Bushyhead],Patton ordonna à tous les officiers
qui avaient participé aux investigations sur Dachau de venir faire un rapport
dans son bureau. Il leur demanda également d’apporter tout document et
photographie qu’ils avaient collectés. Il voulut alors savoir s’ils avaient placé
toutes les preuves entre ses mains. Quand il fut certain que rien n’avait été omis,
il jeta tous les papiers dans une corbeille en métal,demanda un briquet et appliqua personnellement la flamme sur les documents.
Les charges contre le lieutenant Bushyhead venaient d’être écartées.
Mais,plus important encore,parallèlement à cet acte,les enregistrements écrits
des exécutions à Dachau furent rayées des annales d’histoire de l’armée ".

[Voy. Buechner,p.119.].



Le général Patton ignorait toutefois que d’autres clichés existaient,qui avaient été
pris par des soldats pour leur propre compte et qui figuraient dans des collections
privées (Ibid., pp. 101-102).Certains furent publiés plus tard,notamment en 1985.
En 1986,enfin,l’affaire fut clairement exposée par H. Buechner.




Le silence coupable des historiens actuels.


Malgré cela,le général Patton a atteint son objectif : les tueries qui accompagnèrent
la libération du camp de Dachau restent inconnues de l’immense majorité du public.
Car aujourd’hui encore,ceux qui devraient informer gardent un silence coupable.
Exemple : dans l’imposant catalogue de l’exposition : « Mémoire des camps. Photographies des camps de concentration et d’extermination nazis (1933-1999) », présentée à l’Hôtel de Sully (Paris) en 2001,un cliché montre un « garde SS mort
dans le canal du camp de Dachau, vers le 30 avril 1945 »[12] (voir le cliché).


De façon évidente,il s’agit d’un Waffen SS tué lors des massacres du le 29 avril.
Mais les auteurs gardent un silence prudent ; ils ne donnent aucune précision. Ignorance ? Certainement pas :car une courte allusion à ces massacres se trouve
à la page 142 ; dans une interview, un ancien correspondant de guerre américain
pour le magazine Life déclare :

« A Dachau, les Américains sont simplement entré dans le camp et ont tiré sur tous
les SS. Ils en ont tué 125 ».
Notez l’estimation fortement minorée et le flou artistique : l’explication peut laisser
penser à une courte bataille entre soldats américains et Waffen SS, alors qu’en vérité, seule une dizaine de « gardiens » sont morts les armes à la main.
Les autres ont été tués alors qu’ils se rendaient ou qu’ils étaient totalement désarmés. L’ancien correspondant de guerre avait toutefois eu le mérite de mentionner le fait.
Mais les auteurs de l’exposition n’ont pas jugé bon d’approfondir la question…




Les « nazis » n’étaient pas des hommes.



Sachant que A.Haulot était un « infatigable défenseur des droits de l’homme,
de tous les hommes », il aurait été bon de rappeler cet épisode de la libération
du camp de Dachau. La presse belge ne l’a pas fait :
faut-il en conclure que les vaincus n’étaient pas des hommes ?

Stephen Desberg,co-auteur de la BD Rafales,répond oui en ce qui concerne Hitler.
A la question : « Vous croyez que l’homme est une erreur de la nature ? »,
il a répondu qu’il préférait à la vision « judéo-chrétienne » de l’Homme sommet
de Création :

"les théories de Carl Sagan ou d’Arthur Koestler qui pensent que l’être humain
a grandi trop vite et que les problèmes de connexion entre ses neurones peuvent engendrer des erreurs de la nature comme Hitler"
[13].



Hitler serait donc le résultat d’une évolution ratée parce que trop rapide.
De son côté,Chaskel Lindenfeld pense exactement le contraire au sujet des hommes…
qui n’embrassent pas le judaïsme.Dans Contact J[uif] du mois d’avril 2005,
il a écrit :


"Le monde n’est pas antisémite,il déteste,il hait et redoute le Judaïsme car celui-ci
ne laisse pas de place à la Bête,cette pulsion animale que des millions d’années d’évolution n’ont pas réussi à éradiquer de notre cerveau reptilien.

Nos restons des prédateurs insensibles déguisés en Hominidés.
Le Judaïsme est le seul chemin vers l’Humanité de l’Homme.
Nous en payons le prix de gardien fidèle
" [14].

On en déduit que hors du judaïsme,l’être humain est voué à un bien triste destin :
soit il reste une bête au cerveau reptilien,soit il évolue mais pour devenir
une « erreur de la nature ».

Quoi qu’il en soit,la conclusion s’impose :

les vaincus de 1945 n’étaient effectivement pas des hommes ;
c’était des bêtes menées par une « erreur de la nature ».
On comprend donc pourquoi,contre eux et contre leurs « adeptes » tout est permis…





--------------------------------------------------------------------------------

[1] Voy. La Libre Belgique, 25 mai 2005, p. 1.



[2] Voy. Syndicats, 27 mai 2005, p. 1.



[3] Voy. La Libre Belgique, 25 mai 2005, p. 5, col. B.



[4] Voy. TMI, XXXVII, pp. 293-294.



[5] Voy. La Libre Belgique, 25 mai 2005, p. 5, col. B-C.



[6] TMI, XXXVI, 606-7.



[7] Voy. doc. F-133 in TMI, XXXVI, 614-5.



[8] Voy. Haute Cour de Justice. Procès de maréchal Pétain.
Douzième audience, samedi 4 août 1945. 12ème fascicule, p. 218, col. B-C.


[9] Voy. La Libre Belgique, 25 mai 2005, p. 5, col. C.



[10] Voy. La Libre Belgique, 25 mai 2005, p. 5, col. D.



[11] Thunderbird Press, Inc., Metairie (Louisiane), 1986.
Voy. plus particulièrement le chapitre X, pp. 95 et ss.
Une « note de lecture » est parue dans les Annales d’histoire révisionniste n° 2
(été 1987), pp. 27-29.


[12] Voy. Mémoire des camps. Photographies des camps
de concentration et d’extermination nazis (1933-1999) (éd. Marval, 2001), p. 133.



[13] Voy. Swarado, n° 39, 31 mai 2005, p. 2.


[14] Voy. Contact J, avril 2005, p. 15, col. A.

_________________
L'autre Histoire.
"Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son"


http://sansconcessiontv.org/
https://www.youtube.com/channel/UCtjSBBjPhyKMp2FzNnXJ_Nw/videos
http://robertfaurisson.blogspot.it/2014/12/une-grande-dame-allemande-ouvre-la.html
avatar
Mr Klein
Admin
Admin

Nombre de messages : 880
Age : 71
Localisation : Caluire (Rhône)
Date d'inscription : 15/08/2008

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum