Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

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Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

Message  Mr Klein le Sam 3 Nov - 20:48

Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

On prétend que l’« Holocauste » serait attesté par de très nombreux témoignages.
On évoque plus particulièrement des manuscrits retrouvés qui auraient été écrits
par des déportés chargés de sortir les corps des chambres à gaz et de les brûler.




Un spécialiste des gaz de combat a étudié ces témoignages.
Quelle est sa conclusion ?

Des dizaines de « témoignages » sans valeur.
L’opinion d’un spécialiste des gaz de combat.


Les révisionnistes sont souvent accusés d’écarter arbitrairement tous
les documents qui viendraient gêner leurs « pseudo-démonstrations ».
On leur reproche notamment d’écarter « tous les témoignages » qui viendraient prouver la réalité de l’ « Holocauste ». Parmi eux,on cite en particulier ceux
des « rares survivants des Sonderkommandos », c’est-à-dire de ces déportés
qui auraient été utilisés pour vider les chambres à gaz homicides et transporter
les cadavres jusqu’aux fours crématoires (ou aux fosses de crémation).
Certains noms reviennent souvent: Miklos Nyiszli, Henryk Tauber, Szlama Dragon,
Alter Fejnsilber (alias Stanislaw Jankowski),Rudolf Vrba et Fred Wetzler,Filip Müller (pour plus d’informations sur ce faux témoin notoire,cliquez ici):

http://liberation-44.forumactif.org/t1190-autopsie-d-un-faux-temoin

Paul Bendel, André Lettich, Dov Paisikovic…



J'ai choisi de publier une très intéressante lettre d’un auteur qui on le comprend souhaite rester anonyme.
Cette personne n’est ni historien,ni spécialiste de la déportation.
Au départ,elle s’est intéressée à la première guerre mondiale
et plus particulièrement, pour des raisons personnelles, à la guerre des gaz.
Ses études lui permettent aujourd’hui de prendre position lorsqu’on parle des
gazages homicides dans les camps allemands.



[Texte de la lettre]



En tant que connaisseur des gaz de combat et de la protection contre eux,
voici mes réflexions concernant les « chambres à gaz » que les Allemands
auraient utilisées pendant la guerre pour tuer leurs victimes.




Les gaz de combat.
Première précision sur l’acide cyanhydrique.


Je note tout d’abord que,contrairement à une opinion trop répandue,
l’acide cyanhydrique n’est pas un gaz qui aurait été fabriqué uniquement
par les Allemands. Certes son appellation la plus connue aujourd’hui, le Zyklon B,
est une marque allemande. Elle désigne un insecticide fabriqué à partir d’acide cyanhydrique. Mais n’oublions pas que pendant la première guerre mondiale,
la France a fabriqué de la « vitrite », aussi appelée « vincennite »,
un gaz de combat obtenu en alourdissant l’acide cyanhydrique avec des fumigènes. Expérimenté pour la première fois au bois de Vincennes (d’où « vincennite »),
il a été fabriqué à Vitry-sur-Seine (d’où « vitrite »).
Par la suite, ce mélange a aussi été appelé « forestite ».

Les gaz de combat pendant la première guerre mondiale.


Les gaz de combat ont été employés pendant la première guerre mondiale.
Ils se répartissaient en trois groupes principaux :

- les « chlorés » : dichlore ou Berthollite, sulfure d’éthyle dichloré ou ypérite, oxychlorure de carbone couramment appelé phosgène… ;

- les « bromes » : bromoacétone ou blotite, bromure de benzyle ou cyclite… ;

- les « arsines » dont les principaux représentants avaient été inventés par
des professeurs américains : le diphénylaminochlorarsine ou admasite,
du nom professeur Adam ; les (chlorovinyl)chlorarsines ou lewisite ,
couramment appelés « rosée de la mort » , synthétisés par le professeur Lewis
de la Nouvelle-Orléans…

On notera que ces substances ne se présentent pas toutes sous forme gazeuse. Certaines,comme l’ypérite, sont des liquides lourds, non volatils.
Ils sont généralement dissous dans un liquide volatil,ce qui facilitera leur
dispersion dans l’atmosphère, à la manière des gaz proprement dits.
Quant à l’adamsite, il s’agit d’un solide répandu sous forme d’une fine poudre.


Pourquoi utiliser des gaz de combat ?


Leur utilisation comme arme vient du fait que, occupant tout le volume disponible,
les gaz se répandent partout, ce qui permet d’atteindre tout ce qui se trouve
dans un espace donné, y compris les ennemis cachés et terrés, donc protégés
des projectiles. De plus, s’ils ne sont pas fugaces, c’est-à-dire s’ils sont
difficilement ventilés, ces gaz resteront dangereux longtemps.
Contrairement à une balle qui devient inoffensive lorsqu’elle a perdu son énergie,
ou à un obus qui devient inoffensif après avoir explosé, les gaz peuvent tuer
aussi longtemps qu’ils subsistent dans un lieu donné à une certaine concentration. Pendant la première guerre mondiale, des rapports ont fait état d’officiers intoxiqués après avoir dormi dans des draps provenant d’un village qui, vingt-quatre heures auparavant, avait une attaque à l’ypérite.
Plus tard, d’autres rapports ont mentionné des accidents survenus dans l’Isère,
dans une usine d’ypérite désaffectée depuis trois ans, à des personnes
qui avaient remué de la terre dans laquelle avaient été déversées les eaux
mères résiduelles de la fabrication.



Ces avantages entraînent un inconvénient majeur:mal utilisés, les gaz peuvent facilement atteindre leurs utilisateurs, soit qu’un vent contraire les aura ramenés
en arrière, soit que les soldats auront occupé trop tôt une zone contaminée.



Cet inconvénient fait que,le plus généralement, les gaz sont utilisés en dernier
ressort contre un ennemi caché et terré, donc très difficile à déloger.
Ainsi, ce n’est pas un hasard s’ils ont été utilisés pour la première fois sur
le front ouest en avril 1915, entre Langemark et Ypres (voir photo).



Car après la « course à lamer » qui s’était terminée par un match nul lors
de la « mêlée des Flandres » (novembre 1914), et après l’échec de la tentative
franco-britannique de percée vers Vouziers (février 1915), tout espoir de guerre courte s’était définitivement évanoui : la guerre des tranchées commençait.
Il fallait donc tenter de déloger un adversaire solidement établi sur ses positions
afin de percer le front et de remporter la victoire.
Dans son ouvrage intitulé Souvenirs de ma vie, le général allemand
von Deimling, qui commandait le secteur où, le 22 avril 1915, la première
attaque au gaz eut lieu, écrit :

Je dois reconnaître que la mission d'empoisonner l'ennemi comme on empoisonne
les rats, me fit l'effet qu'elle doit faire à tout soldat honnête : elle me dégoûta.
Mais si ces gaz toxiques amenaient la chute d'Ypres,peut-être gagnerions-nous
une victoire qui déciderait de toute la campagne ?
Devant un but aussi grand, il fallait taire les objections personnelles
[1].



Et en effet, le chlore utilisé pour l’attaque fit de si gros dégâts chez l’ennemi
que les troupes allemandes enlevèrent tout jusqu'à la ligne Steenstraat-Langemark, prenant au passage plus de cinquante canons[2]
(voir photos de blessures occasionnées par les gaz).




Seul le manque de réserves suffisantes empêcha les Allemands d’arriver à Ypres[3].


La chambre à gaz homicide est un illogisme.


En revanche, il est inepte de les utiliser lorsque l’ennemi est à merci,
c’est-à-dire lorsqu’il peut être tué (ou neutralisé) avec des moyens traditionnels, beaucoup moins dangereux.
Telle est la raison pour laquelle la chambre à gaz est un mode d’exécution capitale
qui n’a pas fait fortune, loin de là. Si l’on excepte quelques États riches qui
pratiquent quelques mises à mort par an, donc qui peuvent se permettrent
d’acheter des engins fort complexes, elle n’est pas utilisée dans le monde.
On peut dire que la chambre pour tuer un ou deux condamnés à mort réduits
à l’impuissance est contraire à la philosophie de l’utilisation des gaz.

En revanche, la chambre (à gaz) de désinfection est logique car, dans ce cas,
l’« ennemi » est l’insecte qui,de par sa petitesse,reste très difficilement accessible.


Une thèse officielle d’emblée suspecte.


Ces quelques explications permettent de comprendre pourquoi la thèse des gazages homicides à Auschwitz et ailleurs apparaît d’emblée fort suspecte.
Quand on tient ses victimes à sa merci, surtout s’il s’agit de femmes, d’enfants
et de vieillards sans défense, on ne se complique pas la vie avec des gaz asphyxiants. Si l’on refuse les fusillades massives[4],
on utilise le tranchant de la lame, la balle dans la nuque (Katyn),
le poison, l’asphyxie « naturelle » (j’y reviendrai),
que sais-je encore, mais pas les gaz dont la manipulation est infiniment plus dangereuse pour un même résultat.

On pourra me répondre que les Allemands ont agi dans l’urgence.
Mais cet argument ne sauve pas la thèse officielle, bien au contraire.
Car quand on improvise, on choisit un moyen simple à portée, pas un processus difficile et dangereux.


Les problèmes de ventilation.


Maintenant, supposons que les Allemands aient tout de même eu l’idée saugrenue d’asphyxier leurs victimes avec du Zyklon B.
Je n’aborderai pas les problèmes liés à la diffusion du gaz à partir de granulés jetés
par des trous dans le toit de la « chambre à gaz ».
J’admets même si cela me paraît fort improbable qu’un tel processus ait permis
de tuer mille personnes en quelques dizaines de minutes.

Comme je l’ai expliqué plus haut,une fois les gens asphyxiés,
le gaz utilisé peut tuer encore.
Il va donc falloir ventiler la pièce,de préférence mécaniquement.


Une idée fausse.


Pour beaucoup de personnes, on ventile mécaniquement un local en y installant
une machine qui va aspirer l’air et le rejeter au dehors.
Ils oublient ce qui suit : si j’extrais l’air d’une pièce close, je vais créer un vide
relatif à l’intérieur.
En conséquence, de l’air extérieur va entrer par tous les orifices disponibles.
Dans une pièce banale, ces orifices sont constitués par les tous de serrure,
les espaces entre les portes et le sol, les jours au niveau des fenêtres.
Mais si la pièce est hermétiquement close (ce qui est le cas d’une chambre à gaz), alors le seul orifice disponible est précisément le conduit de désaération qui donne
sur l’extérieur. Au niveau de ce conduit, deux courants d’air vont naître,
l’un sortant, l’autre un entrant. D’où le fait que, rapidement, l’extracteur fonctionnera « à vide » :
il aspirera l’air qui vient juste d’entrer pour le rejeter dehors (voir schéma).


Ainsi va se créer un courant circulaire qui empêchera la ventilation du local.


Les systèmes couramment utilisés
.


Pour pallier cette difficulté, on installe un autre conduit qui, lors de la ventilation, assure (par simple aspiration naturelle) l’arrivée d’air frais au-dedans de la pièce.
Mais un dernier problème surgit : sachant que, statistiquement, les molécules
de gaz se déplacent de façon aléatoire, une partie de l’air fraîchement entré
sera aspirée pendant que de l’air vicié restera dans la pièce (voir schéma).




Dans un local où les fluides peuvent s’écouler sans difficultés majeures,
cet obstacle n’est guère insurmontable il arrivera un moment où la
quasi-totalité de l’air vicié aura été extraite de la pièce.

Pour bien le comprendre, on peut recourir à l’image suivante : supposez que
cent voleurs déambulent aléatoirement dans un hall de gare.
La police vient, en arrête dix au hasard (ceux qui passent devant la porte)
et les remplace par dix gens honnêtes. Puis, parmi ces cent personnes qui
continuent à déambuler, elle en arrête à nouveau dix au hasard (toujours ceux
qui passent devant la porte) qu’elle remplace par des gens honnêtes.
Il va de soi que plus le nombre de vagues d’arrestation sera grand, moins il y aura
de voleurs dans la pièce. Mais comme les arrestations se font au hasard, moins
il y aura de voleurs et plus, à chaque vague, le nombre de gens appréhendés
seront des personnes honnêtes.
Voilà pourquoi, très rapide au début, le processus ne nettoyage du hall sera
de plus en plus lent au fur et à mesure que le temps passera.
On peut même supposer qu’à la fin, un ou deux voleurs chanceux resteront,
les vagues d’arrestations aléatoires ne touchant plus que des gens honnêtes.
Mais qu’importe, les processus aura réussi à 98 ou 99 %.

Il en va de même avec l’aération d’une pièce. Pour la purifier, il suffit de ventiler pendant un temps suffisamment long, sachant qu’il restera toujours une petite quantité d’air vicié…




Un cas où la ventilation complète est impossible.


Mais que se passe-t-il si, dans le local, une fraction de l’air vicié rencontre
des obstacles qui l’empêchent de circuler ?
Pour répondre, reprenons notre image et modifiant la situation :
dans le hall de gare,80 voleurs déambulent aléatoirement et 20 sont bloqués
dans un coin, entre des caisses très lourdes, donc impossibles à déplacer.
Jamais ces 20 voleurs ne passeront devant la porte (puisqu’ils sont paralysés).
Dès lors, la police aura beau procéder à des arrestations, même à supposer
qu’elle puisse, au bout d’un certain temps, appréhender les 80 autres voleurs,
à la fin, elle ne fera qu’arrêter les gens honnêtes qui déambulent dans le hall.
Bloqués dans leur coin, les 20 voleurs,eux,resteront.

Cette comparaison permet de comprendre que si une fraction de l’air vicié
est emprisonnée quelque part dans la pièce, le processus de purification
ne pourra jamais être un succès.
Car au bout d’un certain temps,l’extracteur ne fera rejeter au dehors
l’air pur qui a été insufflé.


Il aurait été impossible de ventiler une chambre à gaz allemande.


C’est précisément ce qui serait arrivé dans une chambre à gaz où des centaines
de victimes auraient été entassées.
Même à ignorer les problèmes liés aux bouches de désaération placées trop bas,
à la fin,les corps enchevêtrés auraient formé de très nombreuses cavités closes
où du gaz cyanhydrique aurait été emprisonné,ce qui aurait constitué
un piège mortel pour les gens chargés de vider la « chambre à gaz ».
(voir dessin):




Une hypothèse inepte.


Pour parvenir à purifier le local, l’unique moyen aurait été d’utiliser une grosse
pompe à vide chargée de vider la quasi-totalité l’air de la pièce.
Mais sans même parler des dégâts causés aux corps (certains auraient explosé),
cette méthode aurait provoqué l’implosion de la pièce, surtout si les parois
avaient comporté des orifices (fenêtres ou trous d’introduction) qui sont
autant d’éléments de moindre résistance.

J’ajoute que si, grâce à une prouesse technique relevant de la science fiction,
les Allemands étaient parvenus à utiliser une grosse pompe à vide, les témoins
en auraient forcément parlé et des documents auraient été retrouvés.
Mais ce n’est pas le cas. L’ancien déporté Lejb Langfus, par exemple, a procédé
au démantèlement des crématoires 2 et 3. Dans son témoignage, il écrit :

Il est intéressant de noter qu’en premier lieu on démonte le moteur
et la tuyauterie de l’aération pour les envoyer dans des camps :
l’un à Mauthausen, l’autre à Gross-Rosen
[5].


Les termes employés (moteur,tuyauterie,aération) démontrent
qu’il s’agissait d’un appareillage banal,qui ne justifiait aucune remarque….

En l’absence de tout document et de tout témoignage,on peut donc affirmer
que cette hypothèse de pompe à vide n’a aucun commencement de réalité.


Des « aveux » incroyables.



Sachant qu’il était impossible de ventiler totalement le local, les Allemands auraient
dû de trouver confrontés à des problèmes opératoires colossaux, des problèmes
qui les auraient très certainement contraints à abandonner ce mode d’exécution. Dans ses « confessions », R. Höss se complaît dans certains détails ; il parle
par exemple de ses états d’âme et du réconfort trouvé auprès de ses chevaux.
A plusieurs reprises, il évoque les problèmes liés à la ventilation. Il explique par exemple que les gazages au bloc 11 furent abandonnés « car, après l’emploi du gaz,
il fallait aérer tout le bâtiment au moins pendant deux jours »
(Voy. Auschwitz vu par…, p. 81). Il connaissait donc ces problèmes
de désaération. Or, de façon très étrange, il n’en mentionne aucun qui aurait
été rencontré aux crématoires 2 et 3.
Décrivant le processus de gazage,il souligne :

Une demi-heure après l’envoi du gaz, on ouvrait la porte et on mettait
en marche l’appareil d’aération.
On commençait immédiatement à mettre dehors les cadavres
[6].



Même chose chez Pery Broad qui déclare :

"On attend que le ventilateur aspire le gaz et ensuite le kommando
de crématoire ouvre les portes de la salle des morgues"[Ibid
., p. 130.].

A propos des membres de ce kommando,R. Höss ajoute ce détail capital :

"[…] on les voyait souvent traîner un cadavre d’une main et tenir
dans l’autre quelque chose à manger et le mâcher". [Ibid
., p. 98.].



C’est donc qu’ils ne portaient même pas de masque à gaz !
L’ancien déporté David Olère confirme d’ailleurs dans l’un de ses dessins
qui montre un détenu sans masque traînant deux cadavres hors de la chambre
(voir le dessin):





Ainsi n’y aurait-il eu absolument aucun problème de ventilation :
un simple « ventilateur » aurait suffi à désaérer entièrement le local
et à purifier même les cavités formées par l’enchevêtrement des cadavres.

C’est totalement impossible.

Ce simple constat permet de conclure que les scènes décrites par R. Höss,
P. Broad et D. Olère sont entièrement imaginaires.
Elles n’ont jamais pu se passer ainsi.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que les deux premiers témoins se contredisent.
A propos des cadavres, R. Höss précise : « il n’y avait ni contorsion »
et « les visages n’étaient pas crispés » (Ibid., p. 97).
Or, P. Broad déclare : « Il était difficile de retirer de la chambre à gaz
les cadavres cramponnés les uns aux autres, car les corps se sont raidis
sous l’action du gaz » (Ibid., p. 130).


Les « témoignages » d’anciens déportés.


On me répondra que si les « bourreaux » n’ont rien dit sur les problèmes
de ventilation, certains survivants du Sonderkommando en ont implicitement
parlé, puisqu’ils ont précisé avoir travaillé avec des masques à gaz.


Ils n’ont rien apporté de nouveau
.


Tout d’abord, je soulignerai ce qui suit : dès 1945, un magistrat polonais,
Jan Sehn, recueillit de très nombreux témoignages et « aveux » sur Auschwitz.
Il entendit notamment des anciens déportés qui avaient travaillé dans
les crématoires. Par conséquent, il était le mieux placé pour corriger,
voire modifier profondément, les « aveux » incroyables de R. Höss.
Or, dans son ouvrage paru en français sous le titre :
Le camp de concentration d’Oswiecim-Brzezinka (Auschwitz-Birkenau),
J. Sehn reprend presque mot à mot la version de R. Höss.
On lit sous sa plume :

Une demi-heure après que le gaz eut été jeté, on ouvrait la porte
et on branchait la ventilation. On procédait immédiatement à l’évacuation
des cadavres qui étaient transportés par des ascenseurs vers les fours

(voir le document)[7].



J’y vois la preuve que, malgré toutes les auditions organisées,
il n’avait découvert aucun récit plus précis ou plus crédible…
Les « témoins » mentaient donc aussi effrontément que les bourreaux.
Ce fait va d’ailleurs apparaître dans la suite de mon exposé.


Les principaux « témoins ».


Il serait vain de le nier, plusieurs « témoins » ont effectivement parlé
de masque à gaz. Parmi eux, citons notamment :

- Miklos Nyiszli : « le groupe du Sonderkommando, qui pénètre le premier
dans la chambre à gaz, est muni de masques à gaz »[8] ;



- Szlama Dragon : « On nous a remis à tous des masques et […]
Moll nous a ordonné de transporter ces dépouilles dans la cour »[9] ;



- Henryk Tauber:« Bien qu’on mît en marche la ventilation dès l’ouverture
de la chambre, une fois à l’intérieur de la chambre, nous portions des masques
à gaz pendant les premiers moments où nous entrions pour sortir les cadavres »[10].



Mais cela ne sauve pas la thèse officielle, car l’emploi de masques à gaz
n’aurait pas suffi à pallier les difficultés résultant de la ventilation incomplète du local.


Les inconvénients des masques à gaz.


Le grand public croit que l’utilisation d’un masque a gaz est facile,
qu’il suffit de le revêtir un peu comme l’on revêt un gant pour se protéger
du froid, et qu’on peut alors vaquer librement à ses occupations.
C’est entièrement faux.
Le port du masque à gaz est difficilement compatible avec un travail physique pénible. Trois raisons à cela :

Ils gênent la respiration et fatiguent les muscles respiratoires


1°) Qu’il soit filtrant ou isolant, un masque impose toujours à la respiration
une double gêne : une gêne chimique, sur laquelle je n’insisterai pas[11],
et une gêne mécanique qui est la plus importante.
Celle-ci résulte de la résistance offerte aux gaz par les différents constituants
du masque :cartouche,orifices,soupapes et tuyaux respiratoires.

A ceux qui n’ont jamais utilisé cet objet, je leur propose l’exercice suivant :
respirez en plaquant sans trop forcer votre main sur votre nez et votre bouche.
Vous saurez comment on respire dans un masque.
Au départ, la sensation est intolérable. Dans un livre publié en 1936,
destiné au grand public et traitant du « péril aérochimique »,
les auteurs prévenaient : « Tous ceux qui ont porté un masque anti-gaz savent
que la gêne éprouvée à respirer dans cet attirail est presque insupportable
au commencement »[12].
C’est si vrai que pendant la première guerre mondiale, 2 % des décès ou
des intoxications graves lors d’attaques au gaz avaient été dus à des masques
« arrachés à cause de la gêne » (pp. 91-92).
Preuve que la sensation d’étouffement est extrême, au point de pouvoir
faire accomplir un acte inconsidéré (arracher son masque en pleine alerte)…

Après un certain temps, certes, on s’y habitue.
Mais il n’en reste pas moins que la respiration est entravée, ce qui pose
tout d’abord un problème lié au temps du port du masque.
En effet, à cause de la résistance offerte par les différents composants
du masque, les muscles respiratoires vont devoir travailler davantage
afin d’assurer le bon échange gazeux au niveau pulmonaire.
Des expériences menées entre les deux guerres ont démontré que,
quelle que soit la ventilation (c’est-à-dire le débit d’air dans les poumons),
« le port du masque augmente de 50 % environ le travail de la respiration
sans masque »[13]. Dès lors, si le port du masque se prolonge, les muscles
vont se fatiguer, ce qui entraînera une accélération du rythme respiratoire
et un début d’asphyxie :

"[…] la respiration devient de plus en plus fréquente et de plus en plus superficielle.
La ventilation alvéolaire est de moins en moins satisfaisante et des symptômes asphyxiques apparaissent (cyanose)"[Ibid
., p. 33] (voir schéma).



Voilà pourquoi il est faux de croire qu’on pourrait porter un masque très longtemps, surtout sans entraînement préalable. Même pour une personne au repos,
le port du masque provoque à la longue un début d’asphyxie par simple fatigue
des muscles respiratoires. C’est la raison pou laquelle les fabricants ont déployé
des trésors d’imagination afin de limiter la gêne mécanique : utilisation
de cartouches plus grosses (système Paillé et Vidal), de soufflets ou
de ventilateurs pour faciliter la circulation de l’air (systèmes Leau,
Loos, Cela Holding, Wonder), d’injecteurs travaillant comme trompe à air…
Mais ces systèmes, qui rendaient l’appareil plus onéreux, n’étaient pas
utilisés dans les masques simples, c’est-à-dire les plus diffusés.


Les masques filtrants peuvent devenir instantanément inefficaces.


2°) A l’époque de la deuxième guerre mondiale,il existait des masques isolants
(voir schéma).


Ces appareils fonctionnaient en circuit fermé : l’air expiré était régénéré par
la cartouche. Ainsi pouvait-on respirer quel que fut le gaz toxique employé
par l’adversaire et quel que fut le taux d’oxygène restant dans l’atmosphère. Cependant, ces masques étaient encombrants, plus chers, d’un maniement
plus délicat et, surtout, leur autonomie était d’une heure ou deux au maximum,
cela même dans les conditions optimales d’utilisation.

Voilà pourquoi à l’époque, les masques les plus couramment utilisés
comprenaient une cartouche qui filtrait l’air et retenait les substances toxiques.
Ce système comportait de nombreux avantages sur l’autre :
encombrement moindre, prix moins élevé, utilisation plus simple,
autonomie plus grande.
Il avait cependant deux gros inconvénients :

1°) l’oxyde de carbone, gaz dégagé par les explosions, n’était pas retenu
par la cartouche filtrante (sauf une cartouche spéciale à base d’hopcalite) ;

2°) la filtration dépendait grandement du débit d’air traversant la cartouche.

Je m’arrêterai sur ce deuxième inconvénient.
En 1938, d’après le cahier des charges français (mais c’était à peu près pareil ailleurs), un masque filtrant était conçu pour être efficace dans une atmosphère contenant 10 grammes par mètre cube de gaz phosgène avec un débit respiratoire
de 15 litres par minute. Ces 15 l/min correspondaient à la respiration d’un homme
au repos. Mais dès que le porteur marchait, le débit augmentait sensiblement.
Et il augmentait encore en cas de travail physique ou de course.

De plus, il faut savoir que le débit respiratoire est un débit moyen observé
lors d’une inspiration/expiration.
En vérité, la vitesse de l’air varie grandement lors d’une respiration ;
elle est maximum à la fin de l’inspiration, au moment où les muscles
vont se relâcher pour permettre l’expiration.
C’est donc à cet instant que le masque risque d’être inefficace.
Cette vitesse maximale est de 60 l/min au repos, de 100 l/min en marchant
et de 240 l/min en cas de course (voir schéma).



On passe donc du simple au quadruple…

Or, des expériences menées en 1935 MM. Dautrebande, Philippot et Dumoulin
ont démontré que dans une atmosphère contenant 1 g/m³ de gaz phosgène,
une cartouche qui pouvait résister 18 heures avec un débit de 15 l/min
ne résistait plus qu’une heure si le débit s’élevait à 117 l/min et devenait instantanément inefficace si le débit atteignait 150 l/min (Ibid., p. 37).
Des expériences semblables avaient démontré que si un débit de 25 l/min
permettait encore à une cartouche d’être efficace dans une atmosphère
renfermant 12 g/m³ de phosgène, avec un débit de 117 l/min,
la même cartouche devenait inefficace dès que le taux de phosgène
dépassait 1,2 g/m³ (Id.)
(voir schéma).


Autant dire qu’avec une telle cartouche:

1°) aucun travail physique de longue durée n’était possible ;

2°) le simple fait de courir entraînait immédiatement un début d’intoxication.
Voilà pourquoi tous les spécialistes de la protection contre les gaz de combat insistaient sur « la nécessité de réduire au minimum la fréquence respiratoire
par le repos » (Ibid., p. 157).


Un déplacement du masque peut être fatal.


3°) Une raison supplémentaire faisait recommander le repos.
Entre 1917 et 1918, 13 % des décès ou des intoxications graves avaient
été dus au déplacement accidentel du masque lors de l’attaque au gaz[14].
Or, tout travail avec un masque risque de provoquer un déplacement suite
à un faux mouvement, une chute etc.


Critique des témoignages.


A la lumière de ces précisions techniques, étudions les « témoignages ».
Outre les « aveux » de M. Höss et Broad, j’ai lu ceux, très complets,
de Filip Müller[15],
de Dow Paisikovic[16]
de Paul (ou Charles) Bendel[17]
de Szlama Dragon ,d’Henryck Tauber d’Alter Feinsilber[18]
et de Yakov Gabbay[19].
J’ai également lu la version française du War Refugee Board publiée en 1945
avec le témoignage de deux juifs échappés d’Auschwitz
(Rudolf Vrba et Fred Wetzler) et le rapport du commandant polonais resté anonyme.
Enfin, je me suis procuré l’ouvrage intitulé : Des voix sous la cendre.
Manuscrits des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau
(éd. Calmann-Lévy, 2005).


Un travail difficile qui aurait été impossible à accomplir.


Au sujet du travail qui aurait effectué dans la chambre à gaz,Perry Broad déclare:

"Il est difficile de retirer de la chambre à gaz les cadavres cramponnés
les uns aux autres"
[20].



De son côté , Myklos Nyiszli déclare :



"Le groupe du Sonderkommando […] commence la séparation des cadavres
enlacés les uns aux autres. C’est un travail très difficile.
Ils nouent des courroies sur les poignets serrés dans une crampe rigide,
et, aidés de ces courroies, ils traînent les cadavres mouillés et glissant
jusqu’à l’ascenseur qui se trouve dans la pièce voisine"
[21].



Même son de cloche chez Zalmen Gradowski :

"On tire, on arrache de force les cadavres hors de cet écheveau,
celui-ci par un pied, celui-là par une main, comme cela se prête mieux.
Il semble qu’ils vont se démembrer à force d’être tiraillés et tous sens.
On traîne ce cadavre sur le sol de ciment glacé et souillé, et son beau corps
d’albâtre poli balaie toute la saleté, toute la fange sur son passage
"[22].



Citons également Yakov Gabbay qui raconte :



"Nous n’arrêtions pas de travailler, même pas une minute de pause,
il fallait aller, soulever, traîner, jeter, aller, soulever, traîner, jeter,
et tout cela sous la surveillance des gardes allemands" [Ibid
., p. 279].



Les termes utilisés sont suffisamment clairs pour conclure que l’extraction
de 1 000 corps (ou plus[23])
enchevêtrés était un travail physiquement très lourd.
En conséquence, les efforts fournis auraient très vite entraîné
une augmentation du débit d’air dans les voies respiratoires, avec des vitesses maxima supérieures à 150 l/min, ce qui aurait empêché la bonne filtration
des matières toxiques non ventilées.

Et même à supposer que la filtration ait encore pu s’effectuer normalement,
l’asphyxie progressive serait venue d’une respiration superficielle causée
par la fatigue rapide des muscles respiratoires, puisqu’il n’y aurait pas eu de pause. Cette dernière remarque démontre que l’utilisation de masques isolants ou mixtes (filtrants et isolants, de type Biprotex) n’aurait pas résolu le problème.
Car outre l’autonomie très faible de ces appareils dans de telles conditions d’utilisation, les membres du Sonderkommando auraient rapidement été cyanosés
à cause de la respiration superficielle.

Telles sont les raisons pour lesquels ont peut affirmer que les « témoignages »
« aveux » cités plus haut sont fantaisistes : pour des raisons liées
aux inconvénients des masques à gaz,ce qu’ils décrivent n’a pas pu se passer ainsi.

Un faux témoin évident : P. Bendel.


Le mensonge apparaît encore plus nettement lorsque le « témoin »
P. Bendel parle de membres du Sonderkommando contraints d’accomplir
leur besogne en courant « comme des possédés » :

"Sous les coups de crosse et de cravache des SS, ils courent comme
des possédés cherchant à se débarrasser le plus vite possible de la charge
attachée à leur poignet
"(24] (voir document).



[1] On peut trouver cet extrait sur Internet à l’adresse suivante : http://www.chtimiste.com/batailles1418/combats/1915attaque%20gaz2.htm.

[2] Le général von Deimling écrit :« Le 22 avril, les troupes à notre droite procédèrent à une attaque par les gaz contre le front nord et le front est
du saillant d'Ypres. A 5 heures du soir, le gaz s'échappa en sifflant des
cylindres d'acier et un nuage épais de chlore jaune verdâtre fut poussé
par le vent du nord-est contre les lignes ennemies.
Ce fut une véritable catastrophe ; partout où les nuages empoisonnés
apparurent les défenseurs canadiens et coloniaux français cherchaient
à échapper par la fuite à une mort certaine.
Tous ceux qui étaient dans les tranchées de première ligne périrent étouffés.» (Id.).

[3] « Si, de notre côté, nous avions disposé de réserves suffisantes,
nos troupes auraient pu percer le front et arriver jusqu'à Ypres » (Id.).

[4] Dans ses « confessions », Rudolf Höss explique :
« J’envisageais toujours avec horreur les fusillades massives, surtout celles
des femmes et des enfants. […] je pensais aux descriptions que m’avait
faites Eichmann du massacre des juifs par les “kommandos opérationnels”
au moyen de mitrailleuses ou de carabines automatiques.
Des scènes épouvantables se déroulaient à cette occasion :
des blessés s’enfuyaient, on en achevait d’autres, surtout des femmes
et des enfants » (voy. Auschwitz vu par les SS
[Interpress, Varsovie, 1991], p. 69).

[5] Voy. Des voix sous la cendre.
Manuscrits des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau
(éd. Calmann-Lévy, 2005), pp. 80-1.

[6] Voy. Auschwitz vu par…, p. 97.

[7] Voy. J. Sehn, Le camp de concentration d’Oswiecim-Brzezinka
(Auschwitz-Birkenau), (Wydawnictwo Prawnicze, 1957), p. 140.

[8] Voy. M. Nyiszli, in Les Temps Modernes, mars 1951, p. 1665.

[9] Voy. le témoignage de S. Dragon cité par E. Kogon,
H. Langbein et A. Rückerl dans Les chambres à gaz, secret d’État
(éd. de Minuit, 1984), p. 191.

[10] voy. le témoignage d’H. Tauber dans Des voix sous la cendre. Manuscrits des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau
(éd. Calmann-Lévy, 2005), p. 208.

[11] La gêne chimique est due aux « espaces morts » du masque.
On définit communément l’espace mort comme le volume des cavités et
des canalisations comprises entre les orifices respiratoires naturels du sujet
et les soupapes du masque. A la fin de chaque expiration, de l’air enrichi
en gaz carbonique y reste, qui va être absorbé par le sujet à sa prochaine inspiration. D’où un trouble de l’élimination de ce gaz…

[12] Voy. Paul Bruère et Georges Vouloir,
Face au péril aérochimique, p. 91.

[13] Voy. MM. Tanon et Cot, La protection contre les gaz de combat
(éd. Vigot Frères, Paris, 1939), p. 55.

[14] Voy. Paul Bruère et Georges Vouloir, Face au péril aérochimique,
déjà cité, p. 92.

[15] Voy. F. Müller, Trois ans dans une chambre à gaz d’Auschwitz
(éd. Pygmalion, 1980).

[16] Cité par Léon Polikov dans Auschwitz
(éd. René Julliard, 1964), pp. 159-171.

[17] Voy. Témoignages sur Auschwitz, préface de Jean Cassou
(éd. de l’Amicale des déportés d’Auschwitz, 1945), pp. 159-164.

[18] Voy. Des voix sous la cendre…, pp. 183-238.

[19] Ibid., pp. 269-313.

[20] Voy. Auschwitz vu par…, déjà cité, p. 130.

[21] Voy. Les Temps Modernes, déjà cité, pp. 1665-1666.

[22] Voy. Des voix sous la cendre…, p. 151.




..../....


Dernière édition par Mr Klein le Sam 3 Nov - 20:51, édité 1 fois
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Re: Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

Message  Mr Klein le Sam 3 Nov - 20:49

Cette scène est complètement irréelle.
Outre les risques permanents de déplacement du masque suite
à un faux mouvement, une chute etc.,
le rythme respiratoire élevé provoqué par la course
aurait instantanément rendu le masque inefficace.

Autre faux témoin évident : S. Dragon


Autre menteur patenté:S. Dragon.
Interrogé en mai 1945 par le juge J. Sehn, il déclara :

"Après l’ouverture de la porte,il faisait très chaud dans la chambre,
on sentait le gaz qui nous suffoquait, mais, dans la bouche,
le goût était agréable,sucré
"[25] (voir document).



Or,que prescrivent les spécialistes de la protection des gaz de combat ?

"[…] si l’on vient à percevoir l’odeur toxique au cours de l’effort il est essentiel
de diminuer immédiatement la vitesse maximum inspiratoire en s’immobilisant,
voire en se couchant, même si l’on doit de ce fait se trouver dans une atmosphère plus toxique"
[26].

Si, vraiment, S. Dragon et ses camarades avaient senti le gaz comme il le dit,
tous seraient morts foudroyés.

Voilà pourquoi je rejette sans hésiter tous ces « témoignages »
qui prétendent raconter le vidage de chambres à gaz mal ventilées.
On ne le dira jamais assez :

- un masque est un outil de protection très incapacitant.

Son utilisation est fort peu compatible avec la réalisation d’un travail physique
pénible (surtout si ce travail est effectué en courant sous les coups).

Aucun « témoin » ne parle de l’entraînement qui aurait été nécessaire.


Cela dit, admettons une nouvelle fois la thèse officielle.
Dans leur ouvrage déjà cité et traitant du « péril aérochimique »,
les auteurs conseillaient aux possesseurs de masque de s’entraîner
à les revêtir et à les endurer
(« Aussi conviendrait-ils que ceux qui en sont munis s’entraînent
à le revêtir et à l’endurer »[27]).
En écrivant cela, ils ne faisaient qu’imiter l’Armée où les nouvelles recrues
étaient entraînées au port du masque. J’ajoute qu’à cette époque, en Angleterre,
des séances collectives d’entraînement étaient organisées dans des
« chambres à gaz ».
Le 2 août 1936, ainsi, Le Matin publia cette photo saisissante
qui montrait des enfants britanniques, parfois très jeunes, sortant
de la chambre avec leur masque (voir photo).



Ils s’étaient juste entraînés à le porter,sans faire d’autres exercices physiques.

Par conséquent, si, ayant choisi d’asphyxier leurs victimes avec du Zyklon B,
les Allemands avaient réquisitionné des hommes pour vider les chambres
encore remplies de gaz toxiques, ils auraient nécessairement dû organiser
des exercices préparatoires. Cet entraînement aurait eu lieu à l’air libre,
puis dans un local saturé d’un gaz irritant sans être dangereux.
Ainsi les hommes auraient-ils pu :

- s’habituer à respirer dans un masque ;

- trouver les gestes pour éviter que celui-ci ne se déplace pendant qu’ils
allaient charrier ces milliers de corps.

Or, à ma connaissance, ni les témoignages ni la littérature officielle ne parlent
de tels exercices qui auraient pourtant permis de fortement diminuer les risques d’accidents (donc d’éviter les contretemps).
Dans sa déclaration du 10-11 mai 1945, S. Dragon explique que, dès son arrivée
à Auschwitz, croyant avoir été affecté à une usine de caoutchouc,
il s’était retrouvé au Sonderkommando :

"Nous ne savions pas ce que c’était ce Sonderkommando, puisque personne
ne nous l’avait expliqué. Sur l’ordre de Moll […] [i]ls nous ont conduit dans
la forêt où se trouvait une vieille maison couverte d’un toit de chaume. […]
on nous a fait mettre des masques et on nous a conduit devant la porte
de la maison. Moll a ouvert la porte et c’est alors seulement que nous avons vu
que des corps nus de personnes, hommes et femmes de tous âges,se trouvaient entassés dans cette maison. Moll nous a ordonné de sortir ces cadavres
devant la porte de la cour
"[28].



C’est clair,ils ont immédiatement mis au travail sans avoir effectué aucun exercice.

De son côté,Yakov Gabbay serait resté une journée au crématoire II
sans travailler. Mais le seul entraînement aurait consisté à… regarder :

"On nous a dit que, la première nuit, nous ne sommes pas obligés de travailler,
nous devons seulement regarder.
[…] on nous a ordonné de descendre en bas pour voir ce qui s’y passait.
Nous sommes descendus, nous avons ouvert les portes des chambres à gaz et,
en effet, nous avons vu tous les corps.
On nous a dit que c’était cela notre travail […].
Je me rappelle, après on nous a emmenés dans la pièce où se trouvaient
les corps […]. Nous devions regarder comme se faisait le travail
"[29].

De son côté, H. Tauber parle bien d’un « stage d’un mois au crématoire I
pour nous préparer au travail dans le crématoire II », mais le travail consistait
à transporter des corps de fusillés et à les brûler (Ibid., pp. 199-200).
Nulle part, d’ailleurs, le « témoin » ne parle d’un quelconque entraînement
au port du masque. En revanche, il s’étend longuement sur la façon dont
les cadavres étaient brûlés[30].

Dans Auschwitz vu par les SS, les auteurs donnent des précisions sur
le Sonderkommando : quand et par qui ils étaient recrutés, leur séparation
des autres détenus, leur destin etc. (voy. pp. 70-1, note 125),
mais rien n’est dit que des exercices qu’ils auraient effectués.
Dans son étude sur la vie à Auschwitz, Jozef Garlinski décrit également
les conditions de vie du Sonderkommando (à partir de 1944) : lits individuels
avec édredons piqués, pyjamas, douche à disposition, bibliothèque…[31] ;
mais là encore, on ne trouve aucune mention d’un quelconque entraînement.
Même remarque à propos de l’article rédigé par F. Piper, le responsable scientifique
du musée d’Auschwitz. Long de plus de 11 pages et intitulé :
« Les conditions de vie et de travail spécifiques du Sonderkommando »,
on n’y trouve pas même une allusion à un quelconque exercice de port du masque.


Aucun « témoin » ne mentionne un quelconque accident.


Me dira-t-on que les Allemands n’avaient aucun souci de la vie des détenus,
donc qu’ils se moquaient des risques encourus par le Sonderkommando ?
Admettons. Mais dans ce cas, les accidents auraient dû être nombreux au cours
du vidage des chambres : masque déplacé suite à un faux mouvement ou
à une chute, cartouche devenue inefficace parce que saturée ou soumise
à un débit d’air trop rapide…. Or, là encore, je note que ni la littérature officielle,
ni les témoignages n’en mentionnent. L’exemple le plus intéressant est fourni
par le docteur Bendel. Il affirme qu’en 1944, avec deux autres médecins,
il aurait été affecté aux crématoires de Birkenau pour veilleur sur la santé
des 900 détenus du Sonderkommando[32].
Par conséquent, il aurait dû être au courant du moindre accident.
Mais il n’en évoque pas un seul.
Il déclare simplement que 200 hommes ont été gazés le 27 septembre 1944,
500 fusillés en octobre et 100 évacués le 27 novembre pour une
restée inconnue[33].

De son côté, D. Paisikowic raconte que sur les 150 membres du Sonderkommando affectés au Bunker V, 8 ou 9 se sont suicidés en se jetant eux-mêmes dans le feu. Mais il ne mentionne en revanche aucun accident,alors qu’il aurait été par
la suite chargé de vider la « chambre à gaz » du crématoire 2[34].
Il est vrai que le témoin ne parle pas de masque à gaz que les équipes
auraient portés. Nous sommes donc en plein roman.

Mentionnons également Henryk Tauber.Les auteurs du livre Les chambres à gaz, secret d’État écrivent qu’on lui doit la « description la plus minutieuse des
crématoires II et III »[35].
C’est incontestablement vrai ; dans sa déposition, il a été très précis. Personnellement, j’y vois la preuve que cet ancien déporté avait été affecté
aux crématoires (au n° 2), très probablement pour y incinérer les cadavres.
Il connaissait notamment l’agencement des morgues, et le fait que les deux
étaient ventilées grâce à un système couplé.
Or, bien qu’il évoque de très nombreux détails à propos de l’agencement
des crématoires, des punitions parfois infligées aux membres du Sonderkommando
[36] et de bien d’autres choses encore, il est très imprécis lorsqu’il parle
du vidage des « chambre à gaz » et, surtout, il ne mentionne aucun accident.

- Conclusion -

Ma conclusion est la suivante :déjà suspecte en elle-même
(car on ne gaze pas des foules qu’on peut tuer plus facilement et sans danger),
la thèse officielle des gazages homicides à Auschwitz et ailleurs à l’aide
de Zyklon B n’est nullement sauvée par les « témoignages ».
Tout d’abord parce que l’impossibilité de purifier totalement les «chambres à gaz » avec les centaines de victimes entassées aurait empêché leur vidage.
Et même à supposer que, ayant adopté ce mode opératoire, les Allemands
aient réquisitionné des détenus qu’ils auraient munis de masques à gaz,
il aurait fallu organiser des séances d’entraînement pour espérer limiter les risques, sans quoi d’incessants accidents se seraient produits lors es vidages répétés.
Or, les différents témoignages que j’ai pu consulter ne mentionnent ni exercices,
ni entraînement, ni accidents. De façon évidente, ils émanent d’individus qui ignoraient tout en matière de protection contre les gaz de combat. Incapables d’imaginer tous les problèmes auxquels ils auraient été confrontés, ils ont donc
décrit des scènes en oubliant de nombreux éléments qui auraient dû
nécessairement intervenir. Certains, comme D. Paisikovic, D. Olère
et R. Höss ont décrit des vidages effectués sans masques à gaz,ce qui
est totalement impossible.
D’autres, comme M. Nyiszli, S.Dragon et H.Tauber ont bien parlé de masques,
mais comme s’il s’agissait d’objets d’utilisation facile, ne nécessitant
aucun entraînement et avec lesquels il aurait été possible, sans difficulté
et sans risque d’accident, de charrier des centaines de corps.
Quant à P. Bendel, il a prétendu que les membres du Sonderkommando
auraient effectué leur sinistre besogne en courant « comme des possédés »
sous les coups des SS, ce qui est impossible quand on porte un masque.
Tous ces « témoins » trahis par leur ignorance doivent donc être écartés,
au moins lorsqu’ils évoquent les gazages homicides de masse.


Réponse à une ultime objection.


On me répondra que ces déportés, qui ont déposé sans se concerter,
n’auraient pas pu tous inventer des choses similaires.
C’est oublier que dans les camps, certaines rumeurs circulaient,
qui ont pu servir de fondement à de nombreux récits,
et qu’après janvier 1945, la propagande soviétique a marqué de nombreux esprits.

Ainsi certains « témoins » qui ont décrit des gazages ou des processus
de gazages n’ont-ils rien vu de leurs yeux ; ils n’ont fait que reprendre
à leur compte des histoires entendues ici ou là.
Citons par exemple H. Tauber qui déclare :

"En décembre 1942,on a gazé dans ce Bunker quatre cents prisonniers
du Sonderkommando. Cela m’a été rapporté par les prisonniers qui étaient
employés au crématoire I
"[37].

De là les énormes erreurs que certains « témoins » commettent
quand ils décrivent non seulement le processus de gazage
mais aussi les lieux du (prétendu) crime.
Le rapport du War Refugee Board fournit un exemple flagrant :
le plan du crématoire II (ou III) dessiné par les auteurs est
totalement faux (voir document):



ainsi que le nombre de fours qui y auraient été aménagés
(36 selon les auteurs, 15 en réalité).
Dans son ouvrage, J.-C. Pressac déploie des trésors d’imagination pour tenter d’expliquer ces graves anomalies. Mais il admet que « les témoins ne sont jamais
eux-mêmes entrés dans un crématoire et [que] toutes leurs observations ont
été faites de l’extérieur ou ont été fondées sur les récits d’autres prisonniers »
[38]


Dans le même registre, mentionnons M. Nyiszli qui parle, pour les crématoires
2 et 3, d’une chambre à gaz « longue d’environ 200 m » avec, au
« milieu de la salle, tous les 30 mètres environ, une colonne [qui] monte
du sol de béton jusqu’au plafond »[39].
Il a donc bien vu une salle immense, avec des colonnes tous les 30 mètres.
Or, je rappelle que cette pièce mesurait 30 m… de long.
Me dira-t-on que le témoin n’avait aucune notion des distances ?
Je rétorquerai que, plus loin, il parle de quatre grands ascenseurs qui auraient
permis de monter les cadavres à la salle des fours :
« Quatre grands ascenseurs fonctionnent. C’est là qu’on charge les morts,
vingt à vingt-cinq par ascenseur » (Ibid., p. 1666).
Or, les crématoires 2 et 3 étaient chacun dotés d’un petit monte-charge
de 2,1 x 1,35 m. Cette fois, on ne peut parler d’une simple erreur d’appréciation.
M. Nyiszli ment effrontément, point final.
Notons d’ailleurs que J.-C. Pressac ne peut plus trouver d’excuse au « témoin ».
Il commente ainsi son allégation concernant les quatre grands ascenseurs :

"Faux et délibérément trompeur […]. Qui le docteur Miklos Nyiszli est-il
en train de tromper et pourquoi ?
"[40]

Cet individu n’est pas le seul à avoir donné des mesures fantaisistes.
Interrogé après la guerre dans un procès où il comparaissait comme témoin
de l’accusation, P. Bendel prétendit que les « chambres à gaz »
des crématoires 2 et 3 mesuraient « 10 mètres de long et 4 mètres de large »[41].
De façon évidente, lui non plus n’avait jamais pénétré dans les locaux décrits,
sans quoi il n’aurait pu commettre une telle erreur (300 % sur la longueur !).

Mais son esprit était marqué par la propagande du moment, et notamment
la propagande soviétique. Ainsi, à la question :
« Connaissez-vous le nombre total de gens exterminés à Auschwitz pendant
toute la période d’existence du camp ? », il répondit :
« Plus de quatre millions » (Id.).
Notons que S. Dragon fit une réponse similaire.
Interrogé le 17 mai 1945 à Cracovie par le juge Jan Sehn, il répondit :

"Je suis incapable de dire le nombre exact de juifs d’autres origines
[hormis la grecque] gazés à Auschwitz. Je pense que le nombre total gazés
dans les deux bunkers et les quatre crématoires dépasse 4 millions"

[Ibid., pp. 501-2].


Même son de cloche chez H. Tauber qui, sept jours plus tard,
déclara au même juge :


"Selon mes estimations, le nombre total de gazés dans les crématoires
d’Auschwitz, pendant la période où j’y ai travaillé en tant que Sonderkommando, s’élève à environ deux millions de personnes.
Durant mon séjour à Auschwitz, j’ai eu l’occasion de discuter avec d’autres
prisonniers qui travaillaient dans les crématoires et les Bunkers 1 et 2 avant
mon arrivée. C’est eux qui m’ont dit qu’avant mon arrivée deux millions
de personnes avaient déjà été gazées dans les Bunkers 1 et 2
et dans le crématoire n° 1.
Je pense donc que le nombre de gazés à Auschwitz s’élève à environ 4 millions"
[42].



Qu’en déduire, si ce n’est que ces individus ont intimement mêlé à leur vécu concentrationnaire des éléments issus de rumeurs macabres qui circulaient
dans les camps ou des mensonges de la propagande soviétique ?
Notez en outre avec quelle habilité un H. Tauber a procédé, faisant apparaître
comme le résultat de données recueillies personnellement une estimation
de la propagande soviétique.

Ainsi s’explique le fait qu’on on puisse trouver dans leurs récits des événements concordants et des descriptions exactes, y compris comme chez H. Tauber
sur l’agencement des crématoires.
Il serait vain de le nier :ces témoins ont rapporté de nombreuses choses
vraies ainsi que de nombreuses rumeurs qui circulaient dans les camps.

L’erreur consiste toutefois à s’appuyer sur ce constat pour prétendre que
ces survivants auraient toujours dit la vérité, même lorsqu’ils évoquaient
les gazages de masse. Car à partir de ce moment, tout s’effondre :
outre les nombreux rapports erronés, les processus décrits même s’ils
comportent quelques éléments concordants ,trahissent une telle ignorance
du B.A-BA en matière de gaz de combat, de ventilation et de protection
contre le péril chimique, qu’ils doivent être rejetés.
Même le fait qu’un H. Tauber ait pu décrire en détail l’agencement des
crématoires 2 et 3 de Birkenau ne suffit pas à démontrer que ses récits
de gazages de masse soient vrais.
Au contraire : ses silences sur les accidents qui auraient nécessairement
dû survenir à cause du manque d’entraînement suffisent à ôter toute valeur
à son témoignage lorsqu’il parle de l’ « Holocauste ».
On ne le répétera jamais assez : même si les Allemands avaient improvisé,
ils auraient rencontré de très nombreux problèmes techniques que les survivants n’auraient pas manqué de rapporter.


Les Allemands aurait pu tuer bien plus facilement.


J’en terminerai avec une dernière remarque : l’utilisation des gaz de combat
a fait germer l’idée d’abris entièrement étanches destinés à la protection
de groupes entiers. Des expériences ont été menées afin de savoir combien
de temps il était possible de rester terré dans un milieu confiné, avec un taux d’oxygène qui diminue et un taux de dioxyde de carbone qui augmente[43].
Elles ont permis de mettre au point la formule suivante, simple à retenir :
le temps limite (en heures) durant lequel ont peut séjourner (au repos)
dans un local dépourvu de moyens d’aération est donné en divisant le volume
de la pièce (en m³) par le nombre d’occupants et de multiplier le résultat
par le coefficient 1,5.
C’est cette formule qui était donnée au grand public[44]
(voir document).



Si l’on en croit la thèse officielle, à Birkenau,1 000 personnes auraient
été entassées dans la « chambres à gaz » du crématoire 2II (ou III),
c’est-à-dire dans 510 m³ environ[45].
On arrive à un temps limite égal à 510/1000.1,5 = 0,76 h, soit 45 minutes environ,
ce que confirme un autre calcul effectué avec une autre formule prise ailleurs.
Sachant que, toujours d’après la thèse officielle, au bout d’un certain temps,
les victimes s’inquiétaient, pleuraient, priaient à voix haute ou criaient,
la consommation d’oxygène aurait dû s’accroître sensiblement[46],
réduisant ainsi le temps limite calculé.

On en déduit qu’en moins de trois-quarts d’heures (peut-être une demi-heure seulement), il aurait été possible d’asphyxier 1 000 personnes dans le sous-sol
des crématoires 2 et 3 du camp de Birkenau, cela sans aucun danger.
Dès lors, pourquoi les Allemands se seraient-ils compliqués la vie avec un gaz
de combat très dangereux ? C’est totalement absurde…

-Conclusions générales.-


Telles sont les réflexions qui me sont venues à l’esprit lorsque j’ai lu
la thèse officielle sur les gazages homicides à Auschwitz et ailleurs.
Aujourd’hui, mes conclusions en tant que connaisseur des gaz de combat
sont les suivantes :



1°) La thèse des gazages homicides massifs par les Allemands
est d’emblée suspecte, car on ne gaze pas des victimes sans défense
que l’on tient à sa merci ;
si, vraiment, on souhaite les asphyxier pour éviter des bains de sang
(fusillades, décollations…) ou le recours au poison, on se contente
de les laisser moins d’une heure dans un local hermétiquement clos ;



2°) Les « témoignages » de survivants peuvent faire impression :
on y découvre certaines descriptions exactes, des faits vrais
et des éléments concordants.
Mais une étude plus poussée démontrent que les auteurs ont
mêlé à leur expérience de la vie concentrationnaire des allégations
issues de rumeurs qui circulaient dans les camps
(donc qui étaient connues de nombreuses personnes)
et de la propagande soviétique largement diffusée à partir de 1945.
Les récits de gazages homicides ne prennent absolument pas en compte
les problèmes de ventilation qui auraient existé dans ces « chambre à gaz »
et toutes les conséquences qui en auraient nécessairement découlé.
Voilà pourquoi on peut les qualifier d’imaginaires : de façon évidente,
les « témoins » n’ont jamais assisté aux scènes qu’ils décrivent.

Certains pourront me reprocher de ne pas avoir lu tous les témoignages.
Je répondrai que j’ai lu les plus accessibles au grand public.
Je suppose donc qu’il s’agit des « meilleurs », car je ne vois pas pourquoi
les tenants de la thèse officielle auraient publié les plus douteux, réservant
les plus solides aux spécialistes.

Je reste toutefois ouvert si jamais quelqu’un voulait me soumettre
un nouveau récit que je ne connaîtrais pas.



Tant qu’on ne m’aura pas présenté un témoignage irrécusable,
je persisterai à dire que les révisionnistes ont raison.



Veuillez...





J'ajouterai:il est malhonnête de prétendre que les révisionnistes
écarteraient illégitimement tous les documents qui viendraient les gêner.
Lorsqu’ils écartent les « témoignages » des (prétendus) survivants
de Sonderkommandos, ils n’agissent pas arbitrairement :
ils agissent comme tout enquêteur le ferait face à des récits flous
ou contenant des impossibilités manifestes.

Il est cependant dommage que des enjeux sociaux-politiques empêchent
l’adoption des méthodes traditionnelles d’investigation lorsqu’il est question
de l’ « Holocauste ».





[23] Y. Gabbay parle de 2 000 personnes
(Des voix sous la cendre…, p. 287), M. Nyiszli de 3 000
(Les Temps modernes…, p. 1663).

[24] Voy. le témoignage de P. Bendel, dans
Témoignages sur Auschwitz, déjà cité, p. 163.

[25] Voy. Des voix sous la cendre…, p. 185.

[26] Voy. La protection contre les gaz de combat…,
déjà cité, pp. 37-38.

[27] Voy. Face au péril…, déjà cité, p. 91.

[28] Voy. Des voix sous la cendre…, pp. 184-185.

[29] Voy. Des voix sous la cendre…, p. 276.

[30] Dans un article intitulé : « Les conditions de vie et de travail
spécifiques du Sonderkommando », le responsable scientifique du musée
d’Auschwitz, Franciszek Piper, parle de « juifs formées au travail dans les fours crématoires en février 1943 »
(voy. Des voix sous la cendre…, p. 240).
Il s’agissait donc bien d’apprendre à incinérer des victimes…

[31] Voy. J. Garlinski, Volontaire pour Auschwitz.
La Résistance organisée à l’intérieur du camp

(éd. Elsevier Séquoia, Bruxelles, 1976), p. 276.

[32] « De longs mois, j’ai eu le triste privilège d’être attaché comme
médecin aux quatre krématoriums d’Auschwitz-Birkenau […].
Ces krématoriums étaient servis par neuf cents déportés qui constituaient
ce que l’on a appelé le Sonderkommando. […]. Si un membre tombait malade
[…] il fallait le soigner sur place. Nous étions trois médecins chargés de
cette tâche. » (voy. Témoignages sur Auschwitz, déjà cité, p. 159).

[33] Ibid., pp. 159-160. Sur le « gazage » du 27 septembre 1944,
voy. également son article « Mohl, bandit d’Auschwitz »,
paru dans Après Auschwitz, n° 5, août-septembre 1946, p. 2.

[34] Voy. L. Poliakow, Auschwitz…, pp. 160 et 161.

[35] voy. les chambres à gaz…, p. 208.

[36] Voy. Des voix sous la cendre…,
et plus particulièrement pp. 209-210.

[37] Voy. Des voix sous la cendre…, p. 200.

[38] Voy. Jean-Claude Pressac, Auschwitz. Technique and Operation
of the Gas Chambers
(Beate Klarsfeld Foundation, 1989),
p. 459, col. B. Sur le plan fictif donné dans le rapport,
voy. Wilhelm Stäglich, Le mythe d’Auschwitz
(éd. la Vieille Taupe, 1980), pp. 496-7.

[39] Voy. Les Temps Modernes, déjà cité, pp. 1663 et 1664.

[40] Voy. J.-C. Pressac, Auschwitz…, p. 475, col. B.

[41] Voy. le document NI-11953, cité par J.-C. Pressac
dans Auschwitz…, p. 475, col. B.

[42] Voy. Des voix sous la cendre…, p. 218.

[43] Dans la pratique, le dioxyde de carbone devient nocif à un taux
supérieur à 8 % environ. Quant à l’oxygène, son manque devient nocif
en dessous de 13 %.

[44] Voy. Face au péril…, p. 65.

[45] Mesures de la « chambre à gaz » : 30 m de long,
7 m de large et 2,4 m de haut (voy. Jan Sehn,
Le camp de concentration…,déjà cité, p. 132).

[46] « les échanges respiratoires [peuvent] être activés par
une cause quelconque (crise de larme, de colère, agitation, anxiété) »
(voy. La protection contre les gaz de combat…, p. 28).

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Re: Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

Message  Jo la fouine le Sam 10 Nov - 11:24

Un témoignage capital : D. Holstein.. 2

L’histoire de D. Holstein pendant la guerre. 2

D. Holstein est arrêtée, internée, soignée puis relâchée une première fois. 3

D. Holstein se retrouve seule à s’occuper d’enfants « orphelins ». 5

La déportation vers Auschwitz. 5

Des conditions d’existence pénibles mais pas d’extermination.. 6

Libérée, D. Holstein passe une nuit à danser. 6

D. Holstein avoue qu’elle n’a « pas connu le pire ». 6

Sur l’extermination,D. Holstein rapporte de vagues ouï-dire
et des bobards reconnus comme tels 7

D. Holstein : créature de Serge Klarsfeld. 9

1990 : S. Klarsfeld contacte D. Holstein.. 10

S. Klarsfeld pousse D. Holstein à témoigner. 10

Un détonateur : l’affaire Brunner. 10

D. Holstein se lance. 11

D. Holstein a trouvé une raison d’être. 11

Comment se fabrique un « témoin de l’Holocauste ». 11

Le cas de C. Shapira. 12

Un menteur éhonté, Jo Wajsblat. 14



Aujourd’hui,de nombreux « témoins de l’Holocauste » interviennent
dans les établissements scolaires pour y raconter leur expérience aux élèves.
Que valent-ils ?



Ils se sont mis à parler très tard.


Tout d’abord, soulignons que la plupart de ces individus ont commencé
à parler très tardivement. Eux-mêmes l’avouent d’ailleurs :



Pendant des années, nous avons gardé le silence
[C. Gottlieb, ancien déporté à Auschwitz][1].



J’ai attendu quarante-huit ans pour raconter, aujourd’hui personne
ne m’empêchera de continuer [Benjamin Orenstein, président
de l’Amicale des déportés d’Auschwitz-Birkenau du Rhône][2].



Aujourd’hui octogénaire, Robert Coigneau a décidé de rompre le silence.
Depuis 1994, le rescapé raconte son histoire aux jeunes generations[3].



Après s’être enfermée cinquante ans dans un mutisme absolu […]
cette rescapée de Birkenau […] s’est un jour mise à parler
[Il s’agit de D. Holstein][4].

Pendant un demi-siècle, j’ai gardé le silence. Maintenant je parle.
Je veux témoigner tant que je le pourrai[5].



Charlotte Shapira admet sans fard qu’il lui a fallu « plus de 40 ans »
avant de se décider à témoigner.



Des raisons données qui ne sont guère convaincantes


Or, les raisons données du temps ne sont guère convaincantes, voire
totalement irrecevables.
C. Gottlieb, par exemple, prétend que les déportés ont gardé le silence
« parce que le sujet était tabou » ; puis il ajoute :
« Aujourd’hui, il faut que la terre entière sache la cruauté et la bestialité
des nazis »[6].
C’est vraiment se moquer du monde, car tout le matraquage de l’opinion
mondiale orchestré à partir de 1945 avait pour principal objectif de convaincre
que les « nazis » étaient d’innommables monstres.
En outre, l’un des piliers de cette propagande était la prétendue extermination
des juifs, dont il fut souvent question au premier procès de Nuremberg,
notamment avec le témoignage de R. Höss.

De son côté, C. Schapira prétend qu’elle n’ « arrivait pas » à témoigner car :
« Comment dire l’indicible ? ».
Or, comment croire que ce qui a été indicible pendant cinquante ans soit
soudainement devenu exprimable après soixante ans ?



Un témoignage capital : D. Holstein.


Toutes ces raisons fallacieuses invoquées doivent nous convaincre que la vérité
est ailleurs. Où ? Le témoignage de D. Holstein permet d’apporter une réponse
à cette question : on y découvre comment une ancienne juive qui n’a rien vu
et vécu d’extraordinaire pour l’époque a pu devenir un pilier de la
Mémoire de la Shoah (voir la couverture de son livre).



L’histoire de D. Holstein pendant la guerre.


Sous l’occupation,D. Holstein était adolescente et vivait en zone occupée,
à Rouen plus exactement,avec ses parents. Elle note :

Bien sûr, on a peur des arrestations, des coups de sonnette mais,
jusqu’en 1942, on ne peut pas dire qu’on ressente la terreur
[7].

En fait, jusqu’en 1942, nous menons une vie à peu près normale [Ibid., p. 21].



Deux pages plus loin,d’ailleurs,elle déclare que quelques jours avant une rafle
d’hommes juifs âgés entre 18 et 45 ans, elle avait dansé avec l’un d’eux
« un swing effréné » (p. 23).
Preuve qu’elle participait à des soirées festives, voire à des bals interdits.

Ajoutons que malgré ces rafles, et bien que son père ait été arrêté une première
fois avant d’être relâché au motif qu’il était un ancien combattant,
ils ne cherchèrent pas à fuir :

[Mon père] sait que, du jour au lendemain, il peut être de nouveau arrêté.
Pourtant il ne perd pas confiance, il ne peut pas croire au pire.
Nous restons à Rouen, en zone occupée.
Il ne cherche pas à passer en zone libre, ni même à nous y faire passer
[p. 25].



Et lorsque,au moment de porter l’étoile jaune, ils redouteront la réaction
des Français non-juifs,surtout des « collabos »,leur peur se révélera
sans aucun fondement :

Très vite nous nous apercevons que c’est le contraire de ce qu’on pouvait craindre :
les gens nous plaignent, certains même traversent la rue pour dire
que c’est une honte de nous obliger à cela. Nous rencontrons sur le chemin
un dentiste dont nous savons qu’il est un collaborateur actif et cet homme,
ce collabo, embrasse Maman en lui disant que c’est horrible,qu’il ne peut pas
accepter une chose pareille.
Nous nous sentons soulagées, nous nous disons qu’au fond ce n’est pas si grave.
[pp. 25-26].

D. Holstein a l’honnêteté d’admettre ce que tout historien objectif devrait
admettre, à savoir que sous l’occupation, la question juive intéressait peu
les Français ; ceux-ci avaient des problèmes bien plus urgents. Elle écrit :

Mais la plupart des Français ne réagissent pas [à la propagande anti-juive],
ne se sentent pas concernés par ce qui arrive aux juifs.
C’est qu’il y a beaucoup d’autres problèmes en France et que chacun doit faire
face à des tas de difficultés : deux millions de Français sont prisonniers
en Allemagne, de très nombreuses familles sont privées d’hommes, les femmes
sont devenues les chefs de famille, la plupart du temps dans une situation
financière très difficile. La France a faim. La France a froid.
Alors, le problème des juifs


C’est exactement ce qu j’écrivais au moment de l’affaire Touvier,
et je suis heureux qu’une ancienne déportée juive vienne le confirmer
quelques années après.



D. Holstein est arrêtée,internée, soignée puis relâchée une première fois.


Quoi qu’il en soit,les Holstein furent finalement raflés et envoyés à Drancy,
où ils conservèrent leurs affaires et purent recevoir des colis et des lettres[8]). Concernant la vie au camp,l’auteur rappelle que les internés eux-mêmes assuraient
la plupart des services, notamment la cuisine, le nettoyage, l’infirmerie et… l’établissement des listes des déportés[9].
Elle précise également que des « écoles improvisées » furent créées pour occuper
les enfants et soulager leurs parents (p. 34).

Mais le plus intéressant reste à venir. D. Holstein raconte qu’un jour,
elle tomba malade:mal de gorge et fièvre.
Le médecin appelé diagnostiqua la diphtérie (p. 37).
Puisque,nous dit-on, les juifs étaient tous voués à l’extermination,
il n’y avait qu’à l’isoler et la laisser mourir, ou la tuer tout de suite
d’une injection mortelle.
Mais ce n’est pas ce qui arriva, bien au contraire. D. Holstein écrit :

[…] je suis emmenée aussitôt,en ambulance, à Paris,à l’hôpital Claude-Bernard,
sans pouvoir embrasser mes parents. On ne les laisse pas s’approcher de moi
à cause des risque de contagion et je les vois pleurer tous les deux […].
A l’hôpital je suis soignée normalement
[pp. 37-38.].

Après quelques semaines de soins attentionnés, D.Holstein ressortit guérie.
Je note en passant qu’elle a eu plus de chance que le petit Singbartl,
un Allemand des Sudètes âgé de trois ans et interné en 1945 par les Tchèques
au camp de Moravka-Ostrava. Atteint de diphtérie,l’accès à l’hôpital lui fut refusé,
si bien qu’il mourut devant sa mère impuissante,Margarete Singbartl[10].

Mais revenons à notre propos.Non seulement D. Holstein fut guérie, mais aussi,
elle ne revint pas à Drancy. L’UGIF la plaça dans un établissement qui recueillait
des enfants juifs dont les parents avaient été déportés (p. 39).
Après la fermeture de celui-ci,elle alla dans un autre, bien plus grand, rue Lamarck.
Elle se souvient :

Je suis relativement libre, je peux reprendre mes études au lycée Lamartine
et je peux sortir, aller voir ma grand-mère, à condition d’être rentrée tous
les soirs à six heures
[p. 39].

Durant l’été 1943, elle tomba une nouvelle fois malade : appendicite elle fut
opérée à l’hôpital Saint-Germain où sa grand-mère et une amie purent
la voir chaque jou (p. 40).

D. Holstein se retrouve seule à s’occuper d’enfants « orphelins »

En novembre 1943, elle apprit que ses parents avaient finalement été déportés
de Drancy vers Auschwitz. Dans une dernière lettre,son père lui écrivait :

Ma chère petite cocotte, chérie, nous attendons impatiemment de tes nouvelles
mais nous sommes sûrs que tu es bien raisonnable et que tu supportes ta nouvelle villégiature avec beaucoup de patience… et bientôt nous nous retrouveron tous réunis
[p. 41].

Malgré cette lettre encourageante,la déportation de ses parents fut ressentie ,
on le comprend aisément comme « un choc terrible » (Id.).
Agée alors de 17 ans, Holstein se retrouva en charge de neuf petits enfants
juifs dont les parents avaient été déportés.
C’est la partie la plus émouvante de son témoignage :elle décrit avec affection
ces enfants de moins de dix ans désorientés par cette vie d’orphelins.
Parmi eux figurait Estelle Jakubowicz :

Elle a six ans. Elle fronce le nez, l’air sombre. C’est la plus désorientée,
toujours accrochée à moi et je dois lui dire de ne pas m’appeler « Maman »,
que je ne suis pas sa maman et que celle-ci va bientôt revenir
[p. 43].

La nuit, je me lève pour consoler ceux qui font des cauchemars.
Le matin, je les aide à s’habiller et nous descendons prendre le petit déjeuner.
Là, des surveillantes les prennent en charge.Puis ils vont à l’école de Louveciennes.
Les jours sans classe, nous les emmenons au bois de Marly
[p. 45].

La déportation vers Auschwitz.


Bref, la vie banale des orphelinats. Puis un jour, la catastrophe survint :
les pensionnaires de l’établissement furent à leur tour raflés,emmenés à Drancy,
puis déportés. Notons que certains d’entre eux, qui avaient retrouvé leur mère
à Drancy, n’allèrent pas à Auschwitz, mais directement à Bergen-Belsen,
« où il n’y a pas d’extermination systématique »
(pp. 47-48) ;
fait qui contredit la thèse officielle.

Quoi qu’il en soit,D.Holstein,elle,embarqua pour Auschwitz avec des petits enfants.
Elle raconte :

Nous sommes soixante dans notre wagon, dont une cinquantaine d’enfants
et je suis la seule monitrice. Bien sûr, je suis un peu débordée.
Heureusement, Beila et des garçons que j’ai connus au centre Lamarck
m’apportent leur aide. Quant aux adultes, il sont odieux et ne supportent pas
d’être dérangés par les enfants qui, vu le manque de place, les bousculent,
font du bruit et se plaignent de la chaleur, de la soif, du manque d’air.
Je porte un brassard qui me permet de descendre, quand le train s’arrête,
pour aller chercher toute l’eau que je peux emporter dans des récipients
de fortune et vider les sceaux hygiéniques qui, d’ailleurs, ont déjà débordé
dans les wagons
[p. 50].

Au terme de ce terrible voyage,elle arriva à Auschwitz où elle fut séparée
de ses petits protégés. Il n’y a là rien d’anormal si l’on considère qu’à 17 ans,
elle était apte au travail, alors que les petits enfants ne l’étaient pas.



Des conditions d’existence pénibles mais pas d’extermination.


Dans la suite de son témoignage, elle décrit les conditions de vie pénibles au camp:
la désinfection et la tonte (p. 53), les appels, l’absence de solidarité entre
certaines catégories de détenues[11], le froid (p. 59),
la violences des kapos[12]…

Mais certaines anecdotes méritent d’être relevées.
D. Holstein raconte par exemple qu’en 1944, les autorités d’Auschwitz ont
respecté le jeûne juif du Kippour, apportant la nourriture seulement le soir,
après le lever de la première étoile (p. 68).
Plus loin, on apprend qu’elle a été admise à l’infirmerie pour cause de scarlatine (p. 69)
et qu’elle y est restée sept semaines dans un lit particulier (p. 70).
A sa sortie, suite à des évacuations, le camp s’était dépeuplé, si bien que
les prisonniers avaient « nettement plus à manger », ce qui lui permit
de « reprend[re] quelques kilos » (pp. 72-73).
Peu après, elle attrapa la grippe, ce qui lui permit de retrouver l’infirmerie
pour une durée de trois semaines (p. 74).
Le 30 décembre 1944 enfin, elle fut évacuée à son tour pour Bergen-Belsen.
Les laissa-t-on partir sans rien dans le froid ? Nullement :


C’est vraiment le départ. Nous avons le droit à une douche et à des vêtements.
De vrais vêtements, pas des guenilles. Je me retrouve même, à ma grande surprise,
vêtue d’un superbe manteau gris. Nous prenons le train. Des wagons à bestiaux,
bien sûr, et soixante par wagon. Mais nous partons !
[p. 76]

A son arrivée à Bergen-Belsen, le manteau gris et l’écharpe qu’elle portait
sur la tête lui furent repris par un gardien.
« En fait,il récupère ces vêtements pour d’autres “transports” », écrit-elle
avec honnêteté (p. 79).
Preuve que les Allemands faisaient leur possible pour humaniser les évacuations…



Libérée,D. Holstein passe une nuit à danser.


D. Holstein connut ses derniers mois de déportation à Bergen-Belsen,
dans un camp surpeuplé (p. 79), touché par le typhus, sans eau depuis que
les canalisations avaient sauté et avec une nourriture de plus en plus rare (p. 81).
A la libération du camp par les Anglais, elle ne pesait plus que 35 kg.
Mais grâce aux soins reçus,elle reprit des forces,si bien que lors de son rapatriement,
elle passa une nuit à danser avec ses camarades :

Un soir,nous dormons dans une porcherie,mais rien n’a d’importance pourvu
qu’on rentre le plus vite possible. Une autre fois, nous passons la nuit à danser,
sans que je puisse aujourd’hui comprendre comment j’ai pu en trouver la force

[p. 90].



D. Holstein avoue qu’elle n’a « pas connu le pire ».


Telle est donc l’histoire de D. Holstein,une jeune juive déportée en 1944 à Auschwitz.
Elle a connu la douleur de la séparation,un voyage exécrable vers Auschwitz,
l’humiliation de la tonte,les appels,la promiscuité,la violence des kapos,
la nourriture insuffisante (surtout à la fin) et la perte de ses deux parents morts
en déportation.
Un destin certes peu enviable, mais,hélas ,banal dans ces périodes de grande violence. Elle-même, d’ailleurs, avoue n’avoir « pas connu le pire » :

Je suis revenue et je n’ai pas connu le pire […]. J’ai été déportée tard,
j’étais jeune et solide, je n’ai pas été sélectionnée pour la chambre à gaz,
je n’ai pas subi d’expérience, je n’ai pas été violée et j’ai pu, de justesse,
à Bergen-Belsen, attendre l’arrivée des Alliés.
Je m’en suis sortie, en mauvais état comme tous les rescapés
[pp. 107-108].



Sur l’extermination,D.Holstein rapporte de vagues ouï-dire et des bobards
reconnus comme tels.


En particulier,elle n’a vu ni chambre à gaz,ni file d’attente devant les crématoires,
ni fosse de crémation en plein air… Certes,dans son témoignage paru en 1995,
elle mentionne à plusieurs reprises une extermination planifiée ; mais toujours
comme une chose dont elle entend vaguement parler.
La première mention se trouve à la page 50,quand elle évoque son arrivée
à Auschwitz,sa descente du train et l’intervention d’un détenu qui s’occupe
de réceptionner les nouveaux arrivants :

Il me dit aussi : « Surtout, ne prends pas de gosse dans les bras ».
Je ne comprends pas, je lui demande pourquoi.
« Tu comprendras d’ici quelques jours. » Puis, me montrant les petits
: « Tu vois,ça va faire du savon ». Drôles de propos qui, apparemment,
ne veulent rien dire. Je pense qu’il est fou. Je lui demande quand même
s’il connaît des Holstein dans ce camp. Ça le fait sourire :
« Nous sommes peut-être plusieurs millions dans ce camp et je te conseille
de ne plus demander des nouvelles de ta famille,de ne plus y penser. »[pp. 50-51]

Cette scène,si elle est véridique (et je n’ai aucune raison d’en douter),
confirme que dans les camps,les bobards les plus incroyables circulaient.
En effet :

1°) A Auschwitz-Birkenau, il n’y a jamais eu plus de 100 000 à 120 000 personnes ;

2°) L’histoire de savon prétendument fabriqué avec de la graisse humaine
est depuis longtemps reconnue fausse.
Dès les années 60, R. Hilberg en parlait comme d’une rumeur qui n’a jamais pu
être confirmée. Dans son imposant ouvrage,on lit :

Les rumeurs concernant l’utilisation de la graisse humaine pour la fabrication
de savon n’ont pu être confirmées par aucun document probant ni déclaration
de témoin oculaire
[13].

De façon évidente,le déporté qui accueillit D. Holstein était une victime
de ces bobards qui circulaient,à moins qu’ils ne les aient volontairement véhiculés…

Une deuxième mention d’une extermination planifiée se trouve à la page 63,
où D. Holstein parle d’une kapo dont la violence peut être excusée :

La kapo qui vient nous chercher est une petite femme qui a l’air assez gentil
et qui nous dit qu’elle ne fera pas de différence entre les Françaises et les autres,
que nous sommes toutes des juives. Mais dix-huit membres de sa famille, dit-elle,
sont passés par la chambre à gaz et ça l’a rendue hystérique,alors il ne faut pas
lui en vouloir si elle nous bat !
[p. 63]

Bien que,là aussi,je n’aie aucune raison de douter de cette histoire,
je note que D. Holstein se contente de rapporter un « on dit… »

Plus loin,elle évoque une visite du docteur Mengele à l’infirmerie où elle se trouve
suite à sa scarlatine. Elle écrit :

C’est un nom qui ne me dit rien, mais quelqu’un m’affirme qu’il a au moins
un million de juifs sur la conscience !
C’est un grand pourvoyeur de chambres à gaz, mais il a aussi une autre spécialité :
il choisit des internés sur lesquels il procède à des expériences médicales
en les traitant comme de simples animaux de laboratoire
[pp. 69-70].

Là encore,D.Holstein rapporte un « on dit… ». Mais le plus intéressant arrive.
Une fois le docteur dans l’infirmerie :

Nous devons descendre de notre lit pour nous présenter nues devant lui.
Il nous regarde et inscrit un petit signe devant chaque nom.
Puis il part sans rien dire. Les infirmières, elles, savent ce que ça signifie :
une partie d’entre nous est condamnée à la chambre à gaz
[p. 70].

Conséquence de cette rumeur :après le départ du docteur Mengele,
et bien que la liste des sélectionnées n’ait même pas été connue (p. 71),
un vent de panique parcourut l’infirmerie :

Les mères,qui serrent dans leurs bras les enfants qu’on va leur prendre,
sanglotent sans arrêt.Des femmes deviennent folles,s’arrachent les cheveux,
hurlent de terreur dans l’obscurité
[p. 70].

Il fallut attendre le lendemain pour que la liste soit donnée.
Celles qui avaient été choisies furent alors mises à part, laissées 24 heures
sans nourriture au milieu de leurs hurlements, puis finalement emportées
dans un camion (Id.). Pour D. Holstein,ce fut, dit-elle, l’illumination :

Tout d’un coup, je réalise vraiment qu’il y a des chambres à gaz,
des fours crématoires et que nous sommes dans un camp d’extermination.
Auschwitz-Birkenau est un camp immense et je ne les ai pas vus.Cette fois.
Cette fois,je comprends que tout ce que j’ai entendu dire est vrai,
que toutes les personnes que je n’ai plus revues depuis notre arrivée
ont été assassinées,que mes petits enfants de Louveciennes ont été supprimés
dès leur arrivée
[p. 71].

Or,il faut savoir qu’à Auschwitz,de nombreux blocks servaient d’infirmerie,
qui accueillaient certaines catégories de malades bien précises, d’où
ces nombreux transferts de patients.
Dans son témoignage,ainsi, un autre déporté à Auschwitz, André Rogerie,
explique qu’arrivé malade de Dora, il fut d’abord en quarantaine.
Puis, après une première sélection, il fut admis dans un block du camp F,
le camp hôpital. Là,le médecin diagnostiqua une gale mal soignée,
si bien qu’il fut transféré « dans un block spécial, le block 15, réservé
aux maladies de la peau »[14].
Dans le même temps,son compagnon d’infortune, Gouaslard,atteint de dysenterie,
était « dirigé sur un autre block spécial pour sa maladie » (Id.).

Par conséquent,la scène dont a été témoin D. Holstein ne prouve absolument rien,
et je suis persuadé que sans les rumeurs sur le docteur Mengele,les chambres à gaz,
les expériences médicales, le savon humain… la sélection se serait passée
dans le plus grand calme et jamais l’auteur n’aurait eu son « illumination ».

Plus loin,D.Holstein parle des Allemands qui détruisent les chambres à gaz.
Mais là encore,elle ne fait que rapporter un bruit parmi beaucoup d’autres
et elle a l’honnêteté de souligner que les sources étaient loin d’être fiables.
On lit :

Les fausses nouvelles circulent, nourries de tout notre espoir et de toute
notre angoisse. Nous ne savons pas où en est la guerre […].
Certaines qui travaillent près des Allemands entendent des bribes de conversations
à partir desquelles elles construisent bien des histoires.
Il paraît qu’ils détruisent les chambres à gaz et les crématoires.
Il paraît que les Russes s’approchent
[15].

D.Holstein sera finalement évacuée sans avoir rien vu. Mais par la suite,
elle aura une confirmation de ce qu’elle avait découvert par illumination intérieure
et même plus ; elle aura « la meilleure preuve du sadisme allemand ».Laquelle ?
Ouvrons son livre à la page 106.Elle écrit :

Pour terminer ce récit,je voudrais écrire ce qui m’a été raconté à mon retour
par un camarade revenu d’Auschwitz. Je crois que c’est ici la meilleure preuve
du sadisme allemand.

« A l’arrivée, les personnes qui montaient dans les camions entraient dans
une pièce pour se déshabiller. Il y avait là de grands écriteaux demandant
aux gens de bien ranger leurs affaires pour les retrouver à la sortie.
Ils descendaient dans une chambre de douche où ils étaient asphyxiés au Zyklon B.
Le plancher s’écartait et les corps tombaient sur une espèce de tapis roulant et,
un peu plus loin, on coupait les cheveux pour en faire des bas de soie.
On retirait les dents en or à coups de marteau et on découpait les tatouages
car la femme du commandant avait la manie de faire des abat-jour avec la peau
tatouée des suppliciés. Ensuite les corps étaient brûlés et on récupérait la graisse
pour en faire du savon »
[p. 106].


On trouve là un aperçu des principaux bobards qui circulaient dans les camps
après la guerre:l’extermination parfaitement automatisée avec des chambres
à gaz munies de tous les appareillages adéquats (planchers escamotables
,tapis roulants…), les abat-jour en peau humaine (rumeur qui concernait Buchenwald,
pas Auschwitz) et le savon en graisse de juif.
D. Holstein y a cru (et y croit encore,voy. plus bas),non parce qu’elle a vu,
mais parce qu’on le lui a dit.

Voilà pourquoi, comme beaucoup d’autres, elle s’est tue pendant plus de quarante ans. Tout simplement parce que, ayant vécu une déportation banale,
elle n’avait rien à dire d’extraordinaire sur son propre cas.
Tout ce qu’elle aurait pu faire pour rendre son récit intéressant, c’était répéter
ce qu’on lui avait rapporté sur les (prétendue) atrocités allemandes.



D. Holstein :créature de Serge Klarsfeld.


1990 :S. Klarsfeld contacte D. Holstein.


Dès lors,pourquoi a-t-elle changé ? Dans son livre, elle l’explique clairement.
Elle raconte qu’en 1990, Serge Klarsfeld lui téléphona personnellement.
Il l’invitait à participer à une cérémonie au cours de laquelle une plaque
commémorant le souvenir des enfants de Louveciennes déportés serait apposée.
Sa présence était souhaitée au motif qu’elle était la seule rescapée (connue)
du groupe. D.Holstein accepta. Elle écrit :

Le 10 décembre 1990,j’ai donc accompagné Serge Klarsfeld à Louveciennes
pour inaugurer la plaque apposée place de Dreux, à l’emplacement du Séjour
de Voisins où j’avais passé un mois avant que nous ne nous installions rue de la Paix. Serge Klarsfeld a fait un discours.Le rabbin a dit une prière.
Ensuite, nous nous sommes retrouvés à la mairie pour une petite réception
organisée par le député-maire de Louveciennes,Pierre Lequiller
[pp. 8-9].



S. Klarsfeld pousse D. Holstein à témoigner.


Tout aurait pu en rester là. Mais S. Klarsfeld avait d’autres plans.
D. Holstein poursuit :

Serge Klarsfeld,très amical parce qu’il savait bien ce que pouvait être mon émotion,
m'a demandé ce que je faisais.Je lui ai répondu que j’étais retraitée,
que je jouais au bridge. La réponse l'a surpris.
« Ce n’est pas ce que je vous demande. Est-ce que vous faites quelque chose
pour la Mémoire ? » Non, je ne faisais rien pour la Mémoire.
Je ne pouvais rien faire, rien dire.
J’étais complètement bloquée, comme il avait pu lui-même s’en rendre compte.

Très gentiment, sans me faire de reproche, il m’a dit :
« Vous savez, il y a beaucoup à faire. Il faut que tout le monde sache ce qui
s'est passé. » Mais j’étais sûre de ne rien pouvoir faire. Je ne le lui ai pas dit.
« Vous devriez parler, a-t-il ajouté. Il faut que la mémoire vive.
Il faut tout faire pour qu’on n’oublie pas, pour que les enfants d'aujourd’hui
sachent ce qui s’est passé. Tel est le devoir des survivants. »
Je ne savais pas qu’à ce moment-là commençait pour moi une autre histoire.
Durant les mois qui suivirent, je ne pensais pas trop a ce que m’avait dit
Serge Klarsfeld. De toute façon, depuis quarante-cinq ans je me taisais,
je ne pouvais pas parler. Et que pouvais-je faire d’autres ?
[pp. 9-10]



Un détonateur :l’affaire Brunner.


Un an plus tard,D. Holstein fut contactée par un journaliste de France Soir
qui travaillait en collaboration avec… Beate Klarsfeld.
A l’époque,celle-ci voulait obtenir de la Syrie l’extradition d’Aloïs Brunner.
Bien que D. Holstein ne l’écrive pas explicitement, il paraît évident que l’objectif
était d’orchestrer une campagne de presse à partir de la France pour faire
pression sur la Syrie. D. Holstein fut d’ailleurs interrogé et un premier article
parut dans France Soir le 18 décembre 1991.
Puis la survivante rencontra d’autres journalistes
(« D’autres journalistes sont aussi venus me voir, me photographier »;p. 11).
Sans surprise, elle entra dans le jeu des Klarsfeld :

Il me paraissait alors important de témoigner contre Aloïs Brunner,
de m’associer à ceux qui réclamaient son extradition de Syrie
(une demande officielle avait été faite par notre ministre des Affaires étrangères,
Roland Dumas). […] si Aloïs Brunner était extradé, s’il y avait procès en France,
je serais un des témoins
[p. 11].



D. Holstein se lance.


Tout s’écroula cependant lorsque la Syrie repoussa la demande d’extradition.
Mais D. Holstein était lancée. Dans le club de bridge qu’elle fréquentait,
venait également un professeur d’Histoire en activité. Elle lui montra un récit
de déportation qu’elle avait écrit en 1945. L’enseignante le lit à ses élèves
et l’invita à venir dans sa classe pour parler à ses élèves.
Elle accepta et cette première expérience fut concluante.
Alors une envie d’agir germa dans son esprit :

Je me souvenais de ce que m’avait dit Serge Klarsfeld :
je devais faire quelque chose pour la mémoire. Mais quoi ?
Pendant des semaines et des semaines, je me suis posé la question.
En fait, j’avais envie de recommencer, de parler encore à des jeunes.
J’ai fini par ne plus penser qu’à ça
[p. 13].

D. Holstein contacta alors le rectorat;un inspecteur de l’enseignement lui promit
de « donner un avis favorable aux enseignants » (Id.).
La survivante enregistra son récit sur une cassette, puis elle appela
« tous les lycées et collèges » (p. 14).
Après bien des réponses évasives
(« Envoyez votre cassette et de la documentation. On verra » ; p. 14),
la directrice d’un collège de Rouen fut enthousiasmée :
« Mais c’est merveilleux ce que vous faites ! lui dit-elle,Venez, on vous attend.
Je veux absolument que tous mes élèves vous écoutent » (p. 15).
D. Holstein se rendit à Rouen. Son intervention fut un succès encore plus
éclatant que le précédent. Cette fois, la machine était vraiment lancée :
« C’était il y a trois ans,écrit-elle en 1995.
Depuis, j’ai visité plus d’une centaine d’établissements et j’ai parlé, je pense,
devant plus de vingt mille élèves » (Id.) (voir photo).



D. Holstein a trouvé une raison d’être.


Bien plus que l’impression de remplir une mission,D.Holstein affirme qu’en témoignant,
elle a trouvé une « raison d’être ».L’avant-dernier chapitre de son livre s’intitule :
« J’ai trouvé une raison d’être » (p. 105). Elle écrit :

Depuis que je parle,mes amis disent que je suis transformée.
Quand je rentre d’une journée passée dans un ou plusieurs collèges à discuter
avec les adolescents,je suis épuisée,mais heureuse.Et ça se voit, paraît-il

[p. 109].

[…] j’ai trouvé, en sortant du silence, une raison d’être :
aider à garder vive la Mémoire
[p. 116].



Comment se fabrique un « témoin de l’Holocauste ».


L’histoire de D. Holstein est donc intéressante à plus d’un titre :
bien que son destin soit peu enviable,elle a vécu une déportation que l’on pourrait
qualifier d’ordinaire.Elle fait partie de tous ces juifs dont l’expulsion et la vie
dans les camps démontrent que s’il y a bien eu persécution, il n’y a pas eu,
en revanche, de tentative d’extermination.
Sinon, pourquoi l’avoir soignée pendant dix semaines à Auschwitz alors qu’il aurait
été si simple de la laisser mourir ? Certes, elle croit en l’ « Holocauste ».
Mais son témoignage sincère en bien des points démontre qu’elle n’a rien vu ;
elle croit uniquement sur la base de vagues ouï-dire... Voilà pourquoi, pendant
des années, elle s’est tue. Elle s’est tue parce qu’elle n’avait rien à apporter,
bien au contraire.

Si, aujourd’hui, elle parle comme « témoin » et « rescapée » de la Shoah,
c’est parce qu’elle y a été poussée par le fanatique de la Mémoire Serge Klarsfeld
et que, par la suite, elle y a trouvé une « raison de vivre ».
On la comprend : il est plus intéressant d’être un centre d’attention permanent
que de vivre une petite vie de retraitée, même si elle se déroule confortablement,
au soleil à jouer au bridge.

Mais sachant que son expérience personnelle n’a rien d’extraordinaire,
et qu’elle pourrait même apporter de l’eau au moulin révisionniste,
D. Holstein est contrainte d’y inclure,en les présentant comme des vérités certaines,
tous les bobards terrifiants qu’elle a entendus à Auschwitz (savon humain,
abat-jour en peau humaine…).
Dans le dernier chapitre de son témoignage, au moment de conclure,elle assène :

Oui,dans les camps d’extermination,le pire fut vrai, chambres à gaz et crématoire, assassinats et tortures diverses,savon fait à partir de graisse humaine et abat-jour
en peau humaine tatouée…
[p. 127]

Un peu auparavant,elle cite élogieusement le film tiré du livre de Martin Gray,
Au nom de tous les miens[16] alors que dès 1983,
l’auteur avait été dénoncé comme un vulgaire faussaire par
Pierre Vidal-Naquet lui-même[17].
Elle déclare également que la série télévisée Holocauste lui a parue
« très juste »[18], alors qu’en 1989, François Bédarida
l’a qualifiée de «construction mélodramatique et artificielle »[19].



Voilà donc comment, grâce à, ou, plus exactement,à cause de S. Klarsfeld,
une ancienne déportée qui n’avait rien à dire et qui avait eu l’honnêteté
de se taire pendant près de cinquante ans est soudainement devenue ,
au prix du mensonge , un « témoin » clé de l’ « Holocauste ».



Le cas de C. Shapira.


Elle n’est pas la seule. C. Shapira en est un autre exemple.
Devant les élèves,cette femme va beaucoup plus loin que D. Holstein.
Elle utilise les bobards qui ont circulé dans les camps pour bâtir une histoire personnelle. Ainsi se présente-t-elle comme une miraculée qui aurait de justesse
évité la chambre à gaz après avoir été sélectionnée par… le docteur Mengele
(toujours lui !). Elle raconte :

Quand je suis passé devant lui,il m’a attrapée par le bras et m’a jetée dans
une petite pièce avec huit autres. C’était sa conception de la sélection.
La première nuit fut horrible. Nous savions ce qui nous attendait :
l’expérimentation médicale ou la chambre à gaz. Puis des hommes en quête
de « main-d’œuvre » sont venus chercher leurs « esclaves ».
Alors, dans un réflexe de survie, je me suis frotté les joues pour éviter ma pâleur,
tout en bombant le torse pour paraître beaucoup plus costaud que je n’étais.
Voilà comment j’ai échappé à la mort promise en chambre à gaz
[Id.].


Passons rapidement sur le fait que les Allemands auraient été dupes
d’un stratagème aussi grossier (se frotter les joues et bomber le torse pour
paraître costaud). Ce récit n’est pas crédible pour deux raisons :

1°) On prétend que des déportés aptes au travail affluaient de toute l’Europe
au point que les Allemands ne se souciaient nullement de les nourrir et de les soigner.
Dès que les « esclaves » donnaient des signes de faiblesse, ils étaient envoyés
aux gaz et remplacés par d’autres. Par conséquent, on ne voit pas pourquoi
les administrateurs d’Auschwitz auraient été chercher des travailleurs parmi
huit personnes malingres sélectionnées la veille pour la chambre à gaz.


2°) A supposer ce récit vrai, on en déduit que dans les camps régnait la plus
grande confusion : la veille,le docteur Mengele sélectionnait huit personnes
pour la mort.
Mais le lendemain,il en manquait car entre-temps,d’autres responsables avaient,
quant à eux,estimé que certaines pouvaient encore travailler.
Cela ne ressemble pas du tout aux méthodes allemandes !

De façon évidente,C.Shapira ment pour se présenter comme une « miraculée ».
J’ajoute qu’elle le fait sans imagination,car son récit est semblable à bien d’autres
qui ont circulé après la guerre et qui parlent de sauvetage in extremis grâce
à une intervention providentielle. Il y a quelques mois,j’en ai cité deux :
un paru dans le quotidien français Ce Soir le 13 juin 1945 ; il évoquait
le cas d’un petit juif qui aurait été mis dans une chambre à gaz avec mille
autres enfants mais qui en aurait été sorti juste avant que les gaz ne fussent introduits,un Allemand étant intervenu pour que l’on sauva tous ceux qui
étaient encore capables de travailler[20].

Le deuxième était celui de Régina Bialek, qui aurait été retirée de justesse
de la chambre d’asphyxie , alors que les gaz avaient déjà été introduits ! ,
grâce à l’intervention du… docteur Mengele[21].

Aujourd’hui,cependant,plus aucun historien n’ose mentionner ces récits,
tant ils sont incroyables. Voilà sans doute pourquoi C. Shapira n’a pas osé
prétendre qu’elle avait été sauvée dans la chambre à gaz même…
Mais cela ne sauve en rien son témoignage qui reste irrecevable pour
les deux raisons exposées plus haut.

Personnellement,je pense que,tout comme D. Holstein, l’ancienne déportée
a connu la douleur,de la séparation,un voyage exécrable vers Auschwitz,
l’humiliation de la tonte,les appels, la violence des kapos, la nourriture insuffisante (surtout à la fin), les atroces évacuations…
Un destin certes terrible, mais, hélas, banal dans les camps.
Voilà pourquoi, comme beaucoup d’autres, elle s’est tue pendant plus
de quarante ans. Parce qu’elle n’avait rien à dire d’extraordinaire.
Puis un jour,sans doute poussée par des fanatiques de la Mémoire,
elle s’est inventée un personnage « historiquement correct » :
celui d’une miraculée victime de Mengele.
Et aujourd’hui, elle intervient dans les milieux scolaires.


Un menteur éhonté, Jo Wajsblat.


Chez d’autres,le mensonge est encore plus aisé à découvrir.
Citons par exemple Jo Wajsblat, ancien déporté à l’âge 16 ans à Auschwitz.
Aujourd’hui septuagénaire,ce juif d’origine polonaise accompagne des enfants
lors des « pèlerinages ».
Lui qui aurait vécu l’enfer en déportation et qui aurait failli être gazé,
il se promène les mains dans les poches dans la prétendue
chambre à gaz d’Auschwitz I (voir photo).



C’est déjà très suspect. En outre, son récit sonne faux.
Car avec une audace incroyable,cet homme se présente comme un double
« miraculé ». Une première fois, en effet, il aurait « échappé à une sélection
pour la chambre à gaz en fuyant par le toit du baraquement »[22].
Puis vint une deuxième sélection. Il raconte :

Et je n’ai pas pu m’échapper.Nous étions plus de 500 enfermés ici,
dans cette chambre à gaz. Je pleurais, je criais, c’était la fin.
Des juifs hongrois ont commencé à réciter le Shema.
Soudain,la porte s’est ouverte et le nazi en charge de la sélection nous a fait sortir.
Un subordonné avait voulu faire du zèle et le chef n’avait pas été mis au courant.
Pour affirmer son autorité,il nous a libérés.Une cinquantaine de personne est sortie.
Il a refermé la porte sur les 450 autres, qui ont été gazées
[Id.].

A quelques détails près,nous retrouvons le même récit que celui paru dans
Ce Soir en juin 1945.

Mais ce qu’on lit dans le Journal du Dimanche suffit à lever les derniers
doutes sur le crédit à accorder à ce J. Wajsblat. Dans un article intitulé :
« Des lycées découvrent les camps de la mort », un journaliste raconte.

Jo, lui, se contente d’exhiber les objets qu’il conserve précieusement
« pour témoigner » : son pantalon rayé [voir cliché] et un morceau de savon
fabriqué avec de la « graisse de juif ». Pendant la minute de silence,
quelques lycéens ne peuvent retenir leurs larmes
[23].



Ailleurs,l’inscription devient :« bonne graisse juive » :


Jo brandit son pyjama rayé de détenu qu’il garde toujours sur lui.
Dans son autre main, il brandit un savon fait de graisse humaine
avec l’inscription allemande « bonne graisse juive »[24].


J. Wajsblat est donc un menteur effronté qui s’est construit un personnage
en reprenant à son compte les bobards véhiculés en 1945
(j’ai été sauvé de justesse de la chambre à gaz;j’ai un savon en graisse de juif)
et en ayant même pris la précaution de se procurer un petit bout de savon.



Tous ces faux témoins doivent être dénoncés dès que l’occasion se présente,
afin de prouver aux élèves qu’on se moque d’eux.





[1] Voy. Nice-Matin, 20 décembre 2003, p. 2.



[2] Voy. Actualité juive, n° 787, 6 mars 2003,
article intitulé : « Parce que la Shoah est une réalité ».



[3] Voy. Le Perche, 22 octobre 2003, p. 47.



[4] Voy. Nice-Matin, 14 février 2004, p.« Antibes F2 B3 ».



[5] Voy.D. Holstein,Je ne vous oublierai jamais mes enfants d’Auschwitz
(Edition n° 1, 1995), p. 15.



[6] Voy. Nice-Matin, 20 décembre 2003, p. 2.



[7] Voy. D. Holstein, Je ne vous oublierai jamais…, p. 20.



[8] « Nous avons nos affaires. Nous recevons des colis, des lettres »
(p. 33).



[9] [« […] ce sont les internés eux-mêmes qui assurent la plupart
des services, que ce soit la cuisine, le nettoyage ou l’infirmerie » (p. 34) ;
« Ce ne sont pas les Allemands qui établissent ces listes [de déportés].
Ils se contentent de fixer un nombre, de dire qu’il faut tant de personnes,
pour le prochain convoi. Ce sont les internés qui ont la difficile, douloureuse,
tâche de désigner les futurs déportés » (p. 35).
A ce propos, elle raconte qu’au début, les responsables protégeaient les jeunes
en désignant en priorité « des personnes âgées, malades » (p. 35).
Mais les Allemands s’en aperçurent et, « furieux », ils dressèrent eux-mêmes
une liste de 1 500 jeunes qui partirent en février 1943 :
« Ils [les responsables juifs du camp] essayent le plus possible de protéger
les jeunes, de faire partir des personnes âgées, malades.
Les Allemands s’en aperçoivent. Furieux, ils décident qu’il faut faire un convoi
de mille cinq cents personnes jeunes » (p. 35).
A supposer que les Allemands aient déporté les juifs pour les exterminer
jusqu’au dernier,ils auraient accepté de commencer par les vieillards.
Le fait qu’ils aient voulu en priorité des jeunes confirme que les grandes
déportations commencées en 1942 avaient un lien étroit avec le recrutement
de la main-d’œuvre.



[10] Voy. Documents 3. Revue mensuelle des questions allemandes,
numéro de mars 1950, intitulé : « Terreurs sur l’Allemagne », p. 280.



[11] « Dans notre groupe de Françaises […] nous sommes vraiment
solidaires. D’autant plus que nous sentons que les autres déportées ne
nous acceptent qu’à contrecœur. A Auschwitz,la grande majorité
des détenues vient d’Europe centrale » (p. 57).



[12] « Polonaises ou ukrainiennes le plus souvent,
ce ne sont plus des femmes,ce sont des monstres » (p. 60).



[13] Voy. R. Hilberg, La destuction des juifs d’Europe
(éd. Fayard, 1988), p. 826, n. 26.



[14] Voy. A. Rogerie, Vivre, c’est vaincre
(Hérault-Éditions, 1990), p. 70.



[15] Voy. D. Holstein, Je ne vous oublierai jamais…, p. 73.



[16] « Le film tiré du livre de Martin Gray, Au nom de tous les miens
m’a aussi bouleversée et j’ai eu la chance de rencontrer cet homme
extraordinaire […] » (p. 111).



[17] Voy. Le Monde, 27 novembre 1983, p. 9. P.
Vidal-Naquet parle d’un M. Gray « qui, exploitant un drame familial,
a inventé de toutes pièces un séjour dans un camp d’extermination
où il n’a jamais mis les pieds ».



[18] « Côté fiction,la série télévisée Holocauste et le film de Sven [sic]
Spielberg La liste de Schindler m’ont paru aussi très justes » (p. 112).



[19] « on se défiera du film à succès Holocauste, de Marvin Chaomsky
(1978), construction mélodramatique et artificielle »
(voy. F. Bédarida, Le nazisme et le génocide. Histoire et enjeux, p. 64).



[20] Voy. Le Révisionniste, année III,
n° 3-4, 6 novembre 2003, p. 56, n. 2.



[21] Ibid., p. 56, col. A.



[22] Voy. Tribune juive, n° 1549, 14 mars 2003, p. 19.



[23] Voy. Le Journal du Dimanche, 7 décembre 2003.



[24] http://www.larepublique.com/news/archivestory.php/aid/4699/Un_voyage_pour_la_mémoire.html


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Re: Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

Message  Patton le Jeu 22 Nov - 12:17

Autopsie de l'un des "témoins" du "grand" procès de Nuremberg


Quand l’analyse de la matérialité des faits démontre la fausseté
d’un témoignage qui paraît si vrai :

le déporté Filip Müller et les fosses des crématoires IV et V à Auschwitz.



http://souvenez-vous.skynetblogs.be/archive/2009/08/22/trois-ans-dans-une-chambre-a-gaz-d-auschwitz.html


Il est souvent difficile de contester le témoignage d’une personne qui raconte
une terrible aventure en adoptant un ton neutre et en donnant un luxe de détails.
Le sceptique est immédiatement taxé de manquer de cœur et d’être de mauvaise foi : « Le témoin à déjà suffisamment souffert et vous ajoutez à son chagrin
la douleur de voir sa parole mise en doute !
Et puis, pourquoi aurait-il inventé tout ça ?
comment osez-vous prétendre qu’il ment ? ce qu’il dit est si précis… »


Et pourtant…



Le texte ci-dessous est extrait de la version française du livre de Filip Müller
intitulé : Trois ans dans une chambre à gaz d’Auschwitz.
Le témoignage de l’un des seuls rescapés des commandos spéciaux
(éd. Pygmalion, Paris, 1980).
Dans la préface au livre, Claude Lanzmann présente l’auteur comme un ancien membre du Sonderkommando d’Auschwitz, « à ce titre témoin direct pendant
près de trois ans de l’anéantissement du peuple juif d’Europe ».
Il aurait participé à la crémation des gazés, d’abord dans les fours crématoires
puis dans les gigantesques fosses à ciel ouvert.
Ayant « échappé par miracle aux cinq liquidations organisées du commando
spécial d’Auschwitz » et survécu à la déportation, il se serait tu pendant
trente ans avant, enfin, d’accepter de raconter son histoire.

Publié à l’époque où débutait l’affaire Faurisson, le témoignage de F. Müller
reçut un excellent accueil chez les exterminationistes.
L’historien de l’ « Holocauste » et professeur à l’Université hébraïque
de Jérusalem, Yehuda Bauer, déclara :

"Le livre de Filip Müller est un document unique.
En prendre connaissance est un devoir, si nous voulons assurer la survie
de notre civilisation"
[1].

De son côté, C. Lanzmann affirma que « chaque épisode » décrit par le miraculé d’Auschwitz était « marqué du sceau du vrai » (préface du livre) et que
ce témoignage viendrait répondre,sur le plan technique,aux « révisionnistes » :

[L’ouvrage de F. Müller] répond en effet à tous ceux qui, érigeant leur ignorance,
leur refus de s’informer, leur mauvaise foi et leur antisémitisme masqué en motifs
de méfiance « révisionniste », posent aujourd’hui avec des ricanements d’esprits
forts la question du « comment » de ce « pourquoi », autrement dit celle
de la possibilité technique d’un pareil massacre de masse.
N’ayant pas le courage de proclamer carrément : « tout ceci est une fable »,
et sous couvert d’investigation scientifico-matérialiste, ils s’attaquent à ce
qu’ils croient être le maillon faible de la chaîne,la technique pour jeter le doute
sur la réalité de l’extermination.
Là-dessus, cent mille livres déjà, qu’ils n’ont pas lus,avaient pourtant été écrits,
la littérature holocaustienne, abyssale comme l’Holocauste lui-même, présentait
les preuves les plus irréfutables : les archives intactes de la bureaucratie nazie,
celles de Korrherr, le statisticien personnel de Himmler, les factures, les bons
de commande, les noms des firmes qui construisirent les installations de mort,
qui livrèrent par tonnes les cristaux de gaz Zyklon B, les quarante-deux
volumes des procès de Nuremberg, les actes des centaines de procès qui suivirent, ceux du procès Eichmann, les confessions des tueurs ou les mémoires des survivants, pour ne rien dire de l'admirable et colossale historiographie américaine et israélienne auprès de laquelle la française fait figure d'abécédaire. J'en passe.
Mais puisqu'il faut parler technique, Filip Müller, le plus humain des humains,
fut lui-même un technicien de la mort de masse : il a participé à toutes
les opérations de la phase ultime du processus de destruction :
il a chauffé les quarante-cinq fours géants orgueil des établissements
« Topf und Sohn » d'Erfurt,des crématoires II, III, IV et V de Birkenau,
il les a réparés, nettoyés, tisonnés pour en évacuer la suie grise qui
s'y déposait après chaque « action », il a placé les cadavres trois par trois
tête-bêche, un plus gras un plus maigre sur des glissières qu'il enfournait,
arc-bouté, dans les gueulons incandescents ;
et quand « Topt und Sohn », qui n'avait jamais prévu pareille « surchauffe »,
n'y suffisait pas, quand la terre réfractaire des fours ne tenait pas les cadences
folles imposées à partir du 15 mai 1944 par l'arrivée massive des juifs de Hongrie
et la nécessité d'en exterminer 450 000 en 55 jours, Filip Müller a édifié
les bûchers dans les fosses ouvertes tout autour du crématoire V :
une couche de cadavres, une couche de bois, une couche de cadavres,
disposées selon les règles de l'art afin que l'air circule librement ; il a vu l'Oberscharführer Moll arpenter pensivement le fond des fosses et, trouvant
soudain la solution de son problème, faire creuser des rigoles d'une pente
constante pour que puisse s'évacuer la graisse juive en fusion […]. [pp. 10-11]

Il est vrai que F. Müller avait adopté un ton si neutre et décrit son expérience
avec un tel luxe de détails qu’on ne pouvait,à priori,le soupçonner de mensonge
ou d’exagération.
Voici, par exemple, comment il racontait l’aménagement et l’utilisation
des fosses de crémation à Auschwitz-Birkenau en 1944
(pp. 177-186 de son livre) :

"Les deux fosses que nous venions d’achever avaient environ 40 à 50 mètres
de longueur, près de 8 mètres de largeur et 2 mètres de profondeur.
Mais elles n’étaient pas, pour autant, prêtes à entrer en service.
Après l'achèvement du gros œuvre, il fallait s'occuper de l'exécution des détails imaginés par Moll [SS chargé des crématoriums à Auschwitz].
Accompagné de son adjoint Eckard, l'ingénieur des travaux de la mort descendit
dans le fond de l'une des fosses où il traça deux raies avec un espace de
25 à 30 cm entre elles qu'il prolongea dans le sens longitudinal.
Il fallait maintenant creuser à cet emplacement, en suivant son tracé,
un caniveau en pente depuis le milieu de la fosse, vers les deux côtés opposés,
pour l'écoulement de la graisse des cadavres au moment de leur combustion ;
deux réservoirs placés à l'extrémité des rigoles devaient recueillir cette graisse.
Pour exécuter ce travail on fit descendre dans le fond de l'excavation un groupe
de détenus. Equipés de pelles, de bêches, de marteaux piqueurs, de truelles,
de briques de ciment et de citernes, ils comprirent bientôt qu'on voulait
récupérer la graisse humaine comme combustible pour effacer aussi vite que
possible les traces des meurtres. C'était vraiment effrayant !
Indignés mais impuissants, nous assis­tions tous aux préparatifs de la tragédie
dont nous allions devenir contre notre gré les acteurs.
N'entendant plus parler du monde extérieur, nous étions comme paralysés
et nous sentions, de jour en jour, moins capables de résister.
Le moindre refus de travail, d'ailleurs, la moindre hésita­tion de notre part
aurait signifié notre condamnation à mort immédiate sans que cela pût,
en quoi que ce fût, modifier le cours des événements.
Il ne nous restait donc rien d'autre à faire que descendre le long d'une mince
corde dans le fond de la fosse.
Après avoir fini de donner ses instructions, Moll s'en alla.
Les chefs des commandos couraient le long des remblais des fosses
d'où ils dirigeaient le travail des détenus. J'avais pu, pour ma part, échapper
à la construction des « aménagements techniques » des fosses, mon rôle
consistant uniquement à enlever dans des brouettes la terre, que l'on entassait
sur les bords.
Moll revint quelques heures plus tard. Il se rendit directe­ment à l'une
des deux fosses, descendit alertement et, arrivé dans le fond, courut vers
le centre dans un dessein bien déterminé, regardant à droite, puis à gauche
en direction du caniveau. Visiblement il paraissait chercher la solution
d'un problème épineux. Soudain, il demanda quelques seaux d'eau.
S'étant emparé du premier qu'on lui tendait, il s'inclina et projeta l'eau
d'un seul élan dans le caniveau. Il demeura immobile un instant dans
sa position courbée en observant attentivement le ruissellement de l'eau,
puis posa le seau à côté de lui. Je le regardais faire de mon côté avec curiosité
du haut de la fosse, mais je compris bientôt que les choses allaient mal tourner. L'eau, en effet, ayant débordé avant d'arriver jusqu'à la citerne située sur le côté latéral de la fosse, reflua lentement et devint stagnante.
Alors une tension à peine supportable s'empara de nous. Dans l'attente
de sa réaction nous avions les yeux rivés sur lui. Lorsqu'il se rendit compte
que l'inclinaison du caniveau était insuffisante, il saisit le seau et le lança sauvagement à la tête des détenus qui se trouvaient à sa portée.
Les chefs des commandos, contraints d'imiter leur chef, sautèrent dans la fosse
et frappèrent à leur tour avec leur matraque tous ceux qui se trouvaient devant eux.
Il était déjà tard, les commandos de corvée étaient déjà rentrés au camp,
mais pour nous, c'était une nuit de travail en perspective.
Comme l'obscurité gagnait, on installa des projecteurs pour éclairer les fosses.
Moll avait lui-même passé un treillis de monteur et mettait la main à la pâte
avec Eckard.A l'aide d'un niveau d'eau, d'une règle d’arpenteur et d'autres outils,
il rectifiait la pente du caniveau et surveillait l'ensemble du chantier.
Lorsque tout fut terminé, il se fit apporter une nouvelle fois des seaux d'eau
et recommença ses essais. Il demeura immobile quelques secondes penché
en avant, observant avec la plus grande attention le mouvement de vidange
de l'eau, continuant sa vérification avec le contenu de tous les seaux qu'on
lui avait apportés, jusqu'au dernier. Ayant terminé, il courut jusqu'à l'une
des deux citernes sur la partie frontale de la fosse et constata cette fois
avec satisfaction que l'eau s'était complètement écoulée et qu'elle se déversait normalement dans les réservoirs. Il se dirigea alors avec plus de calme vers
la deuxième citerne située du côté opposé, pour s'assurer de la réussite
complète de l'essai. Paraissant satisfait, un sourire fugitif glissa sur ses lèvres.
Il était visiblement soulagé d'un grand poids. Il avait cependant encore des doutes. Les installations d'incinération allaient-elles fonctionner comme il se l'imaginait ?
La graisse bouillante se comporterait-elle comme de l'eau ?
« J'en suis convaincu, Herr Hauptscharführer ! », lui répondit Eckardt
en essayant de le rassurer sans toutefois dissiper entièrement ses doutes.
Moll semblait encore hésiter. Scrutant le fond de la fosse, il resta un long
moment debout à ruminer ses pensées sans dire un mot.
Epuisés, nous attendions avec anxiété ce qui allait s'ensuivre.
Il était plus de minuit. Enfin, Moll donna l’ordre de retourner au camp.
Pour l'instant, étions délivrés.
Quelques jours plus tard, il fit creuser à l'arrière crématoire V trois autres fosses d'incinération. Il avait donc là maintenant à sa disposition cinq fosses.
De plus, l'ancienne ferme située à l'ouest des crématoires IV et V, qui avait
déjà été utilisée comme chantier d'anéantissement en 1942,fut remise
en service sous la désignation de bunker et on adjoignit aux quatre locaux
servant de chambres quatre fosses d'incinération.Les vestiaires dans lesquels
les victimes se débarrassaient de leurs vêtements avant furent transférés
dans trois baraques en bois.On avait renoncé aux portemanteaux numérotés,
aux autres camouflages sous forme de panneaux, ainsi qu'aux autres supercheries.
Les fours des crématoires furent ainsi complétés en peu de temps par neuf importantes installations d'incinération où l'on pouvait maintenant réduire
en cendres un nombre presque illimité de cadavres.
Moll, spécialiste de l'abattage des hommes en masse,s'orienta alors vers
une autre activité. Sa technique d'anéantissement consistait à transformer
une superficie relativement faible en un emplacement où l'on pouvait faire
disparaître, en un très court laps de temps, des milliers de corps
En comparaison de ce qu'il avait imaginé et de ce qu'il commençait à réaliser,
« l'Enfer » de Dante n'était qu'un jeu d'enfant.
D'autre part, la direction S.S. du camp avait toujours veillé strictement
à ce qu'il ne subsistât aucune trace des crimes qui se perpétraient ici,
on jetait les cendres humaines, à intervalles réguliers, dans les étangs
voisins ou dans la Vistule.
C'est pourquoi, afin d'éliminer rapidement et discrètement les résidus
en provenance des crématoires et des fosses, Moll fit construire à côté
de celles-ci une plate-forme bétonnée d'environ 60 m de longueur et 15 m
de largeur sur laquelle les cendres étaient finement pulvérisées avec des dames massives. Au cours de ces travaux de bétonnage, l'anéantissement des juifs
hongrois battait son plein. Il s'accomplissait à un rythme inconnu jusqu'à ce jour. Onze mois avant la fin de la guerre, de longs convois de chemin de fer faisaient constamment la navette entre la Hongrie et Birkenau.
On utilisait pour ces transports tout le matériel ferroviaire disponible réservé
au trafic militaire. Presque chaque jour, plusieurs trains de quarante à cinquante wagons à bestiaux arrivaient à Birkenau, à proximité de la nouvelle rampe d'accès,
de construction récente. Les wagons dans lesquels les hommes étaient parqués, étaient verrouillés et on ne les ouvrait qu'arrivés à destination.
Ils souffraient d’une soif ardente, car pendant le voyage qui durait plusieurs jours,
on ne leur avait rien donné à boire. Nombreux étaient donc ceux qui périssaient pendant le trajet à la suite d'insupportables tourments.
Les déportés « sélectionnés » se traînaient alors en longues colonnes le long
de la route les conduisant à l'usine de la mort complètement épuisés et abattus,
se doutant bien qu'ils effectuaient leur dernier voyage. Des mères poussaient
des voitures d'enfant devant elles, d'autres conduisaient à la main des enfants
un peu plus grands qui pouvaient déjà courir. Des jeunes gens aidaient des
personnes âgées et malades et les soutenaient dans leur marche, un grand
nombre d'entre eux s'étant intégrés dans cette procession funeste après avoir
supplié sur la rampe les S.S. de ne pas les séparer de leurs parents infirmes
et dans la détresse. Ils n'auraient, hélas, plus besoin d'aucune aide quelques
heures plus tard !...
L'itinéraire de ces malheureuses victimes passait à travers des fils de fer barbelés
qui s'étendaient sur la droite et sur la gauche, fixés à intervalles réguliers sur
des poteaux de béton peints en blanc. Derrière ces barbelés des silhouettes
émaciées en uniforme zébré allaient et venaient sans paraître remarquer
les nouveaux arrivants ni s'intéresser à eux.

Le spectacle qui s'offrait aux arrivants, aussi bien le jour que la nuit, était
si désolant que la plupart sombraient dans une profonde apathie sans porter
la moindre attention à ce sinistre environnement. Souffrant surtout pendant
la grande chaleur de l'été d'une soif affreuse, l'obsession de l’eau occupait
seule leurs pensées. C'est dans cet état physique lamentable que deux mille
hommes environ arrivèrent à l'aube d'une chaude journée d'été de juin 1944,
dans la cour antérieure du crématoire V. De là ils furent conduits entre
une double haie de S.S. jusqu'au bosquet voisin.

Ils se trouvaient alors à une centaine de mètres des fosses, mais la haie
formant écran, de près de 3 mètres de hauteur, leur barrait la vue.
De plus les sentinelles S.S., prêtes à tirer, empêchaient qu'ils ne s'approchent
de trop près et qu'ils n'aient un aperçu de l'enfer à travers les fentes des haies.

Un feu infernal grondait derrière la haie, projetant vers le ciel une torche
gigantesque qui répandait aux alentours, dans toute la campagne, une épaisse
fumée noirâtre, visible de très loin.

Le crépitement de la fournaise, ses pétillements, ses sifflements, le grésillement
du foyer composaient le plus hor­rible des accompagnements.
Qui cependant, parmi ces malheureux, aurait pu imaginer une seconde que
l'odeur douceâtre qui imprégnait l'air provenait de l'incinération de milliers
d'hommes assassinés et qu'ils allaient eux-mêmes, quelques instants plus' tard,
subir le même sort ?

Ce matin-là, donc, les candidats à la mort réunis dans ce bosquet attendaient
pour être gazés que les victimes de la nuit précédente aient été rejetées
hors de la chambre à gaz...

De temps en temps Moll venait jeter un coup d'œil dans le petit bois, invitant
les gens à prendre patience et leur promettant qu'on leur apporterait bientôt à boire.

Depuis la veille, trois transports, se succédant toutes les quatre heures environ, avaient été engloutis dans les chambres à gaz du crématoire V.

Eckardt venait aussi s'adresser en hongrois à la foule, tentant également
de remonter le moral des détenus qui souffraient d'une telle soif que certains
pour apaiser leurs tourments en étaient réduits à lécher l'herbe de la pelouse.
Mais il savait parfaitement que tous reprendraient goût à la vie et espoir
si on les laissait étancher leur soif. Cette souffrance collective s'inscrivait
dans le programme d'anéantissement. Il paralysait ainsi toute faculté
de perception et de volonté de résistance, permettant à la gigantesque
machinerie de destruction humaine de fonctionner à plein rendement.

Aux premières lueurs de l'aube on mit le feu aux deux fosses dans lesquelles
on avait amoncelé environ 2500 corps ; deux heures après, ils étaient devenus méconnaissables. Les flammes incandescentes enveloppaient d'innombrables
troncs carbonisés et desséchés. Leur couleur noire phosphorescente montrait
que leur incinération était déjà assez avancée.
La combustion devait être entretenue de l'extérieur car le bûcher, qui,
au début, s'élevait à un demi-mètre au-dessus du bord de la fosse,
s'était entre-temps affaissé au-dessous de ce niveau.

Contrairement à ce qui se passait dans les crématoires où la chaleur pouvait
être maintenue à l'aide de ventilateurs, dans les fosses au contraire,
lorsque le matériel humain avait pris feu, la combustion ne pouvait être
maintenue que dans la mesure où l'air circulait entre les corps.
Comme à la longue le monceau des corps avait tendance à se recroqueviller,
en l'absence de toute arrivée d'air de l'extérieur, l'équipe des chauffeurs
dont je faisais partie devait sans arrêt répandre sur la masse de l'huile,
du méthanol, ou de la graisse humaine en ébullition, recueillie dans les citernes
du fond de la fosse, sur les deux faces latérales.
A l'aide de longues spatules de fer recourbées à leur extrémité comme
des cannes de touristes on prélevait dans des seaux la graisse bouillante,
en prenant soin de se protéger les mains avec des mitaines.

Après avoir déversé la graisse dans la fosse, dans tous les endroits possibles,
des jets de flammes s'élevaient en sifflant et en crépitant.
D'épaisses volutes de fumée obscurcissaient l'air en répandant des odeurs d'huile,
de graisse, de benzol et de chair brûlée.
L'équipe de jour composée d'environ 140 détenus travaillait dans le secteur
des crématoires IV et V. Environ 25 porteurs de cadavres étaient occupés
à évacuer les corps des trois chambres à gaz du crématoire V et à les traîner jusqu'aux fossés.

Dix dentistes et coiffeurs étaient chargés d'enlever les dents en or,
les objets précieux dissimulés dans les parties intimes des corps et
de couper les cheveux des femmes.

Vingt-cinq autres porteurs de cadavres devaient entasser les morts dans
les fosses sur trois couches au-dessus du combustible.
Une quinzaine de chauffeurs disposaient celui-ci dans les fosses,
allumaient le feu et l'entretenaient pendant la combustion.
Ils attisaient le feu en fourrageant entre les corps avec des ringards,
et versaient sur le foyer de l'huile, du méthanol et de la graisse humaine.
Le commando d'incinération comptait environ 35 hommes.
Quelques-uns enlevaient les cendres à la pelle et les transportaient
jusqu'au dépôt des scories. Les autres pilonnaient les restes en les pulvérisant.

Un petit groupe de détenus chargeaient sur des camions les vêtements
abandonnés dans le vestiaire, les souliers et autres biens personnels
des victimes et effectuaient d'autres menus travaux. Le restant des détenus
étaient employés au crématoire IV où se poursuivait le travail habituel.

Cette répartition des tâches était cependant fréquemment modifiée lorsque,
dans un secteur quelconque, des effectifs nouveaux devenaient indispensables.
Il arrivait assez souvent que des chauffeurs fussent détachés dans un
commando de corvée au crématoire pour débarrasser le vestiaire ou pour
traîner des corps.

La répartition du travail de l'équipe de nuit était semblable à celle de l'équipe de jour. L'effectif du commando était cependant la plupart du temps réduit de moitié ;
dans un dessein de sécurité antiaérienne, on n'allumait aucun feu de nuit
dans les fosses. Les chauffeurs devaient alors commencer les opérations
d'incinération au lever du jour.

Dans une troisième fosse, on nous faisait dresser un nouveau bûcher.
On superposait des morceaux de planches sciées, des pièces de bois,
de vieilles traverses de chemin de fer. On ajoutait des copeaux de sciure
et l'on recouvrait le tout de branches de sapin desséchées ; sur cette
masse de combustible, les porteurs de cadavres entassaient environ 400 morts
sur quatre rangées, allongés les uns à côté des autres, le visage tourné vers le haut. La couche suivante, servant de matériel de combustion, était composée
comme la précédente et recouverte de ramilles de sapin.
On disposait par-dessus une nouvelle couche d’environ 400 cadavres alignés
sur quatre rangées, les uns à côté des autres. Après répétition de ce
« mode de travail », une nouvelle fois, on avait finalement entassé 1 200 morts
en trois couches successives. Entre-temps, les chauffeurs avaient enduit d’huile
et de méthanol des morceaux d’étoffe et de chiffons et ils devaient mettre
le feu en plusieurs endroits convenus".

[voir les pages 180, 181, 182, 183, 184 et 185]




Dans ce récit d’apparence si authentique, F. Müller livrait
plusieurs détails intéressant
:

-l’action se passait « onze mois avant la fin de la guerre », soit en mai 1944 ;

-elle se poursuivit en juin 1944 ;

-chaque jour, « plusieurs trains » comportant 40 à 50 wagons arrivaient,
remplis de juifs de Hongrie dont une grande partie allait aux crématoires ;

-cinq fosses ont été creusées, deux pour le crématoire IV et trois pour le V ;

- il en sortait des flammes gigantesques et de la fumée, « visibles de très loin » ;

-140 détenus assuraient, le jour, le bon fonctionnement du processus de gazage, ramassant les vêtements des victimes, traînant les corps jusqu’aux fosses, les installant dans celles-ci, allumant et entretenant le feu.



Maintenant, voici trois fragments de clichés pris par les avions alliés au-dessus
de Birkenau les 31 mai, 26 juin et 13 septembre 1944[2].
(voir : le plan de Birkenau,le cliché du 31 mai, 26 juin et 13 septembre).



De façon évidente, on ne distingue :

-aucun groupement humain qui aurait pu correspondre à des juifs hongrois
en attente d’être gazés ;

-aucune fosse ou trace de fosse ;

-ni flamme, ni fumée ;

-aucune activité qui pourrait laisser penser que plus d’une centaine
d’hommes s’affairaient autour des crématoires.



La conclusion s’impose : F. Müller n’est qu’un fabulateur,
et son témoignage d’apparence si vrai n’est qu’un tissu de mensonges.





[1] Voy. F. Müller, Trois ans…, quatrième de couverture.

[2] Extraits de John C. Ball, La preuve par la photographie aérienne
(éd. du VHO, 2000), pp. 39 et 58 (cliché du 31 mai 1944),
70 (cliché du 26 juin 1944) et 50 (cliché du 13 septembre 1944).


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Re: Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

Message  Rintintin le Jeu 21 Fév - 17:13

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Re: Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

Message  Terreblanche le Ven 20 Fév - 13:34

Édito : "L'histoire, la vraie, sera écrite par les révisionnistes"

Vincent Reynouard réagit aux récents propos d'un ancien Waffen SS d'Oradour.
Il explique pourquoi ce n'est ni avec des "témoignages" ni avec des "aveux"
qu'on écrit l'histoire objective.
L'historien doit tout d'abord se préoccuper d'établir la matérialité des faits.



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Re: Que valent les "témoignages" des déportés sur l'"Holocauste" ?

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